Affichage des articles dont le libellé est reports de concerts (2007-2010). Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est reports de concerts (2007-2010). Afficher tous les articles

dimanche 20 février 2011

JDM d'Hiver - Israel Vibration (04 décembre 2010 - L'Autre Canal - Nancy)

Pour la troisième édition de la version hiver du festival réputé de Lorraine qu’on appelle Le Jardin du Michel, l’équipe de Turbul’lance et L’Autre Canal avaient concocté une programmation variée mêlant reggae, hip-hop et électro. En tête d’affiche, les incontournables jamaïcains d’Israel Vibration venus annoncer la sortie de leur nouvel album intitulé Reggae Knights. Pour compléter le tout : Gérard Baste (ex-Svinkels), The Subs, les lorrains de Dub In VO et Incredible Polo. Démarrage le samedi 4 décembre 2010 dès 20h !
Avec une programmation de la sorte, certitude que L’Autre Canal se remplirait aisément. L’année passée, pour la seconde édition de ce Jardin d’Hiver du Michel, l’équipe nous avait invités à apprécier Babylon Circus, Beat Assaillant ou encore le sound system allemand Higher Level. Distribuée dans les deux salles, la proposition musicale avait eu de quoi satisfaire le public présent. Du coup, nous pouvions nous attendre à une programmation d’envergure au moins égale pour ce nouveau volet. Avec Israel Vibration comme invité de marque, le niveau était annoncé.
Ce sont Incredible Polo et Gérard Baste qui ouvrent le bal. Ca grouille de monde à L’Autre Canal. Bon esprit, il fait froid dehors mais les âmes présentes ont en eux toute la chaleur bienvenue pour partager ensemble un bon moment. 22h30, arrivée des jamaïcains sur scène. Qui se lasserait de les voir et de les revoir encore ! Leur carrière atteste de leur place dans l’histoire du reggae music. Plus de trois décennies et aucun affaiblissement ! Toujours présents à l’appel, toujours présents dans les bacs et toujours armés de leur foi Rastafari ! Bien que, depuis quelques années déjà, les soldats ne soient plus que deux (Skelly et Wiss) à représenter Israel Vibration – Apple ayant préféré poursuivre son chemin musical en solo – cela n’altère en rien ce que propage leur musique. En tournée française et européenne pour la sortie de leur nouvel album Reggae Knights, les deux chanteurs d’Israel Vibration restent fidèles à eux-mêmes, pour notre plus grand plaisir. Mais comment revisiter plus d’une dizaine d’albums et présenter le nouveau en à peine plus d’une heure ? « Cool And Calm », « On The Rock », « The Same Song »… La grande salle de L’Autre Canal est complètement comble, les yeux rivés sur la scène que ce soit des gradins à la fosse. L’énergie est de la partie, on assiste même à du pogo dans la fosse ! Rien à voir avec le dernier passage d’Israel Vibration à L’Autre Canal deux ans auparavant aux côtés d’Anthony B où l’ambiance était restée plus tranquille pendant leur show. Skelly et Wiss clôturent leur set dans une bonne humeur générale. Changement de salle, évolution dans la musique, c’est au tour de Dub In VO d’enflammer le public. Les Lorrains sont également là pour fêter un évènement. Le jour même est marqué par la sortie officielle du split vinyl BreakDown System avec le canadien Dubmatix. L’art du dub n’a pas de frontière ! Un objet inédit à se procurer pour bien passer l’hiver. Le groupe plonge la salle dans un univers cinématographique par la projection d’une intro vidéo (visible sur leur MySpace). Succession de rythmes dub, dnb, dubtep qui met le public en transe et transforme les lieux en un véritable club. Après une heure de set riche en infrabasses, les amateurs ont pu continuer leur parcours en passant par l'espace merchandising afin de se procurer le fameux split vinyl et les t-shirts du groupe. A noter qu’il est possible d’acquérir BreakDown System au Mange Disques de Nancy ainsi qu’à la Fnac, ou en contactant le label DBDC. Dès janvier, il sera également en vente sur CD1D.com. Partout où on regarde, ça foisonne de monde aussi bien dans la salle, les couloirs, près du bar ou au coin fumeur. On vous l’a dit bonne ambiance et convivialité générale. Pour finir, ce sont les belges de The Subs qui prennent possession de la grande salle. De l’électro en guise de conclusion. Même si ça ne peut pas satisfaire tout le monde, peu importe, on en profite jusqu’au bout. Les habitués du dancefloor ont matière à se laisser aller et les autres peuvent continuer de profiter des lieux et de partager de bons moments. 1h30 du matin annonce l’extinction du son, il est temps de quitter L’Autre Canal. Cette soirée est passée bien vite, riches aussi bien en vibrations musicales qu’humaines. On ne manquera pas de garder un œil sur la prochaine édition et même, avant ça, de réserver le premier week-end de juin 2011 qui accueillera la 7ème programmation du Festival du Jardin du Michel à Bulligny. Des premiers noms déjà forts alléchants : Groundation, Raggasonic, Patrice, Chinese Man, Les Ogres de Barback, Beat Torrent, Lexicon… A suivre !
Merci à toute l’équipe !

Simba
Reggae City Reporter


Tiken Jah Fakoly (28 novembre 2010 - L'Autre Canal - Nancy)

Après avoir accueilli en octobre Alpha Blondy à l’occasion des NJP sous le chapiteau bondé de la pépinière de Nancy, novembre faisait place au second grand représentant engagé de Côte d’Ivoire : Tiken Jah Fakoly. L’évènement programmé par Label LN se tenait le dimanche 28 novembre 2010 à L’Autre Canal dès 19h. En première partie, un artiste sénégalais : Doudou Diouf.
Pour ce concert, il s’agissait de maîtriser les horaires. 19h avait été annoncé et il était préférable d’être à l’heure car la montée sur scène de Doudou Diouf s’est faite sans attendre. Ils proposent une session acoustique aux accents reggae et afro-beat mêlés. Le public intéressé par cette découverte est attentif et frappe dans les mains quand le signal est donné. Ce soir, diversité de génération et de culture se côtoient. Petit entracte pendant que les musiciens de Tiken Jah s’installent sur scène. 19h40, voilà le moment d’accueillir l’artiste ! Pour l’occasion, la scène a été décorée au thème du dernier album. Sur le fond, ce sont les mots « Tiken Jah Fakoly – African Revolution » qui vont accompagner le show. Et sur chaque côté de celle-ci, trois drapeaux verticaux dédiés aux grands représentants africains, parmi lesquels Haile Selassie Rastafari. Ceci annonce l’atmosphère du concert qui va suivre. Tiken Jah, comme toujours, est venu délivrer des messages et il serait appréciable que tout le public présent en mesure l’impact. L’homme ne mâche pas ses mots quand il parle de politique et de prise en main du peuple africain. Il commence par « Il Faut Se Lever », « Promesses Bla Bla » puis un titre du dernier album « Sors De Ma Télé ». Les morceaux des différents albums s’enchaînent, notamment « Ouvrez Les Frontières ». On peut se rendre compte que la discographie de Tiken Jah commence à peser, que les spectateurs connaissent les paroles et qu’ils sont sous le charme du charisme de ce représentant africain du reggae. Avec ses musiciens, il propose un medley qui traverse son parcours, ce qui atteste qu’il ne sera malheureusement pas possible de jouer tous les morceaux que chacun voudrait entendre. On passe par « Y en a Marre », « On A Tout Compris », « Quitte Le Pouvoir » « Le Balayeur »… La révolution africaine est là et à en juger par la foule qui habite L’Autre Canal en ce dimanche soir les soldats pourraient être plus nombreux qu’on ne le croit. Comme Tiken Jah a plus d’un tour dans son sac, il poursuit par une session acoustique. Après avoir quitté son ensemble traditionnel, il revient sur scène pour cette nouvelle vibration. Trois morceaux sont joués dans cet esprit dont une formidable version du titre « Plus Rien Ne M’Etonne ». Le public découvre un Tiken Jah qu’il connaît moins. Un interlude juste bien mesuré pour garder connecté le public. Retour des musiciens pour quelques derniers morceaux toniques et profonds : « Political War », « African Revolution »… Deux heures de concert où Tiken Jah a donné tout ce qu’il avait et a été fidèle à lui-même. Si le public est resté relativement calme par rapport à l’intensité du moment, il n’en reste pas moins que l’on peut apprécier l’évolution de la portée de la musique de Tiken Jah Fakoly au fil des années. Les albums et les concerts se sont succédés et l’artiste n’a jamais faibli : Mangercratie (1999), Cours d’Histoire (2000), Françafrique (2002), Coup De Gueule (2004), L’Africain (2007), African Revolution (2010), Live à Paris (2008)… des pièces à avoir dans sa discothèque ! Il est 21h45 lorsque le show s’achève. Un beau moment, tourné vers l’Afrique et du conscient à foison. Pour parfaire le tableau, on aurait pu souhaiter un tout petit plus de chaleur humaine, de mise en avant des musiciens et de sons à la sonorité claquante qui prend aux tripes. Mais ce ne sont que des points de détail qui n’entachent en rien le mystique et le magique qu’ont offert Tiken Jah Fakoly et ses musiciens au public nancéien. Merci à tous !

Simba

(pour ReggaeMag.fr)

samedi 19 février 2011

Yaniss Odua / Irie Crew / Buschwerk (19 novembre 2010 - Le Hublot - Nancy)

Moins de deux mois après la 4ème édition de Flying To Jamaica qui avait reçu au côté d’Irie Crew Serengeti ft. Lady Louise ainsi que Dee Buzz, Cultural Jam Session nous proposait une soirée mettant à l’honneur un artiste antillais que le public nancéien porte dans son cœur : Yaniss Odua ! Après plusieurs passages sur nos terres lorraines - notamment deux soirées encore présentes à l’esprit tant l’ambiance y était massive : version sound system en janvier 2008 à  L’Autre Canal à l’occasion des 4 ans de Irie Crew, et backé par le Faya Soldiers Band en novembre 2009 à La Chapelle des Trinitaires partageant l’affiche avec Straïka D et Aka Koxx -, Yaniss Odua posait à nouveau le pied en Lorraine pour une session sound system menée par Irie Crew. Un petit feedback riche en vibes complété par la venue du sound system allemand Buschwerk. Le rendez-vous était fixé le vendredi 19 novembre au Hublot dès 20h pour cet évènement de haut niveau !
Entrée en matière signée Irie Crew : T-zion et I-nity, ou l’art et la manière de pratiquer le sound system comme il se doit ! Les massives ont répondu à l’appel pour cette nouvelle venue de Yaniss Odua à Nancy. En attendant que l’homme monte sur scène, on se met dans la danse. Irie Crew sait nous proposer des morceaux tout nouveaux du cru 2010 avec Damian marley & Nas, Jah vinci, Vybz kartel, Konshens, Gyptian, Tarrus Riley mais aussi des classiques roots et des incontournables Sizzla, Capleton, Shabba Ranks, Barrington Levy, un gros passage rub-a-dub et un bon tribute à Gregory Isaacs qui nous a quitté récemment. On sirote du punch en passant un agréable moment. Les tunes s’enchaînent et donnent la cadence. La même interrogation commence à poindre dans tous les esprits : mais quand va-t-il monter sur scène ? Ca ne saurait tarder. Peu avant minuit, I-nity annonce le grand moment de la soirée. En route pour Jah Kingdom avec Yaniss Odua ! Il apparaît sur scène, le sourire aux lèvres et plein d’énergie. Le public est ravi, prêt à danser et à chanter sur les morceaux qu’il connaît par cœur. Depuis Yon Pa Yon sorti en 2002, l’album qui l’a révélé et où figuraient les titres-phares « La Caraïbe » et « Mal Au Cœur ». Yaniss a poursuivi son petit bout de chemin. On avait pu le retrouver ensuite sur High Tunes en 2007 au côté de Straïka D et Matinda, puis en 2008 sur le Hits 2 Hits qui lui était consacré. Ce soir, Yaniss Odua est venu apporter un petit peu de tout son parcours au public nancéien. Des vibes reggae, dancehall, conscientes et déterminées, tout ce qu’on aime. « Caribbean Ting », « Qui Est-Ce Qui », « Pas Comme Ca », « Mal Au Cœur »… une vingtaine de riddims chevauchés jusqu’au final avec « La Caraïbe », toujours riche en émotions tant la connexion est générale. Pour finir la soirée, place au sound system allemand Buschwerk pour une sélection nu-roots dancehall tandis que Le Hublot se vide tranquillement. On aurait bien voulu un peu plus de Yaniss Odua mais toutes les bonnes choses ont une fin !
Maximum respect à tous : Yaniss Odua, Irie Crew, Buschwerk, Cultural Jam Session, Le Hublot, la sécurité et tous les massives présents !
Prochain rendez-vous le 22 janvier 2011 à L’Autre Canal : Flying To Jamaica #5 ! Les sound systems Komposti et 4ward Squad ainsi qu’un invité exclusif, Taïro ! Autant dire que Cultural Jam Session sait comment nous rendre accro à sa programmation !

Simba
Reggae City Reporter


Lord Bitum / Raggadikal Sound / Natural Mat (10 novembre 2010 - Le Clou - Nancy)

L’habituel 11 novembre férié se voulait annonciateur d’un long week-end qui méritait d’en profiter un maximum avec de bonnes vibrations. Et pour ne pas en perdre une miette, pourquoi ne pas commencer dès le mercredi 10 novembre au soir ? Pour cela, rien de plus simple ! Depuis plusieurs semaines était annoncée la venue de Lord Bitum accompagné du Raggadikal sound au Clou à Nancy pour démarrer les festivités directement au top niveau. Evènement immanquable et qui se voulait gratuit en plus ! A l’affiche, pour compléter le tout : Natural Mat aux platines. Sound system vibrations au Clou dès 21h !
C’est dans un Clou complètement aménagé pour l’occasion, laissant un maximum d’espace libre pour les nombreux massives attendus ce soir, que le Raggadikal Sound et Natural Mat avaient installé leur sono. Tout était réuni pour apprécier toute l’ampleur de la musique reggae dans un esprit sound system. Un warm up signé Natural Mat mettant à l’honneur le nu-roots (Jah Cure, Fantan Mojah, Morgan Heritage…) après avoir introduit avec un respectueux titre du grand Gregory Isaacs. Le Clou se remplit tranquillement. On boit un verre, on discute, on se laisse porter naturellement par le rythme de la musique. Raggadikal prend la relève, Imanity pour nous servir. On poursuit sur la même lancée. Pourquoi en changer ? Cette direction semble la bonne à la vue des massives présents au Clou qui commencent à se déhancher sérieusement. C’est le moment d’accueillir l’invité de la soirée, celui qu’on attendait avec impatience de voir prendre le micro à Nancy : Lord Bitum ! Lion Gools aux platines pour lui donner le tempo. Qui n’a pas déjà entendu parler de K2R Riddim où Lord Bitum a chanté pendant plusieurs années ? Qui n’a pas déjà apprécié un featuring où il partageait le micro ? Et bien, si ce n’est pas encore fait, le moment est venu. On ne manquera pas de préciser qu’il est toujours possible de se procurer le volume 1 de Lord Bitum & Friends mais aussi de miser sur cet artiste au talent incontestable sur MyMajorCompany : http://www.mymajorcompany.com/Artistes/lordbitum/. Le public nancéien n’avait pas encore eu l’occasion d’apprécier les vibes de Lord Bitum dans sa ville. Ce soir, ce sera chose faite. C’est pourquoi Le Clou a été investi sans attendre. Avec Lord Bitum c’est reggae, ragga, jungle… Pas de limite mais que des good vibes ! Ils enchaînent ses titres, communique avec le public qui lui donne le change. On apprécie « Je Ne Lâcherai Pas l’Affaire », « Bizness », « Fenomenomic »… La température monte au Clou. Et puisque la nuit n’a pas encore touché à sa fin, Lord Bitum quitte le micro pour nous proposer sa sélection aux platines. Reggae et jungle se côtoient. C’est dans un esprit complètement détendu et festif qu’on profite du moment. Echange de vibrations et de sourires ! A quand la prochaine soirée ? Pas d’inquiétude, ça ne saurait tarder et vous serez les premiers informés !
Big up au Clou, à Lord Bitum, à Raggadikal, à Natural Mat et à tous les massives présents pour leur bon esprit qui fait de ces moments des souvenirs mémorables.

Simba
Reggae City Reporter


Mighty Diamonds / Linval Thompson / Tony Nephtali & Band (16 novembre 2010 - Chapelle des Trinitaires - Metz)

Le rendez-vous Reggae Roots de cet automne était planifié pour le mardi 16 novembre à La Chapelle des Trinitaires à Metz. Melting Pot avait mis le paquet pour proposer une affiche alléchante qui comblerait le public mosellan : le mythique trio jamaïcain des Mighty Diamonds ainsi que Linval Thompson. En première partie, place était faite à un groupe local : Tony Nephtali & band. Pas de faux semblant ce soir, du reggae roots à foison pour emplir les lieux de la Chapelle dès l’ouverture des portes à 20h00.
Sans attendre, Tony Nephtali et son band prennent place sur scène, peu après 20h30. Ce groupe lorrain en croissance a tout pour surprendre tant le niveau est maîtrisé. La musique, ils l’ont dans la peau et ça s’entend. Enregistrant actuellement leur premier album que nous devrions pouvoir apprécier au début 2011, ils sont venus ce soir présenter leur musique. Un band remodelé depuis les dernières prestations mais qui n’a rien perdu en qualité musicale, bien au contraire ! On sent bien l’osmose qui en découle et qui permet de mettre en valeur tout le talent pour faire du reggae music qu’ils possèdent. Sans parler de la présence scénique de Tony Nephtali ! C’est armé de ses plus forts messages, de conscientes réflexions qu’il s’adresse ce soir au public messin qui n’a pas manqué de venir tôt pour l’occasion. Avec cette énergie et ce sourire, on ne peut que gagner en espoir et en foi. « Laisse Les Croire », « Trouve », « Mr Le Président », « Notre Père », « Nos Maux »… Nephtali se bat pour un monde meilleur… ça coule de source et on suit le mouvement. Mais le temps passe trop vite, c’est déjà le moment d’annoncer la suite : après une courte pause, c’est Linval Thompson qui monte sur scène accompagné du Handcart Band, qui escorte les jamaïcains présents ce soir. L’homme arpente le reggae music depuis plus d’une trentaine d’années et c’est à croire que rien ne pourra l’arrêter. On avait pu l’apprécier au sein d’Inna De Yard en avril 2009 à L’Autre Canal à Nancy. Le roots, ça le connaît ! On connaît tous son titre « I Love To Smoke Marijuana », incontournable ! La Chapelle presque entièrement comble se détend au rythme du reggae des origines. C’est maintenant au tour des Mighty Diamonds de nous montrer ce qu’ils savent faire. Ces légendes vivantes ne sont plus à présenter. Les années 1970 ont accueilli leurs albums comme des perles qui ne vieilliront jamais. On citera When The Right Time Come, I Need A Roof. Toujours appréciable au fil des années ! Qui n’a pas envie de chanter, de danser sur “Pass The Kutchie” ? Minuit sonne la fin du concert. La Chapelle des Trinitaires se vide dans la bonne humeur, impatiente d’apprécier à nouveau un moment reggae de cette envergure.
Big up à Melting Pot, aux Trinitaires, aux musiciens présents et à tous les massives !

Simba
Reggae City Reporter


Clinton Fearon / Tidacoustyk / Raggadikal (28 octobre 2010 - Le Hublot - Nancy)

Ce n’est pas parce que les vacances pointaient leur nez que Nancy ne devait pas vibrer au son du reggae et faire sortir les amateurs de leur tanière pour l’occasion. L’association Melting Pot, efficace aussi bien dans la régularité que dans la qualité des évènements proposés en Lorraine, nous avait prévu de quoi marquer les vacances de Toussaint d’un sceau vert-jaune-rouge. Reggae roots à l’affiche du Hublot pour ce jeudi 28 octobre 2010 : Clinton Fearon & The Boogie Brown Band ! Mais aussi Tidacoustyk et le Raggadikal sound pour parfaire le programme. Ouverture des portes à 20h30.
Dès l’arrivée sur les lieux, force est de constater que le public n’avait pas manqué de marquer cette date sur son agenda. Très rapidement, les massives investissent Le Hublot, aussi bien à l’intérieur, qu’à l’extérieur. Partout, la douceur et la convivialité règnent ce soir. Pour s’échauffer, le Raggadikal sound est au contrôle. Lord Bitum est venu tout droit de Cergy pour proposer sa sélection aux Nancéiens qui se mettent tranquillement dans l’ambiance. Il est maintenant temps de passer aux choses sérieuses. Du reggae en live vous en voulez ? En voilà ! 
Tony Nephtali se charge d’annoncer à la salle la suite des évènements. Le trio de Tidacoustyk monte sur scène. Chant, guitare, percussion, en toute simplicité. Ils sont venus partager une fois de plus leurs vibes avec le public nancéien. Ce soir est particulier car ils viennent également promotionner la sortie récente de leur premier album Prologue, qui permet d’amener chez soi la fraîcheur de Tidacoustyk. Ils interprètent différents titres « Mama Warria », « Mad'moiselle »… et tout coule de source. Pour en offrir encore davantage, Lord Bitum arrive sur scène et prend le micro aux côtés de Tida pour une combinaison inattendue et exclusive qui ravit les massives.
Nouvelle transition. Les prochains à monter sur scène ne sont autre que le grand Clinton Fearon (ancien membre du groupe incontournable The Gladiators) accompagné du Boogie Brown Band. L’artiste est attendu à Nancy et Le Hublot est là pour en témoigner. Clinton Fearon et ses musiciens savent parfaitement ce que le public est venu chercher ce soir : du pur bon son reggae roots, tout simplement ! Ca tombe bien, cette recette-là ils la maitrisent à la perfection et peuvent la décliner indéfiniment avec toujours autant de saveur. Preuve est faite, Ils ont encore la main ! Le public est complètement chaud. Les titres s’enchaînent et on passe par « Rich Man, Poor Man », « Chatty Chatty Mouth »…. Tout est là pour danser et chanter à souhait. Rien ne les arrête, près de 2h de show ! Ce sont des sourires que l’on retrouve sur les visages de toutes les âmes venues se ressourcer au Hublot ce soir.
Pour laisser tranquillement retomber les vibrations avant l’extinction totale du son, nouvelle session sound system prête à combler les massives qui regorgent encore d’énergie. Raggadikal n’est jamais à court de bonnes vibes. Roots, nu-roots, français… Autant dire qu’en quelques heures à peine les oreilles ont eu de quoi se régaler. 

Simba
Reggae City Reporter


(pour NancyByNight et Reggae-Est)

Fête de la Musique 2010 - scène reggae - Thionville (57)

Pour fêter la musique à sa juste valeur, l’association Melting Pot a pris le soin de nous concocter une scène reggae qui ravira au mieux les adeptes : le jamaïcain Lorenzo accompagné du KGB band, les parisiens des Colocks et deux groupes locaux prometteurs Tony Nephtali & Band et Myal. Probablement le plateau reggae le plus alléchant de tout l’est pour cette fête de la musique ! Début des festivités avec l’arrivée sur scène de Myal. En leur compagnie, retour aux racines, du roots à foison pour ce groupe composé de huit musiciens qui savent toucher à tout en matière d’instruments. Des sons très roots-reggae-dub pour accueillir le public qui investit tranquillement le parc. Changement de plateau, les membres de Tony Nephtali & Band prennent possession de la scène. Retenez leur nom, ce groupe lorrain au talent stupéfiant mis au service du reggae roots, vous en entendrez certainement de plus en plus parler. Puis arrivée sur scène des parisiens du groupe Colocks. Greg au chant accompagné des musiciens qui forment le KGB band. Messages positifs et conscients tout au long de leurs morceaux, la connexion avec le public est totale. Vers 23h, arrivée de la tête d’affiche, le jamaïcain Lorenzo accompagné par les musiciens de Colocks formant le KGB band. Réputé notamment pour ses collaborations avec Irie Ites, le chanteur sait irriguer ce nu-roots dont nous sommes tellement friands. Il arrive sur scène plein d’énergie, prêt à donner le meilleur de lui-même et l’envie de danser. Que demander de plus pour clore cette soirée sans aucune ombre au tableau ! C’est dans un esprit détendu et festif que les amateurs de reggae ont pu partager ensemble leur amour de cette musique et ses valeurs dans un cadre des plus décontractés. 

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #14 - octobre/novembre 2010)

NJP - Alpha Blondy / U-Roy / RIC (08 octobre 2010 - Chapiteau de la Pépinière - Nancy)

Pour cette 37ème édition du célèbre festival nancéien Nancy Jazz Pulsations, comme chaque année, une soirée était dédiée à mettre à l’honneur la musique reggae. Pour ce faire,  l’équipe nous avait prévu une programmation de haut niveau à ces couleurs pour le vendredi 8 octobre 2010. C’est à cette date que le chapiteau accueillerait le plus grand représentant du reggae venu d’Afrique et qu’on ne présente plus : Alpha Blondy ! Pour compléter l’affiche, un jamaïcain habitué des scènes européennes, à l’origine d’un style à part entière, beaucoup copié mais jamais égalé, et dont le nom n’échappe pas à l’histoire du reggae : U Roy ! Et comme si ce n’était pas assez pour combler les massives de Lorraine, la première partie serait confiée au groupe local qui a su créer un reggae hors du commun : R.I.C. (Roots Intention Crew) ! Certainement l’une des plus belles affiches reggae des NJP de ces dernières années, diversité et qualité mêlées. Rendez-vous au chapiteau dès 20h.
Comme à leur habitude, l’équipe des NJP maîtrisait à la perfection les horaires annoncés. Peu après 20h, montée sur scène du groupe lorrain unique en son genre : R.I.C. Depuis près de 10 ans, Ti Bess, Don Roda et Kolyon s’activent à pratiquer la musique à leur sauce et à trouver leurs marques sans faiblir. En mai dernier est sorti leur nouvel et quatrième album Aboriginal qui appuie leur détermination et confirme la voie musicale choisie : du reggae à la R.I.C. C’est d’ailleurs pour présenter ce nouvel opus que nous les retrouvons sur scène ce soir. En à peu près 45 minutes de set, nos trois acolytes interprètent les nouveaux titres qu’ils ont composés. Vêtus de costumes colorés à l’image de leur musique, ils sont venus conquérir le public nancéien. On retrouve tout de même le titre « Petit Homme » tiré du second album Hot Tension sorti en 2006. Avec toute l’énergie qu’ils ont su amener, nul doute que le public est mis dans l’ambiance et peut s’affirmer fin prêt pour la suite des festivités.
Vers 21h, c’est au jamaïcain U-Roy de faire son entrée sur scène. Attendu par de nombreux amoureux du reggae, du roots à l’honneur ce soir. Actif depuis le début des années 1960, U Roy fait partie des increvables que rien ou presque ne pourra empêcher de monter sur scène. C’est au milieu des années 1970 que sortent ses albums phares (Natty Rebel ou Burning Babylon) mais au fil des décennies, le chanteur n’a cessé d’imposer son nom. Le chapiteau complètement comble apprécie ses vibrations roots et c’est dans une ambiance des plus détendues et positives que le public partage l’évènement. Mélange des générations et des origines en guise de signe attestant de l’unité véhiculée.
Pour finir au top niveau, le maître du reggae africain en personne : Alpha Blondy ! Les années ont beau passer, l’artiste remue toujours les foules en masse, celles-ci ne louperaient pas une occasion de passer un moment intense aussi bien musicalement que spirituellement. On sait comme la réputation de l’Ivoirien l’entoure d’une aura mystique incontestable. Son répertoire est suffisamment riche pour ne pas douter que le set qui va suivre sera ponctué de moment d’osmose totale entre les musiciens et le public du chapiteau. « Jerusalem », « Masada » annoncent bien la couleur et la vibration. Les tubes s’enchaînent sans que l’on ne voit le temps passer (« Brigadier Sabari », « Mister Grande Gueule »…) Pour finir, c’est le titre d’ouverture de l’album Jah Victory, « I Wish You Were Here », que joue le groupe et c’est un plaisir partagé par tous. Alpha Blondy n’a rien perdu de son charisme et de son énergie. Le public nancéien ne peut qu’en être convaincu.
Une édition des NJP qui a su concocter une soirée 100% reggae des plus plaisantes et mémorables. Rendez-vous dans un an !

Simba


(pour Reggae-Est)

Flying To Jamaica #4 - Serengeti / Herb-A-Lize It / Irie Crew (25 septembre 2010 - L'Autre Canal - Nancy)

Annoncé depuis plusieurs mois déjà, l’évènement de la rentrée en Lorraine portait un nom évocateur qui assurait un niveau placé très haut sur le plan de l’ambiance et de la qualité de la musique jouée. Il s’agissait de la quatrième édition des fameuses Flying To Jamaica que l’on doit à notre sound system in and out-ernational Irie Crew. Après avoir accueilli Pow Pow, Civalizee, Rodigan, Supersonic…, place à des invités de la même envergure : les hollandais d’Herb-A-Lize It et les suédoises Serengeti feat. Lady Louise pour lancer la nouvelle année sur des chapeaux de roues ! Du lourd ; et pour la première fois à Nancy, des demoiselles pour qui reggae et dancehall ont bien peu de secret. Décollage dès 23h ce samedi 25 septembre 2010 pour cette co-production L’Autre Canal & Cultural Jam Session.
C’est dans la joie, la bonne humeur et la motivation que les nancéiens attendaient cet évènement pour amorcer une nouvelle année encore plus terrible que les précédentes (et vous savez bien comme les dernières en date ont su dépasser nos attentes et confirmer la présence d’un mouvement reggae des plus remarquables). Pour commencer, nos serviteurs du Irie Crew : T-zion à la sélection et Smocky au micro. Dès les premières notes, ça danse à foison. On ne saurait perdre une miette de ces moments qui passent toujours trop vite. Une fois de plus, Irie Crew nous raconte l’histoire du reggae dans sa plus pure tradition du sound system comme ils savent si bien le faire. Les bonnes vibrations sont là à L’Autre Canal. Peu avant 1h du matin, Serengeti prend la relève. Si vous ne connaissez pas encore ce duo composé de Mastercat et True, retenez leur nom car ces demoiselles ont de quoi marquer les esprits. Elles partagent le micro pour donner un maximum de vibrations nu-roots et dancehall au public. Pour les accompagner, Lady Louise, une des rares deejays reggae-dancehall à évoluer en solo. Dans un milieu où les femmes se font rares sur scène, on ne peut que souhaiter en voir davantage avoir le même cran qu’elles. Le public est conquis et complètement dedans. Ca transpire et ça danse à L’Autre Canal à n’en plus finir. Elles interprètent plus d’une dizaine de morceaux parmi lesquels « Get Vex », « To The Clouds », « Soundboy » pour finir sur leur titre phare « Walk With An Empress » qui met tout le monde d’accord (si ce n’était pas déjà le cas). L’ambiance est déjà au top mais Herb-A-Lize It sait comment repousser toujours plus ce genre de limite. Sultan et D-One arrivent sur scène bouillonnants, prêts à donner le meilleur de la musique jamaïcaine au public présent. Aucun doute qu’ils connaissent parfaitement les dosages et la recette. On passe du nu-roots, du dancehall mais que de bonnes vibrations. Les pull up fusent et la température monte encore de quelques degrés. C’est Irie Crew qui se charge de clôturer la soirée et de ne rien laisser faiblir. I-nity maîtrise l’art de donner de quoi puiser toujours plus dans ses ressources sur le dancefloor. A l’heure où les lumières se rallument, peu avant 5h, la salle est encore bien remplie. C’est épuisé d’avoir dansé et le sourire aux lèvres que les massives quittent tranquillement les lieux. Rendez-vous est pris pour la prochaine édition le 22 janvier 2011. A ne manquer sous aucun prétexte ! On fait confiance à Cultural Jam Session et Irie Crew pour nous concocter une programmation massive à la hauteur de toutes celles jusqu’ici.
Maximum respect à Irie Crew & Cultural Jam Session !
Big up à Herb-A-Lize It, Serengeti, Lady Louise, L’Autre Canal, la sécurité et tous les massives présents !
Merci à tous de mettre ça au top !

Simba
Reggae City Reporter


(pour NancyByNight et Reggae-Est)

Morik (22 septembre 2010 - Le Quai'son - Nancy)

Pour finir l’été comme il se doit, rendez-vous était pris au Quai’son dès 20h30 ce mercredi 22 septembre pour une session acoustique aux sonorités colorées impulsée par Morik, artiste lorrain d’origine guadeloupéenne qui qualifie sa musique d’"acoustic reggae - latin folk". Etait annoncé en première partie le groupe Mindeef qui n’a pas pu assurer la prestation prévue. Mais ce contre-temps n’avait aucune raison d’altérer le bon déroulement des festivités. En amoureux de la musique, Morik avait de quoi faire durer le moment partagé avec le public.
Dès 20h30, le Quai’son se remplit tranquillement. L’ambiance est positive en cette fin de journée où le soleil a régné en maître pour marquer le coup avant l’arrivée imminente de l’automne. Vers 21h30, arrivée sur scène de Morik, trio musical acoustique qui promotionne ici son premier album intitulé Tropicalimenté. Ils enchaînent plusieurs morceaux qui invitent le public à danser (« Radio Bwa Patat’ », « 7 Ans De Bonheur », « Nos Deux Teints »...). Bonnes vibrations au Quai’son. On chante du Bob Marley et on sait bien comme ça fait toujours plaisir. “ Don’t worry about a thing cause every little thing gonna be all right…” Après près d’une heure de musique ensoleillée, les musiciens proposent de faire une petite pause pour revenir encore plus chauds dans une dizaine de minutes. On se désaltère ou on s’aère, moment propice aux contacts humains et aux sourires échangés. La seconde session s’annonce encore plus pêchue que la première. Morik nous invite à goûter à la diversité musicale : de « Foule Sentimentale » d’Alain Souchon au zouk en passant par de l’afro-caribéen. La chaleur est montée dans la salle et même une fois que le groupe a quitté la scène, le public apprécie jusqu’au bout l’ambiance festive de cette soirée.
On pourra retrouver Morik en concert à l’occasion des Nancy Jazz Pulsations le 9 octobre au Love Boat dès 20h30 ainsi que le lendemain à la Pépinière en Fête. Direction la Guadeloupe – St Barth les 12 et 13 novembre pour un festival à Gustavia ! Pour découvrir davantage son univers, rendez-vous sur son MySpace : http://www.myspace.com/morikmusic

Simba
Reggae City Reporter

(pour NancyByNight)

La Nuit Du Reggae #1 - Rider's Park (Messancy - Belgique)

A l’affiche de cette première édition de La Nuit du Reggae, de quoi donner envie de danser : Michael Rose, Andrew Tosh, RasItes mais aussi Original Uman et Dynamq ainsi que les sound systems Irie Crew et Green Spirit. Comme si cela ne suffisait pas, des invités de dernière minute : Little Dany accompagné du Digital Sound de Paris ainsi que Jawed. Ouverture des portes le 29 mai à 18h pour plusieurs heures de bonnes vibrations.
Pour l’occasion, le Rider’s Park est ouvert dans sa grande configuration pour accueillir au mieux les massives. Irie Crew au contrôle comme ils savent si bien le faire. Roots et nu-roots se chevauchent pour annoncer les couleurs de la soirée. Le public répond présent à l’appel de la première édition de cet évènement et emplit les lieux sans attendre. Il est à peine plus de 22h30, la session sound system laisse place aux concerts. Le RasItes Band prend la relève. Ce groupe anglais composé de quatre musiciens a cette particularité de former un véritable band à l’image de leurs prédécesseurs que peuvent être Steel Pusle ou encore Aswad. Et ce n’est pas le talent qui leur manque. Second invité et non des moindres, la progéniture de l’un des plus grands artiste ayant côtoyé de près l’indétrônable Bob Marley : Andrew Tosh, le fils de Peter ! Le chanteur de RasItes lui cède le micro pour dès lors ne se consacrer qu’à sa basse, son band accompagnant les jamaïcains présents ce soir. Andrew Tosh fait son entrée avec le poignant morceau « Igziabeher (Let Jah Be Praised) ». Moment mystique et stupéfiant : il a vraiment la voix de son père. En fermant les yeux, on pourrait presque voyager trente ans en arrière. Il interprète avec brio les grands morceaux de celui-ci ainsi que des nouveaux dont il est l’auteur. Un peu plus d’une heure sur scène et c’est la venue de la tête d’affiche tant attendue : le grand Michael Rose, qui depuis Black Uhuru, n’a pas faibli musicalement. Il sait toujours envoûter son public que ce soit avec les grands titres de l’époque tels que « Sinsemilia » ou « Shine Eye Girl », ou les plus récents « Shoot Out » ou « Mr Collie ». Michael Rose a su suivre l’évolution du reggae, traverser le temps et s’y adapter pour laisser son empreinte indélébile dans l’histoire de cette musique. Le public est ravi de ce voyage. Il est plus d’une heure du matin, Michael Rose achève sa prestation pour céder la place aux sets sound system. En expert du micro, Smocky emmène avec lui le public pour cette nouvelle session. Pour commencer, Dynamq « The Sudanese Child » backé par Irie Crew. Le chanteur est un enfant du reggae originaire du Soudan qui s’inscrit dans la vague nu-roots de ces dernières années. Il interprète notamment les deux singles qui l’ont fait connaître en sound system et sur les mixtapes « Nobody » et « Inner City War » ainsi que son nouveau single « Mama Africa », frissons garantis. Un moment unique qu’il ne fallait pas rater. C’est au tour d’Original Uman, artiste belge originaire de Bruxelles, vétéran du reggae music depuis plus de vingt ans. Malgré des périodes moins fastes que d’autres, ce soldat est toujours là armé de son micro pour mener le combat, comme en témoigne ses titres « L’habit Ne Fait Pas Le Moine» ou « La Danse Du Serpent ». Lui succède Little Dany, chanteur parisien également depuis longtemps dans le circuit qui ravit les massives avec son titre « Faya ». Et pour finir, Jawed, M.C. hip-hop lorrain. 3h du matin, la soirée touche à sa fin. Les spectateurs encore nombreux quittent doucement les lieux. Cela ne fait aucun doute, les bonnes vibrations ont été de la partie durant toute la soirée. 

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #13 - août/septembre 2010)

mardi 8 février 2011

Dubmatix & Brother Culture / Natural Mat (12 août 2010 - Le Clou - Nancy)

En plein mois d’août, alors qu’on pouvait douter fortement de la possibilité de trouver encore de bonnes soirées à Nancy, Le Clou et DBDC remettaient le couvert après le succès de la soirée reggae acoustique un mois plus tôt avec Mighty Howard et Tidacoustyk. Au programme pour le 12 août, une soirée dub-reggae détonante avec en invités de taille le canadien de Dubmatix accompagné du M.C. britannique Brother Culture. Pour parfaire le tableau, Selecta Natural Mat aux platines en warm up et en after part du show. Le tout en entrée gratuite ! Autant dire que les amateurs de bonnes musiques aux couleurs vert-jaune-rouge n’avaient aucune raison de manquer cette soirée !
C’est peu après 21h que Le Clou accueillait les massives motivés pour une bonne session de musique reggae dans toute sa diversité. Natural Mat aux platines pour nous proposer en introduction les meilleurs sons roots pour se mettre dans l’ambiance. Dennis Brown, John Holt, Beres Hammond, Dean Fraser, Inner Circle mais aussi Million Stylez ou Lord Bitum s’enchaînent tranquillement pendant que les nancéiens investissent les lieux. On passe un bon moment au Clou aussi bien au niveau des vibrations musicales qu’humaines. Vers 23h, c’est l’heure pour Dubmatix et Brother Culture d’offrir leur talent au public présent. Maître dans la grande famille des producteurs comme en témoigne les albums qui traversent sa carrière, Dubmatix a l’art d’envoyer du bon son roots-dub dosé juste comme il faut. On passe par Skylarking, Bam Bam… des classiques à la sauce Dubmatix ! Ça danse au Clou au rythme des sons envoyés par Jesse et des interventions maîtrisées de Brother Culture. L’ambiance est bonne, les sourires sur les visages, la température qui monte aisément. Dubmatix manie ses machines à la perfection, Brother Culture toaste à la manière des premiers M.C. jamaïcains des années 1980 comme Big Youth ou Lone Ranger. Ensemble, ils parviennent sans peine à garder avec eux tous les chanceux présents ce soir. Vers 1h du matin, Natural Mat prend à nouveau le contrôle pour finir la soirée sur une session dancehall fort agréable avec Busy Signal, Movado, Burro Banton… Avec certitude, une soirée où quelque soit le style touché du doigt, du haut niveau pour représenter. 2h du matin, le public quitte les lieux, déjà impatient de connaître la prochaine soirée du genre que pourront nous concocter DBDC et Le Clou qui savent articuler aisément leur talent respectif : accueillir le public et lui proposer une programmation de qualité. On tâchera de rester alerte quant aux prochains concerts de la même trempe.
Merci à Dubmatix, Brother Culture, Natural Mat, DBDC, Le Clou et au public d’entretenir de bonnes vibrations et un bon esprit ! Big up !
Prochain évènement inratable en matière de musiques jamaïcaines, Flying To JamaIca #4 à L’Autre Canal le 25 septembre prochain dès 23h ! A l’affiche : HerbaLize It, Serengeti et Irie Crew pour nous servir de guides et nous faire voyager dans la pure tradition du sound system jamaïcain.

Simba
Reggae City Reporter


(pour NancyByNight)

Mighty Howard / Tidacoustyk (8 juillet 2010 - Le Clou - Nancy)

En ce début de mois de juillet à la chaleur harassante et placé sous le signe d’un rythme des vacances bien mérité, il est encore possible de trouver à Nancy des évènements pour combler ceux qui ont toujours le pied en Lorraine en attente de leur dépaysement ou exempt de celui-ci. Une seule idée en tête : passer de bons moments dans ce climat caniculaire où on apprécierait volontiers un peu de mer dans laquelle se rafraîchir et de vent pour s’aérer. Ce jeudi 8 juillet, l’association Des Bruits De Casseroles (DBDC) et Le Clou Et Quelques Vices… (30 place des Vosges à Nancy) nous proposaient une soirée aux sonorités reggae acoustique pour partager un maximum de bonnes vibrations. Au programme, Mighty Howard et pour l’introduire les lorrains de Tidacoustyk. Le tout en entrée gratuite !
Dès 21h15, Tidacoustyk prend les choses en main pour annoncer l’ambiance musicale de la soirée. Trois acolytes au contrôle : Original Tida (chant lead), Mister Bouldegom (guitare/chœurs) et James (percussion). Issus de projets et d’horizons différents, dès 2002, ils commencent chacun de leur côté leur petit bout de chemin. Original Tida fait ses débuts dans la Bud Connection et Mister Bouldegom en solo touchant aussi bien à la musique latino, à la soul…, l’important c’est qu’il y ait du groove. C’est à l’été 2008 qu’ils s’associent pour le projet Tidacoustyk. Deux ans plus tard, celui-ci a pris de la consistance et voit naître le premier produit fini qui s’intitule Prologue et qu’on pourra se procurer d’ici à peine quelques semaines. Vibrations acoustiques à dominante reggae mais aux influences diverses pour les nombreux convives qui sont venus passer un bon moment dans une ambiance musicale des plus plaisantes. Ils commencent leur set par le titre « Qu’est-ce Qui Se Passe ? » qui se veut conscient et réalité puis enchaînent avec « Pas La Tête A Tout Ca », « Il Ramène Le Soleil », « Mama Warria », « On Aime »… Tida communique avec le public, le sollicite et celui-ci répond bien qu’il soit resté majoritairement dehors étant donné la chaleur lourde dans les locaux d’un soleil qui n’est pas encore tombé. Que ce soit à l’intérieur du Clou ou sur la terrasse, la convivialité est au rendez-vous, ça ne fait aucun doute. Le ton est donné pour accueillir Mighty Howard.
Peu après 22h, l’américain aux grandes locks s’empare de sa guitare, le percussionniste pour l’accompagner. Venu six mois auparavant grâce à DBDC en compagnie de Dubmatix au Hublot, Mighty Howard est là ce soir pour présenter son projet personnel. Il vient de sortir son premier album intitulé Jah Soldier sur son label Mighty Works Music. Cet américain exporté en Allemagne qui a vadrouillé en Europe avant de se poser à Hambourg s’y connaît en matière de reggae roots et il va le prouver ce soir. La nuit commence à tomber, la chaleur à redescendre de quelques degrés et cela pousse les spectateurs à investir davantage le bar. Ca grouille de monde, tous dans un bon esprit en cette nuit estivale. Il commence son set par un morceau du père incontestable du reggae que peut être Bob Marley « Soul Shakedown ». Le public ne peut qu’apprécier. On sait comme le maître sait créer l’unité en à peine quelques notes jouées. Il enchaîne avec ses compositions « Love Kingdom », « I & I », « Ites, Gold & Green » pour retomber sur un « Kinky Reggae » bien connu. On chante et on danse au Clou, bondé aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Il invite Erwan de Livity Access à partager le micro sur le titre « Love Gone » tiré de l’album. Il interprète à sa sauce « Legalize it » du grand Peter Tosh. Mighty Howard prend plaisir à utiliser la langue française par moments pour renforcer l’échange avec les spectateurs. Il nous joue son titre préféré « Home » qui clôture l’album. En à peine une heure, Howard a su montrer avec brio qu’il suffit de bien peu de choses pour donner de bonnes vibrations et diffuser des messages conscients. Le public est sous le charme et en demanderait bien davantage.
C’est dans une bonne humeur générale que le concert s’achève, chacun en profitant pour étendre le bon moment jusqu’à la fermeture du Clou. On en profitera pour préciser qu’en plus de nous offrir régulièrement des concerts aux styles variés, Le Clou propose également une carte de restauration classique et appréciable juste comme il faut. Ouvert 7j/7 de 11h à 2h, leur convivialité est toujours au rendez-vous pour vous accueillir. On remerciera aussi DBDC pour les évènements proposés durant toute cette année et pour le travail effectué depuis leur création en 2002. Pourvu que ça dure !
Merci à Mighty Howard et Tidacoustyk, à DBDC et au Clou Et Quelques Vices…, ainsi qu’à toutes les personnes présentes pour leur énergie positive. Gardons le niveau, Nancy est la ville française que Mighty Howard apprécie le plus pour sa vibration ! Qui a dit que la Lorraine ne pouvait pas marquer les esprits ?

Simba
Reggae City Reporter


(pour NancyByNight)

Fête de la Musique - Scène Reggae (21 juin 2010 - Parc Wilson - Thionville)

Pour fêter la musique comme il se doit, la ville de Thionville avait confié à l’association Melting Pot le soin de nous concocter une scène reggae qui ravirait au maximum les adeptes. Fort de son talent pour mettre en place des programmations de qualité, l’équipe de Melting Pot n’a pas lésiné pour s’assurer de marquer les mémoires des amoureux de reggae music avec à l’affiche quatre groupes remarquables : le jamaïcain Lorenzo accompagné du KGB band, les parisiens des Colocks et deux groupes locaux prometteurs Tony Nephtali & Band et Myal. Probablement le plateau reggae le plus alléchant en Lorraine pour cette fête de la musique !
Après une journée placée sous le signe d’un soleil timide mais annonciateur par sa présence du démarrage de la saison estivale que nous fêtons également le jour-même, l’espace verdoyant du Parc Wilson nous accueillait dès 20h pour mettre à l’honneur les vibrations de la musique reggae, clore une année musicale des plus riches et annoncer la période imminente des vacances et des festivals. Début des festivités avec l’arrivée sur scène du groupe Myal. En leur compagnie, retour aux racines, du roots à foison pour ce groupe composé de 8 musiciens et qui savent toucher à tout en matière d’instruments. Les classiques guitare-basse-batterie mais aussi percussions en tout genre, cuivres, chœurs, flûte et même une contrebasse. Ils tirent leur nom du patois jamaïcain et celui-ci désigne le pouvoir de la magie des plantes. Des sons très roots-reggae-dub pour accueillir le public qui investit le parc tranquillement.
Changement de plateau, les membres du groupe Tony Nephtali & Band prennent possession de la scène. Moins nombreux, moins d’instruments, mais tout autant de bonnes vibrations et de chaleur à partager avec leur public qui se fait moins timide et se rapproche de la scène. Ce groupe lorrain au talent stupéfiant mis au service du reggae roots, vous en entendrez certainement de plus en plus parler. Ils ouvrent avec leur titre « Everyday » suivi par « Laisse Les Croire ». S’ils préparent et enregistrent actuellement leur premier album, ils ont déjà largement matière à trouver leur place et leur public dans la scène reggae française. L’effet prend : le public suit, danse, chante, se met bien. Les bonnes vibrations sont là. Reggae conscient et rasta à l’honneur au fur et à mesure des titres joués : « Parle », « Trouve », « Need Love », « M. Président » entre autre. La nuit est tombée mais aucun doute que la musique a su garder la chaleur entre tous au Parc Wilson.
Arrivée sur scène des parisiens du groupe Colocks qu’on a pu retrouver au printemps dernier en première partie sur la tournée d’Alborosie. Le groupe est né suite à une histoire de colocation devenue une aventure musicale, d’où leur nom qui coulait de source. Greg au chant accompagné des musiciens qui forment le KGB band. La sauce prend pour nous proposer un groupe de reggae français à prendre au sérieux. Ils ont sorti l’album Construire Nos Vies qui avec 13 morceaux donnent un bon aperçu de leur atmosphère. Et visiblement, Il y a des connaisseurs dans le public ! Messages positifs et conscients tout au long de leurs morceaux « Plus Le Temps Passe », « Etre Libre », « Il y a… », « Construire Nos Vies »… Du reggae français qui mérite qu’on s’y attarde et à l’identité marquée par des textes d’une qualité et d’une profondeur qui prennent aux tripes. Une prestation scénique qui laisse transparaître l’entente conviviale entre le groupe et le public présent.
Et voilà, vers 23h, l’arrivée de la tête d’affiche, le jamaïcain Lorenzo accompagné donc par les musiciens de Colocks formant le KGB band : Romain (batterie), Manu (basse), Kubix (guitare) et Fayçal (claviers). Lorenzo promotionne actuellement son nouvel album intitulé Moving Ahead. Connu notamment pour ses collaborations avec Irie Ites, le chanteur sait faire ce nu-roots dont nous sommes tellement friands. Il arrive sur scène plein d’énergie, prêt à donner le meilleur de lui-même en ce soir de fête de la musique. Il sait faire danser au son de « Life To Live », « Jah Love », « Got To Be Strong », « Show Some Love », le superbe  « M. Officer »… Que demander de plus pour clore cette soirée sans ombres au tableau ! On finit sur quelques titres joués par DJ Zebra avant l’extinction des haut-parleurs. C’est dans un esprit détendu et festif que les amateurs de reggae ont pu partager ensemble leur amour de cette musique et ses valeurs dans un cadre des plus décontractants. Roots & Consciousness pour cette fête de la musique 2010 !
Merci à la ville de Thionville, à Melting Pot, aux artistes présents, et à toutes les personnes qui ont su apprécier l’évènement. 

Simba
Reggae City Reporter


Notons que la ville de Thionville offrait dans chaque style de musique des plateaux travaillés avec Sick Of It All sur la scène métal, Rocé côté hip-hop par exemple.

(pour NancyByNight)

Alborosie (31 mars 2010 - Kulturfabrik - Esch sur Alzette - Luxembourg)

Evènement de taille en ce dernier jour du mois de mars : la venue à la Kulturfabrik à Esch sur Alzette du plus célèbre rasta sicilien, j’ai nommé Alborosie, accompagné pour l’occasion du Shengen Band. En tournée promotionnelle pour Escape From Babylon sorti l’année passée, l’association Melting Pot et la Kulturfabrik ont saisi l’opportunité d’inviter sur scène l’un des artistes les plus en vue de la scène reggae actuelle. Pour compléter le tableau, place est faite à deux premières parties françaises : Les Colocks originaire de la capitale et Tony Nephtali, jeune artiste lorrain en devenir. Au vu de ce programme alléchant, le public a répondu à l’appel et investit aisément les lieux de la Kulturfabrik. En guise d’introduction, Tony Nephtali en session acoustique pour se mettre en jambes. Il travaille actuellement sur un premier album qui permettra d’apprécier son univers. Les Colocks, groupe parisien en pleine ascension, prennent la relève. Ils viennent de sortir leur premier opus intitulé Construire nos vies et pourraient bien se faire une place aux côtés de groupes français tels que Sinsemilia ou Danakil. En moins d’une heure, ils insufflent leur flow interprétant notamment leur titre phare qui donne son nom à l’album. Le public se laisse porter, échauffé pour le grand moment de la soirée qui ne saurait tarder. 22h30 : arrivée sur scène d’Alborosie. Ces dernières années, il s’est installé comme une des références de la scène reggae européenne. Si aujourd’hui l’artiste a complètement intégré la culture rasta et vit à la capitale jamaïcaine, la place qu’il a su se faire reste inégalable. Pas de perte de temps, Alborosie et son band lancent les premières notes du morceau poignant « No Cocaine » suivi par le single hit « Herbalist ». C’est suffisant pour emporter avec lui tout le public présent. Titres de l’album et singles incontournables s’enchaînent sans discontinuer. On notera particulièrement le morceau « Free Rototom » dédié au Rototom Sunsplash Festival ainsi que, lors du rappel, son tube « Greetings » en featuring avec Etana et interprété pour l’occasion avec l’une des choristes. Pour clore le show sur une note d’unité, il interprète « One Love » de Bob Marley. Alborosie a su conquérir son public. Minuit passé, Alborosie quitte la scène. Le public rejoint l’extérieur satisfait et même comblé. 

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #12 - juin/juillet 2010)

La Nuit du Reggae (29 mai 2010 - Rider's Park - Messancy)

Pour clore un mois de mai riche en évènements de taille en matière de reggae music, le Rider’s Park, Racine A.S.B.L., Melting Pot et Irie Crew s’unissaient pour nous proposer une soirée mémorable avant la venue de l’été. Intitulée La Nuit Du Reggae, celle-ci était l’occasion de mettre à l’honneur toute la diversité que cette musique implique : entre concerts et sound systems, artistes jamaïcains, français, belge et même africain. A l’affiche, de quoi donner envie de danser : Michael Rose, Andrew Tosh, RasItes mais aussi Original Uman et Dynamq ainsi que les sound systems Irie Crew et Green Spirit. Comme si cela ne suffisait pas, plusieurs invités de dernière minute : Little Dany accompagné du Digital Sound de Paris ainsi que Jawed. Ouverture des portes à 18h pour plusieurs heures de bonnes vibrations.
Pour l’occasion, le Rider’s Park était ouvert dans sa grande configuration pour accueillir au mieux les massives - avec la particularité du lieu d’avoir une scène haut perchée qui permet une grande visibilité quelque soit l’emplacement choisi. Irie Crew au contrôle comme ils savent si bien le faire. Roots et nu-roots se chevauchent, ça annonce bien la couleur. Le public répond présent à l’appel de la première édition de cet évènement et emplit les lieux sans attendre. Il est à peine plus de 22h30. La session sound system laisse place aux concerts et c’est tout doucement que le public se laisse entraîner dans le live. Introduction des plus enthousiasmantes, le RasItes Band prend la relève. Ce groupe anglais composé de quatre musiciens a cette particularité de former un véritable band à l’image de leurs prédécesseurs que peuvent être Steel Pusle ou encore Aswad. Et ce n’est pas le talent qui leur manque. Second invité et non des moindres, la progéniture de l’un des plus grands artistes ayant côtoyé de près l’indétrônable Bob Marley, Andrew Tosh, le fils de Peter Tosh ! Le chanteur de RasItes lui cède le micro pour ne se consacrer à partir de maintenant qu’à sa basse car en plus de leur prestation scénique, les anglais sont également là pour accompagner les jamaïcains présents ce soir. Andrew Tosh fait son entrée avec le poignant morceau « Igziabeher (Let Jah Be Praised) ». Moment mystique et stupéfiant : il a vraiment la voix de son père. En fermant les yeux, on pourrait presque voyager trente ans en arrière. Il interprète avec brio les grands morceaux de celui-ci ainsi que des nouveaux dont il est l’auteur. Un peu plus d’une heure sur scène et c’est la venue de la tête d’affiche tant attendue : le grand Michael Rose, qui depuis Black Uhuru, n’a pas faibli musicalement. Il sait toujours envoûter son public que ce soit en interprétant les grands titres de l’époque tels que « Sinsemilia » ou « Shine Eye Girl » ou les plus récents comme les prenants « Shoot Out » ou « Mr Collie ». Michael Rose a su suivre l’évolution du reggae au fil des années et s’y adapter pour trouver toujours sa place. Il a su traverser le temps et laisser son empreinte indélébile dans l’histoire de cette musique. Le public est ravi de ce voyage. Il est plus d’une heure du matin, Michael Rose achève sa prestation pour laisser maintenant place aux sets sound system. En expert du micro, Smocky emmène avec lui le public pour cette nouvelle session musicale. Pour commencer, Dynamq « The Sudanese Child » backé par Irie Crew. Comme son nom l’indique, Dynamq est un enfant du reggae originaire du Soudan et qui s’inscrit dans la vague nu-roots de ces dernières années. Ils interprètent notamment les deux singles qui l’ont fait connaître en sound system et sur les mixtapes « Nobody » et « Inner City War », frissons garantis. Un moment unique qu’il ne fallait pas rater. Il chante également son nouveau titre intitulé « Mama Africa ». C’est au tour d’Original Uman, artiste belge originaire de Bruxelles, vétéran du reggae music depuis plus de vingt ans, accompagné pour l’occasion de son sélecteur. Malgré des périodes moins fastes que d’autres, le soldat est toujours là armé de son micro pour mener le combat. Il use de ses lyrics pour remercier le public présent d’être ici chez lui en Belgique. Lui succède Little Dany, chanteur parisien également depuis longtemps dans le circuit qui ravit notamment les massives avec son titre « Faya ». Et pour finir, Jawed, M.C. hip-hop lorrain à découvrir. 3h du matin, la soirée touche à sa fin. Les spectateurs encore nombreux quittent doucement les lieux. Cela ne fait aucun doute, les bonnes vibrations ont été de la partie durant toute la soirée. Le public sera de retour l’an prochain pour la seconde édition de La Nuit Du Reggae !
Merci aux organisateurs, aux artistes, au public présents. Rendez-vous l’an prochain. Avant ça, évènement immanquable le 25 juin prochain au Rider’s Park également, la venue du groupe T.O.K. « the world’s greatest dancehall super group », du très lourd ! Soyez au rendez-vous !

Simba

   
(pour Reggae-Est)