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vendredi 20 avril 2018

Leah Rosier - Interview

Après la sortie en 2016 de Only Irie Vibes avec le Rise & Shine Band de Besançon, Leah Rosier est de retour avec un nouvel album, The Black Star Tracks. Fruit de la collaboration avec l’équipe de Black Star Foundation basée comme elle à Amsterdam, de leurs virées en Jamaïque et des musiciens du Firehouse Crew, les vibrations irie sont toujours au rendez-vous !

Peux-tu nous parler de ton amour de la musique reggae, quand as-tu commencé à en écouter ?
Mon frère était un grand fan de reggae et de hip-hop, qu’il mettait très fort dans sa chambre à côté de la mienne. C’est comme ça que j’ai découvert la belle basse du reggae. Quand j’ai commencé à comprendre le message dans la musique - l’esprit rebelle, l’attitude positive, les enseignements, la spiritualité, l’amour et le respect, l’histoire et la culture de la Jamaïque -, ma passion pour le reggae s’est encore renforcée.

Quels sont tes trois groupes ou artistes favoris ? Quelle est la première chanson que tu as écoutée aujourd’hui ?
J’en ai beaucoup plus que trois, mais si je devais choisir… ce serait Bob Marley & The Wailers, Dennis Brown et Damian Marley. La première chanson que j’ai entendue aujourd’hui a été « Should I » de Dennis Brown. C’est une de celles que j’écoute pour me réveiller.

Combien de fois es-tu allée en Jamaïque ? Que ressens-tu pour ce pays ?
Je suis allée en Jamaïque trois fois, et j’y retourne très bientôt en compagnie de Black Star Foundation, avec qui j’ai fait mon album The Black Stars Tracks. Ils vont en Jamaïque depuis des années. Nous logeons à Kingston chez un de leurs amis. Personnellement, je n’aime pas y faire du tourisme, je vais principalement en Jamaïque pour travailler sur ma musique, apprécier les vibrations et pour méditer et avoir de l’inspiration. J’ai beaucoup voyagé, et c’est certainement mon endroit favori. Le climat, la culture, la musique, les gens, la nourriture, la ganja, les soirées en plein air… j’adore ! Il y a tellement de musiciens et producteurs talentueux là-bas.

Quand as-tu commencé à chanter et à écrire ta première chanson ? Te souviens-tu de son titre ?
Ma mère dit que je chantais déjà quand j’étais bébé. Vers seize ans, j’ai écrit ma première chanson en anglais sur ma guitare acoustique à propos de quelqu’un que j’aimais secrètement. Je ne me souviens plus du titre, mais ça disait : «You’re a closed door for me and I just can’t find the key ». (rires) Je n’ai jamais écrit une vraie chanson en néerlandais, ma langue maternelle, seulement des poèmes et des histoires.  

Plus jeune, tu étais mannequin. Combien d’années as-tu fait ce travail ?
Depuis que je suis petite, j’ai toujours été modèle, ce qui était bien parce que je pouvais utiliser l’argent pour prendre des cours de chant, de musique, de danse et de théâtre. J’avais l’ambition d’être actrice ou chanteuse. J’ai fini mes études à dix-sept ans et j’ai eu un bon job à Amsterdam, mais tout ce que je voulais, c’était voyager à travers le monde. J’ai été « découverte » dans la rue par une agence de mannequins. En quelques semaines, j’étais à Paris. Puis, huit ans durant, j’ai travaillé à temps plein comme mannequin dans le monde entier. Je suis très reconnaissante pour cette période, pas seulement parce que j’ai pu aller au Japon, au Mexique, au Kenya et dans beaucoup d’autres pays, mais pour l’expérience que j’ai acquise et que je peux utiliser dans mes projets actuels.

Pourquoi as-tu choisi de changer pour une carrière musicale ?
La crise économique et toutes ces émissions télévisées sur les mannequins ont vraiment changé l’industrie de la mode. Il était devenu plus dur de trouver du travail et, vers 2011, j’en ai eu assez d’attendre que le travail arrive, alors j’ai démissionné. Aussi, une certaine expérience révélatrice m’a fait réaliser que je devais poursuivre ce que j’aime vraiment : la musique. J’ai continué d’écrire et d’enregistrer des chansons pendant que j’étais mannequin. J’ai décidé d’en mettre quelques-unes en ligne, et j’ai rapidement commencé à me connecter et à collaborer avec des musiciens et des producteurs partout dans le monde. Une autre chose que je voulais vraiment était de travailler dans un coffeeshop à Amsterdam, d’où je viens. Un en particulier qui a toujours eu de bonnes vibrations, alors j’ai postulé pour un emploi et je l’ai eu. Je travaille là-bas depuis, c’est toujours une bonne combinaison avec ma musique, car l’une de mes missions est d’aider à la normalisation du cannabis, en particulier pour son usage médical.

Ton nouvel album, The Black Star Tracks, est sorti depuis le 17 novembre. Comment est né ce projet ?
Cet album est une collaboration avec Black Star Foundation d’Amsterdam, d’où le nom Black Star Tracks. C’est une organisation à but non lucratif qui promotionne, produit et programme du reggae en Hollande depuis 2003. Nous avons beaucoup travaillé ensemble ces dernières années. Nous sommes allés ensemble en Jamaïque deux fois. Après avoir posé sur trois de leurs riddims, l’idée est venue de faire un album ensemble. Je suis très reconnaissante d’avoir eu l’opportunité de pouvoir m’exprimer sur tous ces bons riddims de Asher-E et The Firehouse Crew, ainsi que de bénéficier du soutien total et des conseils de Dennis et Michelle de Black Star Foundation.

Comment as-tu rencontré l’équipe de Black Star Foundation et le Firehouse Crew ?
Un ami commun m’a présentée à Dennis et Michelle après un de mes premiers shows en Hollande. Ils travaillent avec le Firehouse Crew depuis des années, ils ont joué beaucoup de leurs riddims. J’ai rencontré pour la première fois le Firehouse Crew il y a quelques années à Amsterdam, ce sont des musiciens extraordinaires. J’ai aussi eu l’honneur d’être en studio avec eux lors de l’enregistrement du riddim de « Smile High Vibe ».

Quand as-tu écrit les chansons de The Black Star Tracks ?
La plupart des chansons ont été composées sur cette dernière année et demi. Hormis « Butterflies », « Come Rain Come Shine » et « Rude Boy » qui sont déjà sorties sur des riddims de Black Star.

Que feras-tu en 2018 ?
De la musique, parcourir le monde, vivre pleinement, me sentir irie… Je vais d’abord aller en Jamaïque pour prendre l’inspiration pour cette nouvelle année. Je ferai aussi une vidéo pour une des chansons de The Black Star Tracks là-bas… Voilà un bon début !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #58 - février/mars 2018)

jeudi 21 juillet 2016

Leah Rosier - Only Irie Vibes (Rise & Shine Rec)

On ne pouvait pas imaginer meilleur titre pour un album de la belle hollandaise que Only Irie Vibes, parfait reflet de ce qui entretient son énergie depuis qu’elle trace sa route dans la musique. La chanson éponyme suffit à entrevoir le grand pas en avant fait avec ce nouvel opus aux compositions terriblement efficaces. Depuis « Like A Lioness », beaucoup pressentaient un grand potentiel chez Leah Rosier, mais pas encore totalement révélé… La rencontre avec le Rise & Shine Band de Besançon en 2011 est encore plus cruciale qu’il n’y paraît, puisque cet album en leur compagnie mérite une attention toute particulière. Déjà parce qu’il va sans dire que les voix féminines du style qui nous préoccupe ne font pas légion hors de Jamaïque, et surtout parce que le résultat est plus qu’à la hauteur ! Les bonnes vibrations sont au rendez-vous et, rapidement, on se met à chantonner sur des titres tels que « Herbalist » ou « One Day ». Mention spéciale à « All Around The World » feat. The Mighty Diamonds et « High Grade Woman », pour les frissons qu’ils provoquent instantanément. Vous l’aurez compris, ces trois quart d’heure de vibrations irie ont tout pour plaire et il serait dommage de s’en priver. Quelque chose nous dit que Leah Rosier nous donnera encore bien d’autres occasions de nous enthousiasmer !

Simba

mardi 17 mai 2016

Leah Rosier

Le premier album de Leah Rosier, High Paw, est sorti en août 2012. Depuis, la chanteuse hollandaise a pris le micro dans toute l’Europe, et même récemment en Jamaïque. Son second opus, Only Irie Vibes, arrive le 26 février, réalisé avec le Rise & Shine Band de Besançon.
C’est en 2011 que Leah rencontre les membres du Rise & Shine Band, avec qui le feeling passe immédiatement ; ils sont les parfaits musiciens pour l’accompagner sur scène. En 2014, ils enregistrent le clip de « Enough is Enough » sur le Pitaya riddim qu’ils ont composé. Leah joue aussi régulièrement avec le sound system et label Black Star Foundation, originaire d’Amsterdam tout comme elle, qui supporte et promotionne la musique reggae depuis plus de dix ans. En janvier 2015, ils partent ensemble en Jamaïque pour un voyage mystique, quelques shows, et l’enregistrement de quelques collaborations qui figurent sur Only Irie Vibes. Côté actu, une des récentes sorties sur le label Black Star Foundation a été le Lovely Girl riddim. Leah y pose le morceau « Rude Boy », dont ils ont ensuite tourné le clip, mais aussi les chœurs sur quatre titres de la série. Ayant plus d’une corde à son arc, on lui doit également le dessin du visuel qui illustre le riddim. Leah et le Rise & Shine Band commencent à travailler sur le nouvel album à l’été 2014. Après avoir avancé à distance sur les chansons pendant plusieurs mois, elle se rend à Besançon en avril 2015 pour cinq semaines, en vue d’enregistrer les voix finales. L’album a été enregistré, mixé et masterisé par le producteur et ingénieur du son Thomas Jacquot au studio Le Zèbre. « Only Irie Vibes, autrement dit : laissez-vous porter par les bonnes vibrations ! Les styles qu’on retrouve sur l’album sont variés. Tous les textes ont été écrits par moi-même, ils sont nés au cours des cinq dernières années et viennent du fond du coeur. Je chante à propos de mon expérience de la vie, de la lutte contre les forces négatives, l’amour, et aussi de mes espoirs, mes rêves, ma vision du monde… Only Irie Vibes inclut deux collaborations avec des artistes jamaïcains, enregistrées à Kingston en janvier 2015 : le premier est un groupe légendaire, The Mighty Diamonds, le second est un jeune chanteur prometteur, Jahbar I. Only Irie Vibes est le titre de la première chanson de l’album. Si on veut se sentir « irie », je crois qu’il faut simplement garder des vibrations positives dans nos actes et nos pensées ! » Leah Rosier est aussi le visage de l’ouvrage Génération H, tome 2, d’Alexandre Grondeau. Elle fait partie des nombreux artistes qui ont participé au Génération H riddim reload, une nouvelle version du célèbre Police in Helicopter riddim. Le morceau est forcément très fumant et Leah Rosier ne cache pas que, travaillant dans un coffeeshop à Amsterdam, elle se retrouve dans l’esprit de la Génération H dont parlent ses romans, et qu’elle approuve la légalisation de l’herbe. Pour la suite du programme : un nouveau voyage en Jamaïque est prévu pour très bientôt et, juste après, Leah et ses musiciens seront sur les routes pour promotionner l’album et continuer à composer… Only Irie Vibes !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #46 - février/mars 2016)

mardi 8 octobre 2013

Leah Rosier

Originaire des Pays-Bas, le parcours de Leah Rosier est loin d’être ordinaire. Alors qu’elle chante, joue de la guitare et du piano depuis l’adolescence, elle voyage dans le monde entier en tant que mannequin dès l’âge de 18 ans, passant le plus clair de son temps libre à écouter du reggae, essayer d’écrire des chansons et les enregistrer dans le home studio qu’elle s’est confectionné.
Un séjour en Jamaïque renforce cette passion pour le reggae, sa culture et son histoire. Elle se met à diffuser ses chansons sur la toile et clôt près d’une décennie dans le monde de la mode. Les propositions pour se produire sur scène avec un DJ ne se font pas attendre. En avril 2011 apparaît son premier EP, The Real Leah. Le mois suivant, elle enregistre avec Marlon Asher « Amsterdam » suite à un échange de mails à propos du Ganja Farmer riddim. Le titre éponyme du Jamaïcain est l’un de ses favoris, qu’elle honore avec le ganja tune « Make A Nice Mix » sur le même instrumental. Pour l’occasion, Black Star Foundation rend possible une tournée avec Marlon Asher au Pays-Bas. En août 2012, Leah présente son premier opus, High Paw, sorti sur son propre label, Likkle Green. Il s’agit des morceaux écrits au cours des deux années précédentes, des chansons positives sur l’amour et la vie posées sur des rythmes reggae dancehall, provenant de musiciens et producteurs variés. Son histoire avec le Rise & Shine Band de Besançon, qui l’accompagne pour ses prestations live, débute en juillet 2011 par l’Opus riddim, sur lequel elle délivre « Music Teach Me ». Dans son pays natal, c’est sur le Two Roots Band qu’il faut compter. En version sound system, Skyman Selecta assure ses arrières dans l’Hexagone. Les concerts et sorties continuent, avec le second riddim produit par Skyman nommé Genkidama disponible depuis le 15 juin, un featuring avec Sizzla sur un label français annoncé pour très bientôt…

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #31 - août/septembre 2013)