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samedi 19 février 2011

La Nuit Du Reggae #1 - Rider's Park (Messancy - Belgique)

A l’affiche de cette première édition de La Nuit du Reggae, de quoi donner envie de danser : Michael Rose, Andrew Tosh, RasItes mais aussi Original Uman et Dynamq ainsi que les sound systems Irie Crew et Green Spirit. Comme si cela ne suffisait pas, des invités de dernière minute : Little Dany accompagné du Digital Sound de Paris ainsi que Jawed. Ouverture des portes le 29 mai à 18h pour plusieurs heures de bonnes vibrations.
Pour l’occasion, le Rider’s Park est ouvert dans sa grande configuration pour accueillir au mieux les massives. Irie Crew au contrôle comme ils savent si bien le faire. Roots et nu-roots se chevauchent pour annoncer les couleurs de la soirée. Le public répond présent à l’appel de la première édition de cet évènement et emplit les lieux sans attendre. Il est à peine plus de 22h30, la session sound system laisse place aux concerts. Le RasItes Band prend la relève. Ce groupe anglais composé de quatre musiciens a cette particularité de former un véritable band à l’image de leurs prédécesseurs que peuvent être Steel Pusle ou encore Aswad. Et ce n’est pas le talent qui leur manque. Second invité et non des moindres, la progéniture de l’un des plus grands artiste ayant côtoyé de près l’indétrônable Bob Marley : Andrew Tosh, le fils de Peter ! Le chanteur de RasItes lui cède le micro pour dès lors ne se consacrer qu’à sa basse, son band accompagnant les jamaïcains présents ce soir. Andrew Tosh fait son entrée avec le poignant morceau « Igziabeher (Let Jah Be Praised) ». Moment mystique et stupéfiant : il a vraiment la voix de son père. En fermant les yeux, on pourrait presque voyager trente ans en arrière. Il interprète avec brio les grands morceaux de celui-ci ainsi que des nouveaux dont il est l’auteur. Un peu plus d’une heure sur scène et c’est la venue de la tête d’affiche tant attendue : le grand Michael Rose, qui depuis Black Uhuru, n’a pas faibli musicalement. Il sait toujours envoûter son public que ce soit avec les grands titres de l’époque tels que « Sinsemilia » ou « Shine Eye Girl », ou les plus récents « Shoot Out » ou « Mr Collie ». Michael Rose a su suivre l’évolution du reggae, traverser le temps et s’y adapter pour laisser son empreinte indélébile dans l’histoire de cette musique. Le public est ravi de ce voyage. Il est plus d’une heure du matin, Michael Rose achève sa prestation pour céder la place aux sets sound system. En expert du micro, Smocky emmène avec lui le public pour cette nouvelle session. Pour commencer, Dynamq « The Sudanese Child » backé par Irie Crew. Le chanteur est un enfant du reggae originaire du Soudan qui s’inscrit dans la vague nu-roots de ces dernières années. Il interprète notamment les deux singles qui l’ont fait connaître en sound system et sur les mixtapes « Nobody » et « Inner City War » ainsi que son nouveau single « Mama Africa », frissons garantis. Un moment unique qu’il ne fallait pas rater. C’est au tour d’Original Uman, artiste belge originaire de Bruxelles, vétéran du reggae music depuis plus de vingt ans. Malgré des périodes moins fastes que d’autres, ce soldat est toujours là armé de son micro pour mener le combat, comme en témoigne ses titres « L’habit Ne Fait Pas Le Moine» ou « La Danse Du Serpent ». Lui succède Little Dany, chanteur parisien également depuis longtemps dans le circuit qui ravit les massives avec son titre « Faya ». Et pour finir, Jawed, M.C. hip-hop lorrain. 3h du matin, la soirée touche à sa fin. Les spectateurs encore nombreux quittent doucement les lieux. Cela ne fait aucun doute, les bonnes vibrations ont été de la partie durant toute la soirée. 

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #13 - août/septembre 2010)

Talowa Productions - Petit mais costaud

La structure Talowa Productions est créée en mars 2005 à Toulouse. Ses activités principales ? Tourneur et producteur de concerts.

C’est en passionné de dub et de reggae et après avoir touché depuis une quinzaine d’années à tout ce qui peut exister dans ce secteur - aussi bien bénévole que comme backliner ou afficheur - que Bastien Bacha a décidé de monter ce projet. L’entreprise est baptisée « Talowa » qui vient de l’expression « little but talawah », soit « petit mais costaud » en argot. Ainsi, cette structure que Bastien dédie à sa passion représente une énergie indestructible contre vents et marées, malgré les obstacles, la crise, la concurrence. Un seul mot d’ordre : faire partager des coups de cœur musicaux au plus grand nombre en diffusant des musiciens notables à l’échelle de la France, de l’Europe et même du monde entier. "Pas de catalogue à rallonge mais des artistes choisis, défendus et développés sur le long terme". En 2005, l’activité débute avec les tournées de l’allemand Gentleman et du jamaïcain Horace Andy. Quelques mois après sa création, l’entreprise intègre un booker axé sur la musique métal qui partage le même état d’esprit indépendant et combattif. De 2006 à 2008, ils fusionnent leur roster qui présente donc deux versants bien spécialisés. Lors du départ de cet acolyte, Talowa retrouve naturellement ses couleurs d’origine, le reggae et ses dérivés.

C’est par les contacts du milieu, le bouche à oreille et les rencontres hasardeuses que se constitue leur roster au fil des années. S’y ajoutent notamment Winston Mc Anuff, Tanya Stephens, Omar Perry, Jah Mason et Chezidek. En 2008, Talowa crée l’évènement en faisant venir pour la première fois en France l’européen le plus jamaïcain de la scène actuelle, Alborosie. L’année suivante, même chose avec le hollandais Ziggi. Autant dire que leur flair ne les a pas trompés. Actuellement, Talowa se place en agent européen d’Alborosie et Omar Perry. En l’espace de deux années, la renommée scénique du rasta sicilien est plus que confirmée. Il a conquis l’Europe et joué sur les plus gros festivals, le Summerjam, le Rototom, les Eurockéennes, le Festival de Dour et Les Vieilles Charrues. Sa tournée printanière a cartonné sur tout le continent avec 28 dates sur 35 jouées à guichet fermé ! Talowa ne laisse pas en reste les talents hexagonaux. La structure s’active à professionnaliser le groupe Colocks de Paris qu’on a d’ailleurs pu retrouver en première partie sur la tournée d’Alborosie, ainsi que le fer de lance du dub stepper en France, Kanka. Leur assurant ainsi un minimum de dates qui leur permet l’accès à l’intermittence, et un maximum de diffusion. Ce sont près de 7 à 8 tournées que produit chaque année Talowa. L’année 2009 marque la naissance des Toulouse Dub Station, des soirées qui ont lieu en moyenne tous les trois mois et qui enregistrent une assistance des plus massives en France en matière de rencontres dub de qualité avec des invités comme Channel One ou King Shiloh. Talowa produit également chaque année quelques spectacles sur Toulouse et la capitale. Si pour le moment l’équipe, composée actuellement de cinq personnes regroupées dans leurs locaux toulousains, se concentre sur les tournées, une activité audiovisuelle est sur les rails. Le but : saisir et de partager les grands moments sur scène et en backstage des artistes. Autre idée évoquée, l’envie d’organiser un festival reggae dans le secteur toulousain. En attendant de nouveaux projets, leur actualité des plus riches : pour août 2010, nouvelle tournée d’Alborosie ; quelques dates estivales pour Gentleman avant de le retrouver en tournée début 2011 ; dès l’automne, la rentrée des Toulouse Dub Station au Bikini (Ramonville, dans la banlieue toulousaine) ; pour l’hiver, le retour d’Horace Andy accompagné du Homegrown Band et enfin, les premières dates françaises des deux coups de cœur de l’équipe Ackboo, producteur-sound system dub toulousain, et le groupe colombien Systema Solar qui mêle ragga/hip-hop/électro/cumbia dans l’esprit sound system. Un cocktail tropical explosif qui ne laisse personne indifférent ! 

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #13 - août/septembre 2010)

Netna

Les artistes reggae féminines sont malheureusement assez rares dans l’Hexagone, raison supplémentaire pour parler de Netna, une jeune artiste en devenir.
Netna est née en 1982 en Allemagne et arrive en France à l’âge de 7 ans. Issue d’une famille d’artistes, elle baigne dans la musique dès le plus jeune âge et s’attarde sur différents styles musicaux, du rock à l’électro en passant par le reggae, la dance, le rap. Dès l’adolescence, elle prend plaisir à manier l’écriture pour exprimer ses pensées et ses émotions. Vers 14 ans, elle se plonge dans le rap qui l’amène à rédiger différemment, à rechercher des rimes. Trois années plus tard, à Montpellier, elle se familiarise avec les sound systems et la culture antillaise. L’accroche avec le mouvement reggae-dancehall est immédiate et accentue sa motivation. Elle découvre alors les sons jamaïcains et ses premiers mentors, Capleton et Buju Banton. Dès la fin du millénaire, elle travaille le maniement des mots aussi bien avec la plume qu’avec la voix et fait son apprentissage en écumant les sound systems. La première partie de Capleton en 2003 marque le véritable déclic en matière de scène. Elle multiplie ensuite les shows, pose sur différentes mixtapes et compilations, et saisit toutes les occasions d’acquérir plus d’expérience. En 2006 est enregistré avec le collectif Digital Cut l’album Dancehall Révolution sur lequel paraît le single « Copycat » en featuring avec Big Red qui sera sélectionné par Wagram pour la compilation Frenchy Ragga Dancehall. L’année 2009 est marquée par la sortie d’Indeground, son premier projets solo, un véritable patchwork qui regroupe 17 titres, 5 featuring, 10 compositeurs. Une autoproduction axée reggae hip-hop, la première boucle de son parcours, le début d’un nouveau cycle. Ce qui inspire Netna pour rédiger ses textes, c’est avant tout l’état d’âme. Elle ne se pose aucune limite en matière de musique, suivant simplement les vibrations et l’inspiration, cherchant à la fois à faire passer un message de respect, d’amour, de force, de courage et de foi, ainsi qu’une énergie dédiée à l’ambiance et la danse. Difficile de catégoriser l’artiste dans un style, celle-ci cherche à exprimer toute la diversité de son identité dans sa musique. En véritable passionnée, elle vise toujours plus haut, plus puissant, plus inspiré. Les mois à venir vont donc être consacrés à la promotion sur scène de ce premier projet, que ce soit avec DJ Galak ou l’Artikal Band. En préparation une mixtape qui réunira les nouveaux morceaux composés depuis. En projet, le montage d’un show acoustique. Original Netna représente du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest !

Simba


(pour Reggae Vibes #13 - août/septembre 2010)

Gentleman Jul'

Il s’inspire d’un boxeur. Son combat ne se passe pas sur un ring, mais dans ses rimes et sur la scène.
Après une jeunesse passée au Sénégal, c’est en 1984 que Gentleman Jul’ arrive en France. Rapidement, il fréquente des musiciens sénégalais de son quartier et, sans plus attendre, se retrouve à manipuler pour la première fois des congas et à improviser au chant en compagnie de MC Romulus avec qui il va collaborer fréquemment, notamment sur le projet Gentleman Jul’. Bien avant ceci, il participe à des autoproductions ainsi qu’à de nombreuses formations (entre autres Indian Sonic) qui lui permettent de se faire la main et de fouler de nombreuses scènes à Paris et en province. En 2008, il monte ce projet dont le nom fait référence au personnage de Gentleman Jim dans le film de Raoul Walsh (1942) inspiré par la vie du boxeur James J. Corbett qui deviendra champion du monde. Lui aussi aspire à combattre les mêmes préjugés, les mêmes obstacles mais dans un contexte différent. Il s’inspire de ses rencontres, son vécu, ses racines sérères du Sénégal pour partager son expérience de la vie et porter un regard critique sur la société française mais aussi africaine. De là est né ce Gentleman Jul’, album métissé qui retrace son parcours atypique, où le reggae domine, cerné par les sonorités africaines, la pop et la chanson. Ses textes colorés mêlant humour et sensibilité, ses rythmiques variées traversant même la country acoustique et le slow d’amour montrent à quel point "l’aristo-cool" sait mêler sérieux et légèreté, drame et espoir. Fin 2009 était sorti en format numérique le maxi 5 titres qui donnait un aperçu de l’univers du personnage. Avec ce premier album, l’artiste pose les premières pierres d’un projet qui pourrait bien grandir et évoluer davantage encore. Pour s’en faire une idée plus précise, rendez-vous cet été sur les routes pour retrouver Gentleman Jul’ sur scène un peu partout en France. 

Simba


(pour Reggae Vibes #13 - août/septembre 2010)

Sylem

Originaire de Martinique, Sylem vient tout juste de proposer son premier projet solo. Intitulé Soldjah, il regroupe 21 titres conscients enregistrés entre les Bermudes, où il séjourne actuellement, la France et la Martinique.
Passant son enfance en Martinique, Sylem baigne dans la musique dès son plus jeune âge. Dès 15 ans, il se met à chanter, influencé par les pères du reggae, Bob Marley et Peter Tosh, mais aussi par la musique jamaïcaine des années 80 avec Shabba Ranks, Buju Banton, Tony Rebel ou Papa San, sans oublier le zouk de Kassav. En 1998, alors qu’il a rejoint la France, il fonde avec le DJ Djul Mandika le sound system Arawak dans le but de faire connaître et diffuser la musique à un maximum de personnes. Pendant trois années, ils jouent régulièrement côté ouest, notamment à Nantes et Rennes. A la fin de cette aventure, il trouve sa place au sein du Positiv Young Lion pour compléter le duo de chanteurs déjà existant, Torody et General Lion. Ils font de nombreuses scènes et participent à quelques compilations. En 2007 sort leur premier album officiel intitulé Fo Nou Rassemblé. Même si aujourd’hui, Sylem vit aux Bermudes, sa connexion avec le Positiv Young Lion dépasse océans et frontières. Après un an de travail acharné, le premier street album de Sylem, Soldjah, voit enfin le jour. C’est en soldat de Jah, comme le signifie le titre, que Sylem vient passer ses messages conscients et constructifs. « Soldat » car fort et combattant pour s’en sortir dans ce système ; « de Jah », car il s’agit d’un combat placé sous le signe de l’amour et non de la guerre. Agrémenté de nombreux featuring, ce street album présente bien l’entourage du chanteur : entre Dany Dan qui est à la tête du label Disques Durs dont il fait partie, des artistes francophones tels que Yeahman C. et Nazareken, des artistes bermudiens comme Live Wires, sa femme Princess Black ou le canadien Roach Killa. Pour les instrus, tout y est : des riddims jamaïcains comme le Hard Times et des productions locales variées, Sylem ayant un penchant aussi bien pour le reggae roots, que le dancehall, le lover style, le rub a dub mais aussi le soca, la salsa ou le zouk. Quant au chant, l’artiste manipule naturellement français et créole, langues qu’il emploie depuis toujours. S’y ajoute maintenant l’anglais qui lui permet de toucher un public encore plus large, notamment dans l’île qui l’accueille. Pour la suite, Sylem prévoit des sorties sur les productions locales, pourquoi pas de développer des liens entres artistes francophones et bermudiens. Des nouveautés à venir aussi du côté du Positiv Young Lion. Autant dire que malgré les kilomètres, la tête pleine de projets, Sylem devrait faire pas mal parler de lui dans les temps à venir. En véritable soldat de Jah, le combat continue !

Simba 


(pour Reggae Vibes #13 - août/septembre 2010)

Jah Pearl & Bouddha Sticks Band

Au mois de mai dernier est sorti l’album Motherland issu de la collaboration entre le chanteur Jah Pearl et le Bouddha Sticks band. Retour sur une connexion qui a porté ses fruits.
D’origine franco-martiniquaise, Jah Pearl, de son vrai nom David Lucas, grandit en Normandie dans une atmosphère difficile. Il fait ses débuts dans le milieu du sound system guidé par le rêve d’un monde meilleur et son amour pour le reggae. C’est avec le label hollandais Runn Records qu’il fait ses premières collaborations, ce qui lui permet de se produire régulièrement du côté de Maastricht ainsi que sur des compilations. A chaque fois, son travail est accueilli avec enthousiasme. C’est en 2007 qu’a lieu la rencontre entre le chanteur et le groupe Bouddha Sticks, également normand. Un moment déterminant pour chacun d’eux ! Le Bouddha Sticks band est né sur les bancs du lycée en 1993 avec comme motivation première de se faire plaisir en oubliant la vie quotidienne. Les lycéens se font la main sous l’influence de Bob Marley, Burning Spear, Steel Pulse, LKJ mais aussi Tribu ou Serge Gainsbourg. Ils tirent leur nom des bâtons d’encens utilisés religieusement pour porter les prières des humains vers les cieux. Aujourd’hui, les Bouddha Sticks comptent quatre membres : NattyGregLocks à la batterie, Benwa à la guitare, K60 à la basse et I-ficial aux claviers. En faisant leur petit bout de chemin, ils croisent sur leur route quelques artistes qui les poussent à dépasser leur limite comme le jamaïcain Anthony John ou le français Vagabon’, qu’ils accompagnent aussi bien sur album que sur scène. Même scénario avec Jah Pearl. Ils créent le label Gibraltar Music en mai 2007 avec l’intention de « détecter de jeunes talents locaux et de produire un maximum de bons titres ». L’alchimie fonctionne, l’idée de faire un album ensemble s’impose naturellement. Ils développent le projet nu-roots, conscient et rasta Motherland qui a pour but d’allier leurs talents et ainsi de traduire en musique les idées et textes du chanteur. « Capter l’essence d’un texte et d’une mélodie pour les mettre en valeur, c’est le travail de tout bon producteur. » Et pour pousser l’expérience artistique encore plus loin, plusieurs featuring notables viennent alourdir l’album, notamment avec les jamaïcains Chezidek et Spectacular. Même si en termes de production discographique, le band s’inscrit plutôt dans un créneau nu-roots, sur scène ils jouent aussi bien du reggae que du dancehall, du hip-hop, de la soul, voire du rock. Sans œillères, ils restent ouverts à toute proposition tant que le ressenti est partagé. En concert cet été avec Jah Pearl, ils se préparent également pour la sortie du prochain album de Vagabon’ en novembre 2010. En attendant, si vos oreilles n’ont pas encore eu l’honneur de goûter à Motherland, corrigez le tir, l’album est disponible dans les bacs partout en France, et même en VPC et digital partout dans le monde ! 

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #13 - août/septembre 2010)