Affichage des articles dont le libellé est Stand High Patrol. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Stand High Patrol. Afficher tous les articles

samedi 20 juillet 2019

Marina P & Stand High Patrol - Summer On Mars (Stand High Records/Differ-ant)

On sait que chaque album de Stand High Patrol est une réussite. Indispensable et intemporel à coup sûr. Si on est déjà accro à la voix de Pupajim et qu’on espère toujours l’annonce d’un nouveau projet où apprécier son timbre et son flow si addictifs, l’idée d’une collaboration du combo avec la chanteuse Marina P avait de quoi nous séduire. Leur musique a cette richesse de révéler toujours de multiples degrés. Concentrez-vous sur chaque mot, chaque son, ou les deux, le voyage nécessite de répéter l’expérience à souhait. Rien de primaire, ni terre-à-terre, impossible de se contenter d’un seul style, un seul genre. Summer On Mars est de la même envergure que les précédents albums de SHP. Quand on pense que Pupajim a composé les instrumentales sur mesure pour les voix de Marina, on comprend pourquoi chaque morceau semble si parfaitement sculpté. Si le dub et l’électro ont la part belle (« Atmosphere », « Landlord », « Fragile », « Raw Lines »…), hip-hop et reggae ne sont jamais très loin (« Dreamcatcher », « Summer On Mars », « Rosetta »). Trente minutes suffisent à cette excursion pour nous transporter en toute délicatesse et nous faire quitter terre… Vivement recommandé !

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine n°65 - avril/mai 2019)

samedi 29 juin 2019

Marina P & Stand High Patrol

Le nouvel album de Marina P, Summer On Mars, a été entièrement réalisé avec les quatre mousquetaires de Stand High Patrol. Sorti le 9 novembre dernier en CD, vinyle et digital, voilà un opus qui allie parfaitement tous les talents de la chanteuse à ceux des maîtres incontestables du dubadub.
Depuis la sortie de My Homeys en novembre 2013, Marina P a continué à bosser avec Mungo’s Hi-Fi, tout en faisant de nouvelles rencontres des plus appropriées, avec Blundetto, ManuDigital ou encore L’Entourloop… Sans oublier que le label Homeys Records a honoré d’autres sorties, dont la dernière en date, l’EP Bite The Dust avec les productions de KSD. La composition des morceaux de Summer On Mars a commencé à l’été 2017, hormis « Rosetta » qui avait déjà été joué en sound system et mis dans la boîte, seul titre véritablement reggae du disque, l’instrumental est différent de sa version initiale. C’est Pupajim qui a composé les instrumentaux des neuf pistes de Summer On Mars. Plutôt que de mettre des paroles sur une musique, le processus a été inversé. Marina a écrit ses textes sur environ trois mois et a donné les acappellas à Pupajim pour qu’il compose les instrumentaux sur mesure pour chaque. En totale confiance puisqu’ils se connaissent depuis plus de dix ans et qu’elle apprécie particulièrement l’indépendance et l’audace créative de SHP, toute la surprise a été de découvrir dans quel décor musical sa voix allait prendre place. L’idée d’une collaboration sur tout un projet remonte à leur concert aux Vieilles Charrues en 2015 !
Si Pupajim s’est occupé des compositions, l’ensemble a été mixé par Rootystep et Mac Gyver, respectivement sélecteur et opérateur de SHP, à Nantes avec Claude Bidima. Merry, leur trompettiste, a aussi participé à la composition du morceau « Spring Rain » sur lequel il joue, et Kazy Usclef, qui a réalisé toutes les pochettes de SHP depuis la première, a illustré cet album à travers une peinture, après avoir écouté les morceaux et discuté avec les protagonistes.
« Summer on Mars est un beau titre esthétiquement à mes oreilles. Il évoque aussi la découverte de gouttes d’eau sur Mars et donc la possibilité de vie sur cette planète. En réalité, le texte du titre éponyme raconte la folie des humains dans leur conquête de l'espace… C’est quelque chose que je trouve à la fois fascinant et inquiétant ! » Les artistes ont eu envie de parler de sujets un peu atypiques, comme l’histoire de la sonde Rosetta et l'incroyable accélération des découvertes astronomiques de ces dernières années. « Les paroles des chansons sont à la fois intimes et universelles. La lecture qu’on peut en faire est multiple, mais on y retrouve des thèmes qui nous sont chers : la fragilité de l’humain à différentes échelles, un certain regard sur la nature et sur notre place dans cet équilibre, l’observation des différents systèmes qui régissent notre existence… »
Une dizaine de dates sont déjà confirmées dans les prochains mois pour Marina P et SHP. Lors de leur résidence à La Sirène à La Rochelle en décembre, ils ont mis au point un show riche en vibrations sans Pupajim, qui fait le pont entre l’album et ce que SHP a l’habitude de proposer en DJ set. Celui-ci incorpore des plages de dub, des trompettes, et beaucoup d’autres choses à découvrir bientôt en exclusivité… Embarquement imminent, destination Mars !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine n°65 - avril/mai 2019)

mardi 2 octobre 2012

Stand High Patrol

Une dizaine d’années en arrière, alors qu’ils commencent chacun à collectionner les disques et à s’intéresser à l’univers des sound systems, Rootystep et MacGyver se rencontrent en Bretagne, à l’époque du lycée, peu avant de faire la connaissance de Pupa Jim par l’entremise d’une amie commune. Ensemble, ils forment Stand High Patrol, puis Stand High Records, explorant leur style original, le dub-a-dub.
Larges sont leurs influences, qui vont du hip-hop et de la scène dub UK des années 1990 au reggae digital de la décennie précédente, en passant par le dubstep deep, la booty bass, la trip-hop de Brixton…, soit tout ce qui touche à la scène bass music. Cet éclectisme a donné naissance à un style à part entière, le dub-a-dub, terme utilisé par Tena Stelin dans l’un de leur dubplate et qui qualifie à la perfection la patte Stand High. En 2009, ils créent le label Stand High Records pour sortir les morceaux qu’ils apprécient le plus jouer en live. « Des riddims assez minimaux dans le style, construits sur le mode des beats hip-hop pour pouvoir être dubbés en live. Le sound system est pour nous le véritable laboratoire d’expérimentation de nos futures sorties », souligne Rootystep. Deux maxis, un album, un single, et des titres en vente digitale, dont le bilan est déjà des plus positifs. L’indépendance de gérer leur propre label leur a permis de s’entourer de contacts aux affinités particulières, comme le graphiste Kazyus Key, les distributeurs Patate Records et Musicast… « Avoir son propre label et le diriger soi-même, c’est l’assurance d’un travail fait comme on le souhaite ! » Leur premier album, Midnight Walkers, enregistré principalement à Brest dans le Donjon Studio et sorti au début de cette année, représente tout l’esprit et la diversité de Stand High Patrol, disponible en vinyle, CD et mp3. « Dans sa structure il ressemble pas mal aux albums hip hop des années 90, avec ses interludes. Nous avons essayé de faire un vrai album. A l’heure où la majorité des consommateurs de musique ne sélectionnent qu’un ou deux morceaux pour intégrer à leur playlist, c’est assez compliqué. Il faut l’envisager dans sa globalité… » Quelques dates pour l’été, un maxi prévu pour l’automne, leur propre système de sonorisation à développer… Voilà à quoi la Stand High Family devrait consacrer ses prochains mois.

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #25 - août/septembre 2012)

mardi 5 juin 2012

Stand High Patrol - Midnight Walkers (Dub A Dub/Musicast)

Composé de Rootystep, Mac Gyver et Pupajim, Stand High Patrol s’est fait un nom sur la scène dub européenne ces dix dernières années, avec des singles et maxis remarqués ainsi que de nombreuses scènes, notamment de festivals comme Rototom Sunsplash, Garance Reggae, Télérama Dub, Vieilles Charrues... Leur premier album, Midnight Walkers, enregistré au Donjon Studio à Brest, est disponible depuis fin janvier. Mélange d’anciennes vibrations et des sonorités très actuelles, leur dub-a-dub fait place à la voix de Pupajim en mode rub-a-dub style, qui rappelle parfois l’époque des DJs Tenor Saw ou Eek-A-Mouse, parsemés de ci de là d’influences hip-hop, dans le flow comme la rythmique, et évoluant au fil des pistes vers l’électro-dub, notamment sur les dernières où l’influence reggae disparaît presque totalement. Du dub en toile de fond et de lourdes basses sur l’interlude « Midnight Walkers », de planantes envolées sur « Entertainer », du hip-hop posé sur « Muskateer Sword », du roots sur « A Big Tree »… et ainsi de suite jusqu’au très électro « Automatic Attack ». En 13 pistes et à peine 40 minutes, le voyage musical est progressif et cohérent.  Leur son, qu’ils qualifient de dub-a-dub, plonge dans une atmosphère à part, un peu inclassable, mais clairement intéressante. L’univers digital de Stand High Patrol aime explorer toutes les possibilités que permet le dub. Visiblement, la Stand High Expérience comprend plusieurs agréables destinations, laissez vous donc guider…

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #23 - avril/mai 2012)