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mercredi 22 février 2017

Yellam - The Musical Train (Irie Ites Records)

On vous disait que cette rentrée abondait de bonnes sorties reggae… Et ça n’en finit plus, avec celle de l’album de Yellam, The Musical Train, le 21 octobre. Il n’a pas fallu beaucoup d’écoutes pour tomber dingue de ce disque, puisqu’il n’est fait que de très bon. La venue en Jamaïque du chanteur semble avoir fait naître une véritable alchimie avec les Roots Radics. Qui pourrait décliner l’invitation à monter à bord d’un train musical aussi agréable ? Yellam s’y exprime toujours en langue anglaise, avec une aisance tout-terrain, qui, à ce train-là, devrait repousser les frontières sur son passage. Après un Turn Up The Sound explosif, voici Yellam dans un registre plus roots, qui lui va comme un gant et révèle au mieux ses qualités de chanteur. Il s’agit d’un roots moderne, qui puise aussi bien dans l’ancien que le nouveau, et le résultat donne des airs qui convainquent instantanément. Déjà, les premiers extraits, « Time Has Come » et « The Musical Train », sont d’une extrême efficacité ; ensuite, les cinq featuring sont tous ultra massifs (Skarra Mucci, Perfect, Sizzla, U Brown et Trinity), ainsi que le délicieux final en compagnie de Dean Fraser ; enfin, le reste des titres est du même acabit, quelque soit le genre, les entraînants « Galong » et « Dem A Call », le profond « Heaven’s Door » en hommage au batteur Style Scott, le sentimental « Sweet So »… On ne sait même plus où donner de la tête, tant on tombe sous le charme de chaque chanson ! Foncez au plus vite vers ce Musical Train, vous n’en reviendrez pas d’un voyage aussi exaltant.

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #51 - décembre 2016/janvier 2017)

lundi 13 février 2017

Yellam - Des rêves plein la tête

Avec son équipe Green & Fresh et le label Irie Ites, Yellam présente son nouvel album, The Musical Train, enregistré en Jamaïque en compagnie des vétérans Roots Radics. Deux années ont été nécessaires pour finaliser le projet. Rencontre avec le chanteur, à quelques jours de sa sortie.

The Musical Train sort le 21 octobre. Qu’as-tu envie de dire sur ce nouvel album ?
C’est le fruit d’un long travail qui s’est étalé sur deux ans, à partir de mon second voyage en Jamaïque, en 2014. Je suis content qu’il sorte enfin et que les gens puissent l’écouter, qu’ils puissent voyager dans l’univers de The Musical Train avec nous. Il y a une sorte d’excitation pour la sortie et aussi une grande envie de monter sur scène !

Qu’est-ce qui t’a inspiré pendant l’écriture et la composition des morceaux ?
Pour cet album, étant en Jamaïque, j’ai dû composer en studio avec les Roots Radics. J’étais venu avec certains thèmes, certains textes, et, au final, il y a des chansons que j’ai écrites avec l’instrumentale, dont « Heaven’s Door », quand je suis revenu en France, lorsque j’ai appris la mort de Style… [Lincoln « Style » Scott, l’un des trois fondateurs du groupe, ndlr] Il est présent sur pratiquement tous les morceaux et je voulais qu’il y en ait un qui lui soit dédié. D’ailleurs, nous travaillons sur le clip, qui sera une sorte de dessin animé où nous le faisons revivre. Il y a aussi des thèmes qui sont liés dans cet album, notamment les chansons d’amour, « Sweet So » et « Let’s Move On ». La première parle d’un début de relation, la seconde de la séparation et du fait qu’il faut aller de l’avant…

Toutes les chansons n’ont donc pas été écrites en Jamaïque ?
Certaines, mais pas toutes. Il devait y avoir 30% de chansons déjà écrites et le reste s’est fait sur place ou après. Je suis souvent inspiré par le travail en live avec les musiciens, je trouve que c’est la meilleure manière de composer un morceau.

Cet album s’avère bien plus roots que Turn Up The Sound, même si on y retrouve des touches très actuelles. Comment expliques-tu cette évolution ?
Jericho d’Irie Ites écoute pas mal de roots et ça m’attire aussi beaucoup, parce qu’il y a des influences américaines au niveau de la soul dans les tunes reggae des années 60-70. Tendre vers ça m’a permis de laisser beaucoup plus d’espace à ma voix, d’être moins dans le débit parfois. C’est ce que j’ai envie d’explorer en ce moment, être plus dans les envolées et travailler les mélodies. Ce côté roots a aussi été apporté par les musiciens, les Roots Radics et les Tamlins aux chœurs. Il est question que je parte à New-York, un show est prévu là-bas. Il y a des producteurs qui mélangent de la soul avec du reggae, j’aimerais bien aller y travailler pour les projets futurs.

Les enregistrements ont eu lieu lors de ton second voyage en Jamaïque, fin 2014, avec les Roots Radics au mythique studio Harry J. Quels souvenirs en gardes-tu ?
C’était un peu comme dans un rêve, parce qu’au départ j’avais vu ces artistes dans des documentaires ou des vidéos de session. Je n’ai pas réalisé ce que je vivais sur le moment ! C’est quand j’en parle que je me rends compte que j’ai eu beaucoup de chance. La rencontre avec Style m’a vraiment marqué. C’est le musicien dont j’étais le plus proche et avec qui je passais du temps en dehors du studio. On a énormément parlé et il devait même venir jouer en France. Style avait un vrai côté humain et c’était quelqu’un de talentueux, qui a été à la base de la création du rub-a-dub quand même ! Il a été moins médiatisé que Sly, mais ça reste l’un des meilleurs batteurs rub-a-dub/reggae. Je tenais à ce qu’il y ait un côté assez humain dans toutes les collaborations de l’album, que ce soit les musiciens ou les chanteurs.

Les featurings ont-ils été enregistrés à ce moment-là en Jamaïque ?
Pas tous. Les featurings avec Perfect et Skarra Mucci ont été enregistrés en France au studio d’Irie Ites ; celui avec U Brown et Trinity s’est fait au studio Mixing Lab à Kingston, un jour avant que je reparte ; et celui avec Sizzla à Judgement Yard…

Comment ça s’est passé avec Sizzla ?
Lors de mon premier voyage en Jamaïque, en 2013, je voulais découvrir Judgement Yard et rencontrer Sizzla. Je l’ai rencontré le deuxième jour. Je lui ai fait écouter quelques trucs et il m’a dit qu’on ferait un morceau ensemble, sans histoire d’argent ou autre. Je suis reparti sans le featuring mais, lors du voyage suivant, j’y suis retourné avec Jericho et nous l’avons fait pendant la deuxième semaine de mon séjour. J’ai passé énormément de temps là-bas, à discuter avec les gars du crew. Ils me mettaient aussi au test de chanter devant tout le monde, à la manière jamaïcaine. Pas le choix, il fallait que je sorte ce que j’avais dans le ventre ! Je n’oublierai jamais ma rencontre avec Sizzla et cette session avec lui. Nous avons pris le temps d’écrire, juste à côté du studio, et après je suis allé enregistrer ma voix, puis ça a été son tour. De l’avoir fréquenté au jour le jour, j’ai pu voir comment il était et comment il était perçu par les gens. Il a vraiment ce côté enseignant, un vrai teacher ! Il est très cultivé et vraiment impliqué dans sa communauté.

Que raconte le morceau que vous partagez, « Fruit Of Life » ?
C’est un riddim de Willy William, qui faisait partie du crew d’Irie Ites au départ. Je voulais écrire une chanson sur ce que je pouvais ressentir pour la musique. Nous racontons notre expérience et ce que représente la musique à nos yeux.

Bientôt une décennie que tu fais de la musique ! Quel regard portes-tu sur ton parcours ?
Il s’est passé pas mal de choses, mais je suis un rêveur et j’ai toujours des rêves ! Je suis très content du développement que nous avons eu avec mon équipe. Nous sommes restés soudés depuis dix ans. Ce sont des musiciens et, avant tout, des amis. Nous avons réussi à nous professionnaliser et, aujourd’hui, nous réalisons aussi des clips pour d’autres personnes. Nous essayons vraiment de développer quelque chose de solide autour de ce projet. Notre souhait est de développer tout ça à l’international si possible.

Comment va se passer la sortie de The Musical Train, selon toi ?
Je n’en ai aucune idée ! (rires) Nous sommes tous très concentrés là-dessus en ce moment. The Musical Train sera disponible en CD, téléchargement et vinyle (en édition limitée) à partir du 21 octobre. J’aimerais qu’il soit écouté par le plus grand nombre et que les retours soient positifs ou négatifs, mais constructifs ! La grosse date à retenir sera le 31 janvier à Paris au Petit Bain, où nous allons inviter à nos côtés des artistes de la nouvelle et de l’ancienne génération. Soyez là !

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #51 - décembre 2016/janvier 2017)

dimanche 3 juillet 2016

Yellam - Savoir s'imposer

On vous parlait, il y a peu, de la sortie d’un nouvel EP de Yellam intitulé Get on Board. Deuxième aux Victoires du Reggae dans la catégorie maxis, on s’est dit que le moment était bien choisi pour recueillir les impressions du chanteur manceau, lui soutirer quelques infos sur son album en préparation et partager quelques souvenirs brûlants de son séjour à Yard. Bienvenue à bord !

Get on Board est arrivé 2ème aux Victoires du Reggae dans sa catégorie ! Qu’as-tu ressenti à l’annonce de cette nouvelle ?
Comme ça réunit pas mal de votants, c’est forcément gratifiant. Ça permet aussi de jauger son travail, de voir comment il est reçu en France, même si c’est plutôt symbolique, car ce n’est pas vraiment une compétition… Ça reste très amical, on se retrouve avec des artistes avec qui on partage beaucoup de choses, comme Naâman, par exemple. Donc voilà, c’est cool et ça fait plaisir ! Ça nous motive à vouloir donner encore plus pour la suite.

Pour continuer encore un peu la promotion de Get on Board, la sortie d’une vidéo acoustique sur le web a eu lieu courant mars. De quel morceau s’agit-il ?
On voulait revisiter le morceau assez électro « Step Up » d’une manière acoustique, avec des envolées de voix, etc. Le clip a été tourné chez moi, en plan fixe surtout, pour mettre en avant le côté un peu intimiste.

Tu travailles actuellement sur un nouvel album. Quand en est née l’idée ?
Je me suis mis à écrire des chansons pour cet album courant 2014 et ça a commencé à se concrétiser lors mon deuxième voyage en Jamaïque, à la fin de la même année. J’y suis resté un mois cette fois-là et j’ai été enregistré au studio Harry J avec les Roots Radics. Je peux déjà vous dire qu’il s’appellera The Musical Train et qu’il y aura de beaux featurings dessus, du roots avec des touches modernes. Il sera très différent de Turn Up The Sound. Pour le reste, il va falloir patienter encore un peu… Le mastering va bientôt être fait et on vous tiendra au courant dès qu’on connaîtra la date de sa sortie. J’aurais beaucoup d’anecdotes à vous raconter sur la réalisation de cet album, la rencontre avec les musiciens et tout ce qui l’entoure !

En dehors de l’album, que gardes-tu comme souvenirs de tes voyages sur l’île ?
Ce que je retiens comme souvenir marquant, c’est vraiment l’accueil des gens. Je m’y suis toujours senti un peu comme à la maison grâce à mes connexions, notamment Trinity, qui est un artiste proche d’Irie Ites. Il m’a emmené un peu partout avec lui et raconté son parcours. Ils ont un rapport assez ruff, tu vois, et il faut savoir s’imposer. Il faut savoir mettre de côté sa timidité, et moi, je suis quelqu’un d’un peu timide à la base. Ça m’a permis de vraiment m’imposer, encore plus quand tu es un artiste européen ! La rencontre avec DJ Ron Muschette d’Irie FM a été importante : grâce à lui un de mes morceaux, « Galong », a atterri dans leurs charts ! C’est une île dont je garde de supers souvenirs, certains endroits que j’ai visités étaient juste magnifiques ! J’ai beaucoup aimé la campagne, du côté de Manchester, où se trouve Mandeville. Il y a différentes vibes sur l’île, que ce soit à Negril, Montego Bay… J’ai revu un artiste comme Chezidek, qui est le premier jamaïcain avec qui j’avais enregistré un featuring [« World Peace »], en 2013 ! Quand tu vois les artistes là-bas, chez eux, c’est dans un environnement totalement différent de leurs tournées en Europe. Ils sont beaucoup plus détendus, ils veulent te montrer plein de choses, te faire goûter de la nourriture, qui est excellente d’ailleurs ! Je n’ai qu’une envie, c’est d’y retourner, mais j’aimerais aussi voyager ailleurs.

As-tu déjà prévu une date pour le prochain voyage ?
J’aimerais bien y retourner en fin d’année. Mais ça dépend de beaucoup de choses. Je n’ai pas envie d’y aller juste pour une semaine. Si je vais là-bas, c’est au moins un mois, parce que ça passe très vite et qu’il y a tellement de choses qui peuvent arriver…

Au fait, pourquoi as-tu décidé de supprimer la particule « Jr. » de ton nom Yellam ?
Quand j’ai commencé, en 2007, je n’avais pas la particule « Junior ». Ensuite, au fur et à mesure, les Jamaïcains que je côtoyais avec Irie Ites, Spectacular, Chezidek… m’ont mis cette particule, comme je fais un peu plus jeune que mon âge. Le « Junior » est resté jusque-là. Aujourd’hui, je l’enlève. Il y aura toujours des gens et des artistes qui m’appelleront avec cette particule. Mais j’ai envie de l’enlever, je crois qu’on acquiert de la maturité aussi…

Que va-t-il se passer pour tes musiciens et toi dans les prochains mois ?
Le 2 avril, nous avons une date importante chez nous, au Mans. Nous allons présenter le nouveau show en exclusivité ! Ça nous tient à cœur de jouer dans notre ville, parce qu’on vient d’ici, qu’on a été beaucoup soutenu, notamment par l’Oasis lors de nos résidences. Ensuite, les concerts et sound systems vont continuer, la grosse tournée va vraiment commencer en automne, après la sortie de l’album…

Comment se porte le reggae au Mans ?
Plutôt pas mal ! Il y a Irie Ites qui organise des événements depuis une quinzaine d’années, notamment le Spring Reggae Fest. Il y a eu des périodes plus ou moins fastes mais, grâce à eux, entre autres, le reggae est toujours resté vivant. C’est cool de voir aujourd’hui qu’il y a un renouveau, au niveau du public comme de la scène.

Penses-tu être présent sur des festivals cet été ?
Oui ! Il est encore trop tôt pour annoncer les dates, mais ça va arriver… Restez connectés, on vous réserve plein de choses pour la suite !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #47 - avril/mai 2016)

jeudi 19 mai 2016

Yellam

Yellam, que vous avez certainement connu grâce à Turn Up The Sound, est de retour depuis novembre avec un nouvel EP intitulé Get On Board. L’occasion de faire tomber le « Junior » et d’annoncer, pour le printemps, la sortie de son second album, The Musical Train.
Nouvelle étape de son parcours, Yellam introduit Get On Board, sans manquer de s’arrêter sur ce qui l’a occupé ces derniers temps et de laisser échapper quelques mots sur le tant attendu prochain opus. « Turn Up The Sound est sorti en 2013. Beaucoup de concerts ont été programmés suite à ce premier album. J’ai eu la chance de faire le Reggae Sun Ska en sound system cette année-là, puis en live band l’année suivante. Les rencontres ont permis de travailler sur le prochain album, The Musical Train, qui devrait sortir vers mars/avril. Avec Irie Ites, Dibyz et maintenant Bleu Citron, notre nouveau tourneur, nous avons décidé de sortir un petit format avant l’album, comme un ticket d’embarquement, avec deux morceaux-phares sortis sur le label Irie Ites (« Rub-a-Dub Anthem » et « Summertime Girlfriend ») et un sur l’album de Dubmatix (« Let The Good Time Roll »), accompagnés de deux tunes exclusifs enregistrés en septembre dernier, dont « Beggin’ », un peu plus hybride qui tend vers la soul, le hip-hop, et même le jazz… représentatif de l’ouverture que l’on souhaite donner à notre musique. Le résultat est Get On Board, disponible au format digital sur toutes les plateformes de téléchargement depuis novembre. Concernant le nouvel album, qui va arriver d’ici quelques semaines, nous avons bossé dessus tout au long de l’année 2015 et il a été enregistré au Studio Harry J, en Jamaïque, en octobre. Le titre de cet opus, The Musical Train, correspond à mon état d’esprit lorsque je fais de la musique. Avec le Green & Fresh, nous sommes une famille soudée. Nous nous voyons un peu comme un train qui avance, tout le monde est bienvenu à bord, mais attention, il ne s’arrête pas ! Ça reflète aussi les voyages, entre la Jamaïque, l’Angleterre, la France… L’univers de cet album sonne vraiment roots, grâce aux Roots Radics, qui ont joué sur une bonne partie des instrus. C’est un voyage assez old school avec des touches de moderne. La collaboration avec The Roots Radics était un rêve devenu réalité ! J’ai hâte de vous présentez cet album d’ici peu ! Pour Get On Board et la suite des projets, j’ai décidé de ne garder que le nom Yellam. Quand j’ai commencé, en 2007, je n’avais pas la particule « Junior ». Ensuite, les Jamaïcains que j’ai rencontrés avec Irie Ites, comme Spectacular, Chezidek… m’ont donné ce surnom, comme je fais un peu plus jeune que mon âge, et c’est resté. Aujourd’hui, je l’enlève, car il me semble avoir pris de la maturité. Il devrait y avoir pas mal de concerts en 2016 avec le Green & Fresh Band, et aussi une tournée prévue juste après la sortie de l’album, en France, en Europe, et, vers la fin de l’année, en Jamaïque, je l’espère… Pour l’instant, place à Get on Board, The Musical Train est en route ! » Prenez déjà votre billet, le train conduit par Yellam est à quai !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #46 - février/mars 2016)

dimanche 6 octobre 2013

Jr Yellam

Jr Yellam fait partie de cette jeune génération hexagonale animatrice d’un reggae avide d’exploration musicale et que les efforts n’effraient pas. Première sortie avec Turn Up The Sound.
C’est en 2007 qu’il commence à chanter, écrivant des textes en anglais, langue qu’il côtoie depuis sa tendre enfance, d’un grand-père américain qui lui a transmis un lien et un contact régulier avec ce pays et sa culture. Après avoir fait ses coups d’essai en sound system, il crée le label Green & Fresh avec, comme objectif, le développement de son projet artistique en gagnant en professionnalisation dans l’organisation comme dans la création musicale. Le collectif Green & Fresh réunit, depuis 2010, musiciens, chanteurs, sélecteurs, photographes, vidéastes, ainsi qu’une équipe dévouée à l’administratif, la promotion et la communication. Sur scène avec le Green & Fresh Band, Jr Yellam est accompagné de JaMax (guitare-chœurs), SkankyBen (guitare), SulliVibes (claviers), Babass (basse), B-Fresh (batterie), Gabinghi (percussions), avec lesquels il joue depuis 2011. En prestation sound system, c’est B-Fresh, également DJ et beatmaker, ou Jericho d’Irie Ites, qui maîtrise le tempo. Convié en première partie de Spectacular lors de sa tournée européenne aux côtés d’Irie Ites, Jr Yellam a eu tout le loisir d’échanger sa musique avec le public. D’ailleurs, la rencontre avec Chezidek et Spectacular l’a profondément touché par son enrichissement musical et humain d’une extrême grandeur, lui-même conquis depuis toujours par les artistes soul du label Motown, par les courants reggae, hip-hop et dancehall d’hier à aujourd’hui. Le 25 mai dernier est sorti le premier projet de Jr Yellam : Turn Up The Sound. Huit titres complétés par autant de versions dub qui visitent roots, nu-roots, reggae, hip-hop, stepper… Composés avec les musiciens du Green & Fresh Band, les instruments ont été enregistrés dans leur home studio, les voix chez Irie Ites. Le tout mixé avec ces derniers au West Finga Studio, masterisé par Villa Mastering à Paris et distribué par Socadisc. « Le choix d'une partie dub sur cet opus permet de mettre en valeur les compositions. Selon moi, la première partie, avec les chansons originales, c’est le plat principal, et la seconde, dub, c’est un bon spliff au dessert pour digérer et se relaxer ! » Jr Yellam travaille sur de nouveaux morceaux, alors que cet été annonce de belles dates, avec notamment un passage au Reggae Sun Ska et au Bodega Festival. L’automne sera l’occasion d’un séjour d’un mois en Jamaïque à l’invitation de Spectacular. Un album se profile tout doucement pour l’année prochaine… D’ici là, turn up the sound !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #31 - août/septembre 2013)