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lundi 15 avril 2013

Tony Nephtali - Croisades (autoproduction)

Annoncé depuis de nombreux mois, le voici enfin disponible, le tout premier album du lorrain Tony Nephtali intitulé Croisades. Comme pour présenter clairement la direction choisie, le titre laisse entrevoir toute la persévérance qui anime l’heure de reggae à l’âme roots en lecture sur ce disque. Ouvrant avec « Laisse Les Croire », les titres en français et en anglais s’alternent de manière équitable jusqu’au dernier, « Dub Intention », version dub de « Love Intention » mixé par Roots Raid. Ceux-ci figurent d’ailleurs parmi les plus réussis de la tracklist, propageant une touchante atmosphère, tout comme les deux titres acoustiques, « Many Dayz » et « One Day », Pour les enregistrements, on retrouve la présence des musiciens qui l’accompagnent habituellement sur scène. Ceux qui ont découvert Tony Nephtali en concert seront ravis de constater que plusieurs titres ont été posés sur ce premier opus, « Everyday », « Trouve », « Les Maux »… Tous méritent attention et il ne manque à cet album que ce que les bonus de la maturité ne tarderont pas de lui apporter. Ces 12 morceaux confirment tout le bien qu’on pensait déjà de la musique de Tony Nephtali, il nous tarde de découvrir la suite.

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #28 - février/mars 2013)

samedi 13 avril 2013

Soul Sindikate & Dub Trooper - Kingston Nouméa (Patch Work Production)

Kingston Nouméa est un album original dans son concept, sa musique, comme son groupe, mi-français mi-néo-calédonien. Deux disques y sont réunis pour faire le pont entre l’île de la Nouvelle Calédonie et l’île de la Jamaïque, d’où son titre. Le disque 1 a été enregistré à Kingston au Studio Tuff Gong, c’est la partie jamaïcaine du projet, qui fait place à des musiciens et chanteurs réputés, Sly Dunbar, Sticky Thompson, Ken Boothe, Big Youth, Winston et Matthew McAnuff… Le disque 2 est la partie néo-calédonienne, enregistré au studio Rising Sun à Nouméa et Patch Work en France. Chacun contient 11 titres et c’est le parallèle qui nous intéresse ici. Très éloignées géographiquement parlant, Kingston et Nouméa ont pourtant beaucoup de similitudes et cet opus en est une illustration : les bonnes vibrations n’ont pas de frontières. L’ensemble en fait un double album cohérent, de qualité considérable, à la graine roots, parsemé d’accents soul et de sections de dub profond, où tous les titres comptent. Avec toutes les singularités de Kingston Nouméa par Soul Sindikate & Dub Trooper, qu’aucune chronique ne saurait résumer, il serait vraiment dommage de passer à côté d’un voyage musical aussi précieux.

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #28 - février/mars 2013)

jeudi 11 avril 2013

Skyman Selecta

Inspiré par la liberté qu’évoque le ciel, Skyman Selecta plonge dans les musiques jamaïcaines au début de l’adolescence. Il commence par jouer dans un groupe de reggae-ska en Franche-Comté, puis participe à l’organisation d’évènements, avant de se mettre sérieusement au sound system en 2009. Première production avec le Gipsy Woman riddim, sorti en octobre dernier.
Skyman a rejoint la scène depuis trois ans, mixant roots, nu-roots, dancehall, soca, rub-a-dub… après avoir consacré les années précédentes à travailler la technique et à agrémenter sa collection. Depuis longtemps lui trottait en tête le rêve de produire un bon instrumental sur lequel regrouper une série d’artistes qu’il affectionne vraiment… C’est chose faite avec le Gipsy Woman riddim. Avec plus d’une quinzaine de titres sur cette série nu-roots, les invités de la tracklist sont variés, tout comme la provenance des enregistrements, Sizzla et Turbulence (Kingston), Perfect (New-York), Omar Perry (Bruxelles), Leah Rosier (Amsterdam), Tiwony et Volodia (Paris)… Les prises de voix des artistes plus proches géographiquement, Jahjah Man, Faya Green et Mamzell’ Léty... ainsi que le mixage et mastering ont été effectués au K-One Studio à Mulhouse. Hormis la suggestion d’un clash tune faite à Perfect, chacun est resté libre dans le choix de la thématique. Skyman gère les dates de concerts de Leah Rosier pour la France et les pays limitrophes, suite à leur rencontre, en mars dernier, lors d’une première partie de Danakil, et l’accompagne quand il ne s’agit pas du Rise & Shine band. Pour 2013, l’agenda de Skyman prévoit déjà bon nombre de sound systems en solo ou accompagné sur l’ensemble de l’Hexagone, ainsi que la sortie d’une mixtape exclusivement dubplates en téléchargement gratuit. Il rêve maintenant d’un riddim un peu plus dancehall, sur lequel on pourrait retrouver Skarra Mucci, Tarrus Riley, Lutan Fyah, Virtus… Qui sait de quoi le ciel est pavé…

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #28 - février/mars 2013)

mardi 9 avril 2013

Tony Nephtali

Premier album de Tony Nephtali, Croisades concrétise dix années à écouter, jouer et s’imprégner des rythmes du reggae, de son histoire et de ses considérations. Combat à la fois musical et spirituel, le jeune lorrain aspire à répandre des vibrations positives et conscientes d’une vision du monde avant tout basée sur l’amour et le respect.
Disponible depuis l’automne, Croisades a été enregistré au studio du groupe R.I.C. Mixé et masterisé par Marc Muller, il contient 12 titres roots reggae, aussi riches dans leurs mélodies que leurs messages. Tony Nephtali s’illustre au chant lead et à la guitare rythmique, Rems à la basse également concepteur des visuels de la pochette et du livret. De nombreux musiciens leur ont prêté main forte pour obtenir le résultat souhaité, des membres de R.I.C., du 57 Roots Band… Précédant la sortie en autoproduction de l’album, deux clips avaient été réalisés par Fensch Toast et mis en ligne sur la Toile l’année passée, « Laisse Les Croire » et « Président », avec en parallèle de nombreux concerts, dont les premières parties de Sizzla et Clinton Fearon. L’année 2012 avait aussi été l’occasion d’un voyage en Jamaïque, en compagnie de son photographe, Quentin, où ils furent touchés par l’accueil exceptionnel des Jamaïcains (Unit 3, Uprising Roots) et de fouler pour la première fois la terre du reggae… 2013 démarre avec une série de dates aux côtés de Green Spirit, avant de réapparaître sur scène au printemps, en compagnie du 57 Roots Band, avec lequel il peaufine les prochaines prestations. En concert live ou en sound system, le chanteur n’est jamais démuni d’énergie et de belles paroles à partager. Tony Nephtali a récemment participé au projet One Beat Hip Hop Unity, lancé par Tidouz, avec le titre « Long Long Time ». Composant de nouvelles chansons, il songe à la suite de Croisades… Même si la route est longue, la voie est ouverte et Tony Nephtali est prêt à rester fort comme le lion pour diffuser sa musique spirituelle et engagée, aux messages emplis d’amour, de foi et de vérité, sur lesquels méditer. Le mouvement est en marche.

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #28 - février/mars 2013)

dimanche 7 avril 2013

ManuDigital

Bassiste, sélecteur du Digital Sound, compositeur, producteur, fondateur du label Boom Shak Records… ManuDigital continue d’explorer les envies et les possibilités que lui inspire son goût pour le reggae.
Son histoire avec la musique débute à ses 13 ans s’en essayant à la basse… A 19 ans, il intègre une grande école de jazz pour perfectionner son jeu et approfondir la technique dans tous les styles. Aujourd’hui, ce sont Babylon Circus, Brahim, Fefe Typical, Tonton David, Nuttea, Big Red, Daddy Mory, Daddy Yod, Straïka D, Colocks, Danakil… avec qui Manu a eu l’occasion de faire sonner la basse sur scène, sans oublier les artistes pour lesquels il a enregistré : Matthew McAnuff, Jah Mason, Turbulence, Pressure… Il expérimente la composition de riddims au début des années 2000. Avec son frère Pokito, ingénieur du son, et le renfort de Big Marnier, Poppy, Da, Michey et Vince, ils fondent le Digital Sound, pour partager leur passion et faire danser autant que possible, épris par la culture sound system, les dubplates et les clashs. Accoler son diminutif au nom du sound semble une évidence pour marquer son identité de riddim maker. Ceci l’amène à travailler avec différents labels sur des séries accueillant des noms reconnus de la scène actuelle (Sizzla, General Levy, Perfect, Queen Omega…). En collaboration avec le sound system suisse Roots From The Cold, il crée, l’année passée, Boom Shak Records, dont la première sortie est le We Nah Bow riddim avec Sizzla, Perfect, Trinity... Après les Rmx of the Week, les Digital Sessions, rendez-vous vidéo du web, ne sont pas restées dans l’ombre, dévoilant, tous les dix jours, une courte session live avec un nouvel invité, en compagnie de Manu muni de son Casio MT 40, célèbre grâce à King Jammy et l’incontournable Sleng Teng riddim. Parmi les épisodes déjà diffusés, Taïro, Brahim, Naaman, Pierpoljak, Don Camillo, Tiwony… ManuDigital est aussi le réalisateur des derniers singles de Bazil, « Musical Town », et de General Levy, « Roadblock ». Pour 2013, à surveiller, les sorties de Boom Shak Records, la suite de la diffusion des Digital Sessions avant une seconde saison qu’il rêverait jamaïcaine, la concrétisation de collaborations avec Lord Zeljko… et toujours sur scène, avec sa basse ou ses platines, notamment dès février pour donner la réplique à Biga*Ranx. « Mes envies sont aussi nombreuses que les facettes de la musique, il me faudrait plusieurs vies pour les concrétiser ! »

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #28 - février/mars 2013)

vendredi 5 avril 2013

Mawyd

C’est par le biais du Centre d’Informations et d’Activités Musicales de Bordeaux que se rencontrent les membres du groupe Mawyd. Vincent lance un atelier axé sur le reggae vers lequel converge, sans le savoir encore, chaque élément, apportant leur expérience et leurs influences, jusqu’à prendre la décision de conserver le projet au-delà de l’enceinte de l’école et de le faire évoluer avec sérieux. Premier album studio autoproduit, Look At The Tree
Cinq au départ de l’aventure - Vincent (chant, lead-guitare), Calixte (basse), Pierre (guitare), Maxime (batterie) et Steve (claviers)- c’est en suggérant chacun une lettre au hasard et en déclinant les combinaisons possibles qu’ils créent ce terme original pour désigner leur nouvelle formation. Ils sont ensuite rejoints par les personnalités féminines du groupe, Audrey et Janiss (chœurs), et leur opérateur spécialisé dans le dub, Luka, pour obtenir toute la dimension de leur reggae roots diversifié. Même si le groupe est né il y a à peine deux ans, chacun d’entre eux baigne dans la musique depuis de nombreuses années et s’investit dans d’autres projets en parallèle. Leur souhait de gagner en professionnalisation a permis leur terrain de rencontre. Tous issus d’horizons musicaux différents, la base reggae de Mawyd s’aventure aisément et naturellement vers la soul et le funk. Leur premier album s’intitule Look At The Tree, enregistré au Studio des Collines dans le nord du Périgord, de manière analogique pour respecter les procédés classiques du reggae, guidé par le musicien et producteur Bernard Indeau (Niominka Bi…). Avec déjà plus d’une centaine de dates à leur actif dans l’Hexagone, dont un passage au dernier Reggae Sun Ska, Mawyd ne perd pas de temps. 2013 sera consacré à défendre ce premier album sur scène, réaliser des vidéo clips, travailler sur des combinaisons, rechercher un label, composer de nouveaux morceaux…

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #28 - février/mars 2013)

mercredi 3 avril 2013

Christophe Rigaud

En 1995, alors qu’il est âgé de 16 ans, Christophe Rigaud est frappé par une révélation qui le pousse à se dévouer à la musique : la découverte de Bob Marley avec « Redemption Song » suivie, quelques jours plus tard, par un concert d’un groupe d’amis lyonnais auquel il assiste. Dès le lendemain, il tente de composer, s’exerçant à la  guitare et au chant…
Affectionnant aussi bien Dennis Brown, Don Carlos, Jah Cure, Luciano, Tiken Jah Fakoly, Ben Harper ou encore Pink Floyd et Stevie Wonder, Christophe s’éprend des rythmes reggae, soul, folk… De 1999 à 2007, il pratique chant, guitare et percussions au sein du groupe reggae Djalemba. Entre 2001 et 2005, il est également soliste pour la batucada Les Mauvaises Graines et, en 2006, intègre le groupe Yaokan en tant que guitariste/choriste. C’est là qu’il rencontre les deux musiciens qui l’accompagnent dans ce nouveau projet, qui porte simplement son nom, ouvrant sur son univers au travers de ses compositions, auxquelles apportent finement leur touche Yaokan (basse/chant) et Djo Toussaint (batterie/percussions/chant). Après deux années à tourner seul avec sa guitare, le trio concrétise cette nouvelle expérience, suppléé par Pascal Plewkowicz (ingénieur du son) et Bob Sleg Productions (manager). Le premier EP, See The River, a été enregistré, mixé et masterisé au studio 8pm à Lyon, durant l’été dernier, sous la direction de G.G. Millet. Sorti le 12 octobre en support physique, et aussi disponible en téléchargement gratuit, See The River donne un aperçu de la musique de Christophe Rigaud. « Je souhaite amener les gens à vivre un voyage musical à la fois aérien, profond et dansant… » dans lequel il évoque « la nécessité d’une prise de conscience face à un système soi-disant moderne et à sa logique qui mène à une course effrénée et nous éloigne trop de l’essentiel » Apprécier les bonheurs simples, accepter les différences, garder l’esprit libre font partie des réflexions abordées. En explorant la profondeur du roots, l’énergie du nu-roots et du rocksteady, les trois musiciens développent leur style nommé le « blue reggae », imprégné des sources du reggae, de celles du blues et de la soul, pour réveiller les sensations. Cet EP fait office d’introduction, que complèteront de nombreuses scènes, un vidéo clip, avant la venue d’un album, et tout ce que leur inspiration en perpétuel mouvement pourra bien leur suggérer.

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #28 - février/mars 2013)

lundi 1 avril 2013

Mo Mystik

Mo Mystik symbolise la rencontre des cultures mauricienne et française. Son inspiration musicale, il la doit à des artistes charismatiques, défendant dans leurs messages des valeurs de paix, d’amour et d’unité, comme Bob Marley mais aussi le chanteur mauricien Kaya.
Depuis l’enfance, Mo Mystik visite régulièrement son île, ce qui lui a permis de connaître ses origines et sa culture, de côtoyer la musique locale, le séga, et ses instruments de prédilection, comme le ravanne, et sa variante née du mélange avec le reggae, le seggae. En 2007, il crée le label 7ptik Records pour concrétiser ses envies et diffuser ses vibrations. Il participe à différents projets et travaille avec des chanteurs comme Killa Carltoon, Nyx Lion… jusqu’à se retrouver finaliste au côté du rappeur Mesrine au tremplin Buzz Booster. Il profite également d’un voyage sur son île pour collaborer avec des artistes locaux (Ras Ricky, Natty Gong…). Ses textes en français et en créole développent des messages conscients et militants. Cette année ne sera pas de tout repos pour Mo Mystik puisqu’elle commence avec son premier album, Partaz Misikal, recueil des titres phares produits l’année passée, qui sera disponible dans quelques semaines au format CD et sur les plateformes de téléchargement. Ensuite, un premier street album, Vizion, sortira au printemps, en exclusivité à l’Ile Maurice, regroupant 17 titres aux sonorités reggae/hip-hop/seggae, intégralement en créole. Une tournée sur l’île d’environ un mois succèdera à sa sortie, avant d’être distribué en France. Aussi, un projet avec DJ Veekash est en préparation, axé sur des featuring reggae/hip-hop. Le programme de Mo Mystik pour cette année s’annonce des plus chargés, concentré sur ces premières sorties et leur promotion, ce qui est en cours et toutes les nouvelles envies à venir…

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #28 - février/mars 2013)

samedi 30 mars 2013

Isiah Shaka

Petit, Isiah Shaka écoutait les disques de ses parents, d’Alpha Blondy à Georges Brassens, en passant par James Brown, Ray Charles, Fela Kuti, Jacques Brel et les Jackson 5. A l’âge de 11 ans, il tombe sous le charme de la voix de Burning Spear, avec l’album Dry & Heavy, et découvre les artistes jamaïcains, comme le message rasta, auxquels l’initient ses frères de rencontre.
Il grandit à la fois dans le roots reggae, le dancehall et le hip-hop, lorsqu’à son arrivée en France, il se fait une place dans les chorales gospel et dans les sound systems, avant de jouer plus tard accompagné de backing band… Jahspora est le premier album du chanteur afro-caribéen Isiah Shaka, pseudonyme qui combine une variante du prénom hébreu Isaïe, signifiant « Dieu est mon salut », qu’il donna à son fils parti trop tôt, et un hommage à Shaka Zulu, roi guerrier d’Afrique du Sud, qui combattit le colonialisme, symbole de courage et de témérité. Il réalise cet opus avec l’aide de son frère Orphée, entre Paris et Montpellier, et sollicite, entre autres, Charles Laube, batteur d’Alpha Blondy, Manjul, Ilon Ba, guitariste de Baaba Maal… Le résultat offre un son chaud et organique qui reflète leurs influences et leur énergie, disponible depuis avril dernier sur toutes les plateformes de téléchargement. Intitulé Jahspora en référence à la Diaspora, dispersion d’un peuple à travers le monde, et soulignant avec cette orthographe l’unique source de tout, cet album réunit 16 titres roots-reggae-dancehall, imprégnés de soul, de gospel et de hip-hop, un message d’espoir délivré entre cris d’injustice et hymne à la vie. Les propos conscients se sont imposés naturellement, le chanteur aspirant modestement à apporter sa pierre à l’édifice, sans être ni prétentieux ou moralisateur, simplement honnête et sincère, chacun ayant à apprendre les uns des autres. C’est après avoir fait la première partie de Michael Rose de Black Uhuru et partagé de bonnes vibrations en sa compagnie qu’est né le titre « Hard Times ». Les autres invités sont le Guadeloupéen Issam (sur « Gunshot ») et le riot malien Bass Dramé, sur l’ode à l’Afrique « Terre de mes Ancêtres ». Des concerts avec le Artikal Band, des sound systems, de nouveaux singles, dont un featuring avec Tiwony, des clips, une street tape en préparation ainsi qu’un nouvel album qui commence à se profiler… Jahspora est la première pierre posée à l’édifice Isiah Shaka.

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #28 - février/mars 2013)

jeudi 28 mars 2013

Païaka

Le combo clermontois Païaka a sorti, en juin dernier, un nouvel EP intitulé Red. Les huit musiciens de ce groupe formé depuis deux ans distillent un reggae original, chanté en anglais, teinté de jazz et enrichi par une section cuivre. Vibrations chaleureuses et énergiques assurées !
S’inspirant de la scène reggae/dub jamaïcaine, tout en invitant à la réflexion et en délivrant un message de prise de conscience, Païaka parcourt, depuis 2010, les scènes de France et des alentours, ouvrant pour des artistes de renom (Ziggy Marley, Alborosie, Sébastian Sturm, Omar Perry...). Ce nom, Païaka, est né de la contraction de l’adjectif païen et du terme jamaïcain payaka, désignant « à la fois une vision des choses, éloignée de tout mouvement précis et une lutte à mener contre les forces négatives ». Issus de diverses formations de la scène musicale de Clermont-Ferrand, les affinités des musiciens les ont tout naturellement réunis dans ce projet autour d’envies similaires, dont celles de partager et de transmettre, avec leur musique, des émotions intactes. Un premier EP 3 titres est sorti en septembre 2010, qui portait simplement le nom du groupe, pour le présenter et amorcer le mouvement, soutenu par la création du Collectif Flower Coast pour les épauler dans leur développement artistique. Le dernier s’intitule Red, enregistré et mixé au studio Improve Tone de Lezoux (63), en totale autoproduction, et ses 6 titres en disent long sur la voie choisie par Païaka et leur goût du travail bien fait. Martin Domas au chant délivre des messages conscients et critiques sur les travers de la société, sur fond de rythmiques roots aux inspirations jazzy et groovy. Ceci n’est que le reflet des multiples influences qui touchent les musiciens du groupe ayant tous au compteur quelques années d’expérience en la matière, et de leur souhait de proposer un reggae original. Aussi, le clip de « Puff », single extrait de l’EP, est à visionner sur Internet et a été réalisé avec l’équipe de Riot House Production. Après une tournée française de plus de 30 dates partagées entre l’été et l’automne 2012, le groupe reprend le travail de composition et nous prépare un nouvel opus pour 2014. En attendant cette nouvelle sortie, ils reprendront tout au long de l’année le Red Tour entamé en juin dernier. A découvrir sans plus attendre.

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #28 - février/mars 2013)

mardi 26 mars 2013

Duke Salomon

Le violon est le premier instrument de musique auquel touche Duke Salomon, avant de l’échanger contre une guitare, qui donne le rythme aux textes en anglais qu’il écrit. Producteur, chanteur et musicien français, Duke Salomon présente son premier album, Flowers and Fruits, enregistré au studio Tuff Gong de Kingston.
« J'ai enregistré à Tuff Gong un peu par hasard. Je n'étais pas parti en Jamaïque pour enregistrer. Je n'avais rien planifié. Je me suis juste dit pourquoi pas… J'ai rencontré ma choriste Wanda Duncan et mon percussionniste Carlbert Brooks dans un hôtel, je leur ai demandé si ça les branchait de venir avec moi. Et voilà ! C'était très simple et naturel. Si j'avais fait des plans avant de partir, ça aurait certainement été beaucoup plus compliqué, et moins marrant. Je suis reparti le lendemain du mixage de l'album ! On a mixé toute la nuit avec Carlos Allwood et j'ai pris mon avion direct ! » Flowers and Fruits représente une partie de l’univers de Duke Salomon, comme un carnet de voyages qui ouvre sur une aventure acoustique. Les textes y sont importants et la musique simple, mais avec de multiples dimensions. Tout ce qu’il souhaite véhiculer, c’est la beauté de la vie, le triomphe de l’amour sur la haine, une attitude positive… Accompagné sur scène d’une formation à cinq musiciens, Duke Salomon ne se cantonne pas à l’acoustique. Conquis par le reggae, il ne fait pas l’impasse sur le dancehall, la pop ou l’électro, chaque musique regorgeant nécessairement d’éléments intéressants. « Le plus difficile est de savoir écouter, d’ouvrir son cœur et de rester humble ». Son univers est du « punky reggae dancehall », du reggae joué par un blanc, car il s’agit de se l’approprier avec ses propres racines et son vécu. « Le reggae te dit qu'il faut aimer ta culture, la connaître. Il permet de te connecter avec tes ancêtres et d’assumer ton histoire… » L’album Flowers and Fruits est disponible en téléchargement légal, en attendant prochainement sa sortie physique. Il travaille actuellement avec DJ Redeyes sur un EP orienté reggae digital, dans la lignée du single « Indiaan », qui contiendra aussi quelques bonus, et parle d’un clip pour un featuring avec Baby G… D’autres facettes de Duke Salomon ne tarderont pas à se révéler.

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #28 - février/mars 2013)