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vendredi 9 novembre 2018

Le Loup Vert Festival

En septembre a lieu la troisième édition du festival Le Loup Vert en Normandie, à la base de loisirs de Jumièges - Le Mesnil, à une trentaine de kilomètres de Rouen. Une programmation reggae, hip-hop, dub, chanson, world… pour ce festival qui a affiché complet l’année dernière et se présente à nouveau sous les meilleures augures.
Le festival Le Loup Vert est né il y a trois ans suite à la suggestion du maire de Jumièges et président du syndicat gérant la base de loisirs du village de proposer un événement culturel de grande ampleur. Il s’adresse à l’équipe de 1001ProdsRecords, expert dans ce domaine, pour monter un festival accueillant et chaleureux. Voilà l’occasion de mettre à l’honneur leurs musiques de prédilection à travers une programmation éclectique : une soirée axée reggae et hip-hop, la seconde davantage chanson et world, sans oublier une scène sound system assurée par Blackboard Jungle. C’est donc à l’association La Meute qu’est confiée l’organisation de ce festival sur deux jours, avec le soutien du label 1001ProdsRecords, né à Jumièges il y a huit ans et basé aujourd’hui à Rouen. Les mois de juin, juillet et août étant déjà bien chargés en animations dans le secteur et marqués par les congés estivaux habituels, ils ont choisi de le réaliser en septembre et d’en faire un festival éco-responsable. La base de loisirs offre un cadre idéal avec son lac, sa plage, ses activités (acrobranches, pédalos, tyrolienne…). Le « loup vert » est une légende locale bien connue, dont le nom évoque aussi le respect de l’environnement qui leur tient à cœur. La première édition avait accueilli 4000 festivaliers sous un temps mitigé. L’année suivante, le soleil au rendez-vous, 7000 âmes ont gagné la base de loisirs qui a affiché complet ! Cette année, l’équipe a une fois de plus choisi la programmation en fonction de ses coups de cœur, avec en tête d’affiche, Sergent Garcia, Panda Dub, Mahom, Black Ship, Soom T, Fatbabs, Soviet Suprem, Solar Project, Channel One… Rendez-vous les 21 et 22 septembre à Jumièges pour ce troisième Loup Vert !

Simba


jeudi 21 juillet 2016

Leah Rosier - Only Irie Vibes (Rise & Shine Rec)

On ne pouvait pas imaginer meilleur titre pour un album de la belle hollandaise que Only Irie Vibes, parfait reflet de ce qui entretient son énergie depuis qu’elle trace sa route dans la musique. La chanson éponyme suffit à entrevoir le grand pas en avant fait avec ce nouvel opus aux compositions terriblement efficaces. Depuis « Like A Lioness », beaucoup pressentaient un grand potentiel chez Leah Rosier, mais pas encore totalement révélé… La rencontre avec le Rise & Shine Band de Besançon en 2011 est encore plus cruciale qu’il n’y paraît, puisque cet album en leur compagnie mérite une attention toute particulière. Déjà parce qu’il va sans dire que les voix féminines du style qui nous préoccupe ne font pas légion hors de Jamaïque, et surtout parce que le résultat est plus qu’à la hauteur ! Les bonnes vibrations sont au rendez-vous et, rapidement, on se met à chantonner sur des titres tels que « Herbalist » ou « One Day ». Mention spéciale à « All Around The World » feat. The Mighty Diamonds et « High Grade Woman », pour les frissons qu’ils provoquent instantanément. Vous l’aurez compris, ces trois quart d’heure de vibrations irie ont tout pour plaire et il serait dommage de s’en priver. Quelque chose nous dit que Leah Rosier nous donnera encore bien d’autres occasions de nous enthousiasmer !

Simba

vendredi 15 juillet 2016

Naâman - Rays Of Resistance (SoulBeats Records)

Naâman est certainement l’artiste français à avoir connu l’ascension la plus fulgurante au cours de ces dernières années. Loin de se douter au départ que son Deep Rockers provoquerait un engouement général, qui a fait parcourir des kilomètres sans fin à ses désormais incontournables skanking shoes, le jeune normand allait forcément être attendu au tournant pour son second opus. Celui-ci s’intitule Rays of Resistance, sorti en octobre dernier chez SoulBeats Records. Ceux qui l’ont déjà écouté savent que ces quatorze morceaux vont continuer de faire danser les foules sans avoir besoin d’argumenter davantage, la musique parlant d’elle-même. C’est encore en compagnie de Fatbabs qu’a été réalisé ce nouvel opus, enregistré en famille à Paris avec le Deep Rockers Crew. Décidément, ces deux-là sont sur la même longueur d’ondes et ont trouvé la bonne équipe pour les accompagner. Leur maturité musicale en fait oublier leur jeune âge. L’osmose est tellement évidente, qu’à chaque coup, la voix, le flow se déroulent instinctivement sur les lignes instrumentales, souvent entraînantes dès les premières notes (« Outta Road », « Big and Bad »…), ou posées et touchantes (« My Days », « Hopeful World »…). Les arrangements finissent de leur donner la bonne température et les textes ne manquent pas non plus de raviver la flamme. Voilà un album qui rayonne d’énergie positive et chaleureuse d’un bout à l’autre. Rays of Resistance risque de tourner pendant un bon moment !

Simba

lundi 3 novembre 2014

Clinton Fearon & The Boogie Brown Band / Tony Nephtali & Delphine (14 octobre 2014 - Le Gueulard + - Nilvange)

A l’occasion de l’ouverture d’une nouvelle salle à l’architecture innovante et dédiée aux musiques actuelles, Le Gueulard +, à Nilvange en Moselle, le premier concert, le mardi 14 octobre, nous réservait le grand Clinton Fearon et son Boogie Brown Band, avec, en première partie, Tony Nephtali et Delphine.

A l’arrivée au Gueulard + à l’heure indiquée, 20h30, l’entrée et le bar sont complètement bondés. On devine que l’inauguration a débuté bien avant le concert pour souhaiter les meilleurs augures à ce nouveau lieu, en place de l’ancienne piscine de Nilvange, enfin prêt à ouvrir ses portes aux public, presque deux ans après le début des travaux, réunissant une salle de concert de 400 places, trois studios de répétition équipés, un centre de ressource… Pour accéder à la salle de concert, il suffit de descendre les escaliers en colimaçon à gauche du bar. Une fois à l’étage inférieur, après avoir poussé une double porte, nous y sommes : une belle scène se trouve face à nous. Quelques marches à descendre, qui forment aussi une sorte de balcon se prolongeant sur les côtés, avant de se trouver au cœur même de la fosse.
Tony Nephtali et Delphine proposent ce soir un show acoustique. Une guitare, quelques percussions et quelques notes de claviers suffisent à accompagner leurs deux voix. Ils chantent notamment des titres de l’EP sortis quelques mois plus tôt (« Jah Brings Love », « No War », « Run », « Love Jah Forever »…). Leur prestation met la salle dans une ambiance décontractée pour apprécier pleinement la légende vivante qui va arriver ensuite.
Peu après 21h30, Clinton Fearon et ses musiciens investissent la scène. Faut-il rappeler que Clinton Fearon a fait partie des Gladiators ? Et qu’on lui doit des titres aussi incontournables que « Rich Man Poor Man » ou « Chatty Chatty Mouth » ? Ceux-ci ne pourront manquer d’être joués ce soir, puisqu’ils sont toujours chantés en chœur, et bien évidemment réservés pour la fin. Ce n’est pas plus mal puisque tous ceux qui les précédent ont aussi un goût bien agréable. Clinton Fearon vient juste de sortir un nouvel album Goodness, au titre parfaitement calibré avec ce qui émane du chanteur musicalement et humainement. « Blame Game » et « Poor Nana » sont là pour le représenter avec grandeur. L’album précédent Heart & Soul nous avait donné l’occasion d’écouter Clinton Fearon en acoustique, seul sur scène avec sa guitare, au Palace à Hayange. Il va sans dire que les deux formules lui vont très bien ! Le Boogie Brown Band est parfaitement dans la cadence. Même si le public était encore un peu frais à leur arrivée sur scène, ils font monter la température en à peine quelques morceaux. Goodness est le dixième album que Clinton Fearon produit lui-même ! Autant dire qu’il ne risque pas d’être à court de bonnes vibrations à partager avec joie et sincérité pendant près de deux heures : « Livin’ Is An Art », « Love Got Mi », « Rocky Road », « Feeling The Same »…

On ressort du Gueulard + avec le sourire aux lèvres et rechargé en bonnes vibrations. On y reviendra avec plaisir. Clinton Fearon en profite pour une petite séance de photos et dédicaces, avec la possibilité également de se procurer albums, t-shirts, affiches… Un seul mot pour résumer cette belle soirée : Goodness !

Simba
  

lundi 19 mai 2014

L'OstraClash #1 - Raggadikal Sound vs Life n Creation (05 avril 2014 - L'Ostra - Nancy)

En parcourant l’histoire du reggae music et du sound system, le clash est une tradition jamaïcaine pleine de sens. Pour une première à Nancy, notre Irie Crew proposait d’orchestrer l’affrontement en règle de deux sound systems actifs de la région Est : Raggadikal Sound et Life n Creation. Il va sans dire qu’un clash implique de faire place aux fameuses dubplates, tous deux étant équipés en la matière, pour cette rencontre, le samedi 5 avril, lors de cette première édition de l’OstraClash. En effet, la guerre musicale est prévue dans les lieux où nous sommes conviés, une fois par mois, depuis environ un an, pour danser sur du reggae dancehall, de minuit à l’aube, et passer un bon moment, en compagnie d’Irie Crew et de Selecta Mao. Avec cette programmation clash, l’évènement est différent : en plus d’être le rendez-vous de bonnes vibrations, la culture musicale et sa transmission ne sont pas en reste.
A partir de 23h, l’Ostra se tient prêt, avec, bien sûr, un large warm up assuré par Irie Crew pour se mettre en jambe, avant d’assister à cette confrontation. Juste ce qu’il faut pour laisser les habitués, curieux, et autres électrons libres, arriver et se mettre bien…

T-zion et Smocky se chargent d’animer et gérer le déroulement du tournoi qui va suivre. Après un tirage au sort, Natural Mat, qui représente Raggadikal, choisit de prendre les devants.
Pour le premier round, chaque sound dispose de 20 minutes pour jouer librement les titres de son choix, single ou dubplate. Natural Mat commence par présenter son sound avec deux exclusifs, « Reggae Music » de Lord Bitum, le fondateur de Raggadikal, et Sound Dynamik, avant d’enchaîner quelques titres aux paroles de circonstance : Peter Tosh « Stepping Razor », Chronixx « Here Comes Trouble », Conroy Smith « Dangerous », Skarra Mucci refix Ken Boothe « When I Fall In Love », Cocoa Tea « No Threat », Tenor Saw « Ring The Alarm »… Il s’adresse ensuite à ses adversaires, avec des morceaux choisis spécialement pour chacun d’eux, et des commentaires qui en disent long : The Gladiators « Chatty Chatty Mouth », Konshens & Tarrus Riley « Imposta », quelques titres sur le Stop That Sound riddim de Irie Ites (Sizzla « Hypocrites », Skarra Mucci & Perfect « Bombooclat »…), Buju Banton « Man Fi Dead » puis « Talk To Me », Perfect « Nuh Badda Mi », Skarra Mucci « Murda Dem » sur le Sleng Teng… Déjà près d’une vingtaine de titres parcourus, et plus que quelques minutes, le moment d’en placer quelques uns de haut niveau, juste après un dubplate de TOK, témoignant des dangers auxquels s’expose Life n Creation ce soir : Cutty Ranks « Limb by Limb », Ini Kamoze « Here Comes The Hotstepper », Ninjaman « Ninja Mi Ninja », Bunji Garlin « Fire Fi Dem » et enfin, TOK « Dem Diss ».

Le temps imparti est écoulé, même légèrement dépassé, c’est au tour de Life n Creation de montrer ce qu’ils ont dans le ventre, avec Lychar, Leev’Up et Revolution au contrôle. Même s’ils auraient aimé être muni de leur box de vinyls ce soir, ce n’est pas ça qui risque de les arrêter. James Brown « This Is A Man’s World » ouvre le set, suivi de Bob Marley « Mr Brown », Desmond Dekker « Shanty Town (007) », et puisqu’ils souhaitent consacrer ce premier tour aux artistes disparus et remonter dans le temps, sont aussi de la partie Junior Murvin, en version dubplate, puis Peter Tosh « Oh Bumbo Klaat », Dennis Brown « Revolution », un spécial de Sugar Minott, Nitty Gritty « Ready Done », Joseph Hill de Culture « Policeman », Tenor Saw « Golden Hen », Wayne Smith « Under Mi Sleng Teng », un remarquable dubplate de John Wayne « Call The Police », et même Junior Byles « Fade Away » – qui s’est malencontreusement glissé dans cette sélection. Garnett Silk « Complain » et un émouvant spécial Matthew McAnuff « Be Careful » clôturent la session de Life n Creation. Avec plus d’une quinzaine de titres, le sound strasbourgeois a mis à l’honneur les fondations, tout en montrant à Raggadikal que la suite ne leur fait pas peur.

Second round, exclusivement dubplates, durée 15 minutes. Natural Mat commence par reprendre Life n Creation, en jouant un « Revolution » devenu « Execution », chanté par Leah Rosier – nommé counteraction – car ce soir il est question d’exécution et non de révolution. Alborosie « Herbalist » prône « Raggadikal Kill Another Sound » en dubplate des plus massifs, avant une lourde série sur le Intercom riddim qui ne peut que faire des ravages : Reggie Stepper « Cu-Oonuh », Burro Banton « Badder Den Dem », Kabaka Pyramid… Johnny Osbourne « Budy Bye » sur le Sleng Teng riddim, Sizzla « Solid as a Rock », General Levy sur le Belly Ska riddim, puis Lord Bitum sur le Screw Dem, poursuivent dans la même trempe. En conclusion, ce sont des lyrics francophones de Datune et Lord Bitum, ce dernier ne se privant pas de s’adresser directement à Life n Creation. Voilà douze dubplates ou un petit aperçu de ce que Raggadikal a dans ses dossiers.

Life n Creation est prêt à répondre. Ils démarrent ostensiblement avec un spécial Capleton, The Fayaman, « Stand Tall », suivi par Tarrus Riley « Protect Yuh Neck », Al Campbell & Trinity « Hypocrites », puis Michael Rose, confirmant le niveau avec Gyptian « Beng Beng », Terror Fabulous « Gangster’s Anthem », Admiral Tibet « Serious Time », Ward 21 « See Them Run » sur le Man Fi Dead riddim, Anthony B « Police », Mad Cobra… Les classiques de Burro Banton et Reggie Stepper refont surface, tant ils sont indispensables et toujours à point, arrivant sur Sister Nancy « Bam Bam » chaudement amené, puis deux dubplates français, aussi très explicites, dont Straïka D sur le Golden Hen riddim. Les règles définies pour ce clash ne mentionnant pas la question du replay, nos hôtes admettent qu’il est inutile d’en tenir compte ici. Life n Creation vient de jouer quinze dubplates de taille. Il reste encore un round, ainsi que le dub fi dub…

Troisième round, exclusivement dubplates, à nouveau, 15 minutes. Raggadikal s’arrête sur le manque d’originalité de Life n Creation, en introduisant Romain Virgo « The System » et l’essentiel « Who Feels It Knows It ». Tarrus Riley « We Nah Sorry » et Virtus « Take Care », tous deux sur le Fade Away riddim, sont exactement dans l’esprit de ce qui est en train de se passer sur place, appuyés par le grand Barrington Levi « Murderer », Kelsey pour un cover taillé sur mesure de Lorde « Royals », puis Skarra Mucci « Raggamuffin », Bounty Killer « Look Into My Eyes », un démentiel Lieutenant Stitchie, et même Supa Bassie en espagnol. Le final est confié à Elephant Man, The Energy God, « Die By Gun », sur l’incontournable Bumaye riddim de Major Lazer, execution time, voilà qui est dit.

Malgré tout ça, Life n Creation est encore bien armé, ouvrant leur jeu avec un original featuring Duane Stephenson & I Octane, Capleton sur le Ganja Farmer riddim, Luciano « Stay Away » sur le Doctor’s Darling riddim et Fantan Mojah « Corruption », avant un passage francophone, avec Tribuman, Don Valdes… précisément adressée à Raggadikal, ou Raggadicule… Pour finir, Million Stylez arrive pour un spécial « Miss Fatty » bien relevé qui donne « Life n Creation Yu A Murdah », auquel le Baddaz riddim succède à la perfection pour achever le second quart d’heure dubplates de Life n Creation.

Deuxième round dubplate terminé, il ne reste maintenant plus que le dub fi dub, avant de laisser le public faire son choix. Pour le dub fi dub, la tradition veut que chaque sound joue à son tour un dubplate roots foundation. Il ne reste plus que cinq dubplates chacun, dix en tout, avant le verdict.
Le premier pour Raggadikal est Toots & The Maytals « 54-46 », auquel Life n Creation répond avec The Slickers « Johnny Too Bad ». Un « Friday Night » de John Holt pour Raggadikal, contre un autre John Holt pour Life n Creation. Un Bunny Wailer « Run For Cover » de haut niveau, contre un Lloyd Parks qui parle de Creation « Mafia ». Raggadikal joue Luciano « Serve Jah », que Life n Creation évince avec un original rocksteady, bien plus foundation. Et, pour le tout dernier dub, Raggadikal amène une nominative de Horace Andy « Skylarking », tandis que Life n Creation clôture par The Abyssinians « Satta Massa Gana » !

A ce moment-là, alors que cela fait déjà plus de deux heures qu’ils nous livrent sur un plateau les pépites du reggae précieusement collectées, le vote n’est plus très loin. On peut déjà reconnaître que les deux sound systems présents se sont dignement affrontés, et que dans tous les cas, le grand gagnant de ce soir est bien reggae music. Si chaque big tune avait un poids réel, la sélection de ce soir dépasserait toute attente ! Big up à Irie Crew, Raggadikal Sound, Life n Creation et tous les massives !
Smocky et T-zion lancent le vote, tenant compte du nombre de mains levées. La salle est appelée à se séparer en deux : à droite, ceux qui votent pour Raggadikal, à gauche Life n Creation. Beaucoup ne sauraient les départager… Pour marquer cette victoire, la récompense prend la forme d’un trophée et, bien sûr, le plaisir de jouer au côté d’Irie Crew jusqu’à la fermeture des portes. Raggadikal l’emporte aux nombres de voies, d’une petite poignée, et se retrouve donc vainqueur du premier OstraClash !

C’était un évènement inratable à Nancy et le mieux est encore d’écouter ou réécouter l’audio : http://www.mixcloud.com/iriecrew/05042014-ostraclash-1-raggadikal-vs-life-creation/

Simba

(pour Reggae-Est.fr)

vendredi 23 août 2013

A la rencontre de Datsé

Après le tournage du clip de « T’es qu’un jaloux », extrait de son street album Crois en tes rêves et à visionner très bientôt sur la Toile, Datsé est toujours sur la route, plus motivé et inspiré que jamais. Bonne occasion pour une petite interview avec le chanteur !

Ton street album Crois en tes rêves est sorti il y a quelques mois. Comment s’est passée sa réalisation ?
Le street album est sortie le 24 décembre, en pré-commande sur I-tunes, et le 11 février en physique. Ce projet a été réalisé avec les musiciens de Tiken Jah Fakoly, avec qui je travaille depuis plus de 10 ans. Il est très éclectique, avec différentes couleurs musicales, en passant par le roots, le reggae, le hip-hop et le dancehall, des sonorités un peu orientales… Les thèmes que j’aborde sont assez personnels. Je parle de ma vie, de mon enfance, de violences conjugales faites aux femmes, de mes parents, des politiciens et des sujets d’actualité… Il contient 12 titres dont 3 Interludes.

Le titre est plein de sens. Pourquoi ce choix ?
J’ai longtemps réfléchi au titre… Finalement, j’ai opté pour « Crois en tes rêves », c’est un des morceaux du projet. Je trouve qu’il me représente bien et reflète mon parcours. C’est aussi une manière de passer un message aux jeunes et moins jeunes, leur dire qu’avec beaucoup de courage et de volonté on peut arriver à atteindre ses objectifs et qu’il ne faut en aucun cas baisser les bras, même si parfois ce n’est pas facile.

Comment peut-on se le procurer ?
Il est disponible sur I-Tunes et 200 plateformes de téléchargement légal, également disponible en VPC à mon adresse postale (Bayram Sedat – BP 50053 – 77793 Nemours Cedex) en espérant commencer à le mettre dans quelques magasins spécialisés… 

D’où vient le nom Datsé ?
C'est l'anagramme de mon prénom, Sédat. Plus jeune, mes potes préféraient m'appeler comme ça. Comme j'ai trouvé que ça m'allait bien, j'ai décidé de le garder pour la scène et de leur faire un petit clin d'œil ! 

Comment est née ta passion pour la musique ? Quels sont les artistes qui t’ont marqué ?
Depuis tout jeune, mon grand frère m'a bercé avec les cassettes de Puppa Leslie, Tonton David, Daddy Nuttea, Raggasonic, Sai Sai, Kery James, Mc Solaar… Et, c'est à mes 18 ans que j'ai ressenti le besoin d'écrire ce que je vivais et de l'exprimer à ma manière. J'ai grandi aussi avec le rap, mais j'ai aimé le reggae parce qu'il y avait un message plus profond. Après, j'ai découvert des artistes jamaïcains comme Gregory Isaacs, qui reste mon chanteur préféré, Israel Vibration ou Steel Pulse. J'écoute aussi des artistes comme Gentleman ou Matisyahu, qui m'influencent énormément. 

Ton premier maxi est sorti en 2004 ?
Oui. J'avais signé avec un label et on avait un album prêt, qui n'a jamais vu le jour, ça c’était en 2001… Du coup, j'ai décidé de prendre les choses en main et de sortir un 4 titres avec les moyens du bord, une carte de visite pour me présenter. Nous en avons sorti 1000 exemplaires, vendus de main à main et dans les magasins spécialisés.

Quand est sorti le street album qui a suivi ?
Le street album est sorti en 2007, juste un ou deux ans après le 45 Tours « Au Secours ». Il était composé de 10 titres, dont les featuring avec Ras Mac Bean, Brahim, Dragon Davy, Merlot, Nesta. 

Que constates-tu dans l’évolution de ta musique ?
De la maturité, je me suis beaucoup enrichi musicalement. Ce projet a mis quelques années à sortir et j’ai écrit beaucoup entre temps, avec une autre manière de créer mes mélodies et mes textes.

Tu fais de gros plateaux en Ile-de-France. Comment se passent ces dates ? Qui est Bulo Ara Production ?
En l’espace de deux ans je me suis retrouvé à partager des grandes scènes avec les grands noms du reggae ragga français. J’ai eu la chance de rencontrer des personnes comme Taïro et Pierpoljak, qui ont su me faire confiance à travers mon travail et qui m’ont proposé de chanter un titre qu’ils avaient chacun écrit. C’est un honneur d’avoir l’opportunité de côtoyer ces artistes et de chanter des titres qu’eux mêmes ont écrit !
Bulo Ara Production est une structure mise en place lors de mon premier projet, le maxi 4 titres en 2004. C’était une manière de commencer à me structurer en indépendant et à me présenter avec cette marque de fabrique, en rencontrant les professionnels de ce milieu. Nous avons ensuite sorti les autres projets. J’ai voulu amener des artistes dans ma région, le 77, comme il n’y avait pas beaucoup de concerts reggae, et le destin a fait que nous sommes devenus une structure qui organise de gros plateaux en région parisienne et aux quatre coins de la France !

Quels sont les projets à venir ? Et pour l’été ?
Nous venons tout juste de clipper un titre qui s’appelle « T’es qu’un jaloux », la sortie arrive bientôt ! Ce titre a créé un engouement sur scène et au niveau de son concept, avec les t-shirts qui partent comme des petits pains. J’ai quelques dates pour cet été, quelques festivals, mais je pense faire une petite pause pour commencer à travailler son mon album, ça me tient beaucoup à cœur. Nous réfléchissons aussi à un gros plateau en live en région parisienne d’ici la rentrée de septembre, avec de très grosses surprises… Les infos vont tomber !

Simba


mardi 30 avril 2013

Datune - Interview

Le second opus de Datune, Changer d’Air, est disponible depuis l’automne. Celui-ci n’est pas passé inaperçu des amateurs du reggae de chez nous. Après la création du groupe en 2005, leur premier album, Enfants Du Siècle, a vu le jour en 2009, contenant notamment des featuring en compagnie de Dub Inc, Netna, Sir Jean et Kamana. Ce second opus révèle toute l’énergie de leur « power reggae » et confirme que Datune compte assurément parmi les groupes français de qualité, sur scène comme sur album. Le groupe s’est fait un plaisir d’accorder une petite interview à Davibe Jamaica pour l’occasion.

Comment est né le groupe Datune ? De qui est-il composé ?
Sur scène, Datune, c’est deux chanteurs raggamuffin, un batteur, un bassiste, deux guitaristes et un clavier. Le groupe est né en 2005 en sound system. Ensuite, les musiciens sont arrivés en 2007, avec l’enregistrement de notre premier EP Propagandia, qu’on est ensuite allé promener sur les routes de France, en ayant la chance de faire des scènes comme l’Elysée Montmartre à Paris et pas mal de bons festivals. En 2009, la sortie de notre premier album, Enfants du siècle, nous a permis d’aller jouer au Rototom Sunsplash en Italie (juste avant qu’il ne soit transféré en Espagne à Benicassim) et au Reggae Sun Ska. Tout en défendant cet album un peu partout en France, on a écrit et composé Changer d’Air, notre nouvel album, sorti le 1er octobre dernier.

Comment s’est fait le choix du nom « Datune » ?
A l’époque, on ne voulait pas d’un nom de groupe qui soit un mot déjà existant, alors on l’a construit à partir de deux mots aux sonorités hip-hop (Da) et reggae (Tune) et, au final, la traduction la plus proche pourrait être « la chanson », ce qui correspond bien à notre style vocal assez dense en lyrics ! Et Davibe ça vient d’où ? (rires)

Quelles sont les influences des membres du groupe ?
Pour commencer, on a tous le reggae et toutes ses déclinaisons en commun. Mais nous laissons libre cours à nos autres influences, qui donnent principalement une énergie assez rock et une couleur parfois plus hip-hop à nos morceaux, en particulier sur notre dernier album. En tant que musiciens, nous sommes tous des mélomanes, donc on est forcément un peu influencés par tout ce qu’on écoute, et là c’est vraiment tous les styles confondus…

Quelles étaient vos motivations et vos envies au moment de la création du groupe ?
Nos motivations ont toujours été claires : faire de notre passion notre métier, faire de nos idées un message, travailler la musique, l’enregistrer, la faire partager au public et essayer d’en vivre. Ce qui nous a tous motivés aussi, ce sont nos expériences de scène, parce que c’est toujours quelque chose de magique, même après des années passées sur la route !

Après Enfants du Siècle, Changer d’Air est votre 2ème album. Comment s’est passée sa réalisation ? Où a-t-il été enregistré, avec quelle équipe ?
La composition et l’écriture ont été très différentes de tout ce qu’on avait pu faire avant. On a pris plus de temps et apporté plus de soin à l’écriture, aux arrangements et à la cohérence entre la musique et les textes. Ensuite, toute la période de l’enregistrement de l’album était vraiment euphorique. On a pu s’offrir un très bon studio pour l’enregistrement, le studio MAG à Saint-Etienne, où on a pu expérimenter pas mal de trucs avec le son, puis on a enregistré les voix au studio MG, le studio de notre ingé son, donc on était à l’aise et littéralement « à la maison » pour cette partie du travail. L’équipe qui est derrière l’album, c’est tout simplement la structure qu’on a montée en même temps que le groupe, et qui est aujourd’hui notre label : Daproject Records.

Quelle évolution constatez-vous dans votre musique ?
Au niveau des thèmes, on a abordé certaines choses un peu plus personnelles que sur l’album précédent, comme la question du choix dans « Cette Fois », ou encore quand nous invitons l’auditeur à prendre un certain recul sur les choses du quotidien dans « Changer d’Air ». On a bien sûr toujours des thèmes contestataires et on en profite pour passer nos coups de gueule sur tout ce qui déconne dans la société et le monde qui nous entoure !

Besoin de changer d’air ?
Bien sûr, c’est une question de survie ! En fait, Changer d’Air est le titre de la première chanson qu’on ait écrite pour ce nouvel album et, pour l’anecdote, cette chanson, on est allé l’écrire carrément ailleurs, « à l’extérieur » de notre quotidien, car il est important de s’en extraire pour avoir une meilleure vision des choses… Ca permet de relativiser et de réfléchir en étant moins influencé par notre environnement direct.

Quels sont vos projets pour les prochains mois ? Y a-t-il des clips, des concerts prévus ?
Niveau clip, on a encore rien lancé, on est en pleine réflexion sur le sujet… Sinon, la tournée Changer d’Air est en marche. Pour 2013, elle démarre le 1er février au Nouveau Casino à Paris (sans compter les sound systems). On a aussi quelques jolies dates avec Omar Perry, Mad Professor ou Raggasonic qui arrivent. Toutes les infos sont disponibles sur notre site, http://www.datune.fr, et notre Facebook. On en profite pour passer un gros Big Up à toute l’équipe et à tous les internautes de Davibe !

Simba

vendredi 26 avril 2013

Dar-K - Interview

Originaire de Normandie, c’est dans le hip-hop que Dar-K fait ses premiers pas à l’adolescence, avant de se prendre une véritable claque musicale avec les vibes de Raggasonic. A partir de 2002, il tourne avec le 220 sound system un peu partout sur le territoire et même au-delà, sortant un premier street album l’année suivante. Le label Arkaya Music, créé avec David Bustany, honore en 2009 la sortie du premier album de Dar-K, Sur La Route De Zion, contenant notamment le titre remarqué « Bout de Métal ». Crescendo lui succède un an plus tard (« Ma Génération », « Le Sourire Du Ghetto »…). Dar-K délivre un style original où la subtilité des mots bien choisis entre en symbiose avec des rythmiques reggae, dancehall et hip-hop. Accompagné du Arkaya Music Band, ils partent en tournée et se produisent à deux reprises sur la scène du Rototom Sunsplash Festival. La street tape Maximum 2 est sortie l’année passée, ainsi que le documentaire Crescendo retraçant l’histoire du groupe. Dar-K planche actuellement sur un nouvel album, avec pour premier extrait vidéo « Mon P’tit », version acoustique.

Nous avons pu voir récemment la vidéo de « Mon P’tit », extrait de ton prochain album. Pour quand est prévue sa sortie ?
« Mon P'tit » est le premier extrait de mon futur album. On l'a sorti en mode acoustique pour le faire découvrir mais il sera sur un riddim de Bost and Bim. Mon nouveau projet sortira quand je serai sûr qu'il est prêt... disons, courant 2013.

Doit-on s’attendre à un album acoustique ?
Non, pas du tout. J'ai juste envie de présenter quelques morceaux de cette façon : tout seul, avec ma guitare. Je me dis que si le morceau tient la route en guitare/voix, c'est déjà bon signe.

Que peux-tu déjà dire sur ce nouvel album ?
J'ai une quinzaine de morceaux prêts, je continue à travailler avec mon équipe du label Arkaya Music et aussi Bost and Bim. J'ai surtout eu envie de ne me mettre aucune barrière au niveau des styles où des thèmes abordés, envie de faire de la musique tout simplement. Comme je suis un passionné de reggae, c'est sûr qu'on reconnaitra mes influences, mais je veux aussi faire de la soul, du funk... juste essayer de faire de bonnes chansons.

 « Mon P’tit » aborde la paternité. Quels autres thèmes t’ont inspiré pour l’écriture des textes ?
Je parle de plein de choses différentes, de la vie en général, des portraits de personne de tous les jours que je croise, de mon côté hypocondriaque, de l'envie de se sentir libre, du fait que plus les années passent plus on change de point de vue sur les choses, sur le monde... La prochaine vidéo acoustique qui sortira bientôt s'appelle « On Change »…

Le 17 janvier prochain, tu seras en concert avec tes musiciens au Cargo à Caen pour présenter les nouveaux morceaux…
Oui, je suis en résidence en début de semaine et le jeudi 17 janvier on fait la fête pour présenter mon nouveau projet, avec tous ceux qui veulent venir, l’entrée est gratuite. En plus, j'ai la chance d'avoir Bost and Bim qui s'ajoutent à mon backing band habituel !

Est-il encore possible de se procurer tes deux premiers albums, En Route Pour Zion et Crescendo ? 
Oui, bien sûr, en les téléchargeant légalement sur toutes les plateformes, en nous contactant sur le facebook Dar-K Officiel pour le commander en physique, ou sur les concerts…

Simba


vendredi 19 avril 2013

Sir Hill / Papa Roots / Mardjenal (06 février 2013 - Le Quai'son - Nancy)


Mercredi 6 février, c’est au Quai’son à Nancy qu’il fallait se rendre pour une soirée reggae à la fois concert et sound system. Parfait programme à cette date du 68ème anniversaire de Bob Marley. Trois artistes étaient annoncés : Sir Hill de Strasbourg, Mardjenal d’Annecy et Papa Roots, ainsi que deux sound systems : Hill Vibz et Djebel Sound. Avec autant de beau monde prêt et motivé pour partager de bonnes vibrations, il n’y avait aucune raison qu’elles manquent à l’appel.

C’est en mode sound system que la soirée commence, laissant le public arriver tranquillement. Vers 22h30, Sir Hill est le premier à nous offrir sa prestation, acoustique, accompagné de son guitariste Yzazz. Ce jeune strasbourgeois a sorti il y a un peu moins de deux ans le street album In Time qui avait permis de poser son style, faire connaître son nom, avant de développer encore plus sérieusement le projet. Visiblement, l’acoustique lui convient également très bien. Il expose, avec application et dévouement, ses titres, majoritairement écrits en anglais. Le public se rapproche peu à peu, aspiré par la scène et ce qu’elle offre ce soir. Sir Hill a certainement conforté ceux qui le connaissaient déjà et suscité l’intérêt des autres. 

Petite interlude sound system avec Djebel Sound avant l’arrivée de Papa Roots accompagné par Sista Lovely. Chanteur nancéien présent régulièrement sur les évènements locaux depuis de nombreuses années, chacun apprécie d’écouter les nouveaux morceaux et même de demander les anciens, comme « Fais Tourner Le Bédot ». 

Mardjenal prend la suite. Originaire d’Annecy, cette soirée était l’occasion idéale pour se faire une idée de ses vibrations, au croisement du reggae/hip-hop/dancehall, alternant français et anglais, avec une certaine originalité. Un aperçu en sound system de la musique qu’il travaille au sein de Mardjenal Syndicate. Le public découvre, écoute et observe. Plutôt réceptif, il suit le mouvement et, lorsque sa performance s’achève, c’est toute la salle qui est debout et dans la danse. Avant le retour sur scène de Sir Hill en sound system, G Moses s’empare du micro pour quelques flows. 

Il est 2h du matin, mais la fin n’a pas encore sonné, Djebel Sound et Hill Vibz ont la matière et l’énergie pour faire danser tous ceux qui n’ont pas prévu d’aller se coucher. Tous les styles ont trouvé leur place au cours de ces heures, reggae roots, nu-roots, dancehall, hip-hop… et logiquement de nombreux tunes et riddims qu’on prend toujours plaisir à écouter. Jusqu’à 3h30, le son résonne et le Quai’son est toujours bien vivant. Au plaisir de s’y retrouver pour une prochaine soirée de ce genre !

Simba


dimanche 17 mars 2013

Kymani Marley (30 janvier 2013 - La Kulturfabrik - Esch-sur-Alzette)

Le 30 janvier dernier, la Kulturfabrik accueillait l’un des fils Marley les plus demandés, et encore jamais venu dans le secteur, Kymani Marley ! Comme premier concert de l’année, cet évènement ne pouvait pas être manqué. En ouverture, Raggadikal Sound s’assurerait que l’assistance soit convenablement  préparée à sa venue.
Son seul nom ne manque pas de faire se déplacer les foules, sans compter qu’un certain temps s’était écoulé depuis le dernier concert reggae de pareille envergure à la Kulturfabrik. Cela fait environ une bonne quinzaine d’années que Kymani a fait connaître son prénom dans la scène musicale, œuvrant sur un créneau reggae/hip-hop. Certains titres connaissent un réel succès, « Warriors », « One Time », « Hustler », et même plus récemment « Rasta Love » featuring Protoje. Surgissent à l’esprit ses albums, Radio, The Journey et Many More Roads, ses participations aux films One Love et Shottas, d’autres combinaisons notables, « One By One » feat. Cherine Anderson, « Natural Mystic » feat. Alborosie… Il y a tout ce qu’il faut pour ne pas être passé à côté de cet artiste aux multiples facettes, au nom gage d’un talent assuré. Un concert est l’occasion idéale pour s’en imprégner pleinement.
La Kulturfabrik se remplit rapidement, attestant de l’impatience d’un large public d’être en compagnie de l’un des fils de Bob Marley ce soir. Raggadikal Sound diffuse une bonne sélection sur laquelle chacun peut se mettre en condition comme il se doit. A 21h, la salle est bondée et le concert démarre alors. Kymani débarque sur scène accompagné de ses musiciens pour une intro appuyée, suivie par « Praise Jah ». Un premier Bob Marley, « Natural Mystic », avant d’arriver sur une partie des titres qui font toute son identité propre, les récents « Brave Ones » et « Be Smart » chez Don Corleon, « New Heights », « Hustler », Warriors », « The March », « One Time »… Tous parfaitement bien choisis pour entrer dans l’univers de Kymani, délivrés avec énergie et enthousiasme. La seconde partie du concert se révèle beaucoup plus axée sur les titres de son père, qui s’enchaînent à n’en plus finir, « Iron Lion Zion », « Is This Love », « Redemption Song », « Could You Be Loved », « Get Up Stand Up », « War / No More Trouble »… Même s’il serait appréciable que Kymani Marley puise davantage dans les titres dont il est lui-même l’auteur, impossible de ne pas tomber sous le charme de sa voix, ses vibrations, et de vivre en sa présence quelques retours dans le parcours du maître incontesté du reggae. Première date de la tournée, un moment absolument magique et un souvenir d’une valeur inégalable !

Simba


jeudi 14 mars 2013

Family Sound - De Montréal à Paname vol.2


En février 2012, Lord Diamen avait introduit Family Sound sur son nouveau projet Toujours Présent. Le collectif présente aujourd’hui De Montréal à Paname Vol.2.

On ne reviendra pas sur le parcours de Lord Diamen, les nombreuses années à faire vivre le sound system et les différents street albums en téléchargement gratuit… Mais celui-ci est toujours en place, bien qu’il ait quitté le 78, et l’a encore confirmé  avec Toujours Présent, où sont approfondies tout en finesse ses inspirations ragga-hip-hop et qui donne un aperçu du collectif Family Sound, notamment avec « Shots Shots » ou « New Ideas ».

Family Sound a pris forme à l’arrivée de Lord Diamen au Canada, épaulé, pour la part francophone, par Lion Killa, Red Lion, Streup Daddy et Kilim. Quant aux canadiens, il s’agit de Ibn Raad, The Counterfeit Tragedy, TCT…  et rien n’empêche le cercle de s’agrandir encore. C’est l’envie de continuer à enregistrer et à capturer musicalement les rencontres qui a fait naître cette idée.

Un premier street album destiné à faire connaître les différents artistes du collectif est sorti en téléchargement gratuit en mars 2012, portant le titre De Montréal à Paname, signifiant ainsi la connexion existante entre les deux pays.

Depuis fin octobre, le volume 2 est disponible. 12 titres reggae/dancehall/hip-hop débordant d’énergie. Télécharger De Montréal à Paname Vol.2 ici : http://familysound.bandcamp.com

Lord Diamen travaille actuellement sur un EP numérique avec DJ Redeyes dont on devrait en savoir plus dans les prochains mois. D’ici-là, de nouveaux sons et vidéos ne manqueront pas d’arriver jusqu’à vos oreilles.

Simba

lundi 11 mars 2013

Welcome To Malaga (Undisputed Records)


Nouvelle sortie du label français Undisputed Records, Welcome To Malaga ou la compilation des bonnes inspirations issues des connexions musicales France-Espagne.
Welcome To Malaga réunit 7 titres, 5 artistes, les Français Taïro et Dragon Davy, et les Hispaniques Little Pepe, Shabu et Juho. Une idée originale au résultat final dynamique à souhait, du reggae au hip-hop en passant par le dancehall, visité par des accents espagnol, anglais et français. Voilà qui appuie le sérieux du label, déjà constaté avec les compilations From France To Jamaica et Reggae Addiction.
C’est après avoir entendu « Welcome To Malaga » en posant le pied sur le sol andalou alors qu’il n’était initialement question que de la réalisation d’un seul clip, qu’est née l’idée de développer le fruit des connexions entre artistes français et espagnols. Plusieurs rencontres et voyages jusqu’à août 2012 ont été nécessaires pour obtenir cette tracklist, dont le premier clip offre Taïro et Little Pepe sur le reggae one drop de « Homies ».
Welcome To Malaga est disponible sur les plateformes de téléchargement et également dans les bacs.

Simba


vendredi 8 mars 2013

Deal'M - Garde Ton Smile

Rien qu’avec le titre de son premier album, Deal’M annonce bien la couleur : un concentré de bonnes vibrations qui n’ont pour objectif que de contribuer à notre sourire quotidien. Pour ce faire, Deal’M a retenu 10 titres, débutant avec « Vis » et concluant sur l’énigmatique « … ». En seconde position, « Garde Ton Smile » expose tout le pouvoir et la richesse du sourire. Difficile de classer cet album dans un style précis… Son acoustique visite le reggae, la soul, la chanson, sans la moindre objection à émettre. Deal’M a su mélanger les styles pour créer son identité propre, qui se distingue de ce qu’on a l’habitude d’entendre dans l’Hexagone. Son timbre de voix atypique accentue cette ambiance intime qui se révèle dès les premières minutes d’écoute. Quant aux thèmes, du ressenti et de la conscience, « Suivre Son Instinct », « Free », « Happiness »… On s’attarde sur les paroles, les mélodies, et même si tout n’est pas fait pour durer, on relance la lecture. Cet album est à la fois doux, entraînant et chaleureux, comme il doit l’être tout autant en live. Si une pointe de curiosité vous anime et que vous êtes adeptes de sonorités originales qui sortent un peu des sentiers battus du reggae-dancehall, tendez l’oreille vers Garde Ton Smile.

Simba


lundi 4 mars 2013

Broussaï / Metisse (30 novembre 2012 - Chez Paulette - Pagney-derrière-Barine (54))


Vendredi 30 novembre, nouveau rendez-vous reggae Chez Paulette, après Professor et Naaman le 5 octobre dernier. A l’honneur, le reggae made in France, avec Broussaï et Metisse.
Comptant parmi les représentants de la scène reggae française, dont on ne mentionnera pas les noms si évidents des protagonistes actuels, Broussaï a sorti récemment son 4ème album intitulé Kingston Town, enregistré au studio Harry J à Kingston, et s’est fait un public ces dernières années en parcourant la France avec des titres comme « Le Manège Tourne », « Avec Des Mots », « Sur La Toile »… En première partie, le combo mosellan Metisse fait son retour sur scène avec de nouveaux titres et un album en préparation.
Les lieux très conviviaux de Chez Paulette sont toujours fort appréciables pour un concert reggae. Metisse joue un reggae roots tantôt chanté en français, tantôt chanté en anglais, à la pulsation naturellement entraînante et apaisante, d’un style plutôt homogène. Leur titre phare, qui figurait sur la compilation Reggae d’Ici : La Relève et véritable tube au Brésil, « Jeunesse », également nom de leur premier album sorti en 2002, sert de conclusion avant le rappel. Ils cèdent la place à Broussaï, prêts à partager avec leur public le nouvel album et les meilleurs moments des précédents. Les musiciens de Broussaï varient entre sons festifs, réfléchis ou acoustiques… Le concert s’achève évidemment avec « Le Manège Tourne » vers 00h30, les fans sont ravis. Le vendredi 7 décembre, Chez Paulette accueillait Pierpoljak.

Simba