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lundi 3 novembre 2014

Clinton Fearon & The Boogie Brown Band / Tony Nephtali & Delphine (14 octobre 2014 - Le Gueulard + - Nilvange)

A l’occasion de l’ouverture d’une nouvelle salle à l’architecture innovante et dédiée aux musiques actuelles, Le Gueulard +, à Nilvange en Moselle, le premier concert, le mardi 14 octobre, nous réservait le grand Clinton Fearon et son Boogie Brown Band, avec, en première partie, Tony Nephtali et Delphine.

A l’arrivée au Gueulard + à l’heure indiquée, 20h30, l’entrée et le bar sont complètement bondés. On devine que l’inauguration a débuté bien avant le concert pour souhaiter les meilleurs augures à ce nouveau lieu, en place de l’ancienne piscine de Nilvange, enfin prêt à ouvrir ses portes aux public, presque deux ans après le début des travaux, réunissant une salle de concert de 400 places, trois studios de répétition équipés, un centre de ressource… Pour accéder à la salle de concert, il suffit de descendre les escaliers en colimaçon à gauche du bar. Une fois à l’étage inférieur, après avoir poussé une double porte, nous y sommes : une belle scène se trouve face à nous. Quelques marches à descendre, qui forment aussi une sorte de balcon se prolongeant sur les côtés, avant de se trouver au cœur même de la fosse.
Tony Nephtali et Delphine proposent ce soir un show acoustique. Une guitare, quelques percussions et quelques notes de claviers suffisent à accompagner leurs deux voix. Ils chantent notamment des titres de l’EP sortis quelques mois plus tôt (« Jah Brings Love », « No War », « Run », « Love Jah Forever »…). Leur prestation met la salle dans une ambiance décontractée pour apprécier pleinement la légende vivante qui va arriver ensuite.
Peu après 21h30, Clinton Fearon et ses musiciens investissent la scène. Faut-il rappeler que Clinton Fearon a fait partie des Gladiators ? Et qu’on lui doit des titres aussi incontournables que « Rich Man Poor Man » ou « Chatty Chatty Mouth » ? Ceux-ci ne pourront manquer d’être joués ce soir, puisqu’ils sont toujours chantés en chœur, et bien évidemment réservés pour la fin. Ce n’est pas plus mal puisque tous ceux qui les précédent ont aussi un goût bien agréable. Clinton Fearon vient juste de sortir un nouvel album Goodness, au titre parfaitement calibré avec ce qui émane du chanteur musicalement et humainement. « Blame Game » et « Poor Nana » sont là pour le représenter avec grandeur. L’album précédent Heart & Soul nous avait donné l’occasion d’écouter Clinton Fearon en acoustique, seul sur scène avec sa guitare, au Palace à Hayange. Il va sans dire que les deux formules lui vont très bien ! Le Boogie Brown Band est parfaitement dans la cadence. Même si le public était encore un peu frais à leur arrivée sur scène, ils font monter la température en à peine quelques morceaux. Goodness est le dixième album que Clinton Fearon produit lui-même ! Autant dire qu’il ne risque pas d’être à court de bonnes vibrations à partager avec joie et sincérité pendant près de deux heures : « Livin’ Is An Art », « Love Got Mi », « Rocky Road », « Feeling The Same »…

On ressort du Gueulard + avec le sourire aux lèvres et rechargé en bonnes vibrations. On y reviendra avec plaisir. Clinton Fearon en profite pour une petite séance de photos et dédicaces, avec la possibilité également de se procurer albums, t-shirts, affiches… Un seul mot pour résumer cette belle soirée : Goodness !

Simba
  

samedi 4 août 2012

Clinton Fearon - Heart & Soul (Chapter Two/Wagram)

Après Mi and My Guitar (2005), nouvel album acoustique de Clinton Fearon revisitant la période passée au sein des Gladiators : voilà qui annonçait de savoureuses vibrations ! Sorti fin mars, Heart & Soul, correspond exactement à ce que de nombreux amoureux des Gladiators et du pur roots pouvaient attendre de Clinton « Bassie » Fearon. De l’acoustique, comme il sait si bien le faire, et réécouter encore et encore ces titres mythiques dont on ne saurait se lasser. Heart & Soul propose un reggae sincère et vrai, tout simplement. Il ne faut pas grand-chose à Clinton Fearon pour nous convaincre, et il s’est d’ailleurs chargé, à lui tout seul, de tous les instruments et voix qui y figurent. Cet album intemporel, qui nous replonge dans le roots et ses considérations profondes, est une petite perle. La lecture s’ouvre sur « One Love », suivi par « Let Jah Be Praised », hautement provocateur de frissons, puis, avec « Chatty Chatty Mouth » : les premières minutes sont déjà d’une intensité considérable… Mais c’est sans penser qu’il y a juste derrière « Follow The Rainbow », et encore « On The Other Side », « Richman Poorman, « Jah Almighty »… C’est l’album qu’il manquait, le roots dont on a bien besoin à tout moment. Clinton Fearon manie l’acoustique comme personne et, sur ce terrain-là, doit être considéré comme une référence. Aucune hésitation à avoir en se tournant vers Heart & Soul, difficile d’imaginer que cet album puisse déplaire !

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #24 - juin/juillet 2012)

jeudi 31 mai 2012

Clinton Fearon interview

Deux ans après la sortie de Mi Deh Yah chez Makasound, Clinton Fearon bassiste historique de la formation yardie, revient avec un album intitulé Heart and Soul, dans lequel il reprend, en version acoustique, les principaux titres écrits avec les mythiques Gladiators.
Chanteur et bassiste pendant 18 ans de ce groupe majeur de la scène jamaïcaine, il a composé certains des plus gros succès des Gladiators. A la fin des années 1980, Clinton Fearon s’installe à Seattle et commence une carrière solo. Il forme le Boogie Brown Band pour l’accompagner sur les scènes du monde entier et enregistrer avec lui plusieurs albums. Rencontre avec un indélébile pionnier du reggae, jamais en panne d’inspiration, dont l’apport musical pèse toujours aussi lourd, 45 ans après ses premiers pas sur Treasure Isle.

Heart and Soul vient de sortir, le 26 mars, sur le label Chapter Two Records. C’est un album acoustique où tu reprends tes chansons de l’époque Gladiators. Pourquoi avoir fait cet album, deux ans après Mi Deh Yah ?
Depuis longtemps, je pensais faire un album acoustique avec les chansons que j’ai écrites et composées pour les Gladiators. Beaucoup de gens me le demandaient aussi. Mais j’hésitais. Aujourd’hui encore beaucoup de personnes, notamment en Jamaïque, me connaissent en tant que Bassie, bassiste des Gladiators, et ne connaissent pas Clinton Fearon, le chanteur, l’auteur. J’ai longtemps hésité aussi avant de rependre la basse en studio! Et puis, après avoir produit Mi Deh Yah, nous avions les moyens de faire cet album acoustique, pas forcément produire un autre album avec le band, donc c’était le bon moment pour réaliser ce que j’avais en tête depuis longtemps…

Est-ce toujours un plaisir pour toi de jouer aujourd’hui les titres de cette époque avec les Gladiators ? Comment as-tu choisi ceux qu’on retrouve sur l’album ?
Oui, c’est un grand plaisir, vraiment un très grand plaisir ! Ces chansons représentent de nombreux souvenirs, et ce sont de formidables souvenirs. Pour choisir les chansons j’ai commencé à faire une liste des titres de l’époque qui me revenaient en mémoire et je me suis arrêté au bout de 16. Mais il doit y avoir quatre autres chansons que j’ai écrites avec les Gladiators et qui ne figurent pas sur Heart & Soul. Certaines n’ont pas été enregistrées et je ne m’en souvenais plus… De toute façon avec plus de 16 pistes nous aurions du faire un double album, donc je me suis arrêté là.

Pourquoi avoir choisi de l’intituler Heart and Soul ?
J’ai choisi ce titre parce que, quand je pense à ces chansons, je me rends compte qu’elles m’ont tenu éloigné des problèmes et qu’elles m’ont guidé dans la bonne direction. J’aime l’amour et toutes ces chansons m’ont permis de rester dans sa voie. Je pense que c’est le titre parfait pour cet album. C’est exactement ce que ces morceaux représentent pour moi : du cœur et de l’âme.

On y retrouve notamment « Richman Poorman » et « Chatty Chatty Mouth », deux classiques des Gladiators. Que ressens-tu quand tu vois que les gens aiment toujours autant ces chansons, après plus de 20 ans ?
Ca aussi, c’est un grand plaisir et un réel honneur ! Cela me donne l’envie et l’inspiration de continuer encore et toujours à faire de la musique.

Après Mi An’ Mi Guitar en 2005, une fois de plus, on peut constater que l’acoustique te convient bien. Comment s’est passé l’enregistrement de ce nouvel album ?
C’était formidable. Je l’ai enregistré à Seattle, au studio Aleph, avec Mell Dettmer, qui est ingénieur du son. Nous avons déjà travaillé ensemble sur plusieurs albums, notamment pour Mi Deh Yah, Vision, Give And Take et d’autres encore ! Nous nous connaissons donc depuis plusieurs années et nous avons une bonne entente musicale, c’est important. Tous les instruments qui ont été utilisés sont acoustiques : une basse acoustique, une guitare acoustique, des percussions… Aucune batterie ! Au départ nous avons enregistré la guitare rythmique et la voix lead en même temps, puis la basse, les percussions, et enfin les embellissements, c’est-à-dire quelques percussions originales, des lignes mélodique à la guitare et, bien sûr, des harmonies sur la voix principale. Mell a travaillé d’une manière particulière pour capturer les différents sons. Elle aime beaucoup ma musique, c’était un projet original qui l’intéressait vraiment, et elle a tout fait pour sortir le meilleur son possible. Elle a utilisé des micros allemands des années 50, des vieux effets de reverb’ ou de delay, une Echoplex... Et tout a été enregistré sur de vraies bandes avant d’être importé dans l’ordinateur. Ce n’est pas la même chose que de travailler directement en digital, le son est différent. En tout nous sommes restés neuf jours en studio, six pour les enregistrement et trois pour le mixage.

Depuis plus de 40 ans, tu joues du reggae et tu es toujours là. Ne manques-tu donc jamais d’inspiration ?
Il n’y a pas vraiment de moment où je n’ai pas d’inspiration, que ce soit pour écrire ou pour composer : ma guitare n’est jamais loin, j’aime créer des sons, des mélodies, des lignes de basse... En fait, très rarement j’ai pensé à faire autre chose que de la musique, quand les temps étaient durs peut-être, mais cela n’a jamais duré longtemps. Je suis toujours inspiré. Je travaille déjà sur le prochain album avec les musiciens du Boogie Brown Band et l’inspiration est bien présente, certaines chansons sont même déjà terminées. Je pense que l’on pourra découvrir ce nouvel album l’année prochaine.

Quel regard portes-tu sur l’évolution du marché de la musique ?
Money, money, money ! (rires) Nous perdons en qualité. La quantité est trop souvent privilégiée sur la qualité, pour générer de l’argent plus vite, plus facilement, et c’est bien dommage malheureusement...

Que penses-tu de la nouvelle génération jamaïcaine ?
Je pense qu’il y a beaucoup de bons chanteurs, de bons musiciens, et aussi de nombreux autres artistes prometteurs. Mais une partie de la musique actuelle tourne un peu trop autour de ‘‘drugs, guns and sex’’ et autres sujets vendeurs. C’est la voie rapide, un chemin facile dont on ferait mieux de se préserver pour prendre le temps de développer les jeunes talents. Et je pense que cela vaut pour les artistes autant que pour les producteurs !

Et de l’évolution du reggae roots ?
J’entends parfois dire que le reggae roots est mort mais je ne peux pas être d’accord avec ça. Il ne peut pas s’arrêter de vivre ! Il peut y avoir des pauses, il peut se vendre moins bien sur le marché, mais le reggae roots est toujours présent. Certains artistes de ma génération ont peut-être peur parfois de proposer quelque chose de nouveau et ils restent sur ce qu’ils ont fait il y a très longtemps, mais leurs messages inspirent de nouvelles générations ; c’est aussi ça, les racines du reggae. Je pense qu’il y a des cycles. Et c’est pourquoi je pense que les jeunes musiciens vont retrouver plaisir à jouer de leurs instruments plutôt qu’avec des ordinateurs et ainsi donner un autre souffle au reggae roots.

En ce moment, le monde est vraiment en crise. Qu’est-ce que cela t’inspire ?
Oui le monde est en crise et c’est aussi pour ça que j’ai autant hâte de travailler sur le prochain album. J’observe ce qui m’entoure, je vois comment notre environnement, notre société évoluent et comment tout cela nous affecte nous, les humains et les êtres vivants en général. Il y a beaucoup de choses à dire rien qu’en observant le monde bouger. Et j’aime aussi partager mes expériences de la vie, les leçons qu’elle me donne ; je me dis que ce qui m’a aidé dans des moments difficiles peut aider une autre personne.

Quoi de prévu pour le printemps et l’été ? On va bientôt te retrouver en tournée en France ?
Au printemps, nous serons en Europe, en France principalement, mais aussi en Suisse et en Espagne, pour présenter Heart & Soul. A chaque fois que j’écoute cet album, cela me réchauffe le cœur et j’ai très envie de savoir ce que le public en pense. Il y a une quinzaine de dates prévues pour cette tournée.
Ensuite, cet été, nous avons des concerts ici aux USA, autour de Seattle mais aussi en Alaska, dans le Montana et ailleurs. A l’automne, nous reviendrons pour une nouvelle tournée en Europe, toujours en acoustique.  Et, bien sûr, je continue de travailler sur le prochain album avec le Boogie Brown Band !

Quelques mots, un conseil, pour les lecteurs de Reggae Vibes ?
Faites ce que vous aimez et aimez ce que vous faites, le plus possible ! Continuez votre route, persévérez, ne prenez pas de raccourcis, prenez le temps de faire les choses bien. Continuez de faire ce que vous aimez et de lire Reggae Vibes ! Merci beaucoup pour votre soutien ! Much Love & Respect !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #23 - avril/mai 2012)

mardi 8 mai 2012

Clinton Fearon (05 avril 2012 - Le Palace - Hayange)

Le 26 mars dernier est sorti le nouvel album de Clinton Fearon. Faut-il encore présenter celui qui a fait partie des Gladiators pendant près de vingt ans, connu sous le nom de Bassie, et à qui on doit des chansons qui sont gravées dans nos mémoires. Ce nouvel album offre un retour justement sur cette période où, en compagnie d’Albert Griffiths et Rudolph Sutherland, ils ont composé quelques classiques du roots. Sur Heart & Soul, Clinton Fearon reprend ses morceaux nés pendant cette époque Gladiators version acoustique.

En tournée pour promotionner ce nouvel opus, Clinton Fearon s’arrêtait au Palace à Hayange jeudi 5 avril pour une session acoustique de Heart & Soul qui s’annonçait riche en émotions. Il s’agissait d’une salle en places assises pour apprécier ce moment sans artifices. En première partie, Tony Nephtali et Tidacoustyk. Même si Clinton Fearon joue de temps en temps dans le secteur, c’est toujours un plaisir de constater à quel point sa musique, comme sa personne, sont vraies. Oublier l’inutile et le futile pour se concentrer sur ce qui a du sens, de la profondeur. Il enrichit ce concert épuré, où seuls sa voix et sa guitare le servent pour transmettre ses vibrations, avec de courts interludes qui parlent de cet album, de ces chansons…  en anglais bien sûr ! Une atmosphère intimiste s’est installée dans les lieux. Le sourire et la sérénité de Clinton Fearon ont de quoi apaiser tous les esprits. « Follow The Rainbow », « Chatty Chatty Mouth », « Richman Poorman »… que du bonheur ! De cœur et de l’âme dosés à la perfection ! Un moment magique et inoubliable qu’on revivra avec plaisir en écoutant l’album.

Simba

samedi 19 février 2011

Clinton Fearon / Tidacoustyk / Raggadikal (28 octobre 2010 - Le Hublot - Nancy)

Ce n’est pas parce que les vacances pointaient leur nez que Nancy ne devait pas vibrer au son du reggae et faire sortir les amateurs de leur tanière pour l’occasion. L’association Melting Pot, efficace aussi bien dans la régularité que dans la qualité des évènements proposés en Lorraine, nous avait prévu de quoi marquer les vacances de Toussaint d’un sceau vert-jaune-rouge. Reggae roots à l’affiche du Hublot pour ce jeudi 28 octobre 2010 : Clinton Fearon & The Boogie Brown Band ! Mais aussi Tidacoustyk et le Raggadikal sound pour parfaire le programme. Ouverture des portes à 20h30.
Dès l’arrivée sur les lieux, force est de constater que le public n’avait pas manqué de marquer cette date sur son agenda. Très rapidement, les massives investissent Le Hublot, aussi bien à l’intérieur, qu’à l’extérieur. Partout, la douceur et la convivialité règnent ce soir. Pour s’échauffer, le Raggadikal sound est au contrôle. Lord Bitum est venu tout droit de Cergy pour proposer sa sélection aux Nancéiens qui se mettent tranquillement dans l’ambiance. Il est maintenant temps de passer aux choses sérieuses. Du reggae en live vous en voulez ? En voilà ! 
Tony Nephtali se charge d’annoncer à la salle la suite des évènements. Le trio de Tidacoustyk monte sur scène. Chant, guitare, percussion, en toute simplicité. Ils sont venus partager une fois de plus leurs vibes avec le public nancéien. Ce soir est particulier car ils viennent également promotionner la sortie récente de leur premier album Prologue, qui permet d’amener chez soi la fraîcheur de Tidacoustyk. Ils interprètent différents titres « Mama Warria », « Mad'moiselle »… et tout coule de source. Pour en offrir encore davantage, Lord Bitum arrive sur scène et prend le micro aux côtés de Tida pour une combinaison inattendue et exclusive qui ravit les massives.
Nouvelle transition. Les prochains à monter sur scène ne sont autre que le grand Clinton Fearon (ancien membre du groupe incontournable The Gladiators) accompagné du Boogie Brown Band. L’artiste est attendu à Nancy et Le Hublot est là pour en témoigner. Clinton Fearon et ses musiciens savent parfaitement ce que le public est venu chercher ce soir : du pur bon son reggae roots, tout simplement ! Ca tombe bien, cette recette-là ils la maitrisent à la perfection et peuvent la décliner indéfiniment avec toujours autant de saveur. Preuve est faite, Ils ont encore la main ! Le public est complètement chaud. Les titres s’enchaînent et on passe par « Rich Man, Poor Man », « Chatty Chatty Mouth »…. Tout est là pour danser et chanter à souhait. Rien ne les arrête, près de 2h de show ! Ce sont des sourires que l’on retrouve sur les visages de toutes les âmes venues se ressourcer au Hublot ce soir.
Pour laisser tranquillement retomber les vibrations avant l’extinction totale du son, nouvelle session sound system prête à combler les massives qui regorgent encore d’énergie. Raggadikal n’est jamais à court de bonnes vibes. Roots, nu-roots, français… Autant dire qu’en quelques heures à peine les oreilles ont eu de quoi se régaler. 

Simba
Reggae City Reporter


(pour NancyByNight et Reggae-Est)