Affichage des articles dont le libellé est Naaman. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Naaman. Afficher tous les articles

vendredi 15 juillet 2016

Naâman - Rays Of Resistance (SoulBeats Records)

Naâman est certainement l’artiste français à avoir connu l’ascension la plus fulgurante au cours de ces dernières années. Loin de se douter au départ que son Deep Rockers provoquerait un engouement général, qui a fait parcourir des kilomètres sans fin à ses désormais incontournables skanking shoes, le jeune normand allait forcément être attendu au tournant pour son second opus. Celui-ci s’intitule Rays of Resistance, sorti en octobre dernier chez SoulBeats Records. Ceux qui l’ont déjà écouté savent que ces quatorze morceaux vont continuer de faire danser les foules sans avoir besoin d’argumenter davantage, la musique parlant d’elle-même. C’est encore en compagnie de Fatbabs qu’a été réalisé ce nouvel opus, enregistré en famille à Paris avec le Deep Rockers Crew. Décidément, ces deux-là sont sur la même longueur d’ondes et ont trouvé la bonne équipe pour les accompagner. Leur maturité musicale en fait oublier leur jeune âge. L’osmose est tellement évidente, qu’à chaque coup, la voix, le flow se déroulent instinctivement sur les lignes instrumentales, souvent entraînantes dès les premières notes (« Outta Road », « Big and Bad »…), ou posées et touchantes (« My Days », « Hopeful World »…). Les arrangements finissent de leur donner la bonne température et les textes ne manquent pas non plus de raviver la flamme. Voilà un album qui rayonne d’énergie positive et chaleureuse d’un bout à l’autre. Rays of Resistance risque de tourner pendant un bon moment !

Simba

vendredi 27 mai 2016

Naâman - Resistance

Avec son Deep Rockers, Naâman a conquis les foules en un rien de temps. Un nouvel album, Rays of Resistance, est disponible depuis le 30 octobre chez SoulBeats Records. Rencontre avec le chanteur, pour faire le bilan de ce premier essai et nous présenter sa suite, alors qu’il se ressource en terre hindoue.

Bonjour Naâman, s’il est temps de parler de ton nouvel album Rays of Resistance, que retiens-tu de 2015 ?
2015 a été une année particulièrement marquante pour moi, puisqu’elle a commencé par un recentrage, grâce à mes voyages au Népal, en Inde, puis au Liban, suivi d’un break de trois semaines en Jamaïque, où j’ai écrit la majeure partie de mon album Rays of Resistance. Sont venus ensuite les deux mois d’enregistrement au studio Haxo à Paris, puis la tournée estivale et la sortie de l’album. Nous avons eu la chance de jouer à de magnifiques festivals, les Francofolies de la Rochelle ou encore le Rototom Sunsplash à Benicassim, en Espagne… La tournée d’automne a été marquée par les terribles évènements du 13 novembre, qui nous ont tous profondément touchés… Au delà de la blessure, mon équipe et moi-même avons, à ce moment-là, pris réellement conscience du pouvoir de la musique et de son message d’amour. Nous sommes davantage soudés, c’est une raison supplémentaire de s’accrocher et continuer.

Que s’est-il passé depuis Deep Rockers Back A Yard ?
Depuis la sortie de l’album Back A Yard, il y a eu des concerts un peu partout, du Canada à la Chine, en passant par la Russie et la Nouvelle Calédonie… J’ai aussi fait plusieurs allers-retours en Jamaïque, où j’ai donné quelques lives avec des musiciens locaux. J’y ai d’ailleurs rencontré Massy et Triple avec qui on a enregistré l’EP Know Yourself. Ce projet a été l’occasion, pour notre association 1001prods, de créer le label Big Scoop Records, géré par Fatbabs, Peter LB et moi-même. Tout ce qui s’est passé ces trois dernières années a été l’occasion de renforcer nos liens, synchroniser et perfectionner le travail. Aujourd’hui, tout va pour le mieux, c’est un immense plaisir de travailler avec ceux qu’on aime !

Quand as-tu commencé à bosser sur ton album Rays of Resistance ?
Le travail démarre toujours avant qu’on s’en rende compte… Par exemple, le morceau « Karma » a été écrit sur la route en tournée, il y a au moins deux ans… « Garden of Destiny », avec Massy et Triple, date de l’été 2014, tout comme « My Days » avec Soom T… On a vraiment commencé à parler d’album avant que je parte au Népal en novembre. Fatbabs avait déjà des tas d’idées de riddims et les a travaillés avec les musiciens jusqu’à mon retour en France en mars 2015. C’est là que nous sommes entrés en studio et que nous avons débuté les enregistrements.

Comment présentes-tu ce nouveau projet ?
Cet album est un mélange de plein d’influences, les styles sont très variés. Nous nous sommes permis d’aller au fond des choses, sans trop se soucier de la durée ou de l’homogénéité. Sa particularité, c’est ce mélange de soul, reggae, hip hop, parfois blues, dans une énergie consciente et positive. 

Es-tu retourné en Jamaïque pour les enregistrements ? Avec qui as-tu travaillé ?
Nous avons choisi d’enregistrer l’album à Paris. Le premier ayant été fait à Kingston, nous nous sommes dit que ce serait bien de faire celui-ci 100% maison avec le Deep Rockers crew. Nous avons donc investi les studios Haxo, avec nos collègues Exl et Vinz, qui avaient déjà travaillé sur Back A Yard et Know Yourself en tant qu’ingénieurs. Pour le mastering, nous avons fait ça à La Source avec Jean-Pierre Chalbos. Nous avons eu le plaisir de travailler avec les choristes de Groundation, Kim et Sherida, qui ont fait un travail incroyable sur plusieurs titres. Je pense aussi à mon ami et artiste Adil Smaali qui a magnifié le morceau « Hopeful World » par sa prestation.

Tu es toujours accompagné de ton acolyte Fatbabs ! Vos envies musicales évoluent-elles dans le même sens ?
Fatbabs est le bras droit, on roule ensemble. Nos envies et goûts musicaux évoluent dans le même sens. Même si on n’a pas les mêmes influences, on aime les mêmes choses. Différentes racines, un seul arbre !

Que signifie pour toi le titre Rays of Resistance ?
Le mot « rays » fait référence à cette flamme intérieure qui brûle en chacun de nous. C’est en se reconnectant avec soi-même, avec son essence, que l’on peut se délester de ce qui nous empêche de briller. C’est de là que peut naitre la vraie « résistance », celle qui fait que l’amour reste vainqueur malgré le tumulte de nos émotions. Un homme libre est apte à penser consciencieusement et à mettre en place des solutions alternatives accessibles à tous, ce qui amènera à un éveil de la population et, qui sait, peut être à une réécriture de la constitution par le peuple pour le peuple ! Rays of Resistance est un appel à l’éveil, mêlé de vibes positives et de textes conscients.

Quelles ont été tes sources d’inspiration pour écrire les morceaux de cet album ?
Je m’inspire de tout ce qui m’entoure : les gens rencontrés, les paysages parcourus, les événements passés et les émotions traversées… J’ai une grande foi en l’humanité et c’est elle qui me donne l’envie d’écrire et de chanter. C’est elle qui est à la base de tous mes textes, diluée parmi les différents thèmes abordés. Il m’est aussi arrivé certaines choses ces dernières années qui ont poussé ma réflexion et alerté davantage ma conscience. Cette recherche de vérité, cette spiritualité, est ma principale source d’inspiration, aussi bien dans la vie que dans ma musique.

Quelle est l’histoire du morceau d’ouverture « Resistance » ?
Quand j’ai quitté la France en novembre 2014, l’assassinat du jeune manifestant Rémy Fraisse par les forces de l’ordre m’a profondément touché. Comment un jeune français faisant entendre sa voix chez lui pour protéger l’environnement ou quoique ce soit d’autre peut-il se faire tuer par son propre gouvernement ? Qui décide de nos vies ?... A mon retour, peu après les attentats de Charlie Hebdo, toute une trainée politique s’était réunie hypocritement pour la liberté d’expression. Le contraste a été fort et a fait monter en moi un sentiment de révolte face à leur manipulation aussi grossière qu’insultante. Jusqu’à quand va-t-on laisser une poignée de voleurs et d’assassins décider du sort de nos vies ? Les temps changent, les gens comprennent, et les nouvelles générations seront de plus en plus décidées à reprendre le contrôle du pays, trop longtemps laissé à une minorité malintentionnée… 

Y a-t-il un titre qui a été plus difficile à finaliser que les autres ?
« Pop Dem Bubble » a été pour moi le morceau le plus difficile à finaliser, car il ressemble beaucoup à ce qu’on a fait sur Back A Yard. J’ai du mal à trouver l’inspiration quand je tourne autour d’un même style. J’ai presque eu l’impression de travailler sur un deuxième « Skanking Shoes » !

Quelques mots à propos des invités qu’on trouve sur cet album : Nemir, Soom T, Massy The Creator & Triple…
Tous les invités sont des artistes dont nous apprécions le travail. Soom T, Massy et Triple sont des amis. Le côté humain est primordial, on obtient toujours un meilleurs rendu en travaillant avec des gens qu’on apprécie ! Nous avons emmené Soom T dans un univers différent de ce qu’elle fait d’habitude en l’invitant sur le morceau « My Days ». Nemir nous a fait le plaisir de participer au titre « Those Rays ». C’est un excellent artiste, dont on attend l’album avec impatience !

La tournée de Rays of Resistance a démarré quelques jours après sa sortie. Y a-t-il encore beaucoup de concerts au programme ?
La tournée va continuer jusqu’en octobre probablement. Il y aura encore beaucoup de dates, de festivals, en France et à l’étranger. Toute l’équipe est très motivée !

Comment avez-vous travaillé le nouveau show ?
C’est la première fois que mes musiciens jouent vraiment leur album sur scène, on l’a donc préparé avec plus de connaissance, d’amour et d’investissement. C’était aussi l’occasion pour nous de jouer des styles plus variés. Avoir un show de presque deux heures permet d’aller plus loin dans la musique. On est tous plutôt jeune dans le métier et c’est intéressant de voir la progression, les idées naissantes et les nouvelles possibilités. Mike, de Sinsemilia, nous file toujours un coup de main pour la mise en place du live. C’est un ami et une excellente référence dans d’innombrables domaines !

Pour finir, qu’écoutes-tu en ce moment ?
Mon petit frère a remis la main sur un vieux disque dur que j’avais adolescent ! J’écoute donc une playlist, aussi variée qu’interminable, de vieux roots, qui accompagne parfaitement l’écriture du prochain album, posé dans un backyard au sud de l’Inde !

Quels sont tes plans pour 2016 ?
2016 sera une année chargée de concerts, d’écriture et de composition. Mes plans sont de garder l’équilibre, alimenter la flamme… La suite vient toujours toute seule…

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #46 - février/mars 2016)

mardi 13 août 2013

Naaman - Grandeur d'âme

Révélation des Victoires du Reggae 2013, Naâman est l’un des artistes émergents les plus prometteurs de la bouillonnante scène hexagonale. Le 4 juin sera disponible Deep Rockers, Back A Yard, réédition de sa première mixtape concoctée avec Fatbabs dans une nouvelle version enregistrée au Studio Harry J de Kingston, avec Sam Clayton, Stephen Stewart, Sly Dunbar, Daniel « Axeman » Thompson, Dalton Browne… Ca valait bien une rencontre.

Bonjour Naâman, peux-tu te présenter en quelques mots…
Je suis Naâman, auteur et chanteur reggae/hip-hop de 23 ans, originaire de Dieppe en Normandie. J'ai découvert la musique un peu avant l'adolescence avec Bob Marley, et je pense qu'elle est aujourd'hui un des principaux vecteurs d'émotion, d'idée ou de valeur, au-delà de l'entertainment. C'est pourquoi je m'efforce d'y mettre ce qu'il y a de meilleur en moi.

D’où vient ton nom d’artiste ?
Mes parents m'ont élevé et sensibilisé à la religion catholique. J'ai grandi avec, autour de moi, des gens cultivant ou cherchant leur spiritualité, et aussi rencontré certains qui savaient comment rendre cette spiritualité accessible, voire indispensable. Naâman vient de la Bible, c'est le nom d'un commandant qui a été guéri de la lèpre par sa foi. C’est une sorte de parallèle avec ce que la musique a pu m’apporter dans la vie. J’ai choisi ce nom moi-même, ce ne sont pas les gens qui me l’ont donné ! Il aura du sens tant que j'aurai la force d'écrire et de tenir un micro.

A quel moment et dans quelles conditions as-tu commencé à faire de la musique ?
J’ai commencé à jouer de la guitare à l’entrée au collège. Mon père d'abord, puis mon prof d'histoire m'ont appris quelques accords. J'ai ensuite écrit mes premiers textes. A partir de 16 ans, on a monté un sound system, Natural B. Pour moi, ça consistait surtout à prendre le micro en soirée sur des faces B, la meilleure école !

Quand as-tu rencontré Fatbabs ?
Quand j'ai quitté Dieppe pour les études, en 2008. J’ai d'abord rencontré mon riddim maker Incut, avec qui j’ai fait les premiers enregistrements vidéo, « Bandolero », « Name Of Lord »… Le tout début ! Il y avait un milieu hip-hop et reggae bien développé sur Caen. Certaines prods d’un ami commun, Madtom, un MC caennais, venaient de Fatbabs. On a bien accroché direct, on a fait « Rumours A Gwaan » et on s’est dit pourquoi pas faire une mixtape ensemble. On a fait Deep Rockers en cinq-six mois.

Deep Rockers est sortie en 2012. Comment l’avez-vous enregistrée et réalisée ?
Tout s’est fait en auto-prod avec notre asso 1001ProdsRecords. Fatbabs composait les riddims chez lui et j’allais enregistrer de mon côté, chez Tarantula Studio. On a fait mixer le tout par une connaissance et on l’a sorti comme ça. C’était vraiment le premier travail d’auto-prod, avec un petit mastering, un tout petit budget… Franchement, on ne s’attendait pas à ça ! J'avais quelque chose à présenter, qui avait du sens, un concept… Les gens qui nous soutenaient déjà ont apprécié et fait tourner : on s'est retrouvé à PartyTime, au Reggae Sun Ska 2012…

Deep Rockers, Back A Yard sort le 4 juin. Comment est venue l’idée de ce projet ?
L’idée de base avec le premier opus était de rendre hommage au roots jamaïcain, à Joe Higgs, Delroy Wilson, The Wailers, The Gladiators ou encore Tenor Saw… Et ça s'arrêtait là. La première étincelle de Back A Yard est venue de Soulbeats Records qui, ayant appris mes intentions de voyage vers les Caraïbes, nous a proposés de faire un remix de Deep Rockers en Jamaïque. Au début, je n’étais pas tellement chaud parce que je voulais faire quelque chose de nouveau. Mais le deal a changé… Quand j'étais aux Iles Vierges, j'ai appris que Deep Rockers avait été bien apprécié à Kingston par l'équipe de Stephen Stewart, et qu'ils nous proposaient de retravailler entièrement le projet avec des musiciens légendaires comme Sly, Dalton ou Axeman. Réenregistrer, parfait ! On voulait du neuf, c'était l'occasion. Soulbeats a suivi l'idée et Fatbabs, mon manager Peter et mon cameraman Faya m'ont rejoint en Jamaïque pour le Nouvel An, on a passé une dizaine de jours en studio…

Comment se sont passés les enregistrements au studio Harry J ?
On a été accueillis par Sam Clayton et Stephen Stewart début Janvier. On ne savait pas trop où on allait en fait, mais ça s’est super bien passé ! Tous les musiciens étaient intéressés par le projet. Le découpage des samples de Fatbabs a apporté un truc différent. Il y a eu de très bons moments, presque magiques et d’autres un peu plus compliqués, parce que le business en Jamaïque est omniprésent dans la musique, il faut savoir faire la part des choses… Les gars ont quitté la Jamaïque, je suis resté pour enregistrer quelques voix et je devais partir avec le master final. Je suis parti deux semaines plus tard avec un pré-édit et une promesse de la part de Stephen Stewart. On a reçu un travail riche mais qui ne nous correspondait pas vraiment… On a remis la main à la patte en France, Fatbabs et ExL ont refait un édit, on a enregistré des cuivres, des voix, des chœurs, on a remixé et remasterisé le tout en deux petites semaines seulement !

Y a-t-il des anecdotes jamaïcaines particulières ?
Ouais ! Par exemple, le featuring avec Cutty Ranks. En Jamaïque, on était chez Massy et Joan, du label Dam Rude Records. On squattait le studio Nanook, je faisais des maquettes de voix pour les sessions studio Harry J, sur Burlington Avenue. Il y a beaucoup de passage, Stone love font leur soirée en haut de la rue… Cutty Ranks entre, juste pour dire bonjour. Il a kiffé le riddim, posé un refrain en deux secondes, qu’il a écrit en à peine plus, juste parce qu’il avait envie de le faire ! Ça, c’est la petite anecdote du featuring de l’album. Des anecdotes, il y en a beaucoup…

Quels sont tes projets pour les prochains mois ?
La sortie de l’album va être l’occasion d’une fête au New Morning, le 13 Juin, avec, en première partie, Join Da Tease. On va réaliser un clip d’un des titres de l’album aussi, pour apporter une image à Deep Rockers, Back A Yard. Comme projet, faire cette tournée ! On prévoit aussi deux semaines en août à l’étranger : Deep Rockers, Back A Yard en mode sound system, avec mon DJ Fatbabs. Sinon, ce sera en band tout l’été, septembre et octobre également. Certainement, un petit voyage cet hiver pour partir autre part, enrichir encore la musique. Ce sont vraiment les voyages qui permettent de créer de nouvelles choses. Objectif : trouver une nouvelle destination et mettre le cap !

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #30 - juin/juillet 2013)

lundi 10 décembre 2012

Professor / Naaman / Djebel Sound (05 octobre 2012 - Chez Paulette - Pagney derrière Barine (54))

Le 5 octobre dernier, le lieu indispensable des environs toulois, Chez Paulette, recevait un plateau reggae fort appréciable avec Professor, mené par Harrison Stafford, connu de tous comme le leader du groupe américain Groundation, précédé par Naaman, et Djebel Sound System. Rendez-vous dès 20h pour ces concerts hauts en vibrations.
Ces dernières années, certains s’étaient retrouvés Chez Paulette pour apprécier Pierpoljak, mais les rendez-vous reggae s’y sont faits plutôt rares… La convivialité des lieux en fait un espace incontournable des amateurs de concerts en Lorraine, depuis toujours orienté rock. Quelques détours par d’autres musiques actuelles sont plutôt appréciables.
N’entendez-vous pas autour de vous régulièrement ce nom, Naaman, accompagné d’adjectifs toujours plutôt positifs et flatteurs, attisant la curiosité de découvrir le style que propose ce jeune normand ? Avec Selecta Fatbabs, qui l’accompagne ce soir, ils ont enregistré la mixtape Deep Rockers, qui montre que c’est déjà du sérieux et que ce qu’ils nous réservent pour la suite pourrait bien en étonner plus d’un… Du haut de ses 22 ans, Naaman semble faire l’unanimité de ceux qui ont été initiés à sa musique. La prestation qu’il propose en ouverture de Professor ne fait que confirmer tout le bien entendu. Des vibrations, de l’énergie et le sourire ! Plutôt à l’aise en anglais, Naaman fait rebondir sa voix sur les riddims que lui joue Fatbabs, dont certains sont loin d’être inconnu du public (Revolution/Intercom, I Love, Belly Full…). L’ambiance est hautement chaleureuse et personne ne semble là par hasard.
Petite interlude avec Djebel Sound, qui a toujours de quoi ambiancer pour faire découvrir et apprécier le sound system comme il se doit, avant l’arrivée d’Harrison Stafford et ses musiciens.
Groundation est le groupe le plus populaire de la scène reggae américaine. Chaque album illustre leur grand talent d’instrumentistes et l’âme de ce groupe hors du commun, qui ne peut pas laisser indifférent. Et les convaincus sont on ne peut plus nombreux. Le dernier album Building An Ark n’est pas passé inaperçu pour tous les fidèles, comme avant, entre autres, Upon The Bridge et Each One Teach One. Avec Professor, Harrison Stafford a développé un autre projet plus personnel et sorti, début octobre, l’album Throw Down Your Arms, après Madness l’année passée. Accompagné notamment de Leroy Horsemouth Wallace, magicien de la batterie, les fans ne risquaient pas d’être déçus !
La soirée se termine avec une dernière session sound system jusqu’à la fermeture des lieux. Reggae et dancehall s’alternent, honorant toute la richesse de la musique jamaïcaine.
Excellente soirée, merci Paulette !

Simba