Affichage des articles dont le libellé est Reggae Vibes Magazine 47. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Reggae Vibes Magazine 47. Afficher tous les articles

samedi 9 juillet 2016

ManuDigital - Digital Pixel (X-Ray Prod.)

Après la sortie récente des trois volets de Digital Lab, en compagnie de George Palmer, Peter Youthman et Marina P, le moment est déjà venu de découvrir Digital Pixel, un album aussi atypique que le laisse présager son esthétique. Doté d’une imagination foisonnante, ManuDigital semble bien souvent avancer sur des chemins parallèles, tout en ayant un temps d’avance, si ce n’est plusieurs, sur son époque. Ce nouvel opus en constitue un bon exemple tant il s’éloigne des sentiers battus, tout en atteignant des sommets, un mélange d’ancien et de moderne qui fait des étincelles. Digital est bien le maître mot. La liste des invités est réjouissante, autant dire qu’il s’agit d’une petite partie de la crème de la scène underground qui fait vibrer, entre autres, le reggae/dub actuel : Bazil, Soom T, George Palmer, Flavia Coelho, Taiwan MC, Joseph Cotton, King Kong, Don Camilo, Peter Youthman, Blundetto, Errol Dunkley, Marina P, Jamalski, Sara Lugo… Difficile de nommer quel titre on préfère tant ils ont tous la carrure pour être des hits. « Digital Luvin » trotte dans la tête, « Come Inna Di Dance » est une persuasive invitation, l’apaisant « Look At The Tree » laisse voyager l’esprit, et le rythme s’accélère avec les prouesses vocales de Jamalski sur « Bad Boys »… Le mieux, c’est encore d’écouter sans attendre Digital Pixel et de faire votre choix. Du lourd !

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #47 - avril/mai 2016)

mercredi 6 juillet 2016

Taj Weekes & Adowa - La main sur le coeur

Tenez-vous prêts, le cinquième album de Taj Weekes & Adowa, Love, Herb & Reggae, arrive le 15 avril ! Derrière un titre fédérateur, Taj Weekes et ses musiciens continuent de délivrer un son doux et pur, venu tout droit du cœur. Rencontre avec l’auteur, chanteur et musicien, actif dans l’humanitaire avec l’UNICEF et l’association caritative qu’il a fondée à Sainte Lucie, They Often Cry Outreach.

Taj Weekes et Adowa, c’est Taj Weekes au chant et à la guitare, Burt Desiree à la basse, Wayne Xavier à la guitare, John Hewitt aux claviers, Baldwin Brown à la batterie et Valerie Kelley aux chœurs. Leur premier album, Hope & Doubt, sort en 2005, avec dix morceaux qui introduisent l’univers sincère et mystique du groupe. En 2008, ils sortent Deidem, qui les fait connaître plus largement. A Waterlogged Soul Kitchen paraît en 2010, suivi, quatre ans plus tard, par leur premier live, Pariah in Transit. 2016 accueille enfin Love, Herb & Reggae, une nouvelle page de leur histoire nourrie de conscience, de bienveillance et de vibrations positives.

Bonjour Taj Weekes, comment ça va pour toi et tes musiciens avec la sortie de ce nouvel album ?
On peut dire que nous allons bien et que nous sommes très heureux !

Le précédent album studio était A Waterlogged Soul Kitchen, paru en 2010, puis il y a eu le live Pariah in Transit, en 2014. Que s’est-il passé entre ces deux sorties ?
En fait, après A Waterlogged Soul Kitchen, nous avons commencé à travailler sur l’album suivant, mais, en même temps, nous écoutions les enregistrements de la dernière tournée et nous avons vraiment aimé ce que nous entendions ! Nous avons donc décidé de sortir Pariah in Transit comme premier album live. Pendant cette période, j’ai aussi travaillé sur la seconde partie d’un film documentaire sur le diabète à Sainte Lucie, ce qui a pris un peu de temps…

Le nouvel album s’intitule Love, Herb & Reggae. Pourquoi avoir choisi ce titre ?
Je voulais lancer un nouveau mantra ! Depuis longtemps, nous vivons avec « sexe, drogues et rock’n roll » ! J’ai pensé à l’amour à la place du sexe, l’herbe à la place des drogues, et plutôt du reggae, tout simplement…

L’amour, la ganja et la musique reggae sont donc trois choses importantes dans ta vie ?
Oui, bien sûr ! L’amour, au sens de l’amour véritable, l’amour envers autrui sans jugement de valeurs, un amour avec une totale acceptation, que ce soit de la race, la religion, la sexualité etc. ; equal rights and justice, car c’est aussi une forme d’amour. L’herbe, au sens d’un mode de vie naturel, un retour à la nature sur la Terre. Je sais que beaucoup de gens associent immédiatement le reggae à l’herbe. C’est la première chose qui leur vient à l’esprit. Je ne parle pas seulement de la marijuana, mais aussi de tous les végétaux. Nous parlons d’un mode de vie sain, loin des OGM et de la nourriture industrielle. Le reggae, au sens du rythme et de la voix du peuple, pas un reggae qui parlerait de choses matérielles, mais d’amour, d’herbe, de réflexion… Nous avons besoin du reggae pour nous exprimer. En somme, nous avons besoin d’amour, de le recevoir et de le donner, pas juste de le chanter, mais vraiment de le mettre en pratique. Nous avons besoin de vert, d’un rapprochement avec la nature, autour de nous et dans nos assiettes. Et nous avons besoin de plus de reggae pour nous unir et être ensemble.

Où ont-été enregistré les chansons de cet album ?
J’ai  enregistré avec les musiciens d’Adowa et quelques autres invités au studio où nous avions déjà été pour les précédents albums, Coop Studios à Long Island, New-York.

Cet album est le cinquième de Taj Weekes & Adowa. Que penses-tu de toute cette expérience musicale ?
C’est ce qui permet d’apprendre et de progresser. Comme pour tout, il y a des déceptions et des succès, des hauts et des bas… Mais c’est toujours très enrichissant !

Ton inspiration a-t-elle évolué au fil des années ?
Je ne pense pas qu’elle ait vraiment changé. La vie et l’humanité ont toujours été des sources d’inspiration et c’est encore le cas.

Que ressens-tu par rapport à la situation actuelle dans le monde ?
Il me semble que ce serait une bonne chose : plus d’amour, plus de ganja et plus de reggae ! (rires) Je pense qu’il y a beaucoup de challenges. Nous voyons tout ce qu’il y a de négatif parce que c’est très présent en ce moment. Il serait bon de revenir au positif et espérer pouvoir inverser la tendance pour aller dans la bonne direction.

Tu t’investis depuis quelques années dans plusieurs actions humanitaires. Peux-tu présenter ton association, They Often Cry Outreach ?
They Often Cry Outreach (TOCO) est une association caritative fondée en 2007, visant à améliorer la vie des enfants défavorisés, à risques et orphelins, à Sainte Lucie et dans les Caraïbes, grâce à des programmes sportifs, de santé et de développement personnel. Nous avons aussi démarré un projet de refuge animalier pour accueillir les chiens errants.

Quels sont tes souhaits pour l’avenir ?
Il y a un vieux dicton qui dit : « What man plan Jah wipe out. » Nous avons juste à continuer et poursuivre notre route.

Que comptes-tu faire dans les prochains mois ?
La tournée pour la sortie de l’album, boucler le documentaire sur le diabète… et beaucoup d’autres choses !

Simba

Jatta Records / VP / Socadisc

(pour Reggae Vibes Magazine #47 - avril/mai 2016)

dimanche 3 juillet 2016

Yellam - Savoir s'imposer

On vous parlait, il y a peu, de la sortie d’un nouvel EP de Yellam intitulé Get on Board. Deuxième aux Victoires du Reggae dans la catégorie maxis, on s’est dit que le moment était bien choisi pour recueillir les impressions du chanteur manceau, lui soutirer quelques infos sur son album en préparation et partager quelques souvenirs brûlants de son séjour à Yard. Bienvenue à bord !

Get on Board est arrivé 2ème aux Victoires du Reggae dans sa catégorie ! Qu’as-tu ressenti à l’annonce de cette nouvelle ?
Comme ça réunit pas mal de votants, c’est forcément gratifiant. Ça permet aussi de jauger son travail, de voir comment il est reçu en France, même si c’est plutôt symbolique, car ce n’est pas vraiment une compétition… Ça reste très amical, on se retrouve avec des artistes avec qui on partage beaucoup de choses, comme Naâman, par exemple. Donc voilà, c’est cool et ça fait plaisir ! Ça nous motive à vouloir donner encore plus pour la suite.

Pour continuer encore un peu la promotion de Get on Board, la sortie d’une vidéo acoustique sur le web a eu lieu courant mars. De quel morceau s’agit-il ?
On voulait revisiter le morceau assez électro « Step Up » d’une manière acoustique, avec des envolées de voix, etc. Le clip a été tourné chez moi, en plan fixe surtout, pour mettre en avant le côté un peu intimiste.

Tu travailles actuellement sur un nouvel album. Quand en est née l’idée ?
Je me suis mis à écrire des chansons pour cet album courant 2014 et ça a commencé à se concrétiser lors mon deuxième voyage en Jamaïque, à la fin de la même année. J’y suis resté un mois cette fois-là et j’ai été enregistré au studio Harry J avec les Roots Radics. Je peux déjà vous dire qu’il s’appellera The Musical Train et qu’il y aura de beaux featurings dessus, du roots avec des touches modernes. Il sera très différent de Turn Up The Sound. Pour le reste, il va falloir patienter encore un peu… Le mastering va bientôt être fait et on vous tiendra au courant dès qu’on connaîtra la date de sa sortie. J’aurais beaucoup d’anecdotes à vous raconter sur la réalisation de cet album, la rencontre avec les musiciens et tout ce qui l’entoure !

En dehors de l’album, que gardes-tu comme souvenirs de tes voyages sur l’île ?
Ce que je retiens comme souvenir marquant, c’est vraiment l’accueil des gens. Je m’y suis toujours senti un peu comme à la maison grâce à mes connexions, notamment Trinity, qui est un artiste proche d’Irie Ites. Il m’a emmené un peu partout avec lui et raconté son parcours. Ils ont un rapport assez ruff, tu vois, et il faut savoir s’imposer. Il faut savoir mettre de côté sa timidité, et moi, je suis quelqu’un d’un peu timide à la base. Ça m’a permis de vraiment m’imposer, encore plus quand tu es un artiste européen ! La rencontre avec DJ Ron Muschette d’Irie FM a été importante : grâce à lui un de mes morceaux, « Galong », a atterri dans leurs charts ! C’est une île dont je garde de supers souvenirs, certains endroits que j’ai visités étaient juste magnifiques ! J’ai beaucoup aimé la campagne, du côté de Manchester, où se trouve Mandeville. Il y a différentes vibes sur l’île, que ce soit à Negril, Montego Bay… J’ai revu un artiste comme Chezidek, qui est le premier jamaïcain avec qui j’avais enregistré un featuring [« World Peace »], en 2013 ! Quand tu vois les artistes là-bas, chez eux, c’est dans un environnement totalement différent de leurs tournées en Europe. Ils sont beaucoup plus détendus, ils veulent te montrer plein de choses, te faire goûter de la nourriture, qui est excellente d’ailleurs ! Je n’ai qu’une envie, c’est d’y retourner, mais j’aimerais aussi voyager ailleurs.

As-tu déjà prévu une date pour le prochain voyage ?
J’aimerais bien y retourner en fin d’année. Mais ça dépend de beaucoup de choses. Je n’ai pas envie d’y aller juste pour une semaine. Si je vais là-bas, c’est au moins un mois, parce que ça passe très vite et qu’il y a tellement de choses qui peuvent arriver…

Au fait, pourquoi as-tu décidé de supprimer la particule « Jr. » de ton nom Yellam ?
Quand j’ai commencé, en 2007, je n’avais pas la particule « Junior ». Ensuite, au fur et à mesure, les Jamaïcains que je côtoyais avec Irie Ites, Spectacular, Chezidek… m’ont mis cette particule, comme je fais un peu plus jeune que mon âge. Le « Junior » est resté jusque-là. Aujourd’hui, je l’enlève. Il y aura toujours des gens et des artistes qui m’appelleront avec cette particule. Mais j’ai envie de l’enlever, je crois qu’on acquiert de la maturité aussi…

Que va-t-il se passer pour tes musiciens et toi dans les prochains mois ?
Le 2 avril, nous avons une date importante chez nous, au Mans. Nous allons présenter le nouveau show en exclusivité ! Ça nous tient à cœur de jouer dans notre ville, parce qu’on vient d’ici, qu’on a été beaucoup soutenu, notamment par l’Oasis lors de nos résidences. Ensuite, les concerts et sound systems vont continuer, la grosse tournée va vraiment commencer en automne, après la sortie de l’album…

Comment se porte le reggae au Mans ?
Plutôt pas mal ! Il y a Irie Ites qui organise des événements depuis une quinzaine d’années, notamment le Spring Reggae Fest. Il y a eu des périodes plus ou moins fastes mais, grâce à eux, entre autres, le reggae est toujours resté vivant. C’est cool de voir aujourd’hui qu’il y a un renouveau, au niveau du public comme de la scène.

Penses-tu être présent sur des festivals cet été ?
Oui ! Il est encore trop tôt pour annoncer les dates, mais ça va arriver… Restez connectés, on vous réserve plein de choses pour la suite !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #47 - avril/mai 2016)

dimanche 26 juin 2016

Jayadeva

Les musiciens de Jayadeva sont heureux de présenter leur nouvel album Journey on Earth, disponible depuis novembre dernier. Le groupe poursuit dans son style « sweet reggae soul », qu’il nous avait servi sur un plateau en 2011, avec l’agréable Drive Your Reggae Soul.
« Depuis Drive Your Reggae Soul, nous avons sillonné les routes de France et de Navarre, fait de nombreuses dates et premières parties (Midnite, Clinton Fearon, Ky-Mani Marley, Horace Andy, The Gladiators...). En parallèle, nous avons commencé à préparer de nouveaux morceaux pour le futur album, Journey on Earth. Entre-temps, il y a eu Reggae Christmas, en 2014, un délire entre potes, enregistré à la maison que nous avons décidé de partager avec le plus grand nombre pour les fêtes. La réalisation de l'album Journey on Earth a été assez longue… D’abord, nous avons enregistré les instrus en live pendant une semaine au Centre Culturel Léo Lagrange de Bagnols-sur-Cèze à la fin de l'hiver 2012. Puis, au cours de l'année suivante, nous avons réenregistré quelques parties de cuivres, de basse, au studio Patch Work, à Laudun, toujours dans le Gard. Nous avons ensuite laissé reposer le projet quelques mois afin d'écrire les paroles. Fin 2014, nous avons fait les prises de voix, les chœurs et quelques pistes additionnelles de guitare, d'accordéon et de bugle. Enfin, c'est en 2015 que nous avons attaqué le mix et les ultimes retouches, toujours au studio Patch Work. Nous avons réalisé cet album entièrement nous-mêmes, entre amis, de l'enregistrement au mastering en passant par les clips et le reste. Nous avons essayé de créer des atmosphères différentes pour chaque morceau, une sorte de voyage musical où chaque chanson est une nouvelle destination… Il y a des morceaux très roots, d'autres plus funky, un featuring avec le grand Clinton Fearon… Les thèmes abordés sont aussi très variés, d'où le titre Journey on Earth. La pochette et les deux premiers clips illustrent cette idée de voyage musical. Nous avons tenté de mettre le côté musical plus en avant que sur le premier EP, avec davantage de parties instrumentales, de solos et de dub. Les arrangements jazz des cuivres, le piano à queue et l'accordéon sur « Life is Beautiful » marquent notre volonté de faire un reggae mélodieux et de trouver notre propre son, plutôt que d'essayer seulement de sonner comme des Jamaïcains – que nous ne sommes pas ! La recette de la touche Jayadeva : le reggae, c'est la rythmique, le jazz, c'est l'harmonie, et, bien que les paroles soient en anglais, nous restons sensiblement inspirés par les grands de la chanson française. Pour l’heure, la période calme de début 2016 nous permet de finir de mettre au point notre nouveau spectacle et nous serons sur les routes durant toute la saison estivale. Bien évidemment, nous vous donnons déjà rendez-vous au Zion d'Hiver pour la soirée exceptionnelle Génération H Reload où nous assurerons le backing band des artistes.» Embarquement immédiat ! 

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #47 - avril/mai 2016)

vendredi 24 juin 2016

DJ Vadim

Le très créatif DJ Vadim est déjà de retour pour présenter Dubcatcher 2 : Wicked My Yout. Le DJ basé de l’autre côté de la Manche a réuni une nouvelle fois plus d’une quinzaine d’instrumentales explosives, poussées à leur maximum par à un nombre impressionnant de chanteurs, dont la réputation n’est plus à faire : General Levy, Tippa Irie, Earl 16, Max Romeo, Courtney Melody, YT, Big Red, Taiwan MC, Puppajim, Inja… Disponible en CD, vinyle et digital depuis le 19 février.
« Je suis très excité par la sortie de ce nouvel album ! Il a demandé du temps et des efforts. C’est aussi la collaboration avec un nouveau label, Soulbeats Records. On peut dire qu’il y a eu des rires et des larmes, ainsi que beaucoup de nuits blanches… Maintenant, je peux souffler un peu. Tout ce que je demande, c’est que les gens prennent le temps de l’écouter. Le titre original était Wicked My Yout, mais le label m’a dit que je ne pouvais pas oublier que j’étais un super héros dubcatcher, donc on l’a logiquement ajouté au titre. Depuis Dubcatcher 1, j’ai réalisé un album avec Sena Dagadu [disponible sur Soundcloud : https://soundcloud.com/dj-vadim/sets/djvadim-sena], j’ai joué à divers endroits dans le monde, j’ai mis en ligne des remixes et des sets radios… Comme j’ai déjà d’autres morceaux dans la boîte, il y aura certainement un Dubcatcher 3, ça pourrait bien devenir une trilogie ! Les chanteurs qu’on retrouve sur Dubcatcher 2 viennent de pays très variés, mais ce sont toujours des personnes que j’ai rencontrées sur mon chemin grâce à la musique. Le premier titre est « Fussin and Fightin » avec Demolition Man. Il démarre sur un sample de « Be Careful » de Mathew McAnuff. En fait, je l’ai remixé et il se trouve que Demolition Man adore aussi cette chanson. Alors, il m’a demandé s’il pouvait poser dessus. C’est une excellente originale. Il a changé la clé et on a ajouté une ligne de basse, de nouvelles guitares et batteries… c’est presque totalement une nouvelle version. Ça, c’est la première piste, et il y en a encore quinze autres, qui ont chacune leur histoire. J’aime vraiment tous les morceaux de cet album, je ne pourrais pas en choisir un plus qu’un autre. Il paraît que c’est mon 11ème album, c’est génial ! C’est vrai que je suis un producteur très occupé ! Je travaille tout le temps sur beaucoup de sons. La dernière fois, je vous avais parlé de Soulcatcher et je compte bien le réaliser aussi. Pour l’instant, je sentais qu’il fallait un nouveau volet reggae, le public aime ça. Pour la suite, il va y avoir encore et toujours plus de musique, des concerts… D’ailleurs, là, je me prépare pour Barcelone, et je vous dis : à très bientôt en France ! »

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #47 - avril/mai 2016)

mercredi 22 juin 2016

Ryon

Du côté de Bergerac, il existe un groupe du nom de Ryon dont vous risquez d’entendre de plus en plus parler. Moins de deux ans après sa création, le voilà déjà avec un premier opus en poche, Rêver, accessible en CD et digital, depuis le 5 février dernier.
Les musiciens du groupe Ryon se rencontrent durant l’été 2014. Le programmateur du Festijam, Fijah, propose à Cam de venir sur scène lors de la 7ème édition. Puisqu’il a besoin d’instruments pour l’accompagner, il suggère à quelques musiciens du secteur de se joindre à lui. L’énergie est tellement bonne pendant leur prestation qu’ils décident de monter un groupe ensemble : Cam au chant, Manu à la batterie, Djé à la basse, Nico à la guitare et Bouyax aux claviers. Trois des musiciens sont issus de Makéda Connexion, tandis que Bouyax joue depuis plus de quinze ans avec des artistes variés – entre autres Pablo Moses et Seyni & Yeliba. Quant à Cam, il chantait jusqu’alors juste pour le plaisir, en sound system ou entre potes, notamment au côté de Mister Nils et Fijah, qui fait partie de Heartical Ites Sound. Tous ont un profond goût pour le reggae roots. Ryon est le surnom que portait Cam quand il était ado et qu’il faisait du graff avec ses potes Sic et Milone pour l’ACM Crew. Sans avoir de signification particulière, ce nom sonne avec une connotation positive, enthousiaste et même solaire, en adéquation avec l’élan qui a naturellement poussé leurs routes respectives à se croiser. Au printemps 2015, les cinq musiciens commencent à travailler sur l’enregistrement et la sortie de leur premier album. Ils écartent l’idée de faire un EP, avec juste quelques morceaux, pour réaliser d’emblée un opus de 14 titres qu’ils choisissent d’intituler Rêver, comme une proposition faite à chacun pour voir le monde autrement et croire à la possibilité d’un changement à toute échelle individuelle. « Nous rêvons simplement d'une société plus humaine, plus juste, dans laquelle les valeurs essentielles au vivre ensemble ne seraient pas sacrifiées au profit des lois de l'argent… Cet album est le résultat de l'association de nos cinq inspirations, il y a un peu de chacun d'entre nous dans chacune des chansons. C'est un album éclectique, que nous voulons positif, sincère et engagé. On retrouve des morceaux roots, d'autres beaucoup plus rythmés, comme le titre avec Mama J, et même un rap avec nos potes de Zoologik. » Le premier clip extrait de cet opus, « Mon Bon Droit », tourne sur la Toile depuis le 11 janvier. Un second est actuellement en préparation. Depuis le Festijam, Ryon a donné une quarantaine de concerts, dont des festivals et des premières parties d’artistes renommés (Max Romeo, Clinton Fearon, Yaniss Odua, General Levy, Meta & The Cornerstones…). Après une release party qui a affiché complet le 13 février au Rocksane de Bergerac, les musiciens ont eu le plaisir de faire une petite tournée dans le sud-ouest, passant par Toulouse, Pau, Capbreton, Joyeuse, Aiguillon… Avec les beaux jours, Ryon compte poursuivre les concerts dans toute la France. Que diriez-vous de rêver un peu ?

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #47 - avril/mai 2016)