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mardi 21 janvier 2014

Yaniss Odua - Moment Idéal (Caan Dun Music)

L’année écoulée a livré de remarquables albums, confirmé certains artistes et révélé d’autres, qui ont chacun entre leurs mains la possibilité de tout écrire et imaginer… Il aurait été difficile de passer à côté de l’album de Yaniss Odua, attendu depuis si longtemps et qui bénéficiait des meilleurs augures. Du cœur et de l’application à l’ouvrage ne pouvait qu’offrir un résultat au-delà de toutes les espérances, et celui-ci porte le nom bien approprié de Moment Idéal… Après Yon Pa Yon, en 2002, sur le feu label Small de Sony Music, et, de fait, largement diffusé, le style et la voix rebondissante du Martiniquais sont arrivés aux oreilles de tous, aussi dans les salles et sur les scènes, où Yaniss n’a jamais manqué de faire dangereusement monter la température ! Puis, on trouvait régulièrement un petit quelque chose à se mettre sous la dent, avec le label Legalize Hits, les sorties de High Tunes et Hits To Hits, des singles, des featurings… Mais l’attente fut longue pour un nouvel album, signé Yaniss Odua, finement pensé, réalisé et ficelé, à l’image de toute l’étendue de son talent. Celle-ci en valait la peine, puisque Moment Idéal a vu le jour en mai dernier et qu’il suffit d’y goûter pour succomber et le placer précieusement dans les indispensables. Avec « Rouge Jaune Vert » servi en apéritif, comptant assurément d’emblée parmi les hymnes reggae de l’hexagone par une implacable unanimité, il y avait de quoi prendre son mal en patience et mettre fin à une éventuelle morosité ambiante. La lecture de l’album démarre, d’ailleurs, avec ce single hit, où Yaniss a saisi le meilleur de la vibration et de l’esprit du reggae, ainsi que les mots justes, pour le partager dans notre langue au plus grand nombre. Pour la suite, Yaniss a exploré tout ce qu’il aime et qu’il sait si bien faire, rythmes roots reggae, hip-hop, thèmes conscients, spirituels, festifs ou lover… Cette fois, c’est lui qui accueille Tiken Jah Fakoly, dix ans après « Y En A Marre », extrait de l’album Françafrique de l’Ivoirien. On retrouve aussi, avec plaisir, le Jamaïcain Richie Spice, sur le réfléchi et posé « Leading Di Youths », et C-Sharp, sur le dynamique « Music Is My Life ». Yaniss sait choisir les mots, que sa voix et son flow habillent à la perfection, notamment quand il s’agit de parler d’amour (« Moment Idéal », « J’remercie Le Ciel »…) ou de nos actes (« Mes Principes », « Laissez Rouler », « Rabat-joie »…). Au fur et à mesure des écoutes, toutes les dimensions de chacune des chansons se dévoilent et prennent leur sens. Dans leur diversité, elles se complètent et se répondent, dans leur simplicité, elles se veulent pertinentes et sincères. Un véritable moment idéal…  

Simba

Tracklist :
01. Rouge jaune vert
02. Rabat-joie
03. Rumbaton feat. Jonathan Racko Contreras
04. Moment idéal
05. Leading di youths feat. Richie Spice
06. Laissez rouler
07. Music is my life feat. C-Sharp
08. Proposé de passer
09. Madinin’Africa feat. Tiken Jah Fakoly & Safiata Condé
10. Mes principes
11. J’remercie le ciel
12. Elle

samedi 26 mars 2011

Yaniss Odua - Caribbean Vibes

Lorsque l’on pense à Yaniss Odua, les titres qui surgissent à l’esprit fusent : de « La Caraïbe » à « Cool Higher » en passant par « Y en a Marre » en featuring avec Tiken Jah Fakoly, on ne se lasse pas de cet artiste incontournable de la scène reggae music.

Après une tournée sound system de plus de six mois, Yaniss Odua revient un peu sur son parcours et nous livre ce qu’il nous réserve pour cette nouvelle année.

Tout d’abord, qu’est-ce qui t’a motivé à faire de la musique ?
Mon cousin. Quand j’étais petit, vers 8 ans, il avait un sound system qui s’appelait Volcanic et moi, je le suivais. Je ne m’imaginais pas forcément sur scène mais j’aimais aller voir ses prestations. C’était en Martinique. J’étais le petit youth derrière lui. C’est ça qui m’a vraiment donné envie. Je me suis retrouvé pour la première fois sur scène un jour où j’étais allé le voir. Il venait de finir son show et il m’a tendu le micro. 

Quels sont les artistes qui t’ont influencé ?
Daddy Irie, Tippa Irie, Papa San, Shabba Ranks. Niveau chanteur, Jacob Miller, Culture ou Lucky Dube.

Comment définirais-tu ta musique ? Rasta ?
Yeah, je suis rasta, oui ! Ma musique c’est une expérience personnelle partagée. J’aime chanter ce que je vis, tout simplement. Le message prime au final, donc si je dois définir ma musique, je dirais reggae kulcha !

Quelques mots sur le premier album qui t’a révélé  « Yon Pa Yon »…
Mon premier album, c’est Little Yaniss, mais au niveau national, ça a été Yon Pa Yon. C’était une très bonne expérience. La rencontre avec le label, ensuite la major company et toute l’équipe qu’il y a autour. Avec une équipe comme ça, j’ai eu droit à une véritable exposition pour cet album.

Alors pourquoi ne pas avoir continué avec Sony ?
Tout simplement parce qu’au moment de la fusion entre Sony Music et BMG, leur label Small a été dissout, avec beaucoup de ses artistes en développement dont je faisais partie.

Ensuite il y a eu la création de Legalize Hits ?
Legalize Hits répondait a une nécessité de se structurer et de pouvoir être autonomes. Ca a été l’union avec Straïka, Matinda et Dalton, des personnes avec qui j’ai eu l’occasion de travailler énormément. On se connaissait déjà bien, on avançait vers les mêmes objectifs musicaux, donc on s’est dit pourquoi ne pas allier les forces. D’abord on a fait High Tunes en 2008, tous ensemble. Puis il y a eu le Hits 2 Hits de Straïka D, après le mien. Ensuite l’album d’Aka Koxx. Chacun d’entre nous a pu apprendre et progresser dans la production. Aujourd’hui, je me concentre justement sur la production de mon prochain album, alors j’ai mis un peu de côté le label pour le moment.

Alors, ton prochain album justement ?
Il avance petit à petit, ça prend forme. Comme c’est de l’autoproduction, ça prend plus de temps. Comme je disais, quand on travaille avec une grosse maison de disque, des équipes, des budgets, ça va beaucoup plus vite. Tandis que là, l’autoproduction, c’est déjà moins de moyens donc ça va moins vite. Mais on a la chance d’être très bien entouré et de bosser avec des personnes extrêmement compétentes, ce qui fait qu’au final, on arrive à travailler dans de très bonnes conditions au point de vue de l’artistique.

Ca se passe où ? En France ?
On alterne entre la France et la Jamaïque pour l’instant. On essaie de le finir pour la rentrée prochaine au plus tard.

Toujours dans le même esprit ?
Beaucoup plus reggae. Quand j’ai commencé à faire de la musique, j’ai commencé à faire du dancehall. C’est beaucoup plus spontané. Ca va bien avec la jeunesse. C’est très… impulsif. On a une idée sur tout ou n’importe quoi, on fait un morceau dancehall. Mais un morceau reggae, il faut vraiment prendre plus de temps, c’est beaucoup plus réfléchi.

Ca signifie que tu es plus conscient maintenant ?
Pas spécialement plus conscient, mais je prends plus le temps de dire les choses. Dans mon show, je fais des anciens morceaux, très dancehall, très rapides, et plus ça va, plus mes morceaux sont posés, plus reggae. J’aime encore faire des morceaux dancehall ou même poser sur des riddims plus éclectiques, mais pour moi, c’est une évolution naturelle. Je pense que plus je vais grandir, plus mes morceaux seront roots. J’espère bien, j’aime bien cette idée !

Toujours en français et créole martiniquais ?
Français, créole, peut-être anglais. Comme c’est un album qu’on travaille sur la Jamaïque aussi, ils nous ont sollicités plusieurs fois pour des morceaux en anglais. Donc on s'est dit pourquoi ne pas essayer d'en faire, que ça pourrait peut-être toucher d'autres personnes si elles peuvent comprendre

Que penses-tu de la scène francophone actuelle ?
Je trouve dommage qu’aujourd’hui la scène francophone ne soit pas prise au sérieux, à part deux-trois éléments qui arrivent à sortir du lot. La musique en général a pris un grand coup dans l’aile. Et comme le reggae n’avait pas spécialement une grande position, ça se voit un peu plus. Ce n’est pas une musique qui a toujours été reconnue à sa juste valeur. C‘est dommage que le grand public, en France, ait laissé mourir le reggae en même temps que Bob Marley, alors que le reggae a continué depuis. Il y a toujours les aficionados, ceux qui aiment le reggae, ceux qui écoutent, qui connaissent vraiment. Mais au niveau du grand public, dès qu’on leur parle reggae, c’est Bob Marley, ils ne connaissent pas beaucoup d’autres artistes…  Jimmy Cliff, Alpha Blondy, maintenant Tiken Jah Fakoly. Mais, ils ne chercheront pas plus loin alors que pourtant, il y a vraiment un panel d’artistes dans le reggae ne serait-ce que caribéens et francophones, sans parler des artistes européens !

Et ton avis sur la scène jamaïcaine ? Beaucoup de dancehall actuellement…
Ouais, beaucoup de dancehall. Mais, ça ne m’étonne pas une fraction de seconde. Il y a un moment pour chaque style musical. Rarement les deux sont au top en même temps. Quand c’est reggae, c’est reggae ; quand c’est dancehall, c’est dancehall. En ce moment, c’est dancehall. Ca ne m’inquiète pas et ça ne m’étonne pas.

As-tu fait des featuring avec des artistes jamaïcains ?
J’en ai fait deux. Un avec Kymani Marley et un autre avec Sugar Minott, paix à son âme… Celui avec Sugar Minott n’est jamais sorti, il est dans ma bibliothèque perso. Avec Kymani Marley, c’était un morceau qu’il avait fait à la base sur son album Adelante. On l’avait mis sur le Hits 2 Hits puisque le principe était de regrouper un peu les morceaux sortis à droite, à gauche depuis 2002 que les gens n’avaient pas forcément. Le prochain sera un véritable album, avec la promotion qui va avec.

Quoi de prévu pour l’année 2011 ?
Pour les prochains mois, on est en tournée live avec E.Sy Kennenga, Maka Jah et Artikal Band. Ca s’appelle Caribbean Tour et ça démarre le 2 mars au Cabaret Sauvage. Ensuite, retour en studio et sortie de l’album, si Dieu veut !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #16 - février/mars 2011) 

samedi 19 février 2011

Yaniss Odua / Irie Crew / Buschwerk (19 novembre 2010 - Le Hublot - Nancy)

Moins de deux mois après la 4ème édition de Flying To Jamaica qui avait reçu au côté d’Irie Crew Serengeti ft. Lady Louise ainsi que Dee Buzz, Cultural Jam Session nous proposait une soirée mettant à l’honneur un artiste antillais que le public nancéien porte dans son cœur : Yaniss Odua ! Après plusieurs passages sur nos terres lorraines - notamment deux soirées encore présentes à l’esprit tant l’ambiance y était massive : version sound system en janvier 2008 à  L’Autre Canal à l’occasion des 4 ans de Irie Crew, et backé par le Faya Soldiers Band en novembre 2009 à La Chapelle des Trinitaires partageant l’affiche avec Straïka D et Aka Koxx -, Yaniss Odua posait à nouveau le pied en Lorraine pour une session sound system menée par Irie Crew. Un petit feedback riche en vibes complété par la venue du sound system allemand Buschwerk. Le rendez-vous était fixé le vendredi 19 novembre au Hublot dès 20h pour cet évènement de haut niveau !
Entrée en matière signée Irie Crew : T-zion et I-nity, ou l’art et la manière de pratiquer le sound system comme il se doit ! Les massives ont répondu à l’appel pour cette nouvelle venue de Yaniss Odua à Nancy. En attendant que l’homme monte sur scène, on se met dans la danse. Irie Crew sait nous proposer des morceaux tout nouveaux du cru 2010 avec Damian marley & Nas, Jah vinci, Vybz kartel, Konshens, Gyptian, Tarrus Riley mais aussi des classiques roots et des incontournables Sizzla, Capleton, Shabba Ranks, Barrington Levy, un gros passage rub-a-dub et un bon tribute à Gregory Isaacs qui nous a quitté récemment. On sirote du punch en passant un agréable moment. Les tunes s’enchaînent et donnent la cadence. La même interrogation commence à poindre dans tous les esprits : mais quand va-t-il monter sur scène ? Ca ne saurait tarder. Peu avant minuit, I-nity annonce le grand moment de la soirée. En route pour Jah Kingdom avec Yaniss Odua ! Il apparaît sur scène, le sourire aux lèvres et plein d’énergie. Le public est ravi, prêt à danser et à chanter sur les morceaux qu’il connaît par cœur. Depuis Yon Pa Yon sorti en 2002, l’album qui l’a révélé et où figuraient les titres-phares « La Caraïbe » et « Mal Au Cœur ». Yaniss a poursuivi son petit bout de chemin. On avait pu le retrouver ensuite sur High Tunes en 2007 au côté de Straïka D et Matinda, puis en 2008 sur le Hits 2 Hits qui lui était consacré. Ce soir, Yaniss Odua est venu apporter un petit peu de tout son parcours au public nancéien. Des vibes reggae, dancehall, conscientes et déterminées, tout ce qu’on aime. « Caribbean Ting », « Qui Est-Ce Qui », « Pas Comme Ca », « Mal Au Cœur »… une vingtaine de riddims chevauchés jusqu’au final avec « La Caraïbe », toujours riche en émotions tant la connexion est générale. Pour finir la soirée, place au sound system allemand Buschwerk pour une sélection nu-roots dancehall tandis que Le Hublot se vide tranquillement. On aurait bien voulu un peu plus de Yaniss Odua mais toutes les bonnes choses ont une fin !
Maximum respect à tous : Yaniss Odua, Irie Crew, Buschwerk, Cultural Jam Session, Le Hublot, la sécurité et tous les massives présents !
Prochain rendez-vous le 22 janvier 2011 à L’Autre Canal : Flying To Jamaica #5 ! Les sound systems Komposti et 4ward Squad ainsi qu’un invité exclusif, Taïro ! Autant dire que Cultural Jam Session sait comment nous rendre accro à sa programmation !

Simba
Reggae City Reporter


mardi 8 février 2011

Yaniss Odua / Straika D / Aka Koxx (14 novembre 2009 - Chapelle des Trinitaires - Metz)

En ce samedi 14 novembre 2009, les Antilles françaises étaient à l’honneur aux Trinitaires à Metz avec un plateau d’artistes au talent confirmé : Yaniss Odua et Straïka D. Pour ouvrir le bal, Aka Koxx, révélation nu-roots 2009. Le tout accompagné par le Faya Soldiers band. Autant dire qu’avec une affiche aussi alléchante, le public a répondu massivement à l’appel.
En première partie, Aka Koxx sait comment donner le rythme et les vibrations. Ce jamaïcain qui réside à Paris depuis plusieurs années déjà vient de sortir son premier album A New Day sur le label Legalize Hits. 100% reggae new roots et esprit positif. On note particulièrement son single « Serious Time » sur le Soprano riddim composé par Bost & Bim. L’homme a l’énergie et la bonne humeur pour emmener le public avec lui.
Entrée en scène du très charismatique Straïka D. On se souvient tous de ses débuts, de l’album Free D.O.M. et des featuring. Aujourd’hui, le travail a payé. L’homme a réussi à se faire un nom dans le reggae français et a de la matière pour convaincre. Vêtu d’une tenue traditionnelle, Straïka arrive sur scène pour nous donner un aperçu de l’ensemble de son parcours, de ce premier album sorti en 2004 au Hits To Hits de 2008. Straïka transmet le message tout en nous faisant danser. Avec des thèmes rastas toujours conscients, il utilise avec subtilité aussi bien le français, le créole que l’anglais. Le dosage est parfait. Le public, comblé, est dans le mouvement.
Et voici le tant attendu Yaniss Odua ! L’un des artistes les plus notables de la scène antillaise à l’heure actuelle, une valeur sûre qui ne cesse de s’imposer. Pour l’occasion, il donne le meilleur de lui-même de « Ça Nous Fait Mal Au Cœur » à « Cool Higher », en passant par « Pas Comme Ça », « Kick It Again » ou « Qui Est-Ce Qui ». Un panel complet de sa carrière et de tous ses talents vocaux. En exclusivité, Aka Koxx est invité à le rejoindre pour nous offrir en direct live leur combinaison « Living In Unity ». Pour finir, le titre que tout le monde attend, celui que le public chante en chœur – car Yaniss Odua fait partie de ses artistes français qui ont su instaurer une hymne reggae - « La Caraïbe ». Union du public, communion totale.
Vers minuit et demi, le concert s’achève. Voilà un spectacle d’artistes français qui donne envie d’en voir davantage et qui montre que le niveau est plus haut qu’il n’y paraît !

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #10 - février/mars 2010)

mercredi 5 janvier 2011

Yaniss Odua & Irie Crew (26 janvier 2008 - L'Autre Canal - Nancy)

Soirée sound system évènement : le sound system nancéien Irie Crew, reconnu internationalement, fête son anniversaire : 4 ans ! 4 années où ils ont su progresser et s’imposer comme une base dans le milieu du sound system. Le travail a payé, ils ont foulé le sol de nombreux pays européens et même bien au-delà notamment les Etats-Unis et la Jamaïque, c’est dire à qui on a affaire. 
Pour leur 4ème anniversaire, ils reviennent à la source, à Nancy, la ville qui les a vu débuter et où les fidèles sont nombreux. Et l’Autre Canal, est un formidable lieu des musiques actuelles pour les recevoir. Pour l’occasion, ils proposent un show de qualité et un invité de taille : Yaniss Odua, artiste reggae-dancehall martiniquais incontournable ! 4 années qu’il n’était pas venu à Nancy où il était très attendu… Cela s’est bien constaté étant donné que la soirée devait se dérouler dans la petite salle de l’Autre Canal mais à la vue du nombre de préventes vendues, le show s’est exporté dans la grande salle. Plus de 700 massives à l’appel ! C’est dire comme cette soirée était de taille… Vous l’avez manqué… bien dommage pour vous, c’était sûrement la soirée reggae de l’année à ne pas manquer ! Séance de rattrapage avec photos et compte-rendu pour les absents au rendez-vous !
Arrivée sur les lieux à 22h. La vibes s’installent. Déjà beaucoup de monde présent et Irie Crew sur scène pour leur donner la vibes. Avec Tzion aux platines, Inity au micro et Fabulous à la sélection. Ils passent du reggae au dancehall tout en douceur avec tous les artistes qui font plaisir. Pour en citer quelques uns : Collie Buddz, Ziggi, Million Stylez, Sean Paul, Sizzla, Tony Rebel, Capleton et j’en passe… Le public est chaud, danse, prend les vibes… Irie Crew est dans la place ! Les adeptes de sound system et les autres se laissent aller et font monter la température… Un peu de patience avant l’arrivée du tant attendu Yaniss Odua, il faut se mettre en jambes parce qu’avec Yaniss, l’énergie est de rigueur… Smocky prend le micro et fait bien réagir le public.
Pour continuer sur cette lancée, Irie Crew invite sur scène Papa Roots, artiste reggae-dancehall nancéien bien connu, souvent présent, qui propose quelques chansons de son répertoire qu’on connaît si bien. C’est un interlude plein de peps qui annonce bien ce qui va suivre !
Allez c’est le moment… Yaniss Odua va mettre le feu à l’Autre Canal ! Ils montent sur scène et le public l’acclame à s’en casser la voix. Yaniss fait savoir comme ça fait longtemps qu’il n’est pas venu, son public lui a manqué… Aucun doute, il a manqué à son public ! Il commence par quelques tunes bien connues de son premier opus Yon Pa Yon avec notamment « Mal Au Cœur », « Une Larme », « Elle Va Partir », « Se Poko Sa »… Entrecoupant celles-ci de tunes hors albums tel que « Qui Est-Ce Qui » et aussi (et surtout) des titres de son nouvel album (au côté de Straika D et Matinda) High Tunes avec notamment « Mister Music ». Yaniss Odua nous emporte, nous fait bouger au gré des rythmes lancés par Irie Crew sur lesquels ils posent aussi bien en français qu’en créole. On ne voit pas le temps passer, on se déhanche, il fait chaud ! Pour le final, Yaniss annonce le morceau que tout le monde attend et bien sûr j’ai nommé « La Caraïbe ». On chante en chœur avec lui, comment y résister ! Le moment est magique ! Le public ne l’oubliera pas. Yaniss rend le micro. Irie Crew prend la relève en proposant le dubplate que Yaniss a enregistré spécialement pour eux du morceau « Mal Au Cœur ». On ne quitte toujours pas le dancefloor, tellement Irie Crew nous accroche avec du bon nu-roots : Jah Cure, Chuck Fender, Anthony B, Tenor Saw… Une dernière petite session dancehall pour les acharnés ! Le final reprend le père du reggae, avec 2 morceaux de Bob Marley (ça fait toujours plaisir)… Il est 1h30, on en demande encore mais il faut quitter les lieux…
Le public en a pris plein les oreilles et ce n’est pas pour lui déplaire, bien au contraire ! Irie Crew s’est imposé ici comme un élément incontournable du milieu sound system et nous avons cette chance qu’ils viennent de Nancy. Tous présents au prochain rendez-vous, n’est-ce pas ! 
De son côté, Yaniss a su combler sans problème ces quelques années d’absence dans notre ville mais le travail fourni est largement à la hauteur de nos espérances. Rendez-vous chez tous les bons disquaires pour ceux qui n’ont pas encore High Tunes chez eux !
Alors merci à tous pour cette soirée magique… à commencer par l’Autre Canal qui n’oublie aucun style de musiques actuelles dans sa programmation. Merci à Irie Crew de nous envoyer des vibes aussi bonnes (continuer comme ça !). Merci à Papa Roots pour son set bien pêchu. Et bien sûr, mille merci à Yaniss Odua pour son talent, pour venir le partager avec nous et pour son côté si humble et si humain ! Bless up !
Prochaine soirée reggae : Max Roméo à l’Autre Canal le 12 février. Venez nombreux, les vibes seront présentes !

Simba
Reggae City Reporter

(pour NancyByNight)