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samedi 13 mai 2017

Danakil (01 avril 2017 - La BAM - Metz)

Le samedi 1er avril dernier, Danakil était en concert à la BAM à Metz pour la tournée de leur cinquième album studio (sans compter les live et les versions dub), La Rue Raisonne, avec Volodia en première partie et même le Chaka Meka sound system, pour accueillir les massives dès l’ouverture des portes avec leur mix reggae-dancehall.
Régulier depuis ses débuts, espaçant chaque album d’environ deux à trois ans, toujours suivi d’une grosse tournée sur tout le territoire, Danakil a vu son public s’agrandir au fur et à mesure, remplir les salles de musiques actuelles et les festivals à sa venue. D’ailleurs, leur précédent passage ici-même remontait à novembre 2014. Cette nouvelle date n’a pas échappé aux fans des premières heures comme aux plus récents qui ont investi les lieux, prêts à voyager dans les productions musicales du groupe de ses dix années. C’est « Le Champ de Roses » qui ouvre la danse. Les singles de La Rue Raisonne sont déjà connus de tous, « Back Again », « 32 Mars », « Mediatox », comme les incontournables « Mon Ile », « Les Vieillards », « Marley »… Le public est conquis par toutes ces bonnes vibrations, fidèles à ce qu’il attendait. La cohésion entre Balik, Natty Jean et leurs musiciens est toujours au rendez-vous et du meilleur effet. Avec un stand Baco Records bien garni, chacun a pu prolonger le plaisir à sa guise, avant de se mettre sur le retour. Pour ceux qui ne souhaitaient pas en rester là, Zion Way Hi-Fi prenait le relais Place des Charrons, dès minuit, avec du reggae-dub dans les enceintes. Ce soir-là, tout était réuni pour que la BAM raisonne !

Simba

vendredi 28 novembre 2014

Danakil / Lord Bitum & Raggadikal Sound (14 novembre 2014 - La BAM - Metz)

Depuis la sortie fin février de leur nouvel album Entre Les Lignes, Danakil a multiplié les concerts un peu partout sur le territoire. A la veille du World A Reggae Music Tour, en compagnie de Yaniss Odua et Protoje, les voilà programmés dans une nouvelle salle de musiques actuelles, La Boîte à Musique ou BAM, à Metz, le vendredi 14 novembre, avec en première partie Lord Bitum et Raggadikal Sound.

C’est toujours un plaisir d’apprendre l’ouverture d’un nouveau lieu dédié aux musiques actuelles, qui puisse donner l’occasion d’y trouver des événements de qualité en matière de reggae. A Metz, la BAM est excentrée, se situant du côté de Borny, mais accessible en bus grâce à la ligne A, et vient compléter les espaces des Trinitaires et de l’Arsenal, situés en centre ville. L’ouverture a eu lieu en septembre dernier et sa capacité pouvant aller jusqu’à 1200 spectateurs promet de réserver de beaux moments.
Pour l’heure, nous avons rendez-vous avec Danakil, ce qui assure une agréable soirée. Pour commencer, Natural Mat se charge de mixer une petite sélection dans le bar de la BAM, avant l’arrivée des artistes. Puisque c’est Lord Bitum en première partie et qu’il est accompagné de Raggadikal Sound, dont il est le fondateur, c’est sur la grande scène qu’on retrouve ensuite Natural Mat, prêt à lui donner le tempo. Le premier album solo de Lord Bitum est sorti il y a quelques mois, produit par 149 Records, et il est tout à l’image du chanteur : varié dans les styles (même si la dominante est plutôt roots), sincère dans ses propos, et très positif. Celui-ci s’intitule Même Pas Mort. Si cette prestation est l’occasion de le présenter au public messin, Lord Bitum n’hésite pas également à jouer d’autres titres, issus de son lourd répertoire.
Vient le tour de Danakil, alors que le public est déjà très chaud et en parfaite condition, ce vendredi soir, tant les lieux sont conviviaux et la musique bonne. Après une courte introduction instrumentale, ils démarrent avec « Poupées Russes », également titre d’ouverture d’Entre Les Lignes. Balik, Natty Jean et les sept musiciens qui composent Danakil sont en forme, souriants et complètement disposés à partager leurs bonnes vibrations sans aucune retenue. On sait que Danakil est un bon groupe de scène et ils le prouvent encore ce soir. Les quatre albums sont représentés, avec : « Mali Mali », « Hypocrites », « Les Signes », « Mahatma », « Ne Touche Pas », « L’Avenir », « Free »,  « Les Champs de Roses », « Deux Vieillards », « Mon Ile »… Et, bien sûr, « Marley », dans une version partiellement acoustique, pour finir le rappel avec le percutant « Le Rêve ». Natty Jean en profite également pour annoncer la venue prochaine d’un nouvel album (le premier, Santa Yalla, est sorti en 2012), avec notamment le titre « On m’a dit », qui en donne un avant-goût plutôt enthousiasmant. Pendant plus d’une heure et demi, on chante et on danse sur les morceaux de Danakil, qu’on connaît par cœur, dans une ambiance réellement chaleureuse : le groupe donne le meilleur de lui-même et le public aussi, les bonnes vibrations font l’unanimité. La semaine suivante, c’est Dub Inc qui est programmé à la BAM. Quant à Danakil, pour les inconditionnels, ils seront de retour dans le secteur en mars à la Kulturfabrik à Esch-sur-Alzette !

Simba

lundi 22 septembre 2014

Danakil - Entre Les Lignes (Baco Records)

En février dernier est sorti le 4ème album studio de Danakil, intitulé Entre Les Lignes. Le temps est passé bien vite depuis Micro Climat en 2006… Dialogues de Sourds (2008) et Echos du Temps (2011), ainsi que les concerts qui ont suivi chacune de ces sorties – sans oublier Echos du Dub (2012) et les Live au Cabaret Sauvage (2009) et à La Cigale (2013) – ont grandement contribué à faire connaître le groupe d’un public toujours plus large et à l’imposer comme un pilier du reggae français actuel. 
Voilà déjà une belle discographie puisque chaque pièce s’est révélée indispensable, démontrant leur talent et un travail appuyé, au niveau des compositions, des textes, des productions, leur permettant de gravir un échelon à chacune d’elle. L’esprit des Danakil est resté le même, gagnant juste en épaisseur, dans le fond comme dans la forme, pour une musique authentique et éveillée. 
C’est sur ce chemin qu’ils ont créé, en 2012, leur propre label, Baco Records, pour produire leurs disques, leurs tournées, et également ceux et celles d’artistes qui ont aussi bien besoin d’une structure indépendante pour encadrer leur projet comme il se doit. Le résultat est là puisque le catalogue se complète peu à peu avec les albums de Natty Jean ou Papa Style, et les tournées gagnent en ampleur, qu’il s’agisse de Danakil eux-mêmes, Yaniss Odua ou même Protoje. Ces trois beaux noms constituent l’affiche du World A Reggae Music Tour qui démarre le 15 novembre, aux alentours de la sortie du nouvel album de Protoje, Ancient Future. Pour plus d’informations, rien de plus simple, rendez-vous sur le site de Baco Records : http://www.bacorecords.fr  
Revenons sur ce fameux quatrième album ! Entre Les Lignes est largement à la hauteur de ce qu’on pouvait attendre de Danakil, après les déjà très convaincants précédents opus. On y reconnaît leur style et leurs sonorités, dans les instruments comme dans les thèmes qui les accompagnent, bien qu’ils explorent de plus en plus de possibilités musicales. Chaque titre a sa propre identité et sa place dans l’ensemble. 
En quelques mois, ils ne se sont pas privés de le mettre en images, avec déjà quatre clips disponibles sur la Toile : « Hypocrites », « Le Rêve », « Ne Touche Pas » et « Mali Mali ». Natty Jean fait maintenant partie intégrante du groupe, ce qui semble couler de source. Après avoir invité sur les précédents opus General Levy, Jah Mason, Winston et Matthew McAnuff ou U-Roy, cette fois, ce sont les Twinkle Brothers qui amènent leur roots sur le titre qui donne son nom à l’album, puis Harrison Stafford fait son entrée sur un « We Drop » intégralement en anglais. L’album se conclut avec « Fool On The Hill », une reprise des Beatles, avant que ne sonne l’ « Outro ». 
Une mention très spéciale à « Mahatma », qui parvient à faire émerger une émotion très poignante, grâce à une mélodie douce et planante, sur laquelle les mots de Balik, qui pourraient être ceux de Ghandi, sont choisis avec une telle justesse que la profondeur globale de cette chanson paraît transcendantale… Il faudrait aussi s’arrêter sur le titre d’ouverture « Poupées Russes », qui amène à nous questionner sur ce que nous ferions si nous vivions une autre vie, ou sur « Les Signes » et sa sincère réflexion sur le déroulement des évènements… 
Le CD en digipack contient un livret complet avec paroles et images, tandis que la version vinyl se présente sous la forme d’un double LP, incluant quelques titres bonus (« Libre et Seul », « Mali Mali » version acoustique, « The Voice » featuring Ky-Mani Marley) et le plaisir de 33 tours d’un rouge à peine translucide dont émane toute la beauté de l’objet. Entre Les Lignes est assurément très réussi, et sur tous les plans !
Cela dit, on ne pourrait pas non plus se passer des précédents albums, ayant chacun leurs perles. Même si le travail d’enregistrement et de production a gagné en qualité au fil des années, rien ne pourra enlever les frissons que donnent les anciens titres, sur disque ou sur scène. Alors, s’il fallait en choisir dix sur toute cette belle discographie – il y a de la matière puisque tout est à garder sur chaque album ! – on citerait spontanément et sans ordre de préférence : « Les Hommes de Paix », « Mahatma », « Les Pages Se Tournent », « Mon Ile », « Le Champs de Roses », « Le Rêve », « Samouraïs de l’Occident », « Dans Nos Villes », « Marley », « La Faille », « A Tes Côtés »… Oops, ça fait déjà onze. C’est dire comme Danakil nous a gâtés depuis qu’ils ont commencé à partager avec nous leur musique et on les en remercie à chaque album !

Simba

Tracklist : 
01. Poupées Russes
02. Mali Mali
03. Le Rêve
04. Hypocrites
05. Entre Les Lignes feat. Twinkle Brothers
06. Les Signes
07. Mahatma
08. Ne Touche Pas
09. L’Or Noir
10. We Drop feat. Harrison Stafford & Marcus Urani from Groundation
11. Larmes d’Or
12. Fool On The Hill
13. Outro
+ bonus tracks (vinyl & digital version)

samedi 29 octobre 2011

NJP - Danakil / Easy Star All Stars / Broussaï / Toguna (07 octobre 2011 - Chapiteau de la Pépinère - Nancy)

Pour la soirée reggae annuelle des NJP, une affiche moins alléchante que certaines précédentes mais qui ravirait notamment les amateurs de reggae francophone avec, au programme, deux groupes français dont on ne cesse d’entendre parler, les incontournables Danakil et, dans la même veine, Broussaï. Mais aussi, les réunionnais de Toguna, et les américains d’Easy Star All Stars, histoire de visiter le reggae dans la diversité des influences. Démarrage dès 20h, le vendredi 7 octobre, au Chapiteau de la Pépinière de Nancy, pour cette longue et bonne soirée musicale annoncée.
C’est à Toguna d’ouvrir, faire découvrir leur son hors du commun, qui n’est autre qu’un mélange de leurs diverses influences et de leur origine réunionnaise, à la fois reggae, folk, soul. Leur deuxième album In Colors, sorti récemment, permet d’apprécier toute l’originalité de ce groupe.
Broussaï leur fait suite. Cette formation française a déjà eu plusieurs occasions de rencontrer le public nancéien, qui était déjà plutôt enthousiaste. Nouvelle scène, nouveau concert, avec l’apport du temps écoulé depuis. Leur live, Rêve d’Evolution (CD/DVD), vient de sortir, attestant de leur parcours. Ils explorent leur discographie et « Le Manège Tourne » n’échappe pas à son public, le groupe tentant d’emmener un maximum de monde dans le mouvement.
22h15, entrée sur scène d’Easy Star All Stars. Certains connaissent, d’autres non. C’est un groupe un peu inclassable. Leur musique traverse le dub, le reggae, le jazz, la soul… Du chant, mais du toast aussi. Easy Star All Stars s’est fait connaître en reprenant des albums de différents genres dans une sauce reggae-dub, Pink Floyd comme Radiohead.
Le meilleur pour la fin, Danakil ! L’un des groupes français les plus fiables, sur album ou sur scène. 10 années de travail qui ont payé. Les salles se remplissent et chacun conseille d’écouter ce groupe au grand talent. On aime ou on n’aime pas leur style, mais ils le font bien. Balik est accompagné de Natty Jean, comme c’était déjà le cas lors de leur venue à L’Autre Canal au mois de mars. C’est avec « L’Avenir » qu’ils ouvrent. Les titres d’Echos Du Temps s’enchaînent, « Quitter Paname », « Free », « Les Pages Se Tournent » revisité en acoustique, « Héritiers Du Sort », « Je Ne Regrette Rien », entrecoupés de quelques uns des précédents « Le Champs De Roses », « Mon Ile », l’incontournable « Marley », introduit par un « Natural Mystic » apprécié. Il est presque 1h et Danakil quitte la scène. C’était trop court. Prestation réussie à laquelle on peut juste reprocher de ne pas avoir davantage fait place aux titres des précédents albums.
Un programme bien sympathique mais qui n’a pas comblé l’espace du Chapiteau. La barre sera certainement placée plus haute l’année prochaine.

Simba


(pour Reggae-Est

vendredi 5 août 2011

Danakil (29 mars 2011 - L'Autre Canal - Nancy)

Mardi 29 mars 2011, L’Autre Canal de Nancy avait l’honneur de recevoir les Franciliens de Danakil. Rendez-vous dès 20h30 pour apprécier en première partie Papa Style & Baldas ouvrant avec du reggae/ska entraînant devant une salle qui s’emplit sans attendre. Avec pour 3ème album Echos du Temps, Danakil démontre une fois de plus son talent, confirmé par le large public que le groupe a su conquérir, amateur de bonnes vibrations et de paroles conscientes. Les sceptiques pourraient bien être enfin convaincus… 21h30, les onze musiciens investissent la scène pour le plus grand plaisir d’un public impatient. Les titres du nouvel album s’enchaînent « Quitter Paname », « L’Avenir », « Obéir » suivis par ceux des précédents « Le Champs De Roses », « Tant Qu’Il Y Aura »…  L’énergie du groupe et la voix de Balik captivent complètement l’assemblée. Danakil propose un medley qui traverse sa discographie et atteste du chemin parcouru depuis ces dix dernières années. Papa Style est invité à les rejoindre sur scène, ainsi que Natty Jean sur les combinaisons présentes sur l’album (« Free » et « Regards Croisés ») ; il présente également deux de ses compositions personnelles, du reggae sénégalais à l’atmosphère chaleureuse. Courte session acoustique et Balik prévient de la fin du concert imminent. Danakil joue « La Route Des Songes », puis « Marley » que chacun connaît par cœur. Annoncé comme le final tant ce classique fait l’unanimité, la salle toute entière craint que les dernières notes ne résonnent, mais le groupe lance « Je Ne Regrette Rien », puis « Héritiers Du Sort » qui clôture définitivement le concert. Dans l’unité, le groupe salue la salle, le sourire aux lèvres. Près de deux heures se sont écoulées, un show parfaitement bien maîtrisé, sans relâchement, empli de rythmiques vibrantes et de textes tutoyant la réalité quotidienne. Aucun doute : les musiciens de Danakil n’ont rien perdu de leur authenticité au fil des années écoulées et portent haut tout le mérite de leur renommée grandissante.

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #18 - juin/juillet 2011)

dimanche 24 avril 2011

Danakil - Echos du Temps (X-Ray Productions)

Après Micro Climat (2006) et Dialogue De Sourd (2008), Echos Du Temps est le 3ème album des parisiens de Danakil. Il réunit 14 titres qui s’inscrivent dans la continuité du style reggae "made in France" que le groupe a développé au cours de ces dix dernières années. Des rythmiques roots accompagnées de textes riches en réflexions et interrogations sur la vie, le monde actuel, abordant des thèmes comme la justice, dénonçant le système ou honorant l’amour. Comme les précédents, cet album ouvre les portes d’un univers relativement homogène pour un voyage entraînant et engagé. La patte de Danakil a de quoi convaincre : une heure de musique parsemée par ci par là de phrases bien pensées dont les mots restent en tête par leur frappante exactitude, avec la voix de Balik qui ne laisse pas indifférent, sur des instrus reggae qui font plier les genoux et rebondir les talons. Pour ce nouvel opus quelques invités, Winston et Matthew Mac Anuff sur « Média », U-Roy sur le fameux titre « Non Je Ne Regrette Rien », et des pointes de sonorités africaines avec le sénégalais Natty Jean. Après plusieurs écoutes, certains morceaux donnent le goût prononcé de les jouer encore, comme « Les Pages Se Tournent » ou « A Tes Côtés ». Danakil est en tournée partout en France depuis le début du mois de mars et jusqu’à mi-avril pour présenter ce nouvel album. Ils ont lancé un principe original qui consiste à se voir offrir Echos Du Temps (édition limitée, spécial tour) pour l’achat d’une place de concert. Même si pour certains la question de la qualité du reggae français n’est pas encore tranchée, un tel album donne du poids à cette scène et confirme la capacité d’apporter une véritable valeur ajoutée à ce courant musical né en Jamaïque. 

Simba

(pour ReggaeMag.fr)

samedi 9 avril 2011

Danakil (29 mars 2011 - L'Autre Canal - Nancy)

Mardi 29 mars 2011, L’Autre Canal avait l’honneur de recevoir les Franciliens de Danakil



Leur précédent passage à Nancy datait de 2009 à l’occasion des NJP et l’année précédente aux 24h de Stan, évènement original qu’ils ont encore en tête, tradition étudiante qui se tient tous les deux ans Place Carrière et qui accueille des chars à l’effigie des écoles de la ville pour une course continue pendant 24 heures où se déroulent quelques concerts gratuits. Un rendez-vous qui réunit des milliers d’étudiants et de nancéiens dans la bonne humeur. Les années sont passées, Danakil a fait du chemin, et c’est la grande salle de L’Autre Canal qui accueille le nouveau concert de ces musiciens français en ascension fulgurante. Une place achetée, un album édition spécial tour offert. En tournée pour leur troisième album, Echos Du Temps, force est de constater que le public s’est fidélisé. Il ne risquait pas de manquer l’occasion d’apprécier les vibrations d’un groupe qui possède le talent et le charisme nécessaires pour redorer le blason du reggae francophone.

Rendez-vous dès 20h30 pour apprécier en première partie Papa Style & Baldas, sympathique groupe reggae/ska introduisant avec entrain devant une salle qui s’emplit sans attendre. Aucun doute que Danakil a su démontrer son talent et conquérir un public amateur de bonnes vibrations et de paroles conscientes. Leur premier album Micro Climat est sorti en 2006 et il contenait déjà des titres remarquables (« Dans Nos Villes », « Mon Ile »). Deux ans plus tard, leur second opus, Dialogue De Sourd, a attiré les projecteurs sur eux avec des morceaux devenus incontournables, notamment « Marley », « Tant qu’Il y Aura » (featuring Jah Mason). Avec Echos Du Temps, attendu au tournant, Danakil persiste et signe. Les sceptiques pourraient bien être enfin convaincus. Toujours dans le même style mais d’un niveau encore supérieur qui a de quoi toucher et donner des frissons. Vers 21h30, les onze musiciens investissent la scène pour le plus grand plaisir d’un public impatient. Pas de perte de temps, les titres du nouvel album s’enchaînent « Quitter Paname », « L’Avenir », « Obéir » suivis par ceux des précédents « Le Champs De Roses », « Tant qu’Il y Aura »… Leur énergie et la voix de Balik conquièrent le public complètement captivé. Danakil traverse sa discographie proposant un medley qui atteste du chemin musical parcouru, invitant Papa Style à les rejoindre sur scène, ainsi que Natty Jean pour les combinaisons présentes sur l’album (« Free » et « Regards Croisés ») ; il jouera également deux de ses compositions personnelles, du reggae sénégalais à l’atmosphère chaleureuse. 
Courte session acoustique et Balik annonce la fin du concert approchant. Le public en veut encore, il n’est pas du tout lassé, bien au contraire ! Ils jouent « La Route Des Songes » puis « Marley » que le public connaît par cœur. La salle toute entière craint que les dernières notes ne résonnent. « Marley » était annoncé comme le final tant il fait l’unanimité, mais ils lancent les premières notes de « Je Ne Regrette Rien » et même de « Héritiers Du Sort » qui clôturera définitivement le concert. Dans l’unité, le groupe salue la salle, le sourire aux lèvres. Quasiment deux heures se sont écoulées, de bonnes vibrations musicales et des textes conscients touchant la réalité. Une seule envie, glisser un de leurs albums dans le lecteur de disques une fois rentré chez soi. Un concert de reggae français de haut niveau comme on aimerait en voir plus souvent dans nos salles !

Big up & maximum respect !

Simba