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mercredi 5 octobre 2011

One One One - Exclusive Conscious Wear

La marque est née en 2007, à Paris, d’un nom directement inspiré du « One God, One Aim, One Destiny » de Marcus Garvey. A écouter sans relâche du reggae conscient depuis plus de 20 ans, Matthias et Martin en retranscrivent le message dans leurs créations. Ce que d’autres chantent, ils l’expriment sur des vêtements à l’aide de visuels conçus par Matthias.

C’est pour véhiculer ces valeurs d’unité, de liberté et de respect des identités et des différences, que One One One a développé le concept du conscious wear. Il s’agit de faire passer des messages à travers un support. « Le vêtement devient porte-parole d’un message symbolique et universel exprimé par un visuel graphique et artistique. ». Le conscious wear consiste aussi à produire de la manière la plus responsable possible : respecter notre planète, notre santé et les droits de l’homme. Les produits One One One viennent d’usines affiliées à la Fair Wear Foundation (garantie de conditions de travail équitable). Les sérigraphies sont réalisées en France, en séries limitées, avec des encres propres, sans phtalates, certifiées Oeko Tex 100 (absence totale de substances nocives dans les textiles et colorants). « On propose des produits de qualité, propres et éthiques, d’où One One One Exclusive Conscious Wear. » Depuis la naissance de la marque, il y a eu 35 créations originales déclinées sur différents supports (t-shirts, sweats, tuniques, débardeurs…) et différentes couleurs, soit près de 150 modèles homme, femme et enfant. Chaque modèle est une création à part entière. Tous les t-shirts sont en série limitée, hormis quelques exceptions, dont l’emblématique Afreeca, porté par de nombreuses personnalités (Vin Diesel, Alpha Blondy, Cedric Myton, Anthony B, Taïro…) mais ses rééditions régulières apportent de nouvelles couleurs pour conserver l’aspect série limitée et offrir de la diversité. D’autres gammes lui ont succédé : Afreeca Vert-Jaune-Rouge, Afreeca Independence, Afreeca Ambassador, One Love Jamaica, Les Ambianceuses, etc.

Des nouvelles de la Terre
Pour la nouvelle collection 2011, 9 visuels inédits ont été déclinés en une trentaine de modèles, notamment Conscious Sound, His Imperial Majesty et Each One Teach One. La nouveauté de cette année est essentiellement le lancement de la première ligne de t-shirts en coton bio et bambou issue d’usines alimentées à l’énergie éolienne et solaire avec, notamment, Respect Mother Earth. La marque est distribuée via le site Internet oneoneonewear.com, mais aussi via un réseau de boutiques multimarques qui permet de la retrouver en France, en Belgique, en Suisse, à la Martinique, en Nouvelle-Calédonie…, et peut-être bientôt partout dans le monde. Avis aux collectionneurs, certains modèles collector sont vendus exclusivement sur leur site web en séries ultra-limitées de 111 exemplaires. En accord avec le concept défendu, les artistes reggae qu’on voit porter la marque se font de plus en plus nombreux : des amis musiciens, des artistes qui apprécient leurs créations et leur démarche, n’hésitant pas à aller à leur rencontre quand les occasions se présentent. « Quand nos messages leur parlent, les artistes nous aident à les faire passer, et pour ça, on ne les remerciera jamais assez ! » Pour la suite, de nombreux projets en gestation qui verront le jour petit à petit, de nouvelles collaborations avec des artistes, de nouveaux produits… Avec aussi pour ambition, à long terme, d’investir en Afrique et de développer un produit conscious exclusivement africain, croyant à la grandeur et au potentiel de développement du continent noir. One One One compte bien explorer encore de nombreuses terres !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #19 - août/septembre 2011)

mardi 4 octobre 2011

Netna - Indeground (autoproduction)

Annoncé depuis plusieurs mois, le premier album de Netna, Indeground, est enfin disponible et armé pour faire face aux amateurs de reggae-dancehall-hip-hop francophone. Il confirme le sérieux à accorder à cette artiste qui persévère et impose son style. L’album contient vingt titres, ouvrant avec le single « Indeground » et clôturant par un remix de celui-ci. L’entrée en matière plonge immédiatement dans l’univers de cette Montpelliéraine musicalement ambitieuse et déterminée. Netna aborde des thèmes personnels et touchants. La qualité des textes qu’elle propose est indéniable, écrits en français avec des mots bien posés, illustrant une sincère authenticité, dans un flow souvent ragga-hip-hop mais qui sait être plus doux lorsque cela est nécessaire. Cet opus traverse hip-hop (« More » ft Miki,  « A Peine Le Temps »), reggae (« Ta Réalité », « My Youth »), dancehall (« All Stylez », « Le Son Glisse »), allant jusqu’à des sonorités rock (« Contradictions », « Un Beau Voyage ») ou électro (« Juste Une Femme »). Chaque morceau comporte une petite touche qui affirme son style. Des combinaisons viennent alourdir l’album, notamment avec Ayawaska. C’est confirmé : « une véritable bouffée de sincérité et d’énergie positive émane de cet album ». Netna souffle déjà la sortie dans les prochains mois d’une mixtape intitulée Etats d’Ame. Visiblement, rien ne pourra empêcher la belle de continuer à développer son talent musical.

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #19 - août/septembre 2011)

lundi 3 octobre 2011

Ziggi Recado - Ziggi Recado (Greensleeves/Wagram)

A l’écoute du nouvel album de Ziggi, nombreux sont les éléments qui reviennent à l’esprit : les titres et clips qui l’ont fait découvrir (« High Time », « Outta Control », « All Obstacles »), un premier album, So Much Reasons (2006), plein de fraîcheur et de spontanéité parcourant le reggae comme le dancehall, puis un second, In Transit (2008), clairement new-roots, parfaitement dosé et riche en hits (« Need To Tell You This », « Blaze It »), suivis de tournées explosives en compagnie du Renaissance Band et d’une introduction à Ziggi Recado avec le maxi Same Difference (2010). Ce troisième album est l’occasion de confirmer la voie choisie par l’artiste. Bien que Ziggi ait allongé son nom et allégé légèrement son style vestimentaire, il n’a pas changé de créneau musical : du new-roots qui sonne, dont les premiers extraits, « Get Out » et « Mary », posent l’étendue explorée. Des titres entraînants (« Can’t Stop We Now », « New Day », « Away From Home »), d’autres plus posés et profonds (« Jah Alone », « Pretender », « All My Life »). Le tout, peut-être un poil moins accrocheur à la première écoute que le précédent opus mais la qualité est là qui mérite de se le procurer. Cela dit, il ne pourrait aucunement remplacer ou occulter les précédents.

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #19 - août/septembre 2011)

dimanche 2 octobre 2011

Taj Weekes - A Waterlogged Soul Kitchen (Jatta Records)

Si vous ne connaissez pas cet artiste, il est grand temps de vous mettre à la page ! A Waterlogged Soul Kitchen est le troisième opus de Taj Weekes & Adowa, sorti sur le label Jatta Records. Précédé par Hope & Doubt (2005) puis Deidem (2007), déjà annonciateurs du meilleur, ce nouvel album propose un reggae résolument roots, dont les mots manquent pour en parler avec exactitude, mais qui est une véritable merveille. Ce disque contient 11 titres, ou la juste recette d’un moment hors de l’espace-temps, en osmose totale avec les éléments. Leur son dégage une pureté sereine à laquelle il est impossible de renoncer une fois y avoir goûté. On se dit que la musique de Taj Weekes pourrait bien être un remède à de nombreux maux. Le titre d’ouverture, « Just A Dream », fait pénétrer dans cet univers rayonnant. Les morceaux s’enchaînent à la perfection. Acoustique, percussions, violon, cuivre, l’harmonie règne. Rien ne viendrait perturber cette exquise mélodie. Un reggae unique qui résonne d’authenticité dont on ne peut être que charmé et qu’on a grande hâte de pouvoir apprécier sur scène. Un indispensable pour tous ceux qui souhaitent prendre une bouffée d’air frais, s’offrir une petite bulle de sérénité à porter de main…
  
Simba

(Reggae Vibes Magazine #19 - août/septembre 2011)

samedi 1 octobre 2011

Luciano - Rub-A-Dub Market (Irievibrations Records)

Nouvel album de Luciano, The Messenjah, valeur sûre de l’actuelle scène roots jamaïcaine depuis plus de dix ans, comme en attestent les nombreuses et glorieuses collaborations avec Fatis Burrel d’Xterminator Records. Le talent et la profondeur du chanteur en ont fait une référence implacable des connaisseurs, porteur de messages conscients et rastas, dont l’amour, dans toute sa dimension, en est la source. Ce nouvel opus est bien dans cette veine. Du new-roots louant Jah (« Only You Jah », « Praise Jah Time »), combattant Babylone (« Hard Road », « Living My Life », « Bun Dem ») et déversant de l’amour (« Truly Love Someone », « Feeling For Love », « Love Or Leave Me », « Where Is The Love », « Love Paradise »…). Incontestablement, un dévouement au reggae roots qui ignore le dancehall/hip-hop digital. Un album a priori prévisible et comme il en existe beaucoup, sauf que Luciano sait se doter d’un petit quelque chose en plus qui emporte, ce timbre de voix et ce flow qui prennent aux tripes, qui font qu’on relance instinctivement la lecture du disque ! On aurait simplement pu souhaiter la présence de quelques invités pour rendre ce nouvel album du Messager encore plus indispensable.

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #19 - août/septembre 2011)

vendredi 30 septembre 2011

Inner Rose

Inner Rose signifie la rose intérieure, c’est une part de nature que chacun porte en lui, un symbole de beauté et de fraîcheur qui nous unit tous…
Ces lyonnais rencontrés au lycée au début du millénaire se regroupent pour jouer du reggae en 2006. Joe Pilgrim au chant et à la guitare, Julbob à la batterie, Jul K au clavier, Tony à la basse, ensuite rejoints par Axel aux percussions, secondé depuis peu par Mario. Ensemble, ils explorent le reggae : des sons très roots voir rocksteady, d’autres plus rockers, et même certains dévoilant un mélange de ska-afrobeat. Sérenité et énergie sont véhiculées par leur musique inspirée qui porte la voix singulière de Joe Pilgrim et son imposant charisme. Toujours curieux musicalement, ils se laissent touchés par ce qui sort de l’ordinaire et respire la sincérité, peu importe le style. Leur premier maxi Space & Time vient de sortir. Il a été enregistré fin 2009 en totale autoproduction. Alors qu’auparavant ils n’avaient réalisé que des maquettes live utilisées principalement pour la promotion et le démarchage, ce disque reflète leur univers, les morceaux y sont étoffés dans toute leur profondeur. Pour le mixage, ils ont fait appel à Pilah de Kaly Live Dub, épaulé par Boudou de Dub Addict. Leur musique, profonde, véhicule d’intenses vibrations mariées à des messages déversés dans un anglais qui traverse les frontières et destinés à faire prendre conscience de l’aspect universel de l’homme, que la fraternité existe bel et bien. Pour la suite, beaucoup de concerts à venir et de nouveaux projets qui ne devraient que renforcer le professionnalisme de ce groupe au talent fort prometteur. Inner Rose apporte une musique sans conteste riche de sens et de formes, trouvant sa source dans l’essence même du reggae des origines.

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #19 - août/septembre 2011)

jeudi 29 septembre 2011

Che Sudaka

Le 6 juin dernier a eu lieu la sortie officielle en France de l’album Tudo é Possible des Barcelonais de Che Sudaka - dont le nom signifie « les discriminés d’Amérique du Sud » -, mais qui ne manquent aucunement d’énergie et d’optimisme !
Composé de six musiciens originaires d’Argentine et de Colombie, le combo révèle un dynamisme sans bornes dévoué à une musique qui n’en a pas elle-même, touchant à de nombreuses influences (reggae, ska, cumbia, salsa, punk, rock, hip-hop...) et qu’ils considèrent comme un véritable melting pot : de la musique populaire à la fois d’Amérique du Sud et d’Europe. En plus de faire danser, elle est aussi le moyen approprié pour transmettre idées et sentiments. Leurs routes se croisent à Mar Del Plata en Argentine, débutant au sein d’un groupe nommé Correcaminos, quelques années avant leur arrivée à Barcelone, où ils rencontrent Manu Chao, pour lequel ils ont un profond respect, tant il a pu les influencer musicalement et personnellement. Celui-ci sélectionne un de leur morceau pour la compilation La Colifata qui sort en 2002 et garde, depuis, un œil sur eux. Suite à cette impulsion, ils sortent quatre albums dont Tudo é Possible, le dernier en date, qui contient 14 titres plus déments les uns que les autres, accompagné d’un DVD documentaire réalisé par Carlos Larrondo, relatant les aventures et les rencontres majeures du groupe ces deux dernières années, incluant des extraits live et deux nouveaux clips. Le titre annonce clairement leur état d’esprit : tout est possible ! Un album positif qui ne perd aucune force face à un monde et une réalité qui semblent toujours plus fous, aspirant au meilleur. Continuant à parcourir les routes pour faire vivre leur musique sur scène, ils ont eu l’occasion de jouer à Solidays et également de participer à un projet, en collaboration avec le collège de Saint Brieuc, qui consistait à composer des chansons avec les adolescents pour les sensibiliser à la musique, car ils n’oublient pas que l’éducation est une arme non négligeable pour faire évoluer les choses. Dans les prochains mois, de nombreux concerts programmés et le nouvel album à réaliser. 2012 sera l’année de la sortie de ce cinquième opus suivie d’une tournée qui fêtera comme il se doit la première décennie de Che Sudaka. Voilà un groupe assurément paré « pour embellir les journées et se réveiller du bon pied » !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #19 - août/septembre 2011)

mercredi 28 septembre 2011

Dubmatix

En matière de dub-reggae, Dubmatix se présente comme un expert confirmé. Originaire du Canada, Jesse King grandit avec les conseils de son père, Bill King, célèbre jazzman des années 1970, qui lui insuffle l’envie irrépressible de toucher à la musique par tous les moyens.
Accro au dub depuis la découverte du grand King Tubby dans les années 1980, mais sans échapper pour autant à Bob Marley, Burning Spear ou Culture, Jesse s’essaie aux percussions, apprend la basse, passe un diplôme d’ingénieur du son et devient même producteur-programmateur sur la radio CHUM FM de Toronto. Ces expériences accumulées, le moment est venu de laisser complètement s’exprimer sa créativité musicale derrière les machines. En 2004, sort son premier album, Champion Sound Clash, résolument dub. Il est suivi en 2006 par Atomic Subsonic puis, deux ans plus tard, par Renegade Rocker. Sur chacun, de précieuses combinaisons avec de grands noms de la scène reggae (Michael Rose, Sugar Minott, Anthony B, Alton Ellis…). Cet album est nominé au Juno Awards et, l’année suivante, il remporte celui du meilleur enregistrement de l’année pour le titre « Gonna Be Alright », avec Prince Blanco. Son quatrième album, System Shakedown, sorti en 2010 chez Echo Beach, confirme de plus bel le haut niveau du producteur canadien accueillant notamment Mighty Diamonds, Tippa Irie ou encore Dennis Alcapone. Au fil des albums, le son de Dubmatix s’enrichit : du dub, du reggae, de l’électro mais aussi du dubstep, du ragga, du hip-hop, du ska… Régulièrement en tournée partout dans le monde, cet été est placé sous le signe du Stepper’s Delight Tour, démarrant par le festival belge Reggae Geel avec, en exclusivité, le M.C. londonien Tippa Irie. Prochaines sorties annoncées, en attendant le nouvel album : System Shakedown – Clash of the Titans avec de nombreux invités, parmi lesquels Zion Train, Vibronics et Mungo’s Hi-Fi, et  Dread & Gold vol. 2 – Dub from the Crypt. Aucun doute, Dubmatix prévoit du lourd.

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #19 - août/septembre 2011)

mardi 27 septembre 2011

Valério Big Band

Le Valério Big Band est, comme son nom l’indique, un regroupement de passionnés de musique d’horizons divers autour de Valério, ancien producteur devenu chanteur, depuis longtemps féru de reggae et de bonnes musiques. Laissez-vous emporter par le reggae roots jazz à la sauce Valério !
Après dix ans à travailler dans la production hip-hop au H, C & F studio de New York (Assassin, Svinkels, Supernatural…), le retour à Paris de Valério marque ses débuts en tant que chanteur. Il commence avec Mohammed Le Poète dès 2001 qui sort quelques singles remarqués. L’aventure est avortée et Valério poursuit sa route musicale, contournant les obstacles. En 2004 sort un premier album qui sert de coup d’essai, Petite Fleur. Il lance avec François Vennin, son binôme, le projet Au Grand Complet dès 2007. Il choisit de constituer un big band pour l’accompagner, à la fois pour pouvoir résister au temps mais aussi évoluer. Après avoir foulé des centaines de scènes et acquis expérience et force, Au Grand Complet vol 2 vient tout juste d’être achevé. Nouvel opus où le Valério Big Band expose avec entrain son mélange reggae-chanson unique, révélant continuité et unité. On y retrouve la même équipe de musiciens que sur le précédent, y conviant tout de même quelques brillants invités comme le tromboniste Clark Gayton (Skatalites, Burning Spear, Steel Pulse) et le flûtiste/saxophoniste Jay Rodriguez (Groove Collective). Reprise également du visuel de la pochette, quasiment similaire au précédent, qui  figure bien l’identité et la chaleur humaine du band. A la fois conquis par Bob Marley et frappé par les textes de groupes comme les Béruriers Noirs ou Ludwig von 88, Valério s’attelle à harmoniser le mélange, à faire du beau avec du simple. Des textes en français où il tente de partager son expérience de la vie avec sincérité et humilité, écrivant ses chansons en s’imaginant sur scène. L’été prévoit de retrouver le VBB sur les routes, notamment sur les côtes, et une édition d’ Au Grand Complet vol 2 agrémentée d’un DVD devrait faire son apparition d’ici début 2012.

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #19 - août/septembre 2011)

lundi 26 septembre 2011

Latypik

Romain Longi aka Latypik est né à Melun en 1975. Il fait ses premiers pas sur scène en région parisienne dès 1996. D’entrée, il ne passe pas inaperçu.
Latypik commence au sein d’un premier sound system, Freeminal, avant de fonder, avec Rootsy Lion, Jahworks Promotion où il apprend tout ce qui touche à la musique : de l’organisation des soirées, à la diffusion en passant par la construction des enceintes. Il tombe accro à l’époque rub-a-dub mais aussi aux grandes mélodies à la Gregory Isaacs, John Holt ou Dennis Brown. Le côté révolutionnaire et conscient du reggae, sa capacité à représenter la voix des révoltés et de ceux qui souffrent, le conquiert. Singjay dans l’âme, Latypik se veut à la fois engagé et réaliste, à travers des textes où il expose avec sincérité son regard sur le monde. Dès 2002, il commence à apparaître sur des mixtapes, compilations ou singles. Quatre ans plus tard, il est choisi par So-Wan Records et Garance Production pour participer à l’évènement Latitude Reggae, sorti en CD et DVD, au côté de nombreux artistes parmi lesquels Tiken Jah Fakoly, Tonton David et Pierpoljak. En 2009, le single « Le Son Sonne » sort sur le label Carca Sound et attire à nouveau l’attention. Fort de l’expérience acquise au fil des années, Latypik prépare actuellement un premier album réalisé dans un esprit de partage et d’amour de la musique, combattant toutes les difficultés de l’autopoduction. Il s’annonce majoritairement new-roots mais devrait aussi explorer early reggae, dancehall et hip-hop. Une mixtape est également annoncée qui permettra de patienter tranquillement en attendant que l’album finisse sa période de gestation et soit le plus abouti possible.

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #19 - août/septembre 2011)