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samedi 31 octobre 2015

Association Get Up / Dub Camp Festival

L’association Get Up est née, en 2008, de la rencontre de passionnés de musique reggae et de sound system faisant le constat d’un manque de structures et de soirées de cette veine dans le secteur. Leur motivation est de promouvoir la culture reggae sur Nantes et sa région, par l’organisation d’événements variés (concerts, sound systems, conférences, festivals…).


Les tout premiers événements qu’ils proposent sont des soirées avec DJs, qui mixent leurs propres vinyles, avant la naissance des Get Up Sessions, en mode concert, avec, parmi les premiers invités, Mo Kalamity & The Wizards ou Stand High Patrol. Les Nantes Dub Club arrivent début 2010. Au fil des années, les projets se multiplient : les soirées Live It Up, à prix libre dans les bars de la ville ; le festival Get Up & Skank, qui a connu deux éditions, en 2012 et 2013 ; des collaborations avec d’autres associations, comme Pick Up Production, avec lesquelles ils organisent chaque année l’événement Streets & Yards ; la réalisation d’un magazine indépendant, le Uplift Cultural Reggae Mag, avec quatre numéros publiés à ce jour ; une émission de radio hebdomadaire sur Radio Prun’ , le Get Up Radio Show, tous les dimanches de 17h à 19h ; ou encore l’accompagnement de groupes locaux (Mola, Zgoaya, One Seed, RDH Hi-Fi sound system…). 

Leur dernier gros projet est le Dub Camp Festival, dont la première édition a eu lieu l’été dernier. L’association compte aujourd’hui quatre salariés à temps plein, ainsi que deux personnes en contrat civique missionnées sur le festival. La seconde édition du Dub Camp Festival se tiendra les 10, 11 et 12 juillet prochains. Olivier, directeur et programmateur de l’association, constate que la passion et les efforts commencent à porter leurs fruits : « Les Nantes Dub Club et le Dub Camp Festival sont totalement orientés sur le mouvement sound system. Selon les invités, les sessions peuvent être orientées roots, oldies, stepper ou digital... Nous essayons de proposer un panel assez large des styles de reggae et dub que nos soirées diffusent et sollicitons autant des noms connus que des artistes plus underground. Les Get Up Sessions et les Live It Up sont, elles, orientées sur le live. Nous y avons accueilli Midnite, Michael Prophet, Johnny Clarke, Twinkle Brothers, Jah 9, Misty In Roots, Inna de Yard... ainsi que des groupes locaux. Concernant le Dub Camp, l'idée d'un festival en extérieur dédié au sound system est présente depuis de nombreuses années dans la tête des fondateurs de l'association. Avant de se lancer, il fallait voir si elle serait assez solide pour supporter un tel événement, avec tout le travail et les risques que cela implique. 2014 a semblé être le bon moment, après six ans d'activité et d'expérience. Le bilan de la première édition est très positif ! Nous avons eu de très bon retours du public et des artistes, ainsi que des bénévoles et des habitants de la commune du Pellerin qui nous accueille. Pour cette deuxième édition, nous aurons la chance de recevoir l'emblématique Jah Shaka pour une session longue sur la sono de Jah Marshall, des sounds français comme Stand High, Blackboard Jungle et Lion Roots, d’autres de toute l'Europe comme King Shiloh et Channel One. L'Afrique du Sud sera représentée par le Kebra Ethiopia Sound pour leur première date en France, le Japon avec Mighty Massa, les Etats-Unis avec Ras Kush (Black Redemption Sound)… Les chanteurs et MCs seront aussi à l'honneur avec, notamment, Ranking Joe, Daba Makourejah, Charlie P, Martin Campbell... Comme l'année dernière, restauration bio et locale, village de stands, animations, dont le désormais célèbre camion jaune de Daddy Reggae pour accompagner les festivaliers pendant ces trois jours de session ! »

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #42 - juin/juillet 2015)

jeudi 10 septembre 2015

Rockerz Islandz - Radio Caraïbes

Il y a un peu moins d’un an, la web radio Rockerz Islandz faisait son apparition sur la Toile. L’idée est née de l’envie de créer un média spécialisé dancehall, soca, lovers rock, reggae… qui en profiterait également pour valoriser la sphère musicale où s’entrecroisent les influences caribéennes et françaises.

Constatant que les titres de l’âge d’or de ces styles musicaux sont peu diffusés alors que la demande est forte, la programmation de Rockerz Islandz alternent anciens classiques et hits très actuels, naviguant depuis le début des années 1990 et aujourd’hui. 10% de nouveautés pour 70% d’anciens titres et 20% de gros hits. Pour ce faire, ce sont 1200 chansons qui font partie de la sélection en rotation continue sur la web radio ! Les contributeurs de Rockerz Islandz viennent de partout dans le monde – Martinique, Guadeloupe, France, Trinidad, Barbades, Miami, New-York – et font des réunions hebdomadaires, via Skype, pour discuter et prendre les bonnes décisions. Tout en étant un média international, Rockerz Islandz consacre plus d’un quart de sa programmation à la scène reggae/dancehall francophone. La web radio est bien sûr accessible sur le Net (www.rockerzislandz.com), mais aussi en application gratuite pour tablettes et smartphones, boostée par les services de communication de Omax6mum, et de plateformes telles que iTunes Radio, Windows Media Radio… Les membres de l’équipe ne cessent de suivre l’actualité du dancehall, reggae, soca… tout en recevant des propositions via musicsubmission@rockerzislandz.com, ce qui leur a permis, notamment, de découvrir des artistes de tout horizon, du Ghana, du Canada, ou encore de Grande-Bretagne… Même si la radio est encore toute jeune, les résultats sont là, puisqu’elle a déjà cumulé plus de 300 000 auditeurs ! Une forte audience se fait d’ores et déjà sentir aux Etats-Unis, au Japon, en Allemagne, mais aussi en France et en Jamaïque. « Dans un monde hyper-connecté avec les tablettes et surtout les smartphones qui sont presque devenus l’extension de nos mains, et avec plus d’un français sur deux qui en possède un, jamais la musique n’a été aussi consommée, diffusée, diffusable, instantanément aux quatre coins du globe ! La problématique qui demeure, c’est de trouver un modèle économique pour produire de la musique de qualité qui ne sera probablement pas ou peu achetée… », explique Don Miguel, à la tête, entre autres, du fameux label Don Music. Les projets vont bon train : des sessions exclusives soca, reggae et dancehall assurées par des DJs renommés des Antilles, de Trinidad ou de France devraient arriver d’ici peu. En parallèle de l’activité radiophonique, Rockerz Islandz songe à développer du merchandising et de l’événementiel… Autre projet : postuler pour la radio numérique terrestre. Rockerz Islandz compte bien suivre l’ère du temps sans perdre de vue sa ligne directrice !

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #41 - avril/mai 2015)

lundi 11 mai 2015

Summerjam Festival - La vie de palmier

Le Summerjam Festival fête cette année ses 30 ans d’existence ! Mérité pour un événement devenu incontournable en Europe qui réunit, chaque année, des milliers de passionnés de reggae dans son cadre idyllique de Fühlinger See, à Cologne, pendant trois jours, le premier week-end de juillet.

Contour Music a été créé par Klaus Maack à la fin des années 1970. Très vite, le reggae devient l’objet principal de son attention. C’est en rencontrant les représentants du label jamaïcain Synergy, en 1985, Ronny Burke, Tony Johnson et Copeland Forbes, que l’envie émerge d’organiser un festival reggae en Allemagne. L’idée est simple : amener les vibrations caribéennes dans son pays. A cette époque, le reggae représente une toute petite niche dans le business de la musique. La première édition a lieu le 5 juillet 1986 à Loreley Amphi Théâtre, sous le nom de Jamaica Reggae Sunsplash, avec, comme programmation, Black Uhuru, The Wailers, Dennis Brown, Gil Scott Heron, Manu Dibango et d’autres. 8500 personnes répondent présents, encore loin de se douter que cet événement sera le premier d’une longue série… Klaus pressent d’ores et déjà que le festival est fait pour durer. Mais comment aurait-il pu imaginer fêter un jour ses trente ans ! En 1988, il est rebaptisé Loreley Summer Jam. La programmation des débuts regroupe uniquement des artistes jamaïcains et quelques uns africains. Puisque la nouvelle génération locale s’intéresse aussi de très près à ce courant musical, tout en se l’appropriant à sa sauce, il invite rapidement des artistes allemands à se produire sur le site d’origine du festival, à Loreley, comme Gentleman, Seeed, Sebastian Sturm… à l’aube de la notoriété qu’on leur connaît désormais. L’idée se propage ensuite de la même manière pour les autres pays européens et, en quelques années, le festival devient un véritable carrefour multiculturel, où se rejoignent toutes les routes du reggae, enrichissant sa programmation avec les styles hybrides, qui ajoutent une pointe de dancehall, hip-hop, électro, soul… En 1994 et 1995, le festival déménage à l’aéroport de Wildenrath et il rejoint, l’année suivante, son site actuel, à Cologne. En trente ans, ce sont près de 600 groupes qui ont joué au Summerjam ! S’il fallait résumer son esprit, il serait juste de dire qu’il s’agit d’une plateforme dédiée à a la musique reggae, qui permet d’y découvrir des nouveaux talents, comme d’apprécier des pointures du genre, dans les meilleures conditions possibles, et dans une ambiance des plus chaleureuses. L’équipe essaie constamment de rester à l’écoute des nouvelles vagues venues de Jamaïque, sans oublier les piliers et fondateurs. Et, puisque ça fait maintenant trois décennies que ça dure, son histoire traverse les générations, sans compter les incroyables souvenirs laissés dans les mémoires de tous ceux qui ont eu la chance de vivre ce festival. L’année dernière, 28000 pass trois jours ont été écoulés ! Une quarantaine d’artistes sont annoncés pour la trentième édition qui se déroulera début juillet : Damian Marley, Patrice, SOJA, Protoje, Tarrus Riley, Beres Hammond, Steel Pulse, Danakil, Yaniss Odua… L’organisation, on la doit donc à l’équipe de Contour Music, composée actuellement de Klaus Maack (direction et programmation), Carlos Zarmutek (administration), Sandra Borchard (secrétariat et communication web) ainsi que Alan Covic (programmation). En plus de ce grand événement, Contour Music produit toute l’année des tournées d’artistes reggae dans le monde entier. Leur seul souhait pour l’avenir se résume en deux mots : l’amour et la paix… C’est dire comme ils nous veulent du bien… Longue vie au Summerjam !

Simba

Toutes les informations sur : http://www.summerjam.de

(pour Reggae Vibes Magazine #40 - février/mars 2015)

mardi 17 février 2015

Jamafra - Strictly for sound addikts

En surfant sur le web, il n’est pas difficile de trouver des sites dédiés à l’actualité du reggae mais aussi des boutiques où se procurer des vêtements correspondant au style adéquat. Pour faire d’une pierre deux coups… il suffit désormais de se rendre sur Jamafra.com, qui réunit à la même adresse ces deux activités !

Jamafra.com est né en 2007 à l’initiative de Stéphane, qui souhaite partager sa passion pour la musique reggae et la culture du sound system le plus largement possible grâce au Net. Il choisit le nom Jamafra, qui est la contraction de Jamaïque, Afrique et France, les trois territoires directement en lien dans ce projet dédié à ce courant musical et tout ce qui y est associé : une histoire spécifique, un état d’esprit, des valeurs… Il prévoit donc d’alimenter le site de chroniques, reportages photos, interviews, mixs… Comme il a commencé en 2006 à dessiner des visuels pour des vêtements, ne se retrouvant pas dans ceux habituellement proposés dans le mouvement, le moyen approprié pour en proposer la vente semble tout trouvé. Dès les premières créations, conçues juste pour son usage personnel au départ, il reçoit des retours positifs et des encouragements de la part de son entourage. Et voici venue la naissance de la marque Jamafra ! L’aventure commence avec les modèles Jah Jah City et Mr Gong. Depuis, Stéphane en a réalisé plus de 80, au gré des idées qui lui passent par la tête, directement inspiré par cette culture du sound system et les messages chers au reggae. A noter que leur fabrication est effectuée intégralement en France. Les tout derniers en date sont les t-shirts K7 et Sound Guerilla, les sweats Essential, ainsi que deux t-shirts en collaboration avec ManuDigital, Digital We Digital, hommage à l’instrument vintage. Même si les clichés semblent l’oublier parfois, le reggae ne se limite pas à la culture rasta, véhiculant de nombreux messages d’amour, de paix et de revendications sociales qui touchent une bien plus large audience. C’est là que Jamafra se démarque, par ce souhait de dépasser les codes habituels auxquels on pourrait s’attendre. La boutique en ligne de Jamafra.com propose des t-shirts, des débardeurs, des vestes, des polos, des sweats et des casquettes, tous originaux, dont une petite part concerne la gente féminine. Les artistes qui supportent la marque sont au rendez-vous et n’hésitent pas à le faire savoir (Junior Yellam, Tchong Libo de Broussaï…). En parallèle, le label Jamafra Records est né en 2012, avec la production du single « Roadblock » de General Levy. Le catalogue se complète peu à peu avec un EP de Don Camilo, ainsi qu’un maxi 45 tours, en collaboration avec ManuDigital… Ce n’est que le début, puisqu’il travaille sur d’autres sorties et que l’activité est en plein développement, avec le studio et la distribution d’autres productions, aussi bien en numérique qu’en vinyle. Pour ne rien oublier, on mentionnera aussi le succès rencontré par les sessions acoustiques filmées de Jamafra (Sebastian Sturm, Cecile, Blacko, Mo Kalamity…). Question nouvelles fraîches, des modèles de t-shirts ne vont pas tarder à rejoindre la boutique, des productions, des reportages vidéos… et, sans pouvoir encore nous en dire plus, Stéphane mentionne qu’un nouveau concept est aussi sur le point d’être lancé… Même si on est curieux, il y a tout ce qu’il faut pour patienter un peu avant de savoir ce que Jamafra nous réserve de bon pour la suite…

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #39 - décembre 2014/janvier 2015)

vendredi 24 octobre 2014

Buyreggae.com - Génération sillon

Buyreggae.com fête cette année 10 ans d’existence, né au printemps 2004 à l’initiative de Marc Gessner et Rouzbeh Resaei, le site est bien décidé à devenir un nouveau foyer pour la musique reggae, ses vinyles et ses richesses tremblotantes. Au début, ils vendent les disques dans le petit appartement de Rouz, aménagé pour la circonstance. Le spot, presque secret, auquel les vinyls addicts accèdent sur rendez-vous, est promis à un bel avenir : livrer les bonnes vibrations partout autour du monde.

L’idée n’a pas germé là par hasard puisque, auparavant, Marc tenait un magasin de disques et le Blessed Love sound system à Stuttgart, dans lequel officie toujours Rouz. En passionnés de reggae et de sound system, tous deux cherchent à se rapprocher le plus possible de la source de cette musique. Puisqu’ils se procurent incessamment des vinyles pour leur collection personnelle et apprécient d’aider ceux qui en font de même, rien n’est plus logique pour eux que d’ouvrir un magasin spécialisé pour vendre du reggae sur les différents supports (vinyle, CD, DVD…) ainsi que sur tous les genres (roots, dancehall, soca, jungle, hip-hop…). Le reggae reste leur motivation première, conquis par son impact et sa dimension humaine. Début 2004, au moment où le projet est sur le point de se concrétiser, Rouz vend des disques à Yaam à Berlin, qu’il a juste à choisir et à importer de Jamaïque, et Marc est de retour en Allemagne après un séjour sur l’île caribéenne. Buyreggae est le nom tellement idéal pour cette nouvelle activité qu’il ne faut pas longtemps pour passer d’une simple vitrine sur le web – invitant à contacter Rouz pour venir fouiller dans ses box – à une boutique en ligne accessible aux quatre coins du monde. Aujourd’hui, l’équipe de Buyreggae s’est agrandie avec, notamment, Trudi, Solomon, David et Felix. Même s’ils ne disposent pas de magasin physique, la boutique en ligne livre absolument partout dans le monde et l’équipe est heureuse de constater que les commandes arrivent du monde entier, d’Inde comme du Suriname ou de Nouvelle-Zélande ! (Ceci n’empêche pas, non plus, de continuer de demander un rendez-vous pour se rendre sur place…) Actuellement, leur catalogue propose plus de 23 000 références différentes. Mais ce n’est pas tout, puisqu’une des grandes avancées du site a été l’ajout de la section Special Delivery, qui permet de commander 20 000 articles supplémentaires qui ne sont pas en stock, mais en livraison garantie sous 10 jours ! Essayant en permanence d’étendre leur offre de produits autour de la pratique musicale et du style de vie qui accompagnent le mouvement reggae, on y trouve aussi des T-shirts, des livres, des accessoires de DJing… Mais pas de mp3 chez Buyreggae ! Le déclin des ventes de vinyles ne les aura, en effet, pas épargnés : il y a environ six ans, à la consécration physique et commerciale de la révolution digitale qui a rendu la musique accessible sur Internet et vu apparaître l’expansion du mix sans recours au vinyle… Les amoureux de microsillons – et de qualité sonore – ne sont peut-être pas autant en voie de disparition que ne le pensaient ceux qui ont songé à enterrer l’objet voici plusieurs décennies. Avec des fournées régulières de nouveautés toutes chaudes parmi leur stock, il y a tout ce qu’il faut chez Buyreggae pour compléter sa collection… ou commencer à s’en faire une. La braise n’est pas prête de s’éteindre…

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #37 - août/septembre 2014)

lundi 1 septembre 2014

Reggae-Est.fr - Le Grand-Est dans la vibe

Certes, il existait déjà différents sites web consacrés au reggae dans son ensemble. Mais aucun qui permette de réunir les musiciens et passionnés de son secteur géographique. En 2006, Nico commence à réfléchir à l’idée d’une plateforme des activités reggae dans le Grand-Est de la France…

Reggae-Est.fr a été mis en ligne le 21 juin 2007, après une année de travail intensif sur sa forme et son fond. Il est le petit frère de Reggae.ch, une plateforme similaire, sur laquelle Nico a réfléchi avec le suisse Megabass. Le constat est simple : aucun site web ne permet de recenser, diffuser et promotionner régionalement les projets issus de la scène reggae. L’objectif premier est de permettre à chacun d’avoir une page dédiée sur la Toile, à l’époque où MySpace et Facebook ne font pas encore partie de notre quotidien. Le système de « page » et de « message privé » existe dès le démarrage de Reggae-Est.fr. Tous les acteurs de la scène reggae du Grand-Est de la France ont donc la possibilité de référencer leur projet dans les « Actions Est » et de tenir à jour, eux-mêmes, les informations accessibles, qu’il s’agisse de textes, sons, vidéos… Résidant en Franche-Comté, lorsque se pose la question du périmètre d’action du site, Nico tire une ligne horizontale et une autre verticale, à partir de sa région de résidence, juste à la frontière, et s’arrêtant en l’Ile-de-France. Il y a actuellement 212 projets enregistrés, originaires de Franche-Comté, Bourgogne, Alsace-Lorraine, Champagne-Ardenne, Picardie et Nord-Pas-de-Calais. Le site assure ensuite la diffusion de toute actualité qu’il reçoit, également par les newsletters et les réseaux sociaux. L’Agenda, très prisé, permet à chacun de trouver les concerts les plus proches de chez lui, et aux organisateurs de les ajouter eux-mêmes. De nombreux partenariats avec des évènements, quelle que soit leur ampleur, sont mis en place, permettant d’augmenter la visibilité, notamment grâce à des concours, des interviews, des reports...
En dehors du web, Reggae-Est.fr a organisé, avec l’association Uppertone, le Reggae Singers Cont’Est, qui a connu deux éditions, en 2012 et 2013, dans le but de réunir et mettre en compétition sur scène une dizaine de chanteurs du secteur pour partager leur talent devant un large public. Le vainqueur a remporté une série de concerts et une campagne de promotion avec les partenaires affiliés. Pour la nouvelle édition, les sound systems seront également à l’honneur, à La Rodia de Besançon, en octobre prochain. Les informations et appels à candidature seront ouverts courant mai sur le site.
Au vu des sept années écoulées, le bilan de Reggae-Est.fr est des plus positifs, puisque la plateforme contribue à fédérer et mettre en relation les différents acteurs de ce mouvement, comptabilisant environ 5000 visiteurs quotidiens. Aujourd’hui, Reggae-Est.fr se concentre tout particulièrement sur la promotion des nombreux talents du territoire et le développement de partenariats avec les organisateurs, qu’ils soient locaux, nationaux ou internationaux. L’important, désormais, est de consolider ses bases pour les pérenniser et faire connaître le site aux nouveaux connectés. Il n’y a plus qu’un pas à accomplir pour développer ce type de plateforme dans les autres régions… et les centraliser ensuite, toutes, sur un semblable portail ! Avis aux amateurs…

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #36 - juin/juillet 2014)

vendredi 13 juin 2014

Royaltings

Depuis 2007, Royaltings.com compte parmi les boutiques en ligne spécialisées dans la promotion de la culture rasta, ce que résume parfaitement leur credo : « the royal tings and wear fi di kings and empress »… A porter sans aucune forme de modération.

C’est lorsque Kutchy constate, avec Selecta Aya, qu’il manque sur le marché une gamme de prêt-à-porter urbain aux couleurs du mouvement rasta que naissent les prémisses de ce site marchand dédié. Kutchy gravite dans le milieu sound system depuis 1996 en tant que sélecteur du Haileman Sound, et commence, dès cette époque, à vendre quelques articles au sein de son entourage et de son réseau musical, qui s’agrandit au fur et à mesure des rencontres… Jusqu’à l’idée lumineuse d’une boutique en ligne, tout indiquée pour rendre accessible une sélection de produits témoignant des dimensions culturelles et spirituelles spécifiques au mouvement rasta, à la plus large audience possible. Pour baptiser ce nouveau magasin virtuel, il choisit ce nom, qui suggère l’histoire du mouvement par sa référence à l’Ethiopie, terre de sa majesté Haïlé Sélassié « Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs, Lion Conquérant de la tribu de Judah », tout en usant du patois jamaïcain, familier à tous les passionnés de reggae, principal vecteur de diffusion de cette philosophie à travers le monde. En 2012, la boutique physique Royaltings ouvre à Montpellier. Mais, face à la crise et aux lourdes charges engendrées, celle-ci ferme ses portes après un an d’activité. La boutique en ligne, quant à elle, poursuit son expansion et n’échappe pas aux intéressés, référençant près de 1000 produits et livrant dans le monde entier ! Les festivals sont également autant d’occasions de proposer un stand et une partie de leur catalogue, axé sur la culture rasta, au travers des éléments qui la représentent : couleurs (vert-jaune-rouge), symboles (Lion de Judah, croix éthiopienne…), figures emblématiques (l’empereur Haile Selassie et son épouse, Marcus Garvey, Bob Marley…), l’Afrique et toute sa diaspora. La qualité et l’originalité sont des éléments déterminants dans le choix des produits, les catégories privilégiées étant les vêtements urbains, les accessoires et bijoux, les cosmétiques et encens naturels, ainsi que les livres, supports incontournables de transmission culturelle. Royaltings s’engage également en apportant son soutien à plusieurs associations humanitaires : Tariku, qui a pour objectif de favoriser l’entraide et la solidarité entre les habitants d’ici et d’ailleurs, participer au développement durable de l’Afrique ; à Shashamane, Ancients of the Days, qui contribue à l’accès aux aides et soins médicaux pour les rastas les plus âgés, Yawenta, qui œuvre pour les enfants en difficultés, ainsi que l’école primaire de la ville. En 2008, Royaltings a créé sa propre marque, InI Wear, qui continue à se développer et met aujourd’hui l’accent sur les projets associatifs, tout en poursuivant dans la même lignée depuis sa création : diffuser et rendre accessible à tous le mouvement Rastafari à sa juste valeur !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #35 - avril/mai 2014)

lundi 14 avril 2014

Arka Productions - La crème de la crème

En mars 2012, Jérôme Levasseur et Emmanuel Humbert, deux figures du milieu reggae, créent Arka Productions, cumulant bon nombre d’expériences dans la musique et une passion incommensurable pour la musique yardie, ses rythmes et ses profondes valeurs.

C’est le goût de faire découvrir ou redécouvrir au public des artistes de qualité sur scène, porte-paroles d’une culture aux messages puissants et sensés, qui les motive à fonder cette structure. Aucune concession n’est admise en matière de qualité, aussi bien artistique qu’humaine, concernant les groupes avec lesquels ils choisissent de travailler. Loin d’une vision commerciale de la musique, ils souhaitent avant tout diffuser celle qui est porteuse de valeurs intemporelles et significatives. Les toutes premières collaborations ont pour noms Joan Armatrading, Twinkle Brothers et Midnite. On leur doit d’ailleurs les premiers concerts évènements à Paris de Midnite, Cornell Campbell, Black Roots, Twinkle Brothers et Trebunie Tutki, ainsi que les Paris Dub Culture (Aba Shanti I, Nucleus Roots, Jah Tubby's World system..) ! Ayant bossé toutes ces années sur la programmation du festival francilien Zicalizes, Jérôme Levasseur avait déjà derrière lui parmi les plus belles premières venues en France de légendes du roots (Johnny Clarke, Bob Andy, Junior Murvin, Kiddus I, U Brown, Jah Love Musik, Blood & Fire…). La particularité d’Arka Productions tient à cette volonté de se focaliser sur des talents rares, tout en apportant une dimension culturelle essentielle, dont le reflet est ouverture sur le monde et proximité avec son environnement, échange et partage. La promotion et la transmission de la culture musicale font partie de leurs mots d’ordre. A ce jour, leur catalogue regroupe des icônes de la scène roots jamaïcaine (Clinton Fearon, Bob Andy…) et anglaise (Misty in Roots, Black Roots, Twinkle Brothers…) jusqu’à son versant dub (Jah Shaka, Aba Shanti I, Nucleus Roots…), les Américains de Midnite, l’artiste soul folk Joan Armatrading, et des combos peu ordinaires de notre territoire (Faya Dub, Tu Shung Peng…). Arka Productions se charge des dates françaises et européennes pour la majorité des artistes qui leur sont confiés. Pour 2014, de belles tournées se dessinent avec Clinton Fearon & The Boogie Brown Band, Twinkle Brothers, Black Roots, Misty in Roots… En connexion continue avec un réseau de professionnels en Jamaïque, comme en France et ailleurs sur notre continent, Arka Productions joue sur tous les tableaux : production de tournées, programmation d’évènements, jusqu’à la conception, si nécessaire, capable d’y inclure expositions, conférences, rencontres… régie générale et prestations techniques. Bien que la structure soit encore toute jeune, les deux acolytes ne peuvent qu’admettre les effets de la crise et la prudence nécessaire. En dehors de l’envie permanente d’amener sur nos scènes d’autres artistes rares qui raviront le public, de nouvelles idées germent au fur et à mesure dans leurs esprits, Arka Productions est bien décidé à nous livrer sur un plateau la crème de la crème…

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #34 - février/mars 2014)

lundi 9 décembre 2013

Blues Party - Le son de Paris

Nous avons tout naturellement déjà consacré des pages du magazine au vétéran sound system parisien Blues Party, notamment après la disparition de Daddy Nono en juillet 2011, fondateur de l’un des sound systems pionniers du territoire et personnage emblématique du milieu reggae. Toujours actif, son crew continue le travail !

Blues Party est apparu en 1991 dans la tradition des sound systems, à l’image des danses underground d’outre-Manche, avec déjà cet esprit d’être réuni par une passion commune, de partager leur goût pour les musiques et la culture jamaïcaine, d’élargir la famille au fil des rencontres et de passer, ensuite, le flambeau aux plus jeunes. En deux décennies, nombreux sont ceux qui ont côtoyé le sound monté par Nono. Chanteurs et sélecteurs se sont succédé au grès des vibrations échangées et des années écoulées. En 2013, Blues Party est toujours bel et bien présent, avec un agenda bien chargé, l’émission de radio à l’esprit décalé, Reggae Juice, diffusée sur Radio Laser, où ils ne se privent pas pour recevoir de temps en temps des invités (Tarrus Riley, Winston et Ishmel McAnuff, Taïro, Uman, Asher Selector, Anthony Que, Tomawok, Jennifer Barrett, The Banyans, Charly B, Wayne Marshall…), dont les vidéos sont supportées par les sites PartyTime et ReggaeFrance, des clashs lorsque les bonnes occasions se présentent, comme l’évènement parisien le 26 octobre prochain avec Stand Tall, affectionnant toujours autant de s’affronter avec leur box de dubplates… Aujourd’hui, au contrôle des platines, Jay-C, pour mixer tout ce qui va de la période digitale aux sorties encore toutes chaudes, et Levi, expert du reggae oldies, ska, rocksteady, rub-a-dub, roots, pendant que Roger Shanty se charge du micro.
De son côté, Sista Ka représente le sound français à Londres - d’ailleurs, ils s’y rendent chaque année pour jouer aux côtés du Fat Man Sound, King Charly en Guadeloupe et Mr Pat dans le sud de la France. Voilà le noyau dur actuel autour duquel gravitent, comme à l’époque, de nombreux chanteurs. Au fil des années, il y a eu Saï Saï, Daddy Mory, Pierpoljak, Brahim, Difanga, Colonel Maxwell, Loo Ranks… et aujourd’hui, Little Dany, Junior Jim, Professor Liv’High, Tomawok, Nemo, Ghost Rider… Sans parler des scènes partagées avec Ninjaman, Wiston et Ishmel McAnuff, Kiddus I... et du renfort de l’infographiste Tomatic et de la marque One One One comme sponsor. Aussi, le Killimanjaro à Dunkerque les accueille à bras ouverts plusieurs fois par an. Ce ne sont ni l’envie, ni les idées qui manquent à Blues Party pour continuer d’organiser des soirées et faire tourner les artistes, jouer quasiment tous les week-end, comme ils le font actuellement, aux quatre coins de France et chez nos voisins belges, suisses, envisager de travailler sur des projets de mixtapes avec des chanteurs, mentionnant entre autres Little Dany, ou de retourner jouer en Afrique et aux Etats-Unis comme en a déjà eu l’occasion Roger. Blues Party est toujours là pour représenter. Visiblement, on n’est pas prêt d’arrêter d’en entendre parler et c’est bien tout le mal qu’on leur souhaite !

Simba

http://www.youtube.com/bluespartysoundkilla 

(pour Reggae Vibes Magazine #32 - octobre/novembre 2013)

lundi 10 juin 2013

Party Time - 15 années de bonnes ondes


Party Time a été créé en 1997, de la rencontre de deux passionnés de reggae et de mix, Cheeka et Matthia, suite à leurs participations à l’émission de radio Terre Moto sur Fréquence Paris Plurielle (FPP 106.3 FM), où ils exécutent un set reggae de trente minutes. Ils sont conquis par le passage sur les ondes et obtiennent, peu de temps après, leur propre créneau, sur la même radio, tous les mardis de minuit à 1h30. Depuis septembre 2004, le rendez-vous hebdomadaire se tient les dimanches, de 22h à minuit, simultanément diffusé sur http://www.partytime.fr

Matthia est animateur et réalisateur de l’émission, Cheeka mixe et programme les artistes. Les deux membres fondateurs ont été rejoints par d’autres passionnés de musiques jamaïcaines, aux compétences diverses : le chanteur Little Francky également animateur, Tarzan de Soul Stereo pour affiner sélection et mix, Dub chargé du site internet, et Matthias, cameraman et monteur. Party Time fait référence au classique des Heptones sorti chez Studio One. Souhaitant partager avec le plus grand nombre cette passion pour le reggae et sa culture, l’esprit de fête nourrit leur motivation. Axé sur la promotion des nouveautés, l’émission se réfère à l’actualité en date, au niveau du mix proposé comme des interviews. Avec des invités chaque semaine depuis maintenant quinze ans, interminable est la liste des artistes à s’être invités à Party Time. Les noms qui leur viennent à l’esprit en donnent un alléchant aperçu : « The Congos, Leroy Sibbles, Morgan Heritage, U Roy, Michael Rose, Groundation, Richie Spice, T.O.K., Aidonia… et la crème du reggae francophone, Nuttea, Taïro, Tiwony, Sael, Daddy Mory, Dub Inc., Danakil... »
Le site internet fait son apparition sur la toile en 1999 et connaît sa forme définitive trois ans plus tard. Il propose aux internautes de consulter les vidéos de l’émission, ce qui a fait sa popularité, mais aussi une webradio news et une webradio roots, des chroniques d’albums, photos et vidéos de concerts... « Depuis quelques années, nous proposons de nouvelles émissions en direct, par exemple avec Legal Shot de Rennes pour l’émission Dub Me Crazy, et, depuis peu, Dubmatix, en direct du Canada ! » Utilisant la technologie du streaming pour leurs émissions, l’idée de diffuser les gros festivals français ne leur a pas échappé, d’autant plus que, depuis leurs débuts, ils ont toujours pris plaisir à récupérer des images live et d’interviews des concerts auxquels ils se rendent. Sur le plan scénique, le sound system Party Time s’est essentiellement produit en région parisienne, notamment en résidence au Plan à Ris Orangis, puis à l’Eurobar au côté de Soul Stereo, avant de les suivre au Gibus. Aujourd’hui, l’équipe se concentre davantage sur le développement de l’émission et du site internet, tout en assurant occasionnellement des premières parties d’évènements parisiens, comme Movado ou Collie Buddz. Le 15 mars dernier, Party Time fêtait ses 15 ans au Cabaret Sauvage avec un invité de marque David Rodigan, modèle de professionnalisme et d’humilité pour chacun des membres, et quantité d’artistes (Soul Stereo, Ilements, Taïro, Nico D, Kenyon, Dragon Davy, Dar-K, Spyda Team, Marina P, Guive, Professeur Liv’High, Charly B, Junior Jim…). Développant chaque jour des améliorations sur l’émission comme le site web, on leur demande de quoi sera fait l’avenir : « De plus en plus de streaming live, beaucoup de nouvelles émissions en direct et de webradios, plus de chroniques d’albums, de clips et de news, sur ce qui nous rassemble tous : le reggae ! »

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #29 - avril/mai 2013)

vendredi 8 février 2013

Riddimkilla - Just Spread The Vybz


L’idée du site Riddimkilla.com naît sur le forum anglais de discussions Skrewface Dancehall, avec, comme leitmotiv, de partager une profonde passion, parfaitement résumé par l’explicite credo « just spread the vybz » !

En 2002, Riddimkilla fait son apparition sur la toile à l’initiative de Jean-François Gouait, qui réalise la première version du site, et de Titom, Jchante, Jahnouzz, Tek et Chuck (Fundamental Sound). Très vite, d’autres passionnés se joignent à eux : Pearo, Sanders, Mishkai, Fyah, Gaps, ainsi que Slim Jay (Dub Fi Dub) et KLM (Babtoopal Sound). Enfin, toute dernière arrivée cette année, Mimi, la touche féminine du crew. Depuis les débuts, ce portail web propose, entre autres, des riddims en écoute, les mix mensuels connus sous le nom de Riddimkillamix et le rendez-vous radiophonique Riddimkilla Show, des news, les sorties d’albums, des vidéos, l’agenda des concerts et des sounds, des photos et compte rendus de soirées, des interviews… L’évolution et l’expansion croissante du web ces dix dernières années les oblige à se tenir à jour concernant les moyens de communication que mettent à disposition les nouvelles technologies. Riddimkilla a fait peau neuve cinq fois pour arriver à la version en ligne actuellement et a connu logiquement quelques courtes périodes hors service. Aussi, pendant environ six mois, l’envie d’élargir l’audience pousse l’équipe à passer le site en anglais pour gagner en lectorat potentiel. La fréquentation est alors multipliée par deux, notamment grâce au soutien de DjRobRyder et ses riddim mix. Une forte audience au Kenya se révèle, mais celle de la France s’effrite peu à peu, certains internautes se détournant de la plateforme devenue anglophone… C’est précisément ce constat qui les pousse à revenir à une version française et ainsi continuer de développer des partenariats concerts et soirées sur le pays. L’équipe met aussi un point d’honneur à proposer des articles ayant réellement du contenu et ne cesse de suivre et d’analyser l’actualité. « Les ventes sont en berne, mais, heureusement, certains artistes arrivent à surprendre et à sortir du lot, comme par exemple Tommy Lee Sparta, qui a fait la différence cette année, surtout auprès des jeunes. Sinon il faut libérer Buju, Kartel et Busy, la scène les réclame ! »

Force est de constater que, malgré les sorties toujours plus nombreuses du côté des labels, la qualité reste rare et que la diffusion de la musique a radicalement changé. « Il est clair que l’outil Internet a pris une place considérable dans la promotion du reggae/dancehall, mais il ne faut pas se voiler la face : c’est aussi devenu un énorme bordel promotionnel, où les nouveaux titres n’ont une durée de vie que de quelques jours… La diffusion des clips en vidéos HD a explosé et le web est un outil parfait pour ce type de média, il nous permet d’ouvrir une fenêtre directement sur la Jamaïque… » Niveau partenariat, l’équipe de Riddimkilla est très liée à RideDiRiddim.com, le site de DJRobRyder, la jeune plateforme Yaadvideo.com et soutient le Reggae Juice radio show de Blues Party, qui accueille régulièrement des invités, dont dernièrement Tarrus Riley, Taïro, Anthony Que, Tomawok…  Ils ont eu l’opportunité, cet été, de couvrir les prises du Rototom Sunsplash Festival, avec Scaro Levi de Sound Addict TV. Une collaboration existe également avec ManuDigital et ses vidéos Digital Sessions : « Un concept vraiment original avec, tous les dix jours, le live d’un artiste aux côté de ManuDigital sur un riddim joué avec le mythique Sleng Teng Keyboard utilisé par King Jammy’s, le Casio MT40. Déjà cinq sessions en ligne, avec Taïro, Brahim, Pierpoljak, Don Camilo et Tiwony !  »
Malgré les aléas de l’aventure, leur motivation de diffuser les bonnes vibrations ne s’est aucunement altérée, ni même l’inspiration. « Concernant l’avenir, on espère être encore là dans 10 ans pour en parler avec toi dans un nouveau numéro de Reggae Vibes ! »

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #27 - décembre 2012/janvier 2013)

mardi 4 décembre 2012

Reggae.fr - 15 ans d'activisme


Après avoir consacré cette rubrique à ReggaeFrance.com dans notre précédent numéro, coup de projecteur sur un autre site pionnier du genre en France : depuis 1998, Reggae.fr développe un contenu original, qui aborde sans a priori tous les styles, aussi bien sous forme écrite, audio que vidéo.

News quotidiennes, chroniques, interviews, dossiers abordant la culture jamaïcaine, reportages tournés sur l’île, vidéos live, sessions acoustiques, compte-rendu de concerts, clips, mix exclusifs des dernières nouveautés, agenda complet… Voilà tout ce que contient Reggae.fr. Baptisé à l’origine ReggaeConnexion, le site naît en 1998 à l’initiative de Sacha Grondeau. Animé par un goût profond pour les musiques jamaïcaines, il assouvit sa passion du roots en écrivant des articles et biographies sur ses artistes préférés de l’époque (King Tubby, Augustus Pablo, The Heptones, The Abyssinians, Dennis Brown, Peter Tosh…) et des discographies à partir de sa collection personnelle d’albums et de singles. Lénie Nataf et Warren Grange viennent lui prêter main forte, de même que Rodolphe et Julien Montenero avec qui il monte la première émission vidéo du web consacrée au reggae, RespekTV. L’association qui fait vivre le site est créée en 2002 et c’est l’année suivante qu’elle acquiert le nom de domaine Reggae.fr, ce qui augmente favorablement sa visibilité. L’équipe se complète avec, notamment, un ingénieux développeur, Sébastien Bonnet, le graphiste Adrien Schrameck…

Comme un magazine
En 2009, la seconde version du site est mise en ligne, l’équipe se restructure progressivement jusqu’à sa composition actuelle : Sacha Grondeau (directeur de la publication), Lénie Nataf (co-rédactrice en chef et directrice de promo), Sébastien Bonnet (webmaster), Elie Thomas (mix Big Tunes et Reggae.fr sound), Julien Marsouin (spécialiste roots, secrétaire de rédaction), Leila Achour (spécialiste dancehall), les photographes Alex Famy, Jérôme Baudin, Guillaume Morand, Carole Moreau et Aude Carpentier, l’infographiste Mike FTP, de nombreux contributeurs ponctuels - dont des plumes fidèles à Reggae Vibes (Boris Lutanie, Guillaume Bougard, Gilbert Pytel…), Healing of a Nation (pour des mix dancehall), les modérateurs du forum Mata hari, Tufgong et Hero… Comme ligne conductrice depuis sa création : aborder autant le reggae jamaïcain que le reggae français, sa musique comme son actualité, et tous les styles (roots, dancehall, dub UK, early reggae…). A la manière d’un magazine, les sujets se côtoient harmonieusement. En perpétuelle évolution et jamais en manque d’inspiration, il y a eu le lancement des « Reggae.Fr Unplugged », suivi du « Morceau du Jour », de la « Photo du Jour »… sur leurs réseaux sociaux. En chiffres, Reggae.fr c’est plus de 120 000 membres inscrits, 7 à 8 000 visiteurs quotidiens, 86 mix de Reggae.fr le sound, plus de 1 000 biographies d’artistes, plus de 5 000 téléchargements de l’application Iphone, environ 20 000 fans sur les page et groupe Facebook…

Victoire pour le reggae
L’équipe est également l’instigatrice des fameux Victoires du Reggae, qui récompensent, chaque année au mois de janvier, depuis huit ans, les meilleurs albums. Nommés à leur création les Web Reggae Awards, car l’évènement ne se déroulait alors que sur internet, l’idée était de donner une vraie représentation au reggae, quasi absent des Victoires de la Musique… Le succès est au rendez-vous avec un nombre croissant de votants au fil des années et des partenariats, comme avec Malik de Boulibaï Vibrations, Reggae Vibes bien sûr, une quinzaine de sites internet et une vingtaine d’émissions de radio qui amplifient la notoriété du rendez-vous hivernal. Ils déposent officiellement le nom de Victoires du Reggae, gagnant en diffusion puisque ce sont plus de 11 000 votants qui ont participé cette année. En parallèle du site, l’équipe a contribué à plusieurs sorties d’albums jamaïcains au cours des années 2000, organisé l’anniversaire de Féfé Typical au Divan du Monde, en janvier 2009 ; des projets musicaux sont également sur le feu, des Big Tunes Mix renouvelés mensuellement en prévision et, pourquoi pas, l’idée de proposer l’année prochaine, si cela est possible, une soirée anniversaire pour célébrer les 15 ans du site… Autant d’années à promotionner le reggae n’a pas lassé les passionnés de Reggae.fr, qui portent un regard à la fois aimant et critique sur cette musique riche, originaire d’une île où ils ont eu l’occasion de se rendre pour tenter d’apprécier toute la force de sa culture et de sa réalité.
Rendez-vous sur http://www.reggae.fr  

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #26 - octobre/novembre 2012)

vendredi 5 octobre 2012

ReggaeFrance - Pionnier sur la toile


ReggaeFrance voit le jour en 1999, à l’initiative de Benoît Collin et Filip Flatau, animés par le désir de partager leur passion pour le reggae et le dancehall, ils prennent part à cette scène via Internet, alors qu’aucun site web français n’était encore spécialisé sur le sujet.

Souhaitant combler ce vide, l’idée était de proposer un relais d’informations efficace et précis : « notre kiff, c’était le son, et le web, notre canal de diffusion », raconte Benoît. Au démarrage d’une aventure dont ils étaient loin de mesurer l’ampleur qu’elle prendrait en à peine quelques années, Filip bosse sur Radio Aligre et Benoît commence son expérience de création de sites web. « Le site a d’abord été lancé avec des actualités jamaïcaines, des interviews, une rubrique qui présentait les nouveaux riddims, ainsi que des mixes, un agenda et un chatLa rédaction s’est rapidement étoffée : Sergio, qui venait de monter son sound Heartical et qui se rendait régulièrement à Londres, a commencé à faire des interviews pour le site, Tarzan, des mixes, et Alex, des chroniques. Filip s’est peu à peu éloigner du projet et j’ai réorganisé la rédaction. A l’époque, le noyau dur était constitué d’Alexandre Tonus, Benoit Georges, Sébastien Jobart, qui depuis coordonne les contenus sur le site, Max Nordez, Tarzan et moi-même. » ReggaeFrance a connu trois versions majeures et l’équipe compte aujourd’hui une dizaine de passionnés. De nombreuses rubriques sont venues le compléter pour en faire un véritable portail reggae, comme les charts, l’annuaire et notamment la fiche artiste qui, depuis 2004, centralise tous les contenus des différentes rubriques. En quelques chiffres, cela donne, mine de rien : 450 artistes référencés, 300 interviews, 2000 albums, 2000 vidéos (clips, live, reportages), plus de 20 000 dates déposées dans l’agenda, plus de 700 000 messages sur le forum, 35 000 membres, 7000 visiteurs quotidiens, 1,5 millions de pages vues par mois !

Pas de sujet tabou
Si ReggaeFrance a une vocation musicale, il n’y a pas de sujets tabous pour autant. La proximité de la musique et de l’actualité en Jamaïque empêche d’ignorer la réalité qui se rattache au reggae dancehall. « Si nous sommes, par exemple, largement revenu sur l’arrestation de Dudus en 2010, ou sur l’assaut de Tivoli Gardens, c’est aussi parce que de nombreux artistes commentaient la situation dans leurs chansons… » Avec les années, l’évolution et la généralisation du web, l’agenda est toujours très actif, alors que le forum a perdu un peu en affluence et verve depuis l’apparition des réseaux sociaux. En plus du site Internet, d’autres projets ont vu le jour, dans le but de faire connaître la plateforme et de la faire vivre au-delà des écrans d’ordinateur, concerts, compilations, reportages… C’est en 2004 que ReggaeFrance organise son premier évènement, le Kabanon Bashment au Complexe 13’’53. L’année suivante, ils lancent l’émission bi-hebdomadaire « Fresh From Yard » sur Radio Media Tropical 92.6 FM, ainsi que ReggaeRoad, concept de voyages en bus vers les plus grands festivals reggae européens de l’été. Depuis 2007, l’équipe lie un partenariat solide avec Garance Productions et Realize Production, prestataire vidéo du site. En 2009, pour marquer les 10 ans de ReggaeFrance, l’évènement au Cabaret Sauvage réunissait Capleton, Daara J, Brahim, Spyda Team et Soul Stereo. Depuis trois ans, l’équipe se charge de coordonner les relations presse et partenariat pour le Garance Reggae Festival. Des collaborations avec des labels ou des artistes sont en cours de discussion, une nouvelle version du site est également en préparation, mais ce n’est pas encore pour tout de suite… Restez connectés : http://www.reggaefrance.com

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #25 - août/septembre 2012)

jeudi 2 août 2012

Baco Records


Les membres du groupe Danakil célèbrent la naissance de leur label Baco. Tous fondateurs à part égale de ce nouveau projet plein d’ambition, leur volonté est d’aller plus loin dans l’autoproduction et l’indépendance musicale. Les neuf musiciens entendent développer une structure où appliquer le modèle de développement mis en place, notamment, pour Natty Jean et Brahim.

Pour le choix du nom, rien de plus simple : comme le projet a été mis en place à Bamako et que « baco » signifie « de l’autre côté », ce terme reflète le côté alternatif caractéristique du label visant à travailler différemment. Garder une certaine éthique par rapport au produit leur semble fondamental. Constat actuel : les albums sont chers en magasin, d’où la crise du secteur et l’utilisation de moyens illégaux pour se procurer la musique. Les marges qui sont appliquées sont trop importantes pour rendre l’objet facilement accessible et attrayant. Déjà, lors de la tournée promotionnelle d’Echos du Temps, Danakil avait offert un album pour une place de concert achetée, dans l’idée de redonner le goût de l’objet CD. Les premières sorties du label sont les opus de Brahim, Sans Haine, et de leur protégé Natty Jean, Santa Yalla. Pour respecter cette ligne de conduite, ces digipacks ne dépassent pas les 10€ sur les points de vente. Les deux albums, réalisés respectivement avec Kubix et Manjul, ont été bien accueillis, et les premiers retours sont positifs, même s’il est encore trop tôt pour en faire le bilan. Preuve en est, c’est sur la qualité que mise Baco Records plus que sur la quantité. Ce développement artistique, ils l’adressent à ceux qui auraient peut-être des difficultés à trouver un label mais dont le talent mérite d’être connu. A propos des sorties à venir, aucun nom n’est encore clairement divulgué, si ce n’est le prochain album de Danakil, qui sera un CD/DVD live, prévu pour l’automne. Cependant, rien n’indique que le label se consacrera uniquement à des artistes francophones, pas plus qu’il n’est censé se limiter uniquement au reggae. Rencontres et coups de cœurs joueront certainement un rôle dans les prochaines collaborations. L’idée est également de pouvoir vendre les projets pour la scène, que les artistes aient une réelle existence live et que les albums vivent aussi en tournée. Mais l’équipe ne prévoit pas de se charger de cette partie on stage, se consacrant exclusivement à la production phonographique, elle entend laisser cette tâche à ses partenaires et autres structures concernées. Le tourneur de Natty Jean n’est autre que celui de Danakil, Music Action, ce qui lui offre une plus grande visibilité nationale pour faire connaître Santa Yalla. Avec la création de ce label, Danakil met donc à profit son expérience et sa renommée pour soutenir d’autres artistes talentueux et leur ouvrir la voie. Voilà qui semble annonciateur de très heureux présages !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #24 - juin/juillet 2012)

mercredi 6 juin 2012

Patate Records - 20 ans


Fin 1992, Patate Records ouvre ses portes au 14, rue Deguerry à Paris. Pierre, aka King Patate, et Superclark donnent naissance à une boutique spécialisée en musique reggae et funk. Située désormais au 57, rue de Charonne, dans le 11ème arrondissement de la capitale, Patate Records fête cette année ses 20 ans d’existence, toujours prompt à proposer tous les supports de la musique reggae. Le magasin est devenu un point de rendez-vous incontournable de tous les passionnés, renforcé par la boutique en ligne du site Internet (www.patate-records.com), mais aussi du label qui porte le nom de Belleville International.

Si vous souhaitez vous rendre à Patate Records, direction le 11ème, métro Ledru-Rollin, Charonne ou Bastille ; la boutique est ouverte du mardi au samedi de 13h à 19h30. Elle propose un large choix de vinyls, des disques, des accessoires… bref, de quoi combler les accros de musiques jamaïcaines. L’aventure commence il y a 20 ans, lorsque deux amis récupèrent de nombreuses galettes. « Un pote vendait toute sa collection pour partir en voyage. Avec Superclark, on s’est dit pourquoi ne pas saisir l’occasion. Forcément, on a du en racheter pour renouveler le stock, et là c’était parti ! On a choisi le nom Patate Records, tout simplement parce qu’on avait un petit M. Patate et un disque sur notre logo à l’époque. Et avec comme slogan, ‘‘Patate Records, le disquaire qui a la frite Métro Parmentier ou Goncourt’’. Attention, c’est déposé ! » L’objectif était de s’axer sur le oldie reggae et d’offrir un cadre convivial. Le label Belleville International voit le jour au même moment, leur permettant de toucher également à la production. Peu de temps après, Superclark se retire du projet pour monter la fanfare funk Ceux Qui Marchent Debout. Depuis, Patate Records est spécialisé uniquement en reggae, du roots au dancehall. En place pendant dix années rue Deguerry, avec l’expansion de la boutique et du label, les locaux de Belleville, d’à peine 18 m², commençaient à devenir étroits. « Il y avait souvent des gens qui attendaient sur le trottoir ! », remarque Pierre. Le choix de la nouvelle adresse se porte sur Bastille pour le regroupement de disquaires qu’offre le quartier à cette époque. Manu, son collègue du label, féru d’informatique, met en place le site internet et le MySpace de la boutique, dès 2002, alors que la vente en ligne est encore balbutiante. « Aujourd’hui, le site Internet est obligatoire, ça représente la moitié de nos ventes. De plus, nos clients parisiens viennent au shop uniquement lorsqu’il y a des nouveautés. Ce qui m’intéresse c’est de faire partager ma passion avec les gens. Les temps changent et les goûts musicaux évoluent très vite. Il faut se remettre en question et s’adapter sans cesse… ou disparaître ! » Malgré les difficultés connues pour les vinylistes de conserver leur boutique physique, Patate Records continue de résister. Quant au label Belleville International, il compte plus d’une vingtaine d’albums, une dizaine de compilations, de LP et de nombreux singles produits. Tout doucement, la vente des productions en mp3 se met en place, avec comme premier titre, il y a quelques mois, Azrock et Kalash « Un Point C’est Tout ». « L’évolution du reggae fait que ça change très vite, beaucoup de sous-branches naissent. Ca signifie que c’est une musique qui se renouvelle et qui est vraiment vivante ! » Assurément l’une des enseignes majeures qui ont marqué l’histoire du reggae en France, longue vie à Patate Records !

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #23 - avril/mai 2012)

vendredi 6 avril 2012

Jah Army Highwear - Au coeur du reggae

Jah Army Highwear porte le combat universel de l’amour et de la paix. C’est pour être uni et visible dans ce combat que la marque naît. Bien plus qu’une marque, c’est un état d’esprit.

Entreprise indépendante, J.A.H. a été créé par des soldats pour des soldats, ceux qui aiment et vivent les racines de la musique reggae, ont envie de la partager de par le monde. « L’unité est la force, le reggae est la vie. » J.A.H. a été fondée en 2002 par Ivo "Irie Ivo" Mannheim et Torsten "Red High" Sarfert, deux amoureux du reggae aussi bien sélecteurs, que promoteurs et musiciens. L’idée étant de créer une marque qui préserve la culture et la musique reggae. « Reggae et Rastafari ne sont pas seulement une histoire de paix, amour et unité, il y a un fond militant. C’est pourquoi les Rastas ont choisi le reggae comme arme pour défendre leurs racines et leur culture. Reggae et Rastafari ce n’est pas seulement one love et fumer des joints, ça vient de souffrance et d’oppression. », d’où le choix du nom Jah Army. Les premières années, ils poursuivent en parallèle leur emploi respectif. En 2007, Torsten plaque son travail pour se concentrer uniquement à ce projet. Ils montent également Jah Army Records et le Jah Army sound, pour lequel ils ont construit, l’année dernière, l’équipement sound system, avec l’aide de leurs sélecteurs, Dennis Digital et Jah Navigator. Le Jah Army Hi-Fi est paré pour diffuser. 
Jah Army Highwear est une marque dédiée aux passionnés de reggae, à ceux qui défendent Rastafari comme un moyen spirituel pour faire bouger les choses et le système dans lequel nous vivons, privilégiant pour cela d’être positif et armé des bons mots et de compréhension. C’est pourquoi Ivo et Torsten choisissent comme slogan « Love is all we bring inna we khaki suit and ting », phrase extraite du titre « Uptown Ranking » de Althea et Donna. Ou encore, J.A.H., accompagné du sous-titre, « le cœur du reggae ». Actuellement, la marque est disponible dans quelques magasins mais essentiellement accessible sur leur site Internet, restant ouvert à toute proposition pour être distribuée sur d’autres points de vente. Les visuels des vêtements sont dessinés par eux-mêmes, ou parfois par des noms reconnus du secteur, comme le Jamaïcain Michael Thompson, qui a réalisé celui de la nouvelle ligne Jah Army Sound. Ils ont également travaillé avec le célèbre festival allemand, le Reggae Jam, et avec des artistes comme Yellowman, Perfect, Burning Spear, Alpha Blondy et Earl Sixteen. La rentrée commence avec trois nouvelles collections, où trouver t-shirts et sweats : Jah Army Dub Soldiers, en hommage aux maîtres du dub Lee Scratch Perry, King Tubby et King Jammy ; Jah Army University axé sur l’instrument du reggae, la basse ; et Jah Army Sound, avec le second visuel pour la marque signé Michael Thompson. A venir une collaboration avec Pablo Moses, un concours de visuel pour une nouvelle ligne qui se déroulera via leur site Internet et sera ouvert à tous ; et pour fêter la nouvelle année, la réimpression des classiques de J.A.H., ainsi que la sortie, sur le label Jah Army Records, d’un 10’’ avec Errol Bello et Solo Banton. Restez connectés : http://www.jah-army.com 

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #22 - février/mars 2012)