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mardi 3 février 2015

Uman

Dans le circuit depuis près de vingt-cinq ans, Uman est toujours bel et bien présent. Pas forcément là où on l’attend, puisque avec son nouvel album, La Tournée Des Grands Ducs, il s’offre, une fois encore, toutes les libertés d’un projet en totale concordance avec ses envies du moment.
Pour revenir brièvement sur son parcours, Uman monte pour la première fois sur scène en 1988 et fait ses premiers enregistrements avec le groupe De Puta Madre, en 1990. Sa carrière démarre dans le hip-hop pendant une dizaine d’années. Ayant grandi à proximité d’un magasin de reggae à Bruxelles, ces vibrations ne lui sont pas étrangères et, avec la naissance du sound system Bass Culture, il s’oriente progressivement vers le dancehall, dès 1995. Il reste principalement dans cette mouvance durant une bonne décennie, avec de nombreux singles et le premier volume de la mixtape Umanizm, notamment. C’est en 2007 que sort son premier véritable album, intitulé L’Aventure, c’est l’aventure, qui se trouve déjà un peu à la croisée des chemins, puisqu’il regroupe des titres orientés reggae, tout en lorgnant vers d’autres styles plus grand public, comme la chanson ou la pop. Trois ans plus tard, Umanizm vol.2 fait son apparition, sous-titré « 100% dancehall-punk ». Uman n’a jamais caché qu’il possédait un éventail très large d’influences musicales, allant de Léo Ferré à la Mano Negra en passant par AC/DC ou The Stooges, et que rien ne peut l’arrêter lorsqu’il s’agit d’explorer ses envies musicales. En janvier 2014 est arrivé son second album, La Tournée des Grands Ducs, disponible en Belgique en CD et en téléchargement. D’ici quelques mois, ce dernier atteindra les bacs dans l’Hexagone (uniquement en vente par correspondance pour l’instant). C’est un album qu’il a voulu plus mûr et réfléchi, reflet de son âge et de son vécu. L’accent y est mis sur les mélodies et se veut un peu plus pop, pour mettre la chanson à l’honneur. L’expression « la tournée des grands ducs » fait référence aux périodes de fiesta jusqu’au bout de la nuit, comme autant de bons souvenirs gravés dans la mémoire, qui permettent aussi d’échapper aux contingences et aux difficultés de la réalité. C’est avec Simon Lesaint (Stromae) qu’il a travaillé cet opus, faisant appel à des musiciens issus d’autres univers que le reggae : Winston Bisset (Massive Attack), Dominique Vantomme (Axelle Red)… L’année prochaine devrait lui permettre de nous faire découvrir La Tournée des Grands Ducs en live, grâce à sa distribution sur notre territoire. Mais cela n’empêche pas Uman d’avoir en tête, pour plus tard, un projet reggae avec de gros classiques instrumentaux du genre !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #39 - décembre 2014/janvier 2015)

samedi 19 février 2011

La Nuit Du Reggae #1 - Rider's Park (Messancy - Belgique)

A l’affiche de cette première édition de La Nuit du Reggae, de quoi donner envie de danser : Michael Rose, Andrew Tosh, RasItes mais aussi Original Uman et Dynamq ainsi que les sound systems Irie Crew et Green Spirit. Comme si cela ne suffisait pas, des invités de dernière minute : Little Dany accompagné du Digital Sound de Paris ainsi que Jawed. Ouverture des portes le 29 mai à 18h pour plusieurs heures de bonnes vibrations.
Pour l’occasion, le Rider’s Park est ouvert dans sa grande configuration pour accueillir au mieux les massives. Irie Crew au contrôle comme ils savent si bien le faire. Roots et nu-roots se chevauchent pour annoncer les couleurs de la soirée. Le public répond présent à l’appel de la première édition de cet évènement et emplit les lieux sans attendre. Il est à peine plus de 22h30, la session sound system laisse place aux concerts. Le RasItes Band prend la relève. Ce groupe anglais composé de quatre musiciens a cette particularité de former un véritable band à l’image de leurs prédécesseurs que peuvent être Steel Pusle ou encore Aswad. Et ce n’est pas le talent qui leur manque. Second invité et non des moindres, la progéniture de l’un des plus grands artiste ayant côtoyé de près l’indétrônable Bob Marley : Andrew Tosh, le fils de Peter ! Le chanteur de RasItes lui cède le micro pour dès lors ne se consacrer qu’à sa basse, son band accompagnant les jamaïcains présents ce soir. Andrew Tosh fait son entrée avec le poignant morceau « Igziabeher (Let Jah Be Praised) ». Moment mystique et stupéfiant : il a vraiment la voix de son père. En fermant les yeux, on pourrait presque voyager trente ans en arrière. Il interprète avec brio les grands morceaux de celui-ci ainsi que des nouveaux dont il est l’auteur. Un peu plus d’une heure sur scène et c’est la venue de la tête d’affiche tant attendue : le grand Michael Rose, qui depuis Black Uhuru, n’a pas faibli musicalement. Il sait toujours envoûter son public que ce soit avec les grands titres de l’époque tels que « Sinsemilia » ou « Shine Eye Girl », ou les plus récents « Shoot Out » ou « Mr Collie ». Michael Rose a su suivre l’évolution du reggae, traverser le temps et s’y adapter pour laisser son empreinte indélébile dans l’histoire de cette musique. Le public est ravi de ce voyage. Il est plus d’une heure du matin, Michael Rose achève sa prestation pour céder la place aux sets sound system. En expert du micro, Smocky emmène avec lui le public pour cette nouvelle session. Pour commencer, Dynamq « The Sudanese Child » backé par Irie Crew. Le chanteur est un enfant du reggae originaire du Soudan qui s’inscrit dans la vague nu-roots de ces dernières années. Il interprète notamment les deux singles qui l’ont fait connaître en sound system et sur les mixtapes « Nobody » et « Inner City War » ainsi que son nouveau single « Mama Africa », frissons garantis. Un moment unique qu’il ne fallait pas rater. C’est au tour d’Original Uman, artiste belge originaire de Bruxelles, vétéran du reggae music depuis plus de vingt ans. Malgré des périodes moins fastes que d’autres, ce soldat est toujours là armé de son micro pour mener le combat, comme en témoigne ses titres « L’habit Ne Fait Pas Le Moine» ou « La Danse Du Serpent ». Lui succède Little Dany, chanteur parisien également depuis longtemps dans le circuit qui ravit les massives avec son titre « Faya ». Et pour finir, Jawed, M.C. hip-hop lorrain. 3h du matin, la soirée touche à sa fin. Les spectateurs encore nombreux quittent doucement les lieux. Cela ne fait aucun doute, les bonnes vibrations ont été de la partie durant toute la soirée. 

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #13 - août/septembre 2010)

mardi 8 février 2011

La Nuit du Reggae (29 mai 2010 - Rider's Park - Messancy)

Pour clore un mois de mai riche en évènements de taille en matière de reggae music, le Rider’s Park, Racine A.S.B.L., Melting Pot et Irie Crew s’unissaient pour nous proposer une soirée mémorable avant la venue de l’été. Intitulée La Nuit Du Reggae, celle-ci était l’occasion de mettre à l’honneur toute la diversité que cette musique implique : entre concerts et sound systems, artistes jamaïcains, français, belge et même africain. A l’affiche, de quoi donner envie de danser : Michael Rose, Andrew Tosh, RasItes mais aussi Original Uman et Dynamq ainsi que les sound systems Irie Crew et Green Spirit. Comme si cela ne suffisait pas, plusieurs invités de dernière minute : Little Dany accompagné du Digital Sound de Paris ainsi que Jawed. Ouverture des portes à 18h pour plusieurs heures de bonnes vibrations.
Pour l’occasion, le Rider’s Park était ouvert dans sa grande configuration pour accueillir au mieux les massives - avec la particularité du lieu d’avoir une scène haut perchée qui permet une grande visibilité quelque soit l’emplacement choisi. Irie Crew au contrôle comme ils savent si bien le faire. Roots et nu-roots se chevauchent, ça annonce bien la couleur. Le public répond présent à l’appel de la première édition de cet évènement et emplit les lieux sans attendre. Il est à peine plus de 22h30. La session sound system laisse place aux concerts et c’est tout doucement que le public se laisse entraîner dans le live. Introduction des plus enthousiasmantes, le RasItes Band prend la relève. Ce groupe anglais composé de quatre musiciens a cette particularité de former un véritable band à l’image de leurs prédécesseurs que peuvent être Steel Pusle ou encore Aswad. Et ce n’est pas le talent qui leur manque. Second invité et non des moindres, la progéniture de l’un des plus grands artistes ayant côtoyé de près l’indétrônable Bob Marley, Andrew Tosh, le fils de Peter Tosh ! Le chanteur de RasItes lui cède le micro pour ne se consacrer à partir de maintenant qu’à sa basse car en plus de leur prestation scénique, les anglais sont également là pour accompagner les jamaïcains présents ce soir. Andrew Tosh fait son entrée avec le poignant morceau « Igziabeher (Let Jah Be Praised) ». Moment mystique et stupéfiant : il a vraiment la voix de son père. En fermant les yeux, on pourrait presque voyager trente ans en arrière. Il interprète avec brio les grands morceaux de celui-ci ainsi que des nouveaux dont il est l’auteur. Un peu plus d’une heure sur scène et c’est la venue de la tête d’affiche tant attendue : le grand Michael Rose, qui depuis Black Uhuru, n’a pas faibli musicalement. Il sait toujours envoûter son public que ce soit en interprétant les grands titres de l’époque tels que « Sinsemilia » ou « Shine Eye Girl » ou les plus récents comme les prenants « Shoot Out » ou « Mr Collie ». Michael Rose a su suivre l’évolution du reggae au fil des années et s’y adapter pour trouver toujours sa place. Il a su traverser le temps et laisser son empreinte indélébile dans l’histoire de cette musique. Le public est ravi de ce voyage. Il est plus d’une heure du matin, Michael Rose achève sa prestation pour laisser maintenant place aux sets sound system. En expert du micro, Smocky emmène avec lui le public pour cette nouvelle session musicale. Pour commencer, Dynamq « The Sudanese Child » backé par Irie Crew. Comme son nom l’indique, Dynamq est un enfant du reggae originaire du Soudan et qui s’inscrit dans la vague nu-roots de ces dernières années. Ils interprètent notamment les deux singles qui l’ont fait connaître en sound system et sur les mixtapes « Nobody » et « Inner City War », frissons garantis. Un moment unique qu’il ne fallait pas rater. Il chante également son nouveau titre intitulé « Mama Africa ». C’est au tour d’Original Uman, artiste belge originaire de Bruxelles, vétéran du reggae music depuis plus de vingt ans, accompagné pour l’occasion de son sélecteur. Malgré des périodes moins fastes que d’autres, le soldat est toujours là armé de son micro pour mener le combat. Il use de ses lyrics pour remercier le public présent d’être ici chez lui en Belgique. Lui succède Little Dany, chanteur parisien également depuis longtemps dans le circuit qui ravit notamment les massives avec son titre « Faya ». Et pour finir, Jawed, M.C. hip-hop lorrain à découvrir. 3h du matin, la soirée touche à sa fin. Les spectateurs encore nombreux quittent doucement les lieux. Cela ne fait aucun doute, les bonnes vibrations ont été de la partie durant toute la soirée. Le public sera de retour l’an prochain pour la seconde édition de La Nuit Du Reggae !
Merci aux organisateurs, aux artistes, au public présents. Rendez-vous l’an prochain. Avant ça, évènement immanquable le 25 juin prochain au Rider’s Park également, la venue du groupe T.O.K. « the world’s greatest dancehall super group », du très lourd ! Soyez au rendez-vous !

Simba

   
(pour Reggae-Est)