Affichage des articles dont le libellé est Sebastian Sturm. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sebastian Sturm. Afficher tous les articles

dimanche 6 septembre 2015

Sebastian Sturm & Exile Airline - The Kingston Session (Root Down Records)

A Grand Day Out était le quatrième album de Sebastian Sturm et le second en compagnie de Exile Airline. Le nouveau venu, concrétisé grâce à un appel au don qui a dépassé leurs espérances, The Kingston Session, arrive mi-avril. Encore un concentré de bonnes vibrations, comme en a l’habitude Sebastian Sturm, suscitant d’emblée l’envie irrépressible de sa compagnie musicale. Depuis This Change Is Nice, Sebastian Sturm n’a cessé de convaincre progressivement les uns et les autres qu’il possédait un grand talent pour délivrer avec sa musique une émotion particulière à chaque nouvelle douceur. Le roots lui va bien et le chanteur ne semble pas en panne d’inspiration, puisque ces albums s’enchaînent à, à peu près, deux ans d’intervalle. The Kingston Session est un album-concept qui répond à la tradition du jam & live : juste deux jours passés au studio Harry J avec Samuel Clayton Jr pour enregistrer en prise directe les neuf versions réunies ici, afin d’offrir un son brut et authentique, pour révéler tout le meilleur de leur roots reggae. On y retrouve les titres phares des précédents albums, hautement revisités mais sans être dénaturés. Difficile de résister à pareille tracklist, encore plus quand on sait l’envoûtement que provoque le grain vocal de Sebastian Sturm sur les lignes instrumentales jouées par Exile Airline. Que du bonheur !

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #41 - avril/mai 2015)

jeudi 10 avril 2014

Sebastian Sturm - Libre comme l'air

Le 5 novembre dernier est sorti le quatrième album de Sebastian Sturm. A Grand Day Out est le deuxième opus de l’allemand en compagnie d’Exile Airline, formation réunie autour du chanteur lors de l’enregistrement de Get Up And Get Going. Un coup de frais salutaire après la longue escapade colorée du Jin Jin Band…

Si on remonte encore les pendules, Sebastian Sturm se souvient que son premier groupe de reggae s’appelait Jogit Beat. Entrevue consacrée à ce Grand Day Out, tout en évoquant le long chemin parcouru depuis 1999.

Comment as-tu écrit ces 12 chansons et choisi le titre qui les rassemble ?
Tous les membres du groupe, moi y compris, adore le morceau « Grand Day Out ». Il représente vraiment notre style, c’était logique de le choisir comme titre pour l’album. Beaucoup d’idées de chansons sont anciennes : « One Step Onto The Train » et même « Grand Day Out » existent depuis longtemps, mais dans une version différente. Certaines, comme « Sand In Their Machinery », « Don’t Learn », « Wasteland » ou « Vision », ont été composées et arrangées par l’ensemble du groupe pendant nos répétitions. Toutes sont jouées par Exile Airline, enregistrées et produites par Samuel Clayton Jr et Stephen Stewart, elles ont ce son sympa et doux que nous amenons à vos oreilles…

Quand et où l’avez-vous enregistré ? Y a-t-il des anecdotes qui te viennent à l’esprit ?
Nous avons enregistré l’album en douze jours, au mois de mai, à Blankenheim, en Allemagne. Nous avons loué une maison dans la campagne et l’avons transformée en studio. Samuel Clayton Jr et Stephen Stewart, nos deux producteurs jamaïcains, ont apporté la majorité du matériel d’enregistrement. Nous avons amené nos instruments, nos sacs de couchage et de la nourriture pour douze jours. Si la maison était très confortable, le temps n’était pas tellement agréable, il a fallu un moment pour que les Jamaïcains puissent s’habituer au froid ! Rester, pour deux semaines, tous ensemble, dans cette maison de campagne, donnait l’impression d’une excursion scolaire. Ce n’était pas que l’enregistrement, mais aussi partager et apprécier ensemble. Un excellent moment ! C’était une nouvelle expérience pour tous. En particulier Sam et Stephen, qui n’avaient jamais enregistré dans de telles conditions, ce qui crée vraiment une atmosphère particulière. Quand tu travailles en étant si proche, tu partages toutes les vibrations et tu as de grande chance d’attraper le bon moment, le bon feeling… C’est la philosophie que nous avons suivie. Après ces deux semaines, Sam et Stephen sont partis pour Kingston et ont mixé l’album au studio Harry J. Chris et moi les avons rejoints une semaine plus tard. C’était un voyage époustouflant au cœur du berceau du reggae. Quand je suis entré pour la première fois en studio, j’ai pu sentir l’énergie de toutes les légendes qui ont enregistré dans cette pièce, c’était incroyable ! Cette semaine était pleine d’histoires hallucinantes, comme tu peux l’imaginer… Pour ceux qui auraient envie d’en savoir plus, allez voir les vidéos des coulisses de l’album sur notre site www.sebastian-sturm.com

La première chanson est « Right To Remain Silent » feat. Harrison Stafford. Comment l’as-tu invité sur ce morceau ?
Je lui ai juste demandé et il a répondu : « Oui, bien sûr, envoie-moi la chanson, Sebastian ! ». Nous avons joué beaucoup de concerts avec Groundation ces dernières années. Depuis la première tournée, il y a toujours eu une super vibe entre les deux groupes. Nous sommes très fiers et reconnaissants d’avoir Harrison sur l’album !

Albert Minott te rejoint sur « More Music ». Comment s’est passée cette autre collaboration ?
C’était une super session d’enregistrement au studio Harry J. Albert est cool et c’est facile de travailler avec lui. Au début, il a écouté la chanson plusieurs fois en boucle, pendant que j’écrivais les paroles. Stephen lui a donné de petites idées et Albert a fait ce qu’il fait si bien depuis tant d’années ! C’était une super expérience pour nous tous, définitivement le point culminant de toute la production de l’album. Je me souviens la toute première fois où nous avons montré, à Sam et Stephen, la pré-production de « More Music ». Ils ont immédiatement aimé la vibration de la chanson et ils ont eu l’idée de demander à Albert de la compléter avec son extraordinaire voix. Ils ont tenu ce qu’ils ont promis et l’ont rendue possible. Je les en remercie.

Pourquoi avoir changé de backing band après One Moment In Peace ?
J’ai adoré le Jin Jin Band et tourner avec eux. Nous avons eu de grands et bons moments ensemble. Mais, après cinq années de tournée, deux albums, le feu et le fun n’étaient plus au rendez-vous pour moi… J’ai su que, si je ne changeais pas quelque chose, le troisième album allait être ennuyeux et, peut-être, une répétition de One Moment In Peace. Donc, je l’ai annulé. Après, j’ai demandé à Philip Breidenbach s’il pouvait envisager de produire un album avec moi. Il était partant et nous avons fait Get Up And Get Going !

Qui sont les musiciens de Exile Airline ? Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Exile Airline, c’est Moses Christoph qui chante les chœurs, joue les percussions et la guitare rythmique. Depuis 2008, nous jouons et chantons ensemble, il est même devenu l’un de mes meilleurs amis ! Il y a aussi Philip Breidenbach qui joue la guitare lead et fait aussi les chœurs. Son colocataire et ami d’enfance est Samuel Reissen, qui joue la batterie. La première fois que je l’ai vu avec Moses à une session scène ouverte à Aachen, ils jammaient ensemble et c’était incroyable. Au moment de Get Up And Get Going, nous avons demandé à Samuel de rejoindre le groupe. Ensuite, il y a Joonas Lorenz qui joue claviers et orgues. Il m’a totalement convaincu en le voyant évoluer avec un groupe de reprises des Beatles qui s’appelle Ringo ! La manière dont il jouait de l’orgue était réellement spéciale et exceptionnelle. Depuis la première répétition, j’étais sûr que ce frère pourrait faire progresser le projet, notamment sur scène. Jooni est notre arme secrète ! Pour finir, il y a Christian Golz à la basse, le réel moteur d’Exile Airline. Ce groupe ne pourrait pas exister sans lui !

Sais-tu combien de concerts tu as fait depuis le début ?
Bomboclaat, j’ai arrêté de compter ! Je suis fier de pouvoir dire que j’ai beaucoup joué et j’espère encore beaucoup jouer. Je suis accro à la scène !

Aimes-tu jouer en France ?
Absolument ! Nous adorons et avons hâte d’y revenir au plus vite.

Pour finir, quelle est la chose la plus importante dans la vie, selon toi ?
La liberté !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #34 - février/mars 2014)

lundi 9 avril 2012

Sebastian Sturm - Get Up & Get Going (SoulBeats Records)

Avec This Change Is Nice en 2006, suivi par One Moment In Peace deux ans plus tard, Sebastian Sturm s’est fait remarquer par sa manière singulière et authentique de faire du reggae roots. Pour ce nouvel album, intitulé Get Up & Get Going, enregistré chez Rootdown Records, l’artiste originaire d’Allemagne se voit accompagner d’un nouveau groupe en totale adéquation pour développer ses vibrations. Exile Airline succède au Jin-Jin Band qui l’avait accompagné sur ses deux précédents albums ainsi que sur les plus célèbres scènes et festivals d’Europe. Nouvelle collaboration, mais la musique de Sebastian Sturm reste dans l’esprit qu’on lui connaissait, tranquille mais éveillée. C’est le titre acoustique « Get Going » qui sert d’introduction, voix et guitare en toute simplicité. On retrouve aussi cette atmosphère épurée et envoûtante dans toute sa splendeur sur « Faith ». La dizaine d’autres titres se veut à l’évidence d’inspiration roots rock/reggae des années 1970, bien que ses nouveaux musiciens semblent apporter une petite touche supplémentaire d’un son plus actuel, sur « Responsibility », « Don’t Look Back » ou « Life Was A Bubble ». De la sincérité émane tout au long de l’écoute de cet album, avec des titres comme « Children, Don’t Go Blind », « Never Been As Sad » et le remarquable final « Tear Down The Walls » featuring Kiddus I. Pour ceux qui étaient déjà adeptes de Sebastian Sturm, aucune déception avec cet album, bien au contraire. Pour les autres, il est temps de s’y mettre !

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #22 - février/mars 2012)

lundi 8 août 2011

East Summer Fest - Takana Zion / Sebastian Sturm (16 juillet 2011 - Stade Marcel Crusem - Dieulouard)

Pour sa 1ère édition, le East Summer Fest organisé par l’association Trash Xylo proposait une programmation de concerts dédiée aux musiques actuelles. L’affiche comptait 6 groupes variés, parmi lesquels deux bons représentants du reggae, Takana Zion et Sebastian Sturm. A leur côté, les rockeurs de Parabellum, les festifs britanniques de Gentle Mystics, les connaisseurs en dubstep de Broken Note et les nancéiens de SlapBack en ouverture. Démarrage dès 18h le samedi 16 juillet 2011 au Stade Marcel Crusem de Dieulouard, à une vingtaine de kilomètres de Nancy.
Slapback se charge d’ambiancer les lieux pendant l’arrivée des spectateurs, la verdure du stade et un ciel nuageux les accueillant sur le site aménagé pour les festivités. A Parabellum de prendre la suite avec un retour 20 ans en arrière dans les périodes du rock français alternatif. C’est à la fin de leur prestation que les premières gouttes commencent à tomber. Simple averse, apparemment, qui ne devrait pas entraver la bonne marche des évènements.
Sebastian Sturm et ses musiciens s’installent sur scène en vue de mettre le roots à l’honneur. Résidant en Allemagne, le chanteur a déjà enfanté de deux albums, dont One Moment In Peace, qui n’était pas passé inaperçu sur notre territoire avec son reggae conscient et doux. Ses concerts sont dans la même veine. Simplement du reggae roots qui sonne, de bonnes vibrations à diffuser et à partager. Bien que la pluie se calme par moments, elle ne semble pas vouloir quitter les lieux. Sebastian Sturm et ses musiciens offrent, tout de même, aisément, un moment de paix des plus appréciables.
C’est ensuite à Takana Zion de prendre place. Quelques soucis techniques allongent légèrement l’interlude mais ne perturbent en rien l’assistance présente, qui a rejoint l’espace couvert, dans l’attente du prochain show. L’ambiance est conviviale à souhait. La pluie est toujours d’actualité lorsque Takana et ses acolytes font frémir les enceintes, en mode sound system. Son 3ème album Rasta Government, armé comme il se doit pour donner force au mouvement, est sorti en mai et confirme que le guinéen mérite d’être pris au sérieux. 
Takana entame avec « Give Thanks ». Il alterne de nouveaux titres, des anciens, des rythmiques nu-roots et de nombreux dancehall. Il chevauche des riddims comme le Doctor’s Darling ou le World Jam, mais ne dénature pas « Rasta Government » ou « Three Six Clash » de leurs instrus originales. La pluie ne cesse de tomber et ce n’est pas ça qui arrêterait les lorrains dans la danse. Takana quitte la scène sans crier gare et ne réapparaît pas…
Pendant que la bande de joyeux lurons délurés tout droit venus d’Angleterre nommée The Gentle Mystics s’installe, certains manient le feu dans un véritable spectacle de lumières et de couleurs des plus épatants qui captive chacun. La musique des anglais n’est pas faite pour porter une étiquette tant elle est diversifiée. Electro festif en est un réducteur résumé. Neuf musiciens sur scène et une quantité d’instruments ! Des passages ska, électro, ragga, hip-hop etc. C’est Broken Note qui clôture cette première édition qui a accueilli plus de 600 personnes. La seconde est déjà annoncée pour l’année prochaine, nous ne manquerons pas de garder un œil sur la programmation !
Merci à tous !

Simba


(pour Reggae Est

mardi 8 février 2011

Pablo Moses / Sebastian Sturm (12 novembre 2009 - Le Hublot - Nancy)

Après la venue des Congos à L’Autre Canal le 4 novembre, seconde session roots au Hublot programmée jeudi 12 novembre 2009 avec un plateau d’artistes fort talentueux : Pablo Moses et Sebastian Sturm.
Pour commencer tout en douceur, se mettre dans l’ambiance et confirmer la qualité de la scène allemande (nous penserons évidemment à Gentleman et Patrice notamment), Sebastian Sturm vient nous proposer ses sons roots, simples et vibrants. Avec sa sincérité et son contact naturel avec le public, Sebastian Sturm parcourt les titres de ces deux albums : This Change Is Nice (2006) et One Moment In Peace (2008). Le Hublot est empli de vibrations positives et d’un état d’esprit serein. Imperturbable, c’est bien là d’un moment de paix auquel a goûté le public nancéien.
Pablo Moses prend la suite. Cet artiste jamaïcain fait partie des vétérans. En effet, son premier album, Revolutionary Dream, est sorti en 1975 (autant dire en plein dans les années Bob Marley !). Toujours présent à travers les décennies, le voici de passage par Nancy à l’occasion d’une tournée européenne annonçant la sortie d’un nouvel album. Il propose au public aussi bien des titres phares de sa carrière que des morceaux que nous pourrons retrouver sur l’opus à venir sous peu. Pablo Moses n’a rien perdu de ses accents révolutionnaires et a su suivre l’évolution de la musique jamaïcaine. Son énergie et sa détermination nous font oublier que le temps passe.
Un concert réussi, empli de bonnes vibrations et de considérations conscientes. Une recette bien dosée !
Merci aux artistes, aux organisateurs et au public présent !

Simba
Reggae City Reporter


(pour NancyByNight)