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samedi 19 février 2011

Fête de la Musique 2010 - scène reggae - Thionville (57)

Pour fêter la musique à sa juste valeur, l’association Melting Pot a pris le soin de nous concocter une scène reggae qui ravira au mieux les adeptes : le jamaïcain Lorenzo accompagné du KGB band, les parisiens des Colocks et deux groupes locaux prometteurs Tony Nephtali & Band et Myal. Probablement le plateau reggae le plus alléchant de tout l’est pour cette fête de la musique ! Début des festivités avec l’arrivée sur scène de Myal. En leur compagnie, retour aux racines, du roots à foison pour ce groupe composé de huit musiciens qui savent toucher à tout en matière d’instruments. Des sons très roots-reggae-dub pour accueillir le public qui investit tranquillement le parc. Changement de plateau, les membres de Tony Nephtali & Band prennent possession de la scène. Retenez leur nom, ce groupe lorrain au talent stupéfiant mis au service du reggae roots, vous en entendrez certainement de plus en plus parler. Puis arrivée sur scène des parisiens du groupe Colocks. Greg au chant accompagné des musiciens qui forment le KGB band. Messages positifs et conscients tout au long de leurs morceaux, la connexion avec le public est totale. Vers 23h, arrivée de la tête d’affiche, le jamaïcain Lorenzo accompagné par les musiciens de Colocks formant le KGB band. Réputé notamment pour ses collaborations avec Irie Ites, le chanteur sait irriguer ce nu-roots dont nous sommes tellement friands. Il arrive sur scène plein d’énergie, prêt à donner le meilleur de lui-même et l’envie de danser. Que demander de plus pour clore cette soirée sans aucune ombre au tableau ! C’est dans un esprit détendu et festif que les amateurs de reggae ont pu partager ensemble leur amour de cette musique et ses valeurs dans un cadre des plus décontractés. 

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #14 - octobre/novembre 2010)

mardi 8 février 2011

Fête de la Musique - Scène Reggae (21 juin 2010 - Parc Wilson - Thionville)

Pour fêter la musique comme il se doit, la ville de Thionville avait confié à l’association Melting Pot le soin de nous concocter une scène reggae qui ravirait au maximum les adeptes. Fort de son talent pour mettre en place des programmations de qualité, l’équipe de Melting Pot n’a pas lésiné pour s’assurer de marquer les mémoires des amoureux de reggae music avec à l’affiche quatre groupes remarquables : le jamaïcain Lorenzo accompagné du KGB band, les parisiens des Colocks et deux groupes locaux prometteurs Tony Nephtali & Band et Myal. Probablement le plateau reggae le plus alléchant en Lorraine pour cette fête de la musique !
Après une journée placée sous le signe d’un soleil timide mais annonciateur par sa présence du démarrage de la saison estivale que nous fêtons également le jour-même, l’espace verdoyant du Parc Wilson nous accueillait dès 20h pour mettre à l’honneur les vibrations de la musique reggae, clore une année musicale des plus riches et annoncer la période imminente des vacances et des festivals. Début des festivités avec l’arrivée sur scène du groupe Myal. En leur compagnie, retour aux racines, du roots à foison pour ce groupe composé de 8 musiciens et qui savent toucher à tout en matière d’instruments. Les classiques guitare-basse-batterie mais aussi percussions en tout genre, cuivres, chœurs, flûte et même une contrebasse. Ils tirent leur nom du patois jamaïcain et celui-ci désigne le pouvoir de la magie des plantes. Des sons très roots-reggae-dub pour accueillir le public qui investit le parc tranquillement.
Changement de plateau, les membres du groupe Tony Nephtali & Band prennent possession de la scène. Moins nombreux, moins d’instruments, mais tout autant de bonnes vibrations et de chaleur à partager avec leur public qui se fait moins timide et se rapproche de la scène. Ce groupe lorrain au talent stupéfiant mis au service du reggae roots, vous en entendrez certainement de plus en plus parler. Ils ouvrent avec leur titre « Everyday » suivi par « Laisse Les Croire ». S’ils préparent et enregistrent actuellement leur premier album, ils ont déjà largement matière à trouver leur place et leur public dans la scène reggae française. L’effet prend : le public suit, danse, chante, se met bien. Les bonnes vibrations sont là. Reggae conscient et rasta à l’honneur au fur et à mesure des titres joués : « Parle », « Trouve », « Need Love », « M. Président » entre autre. La nuit est tombée mais aucun doute que la musique a su garder la chaleur entre tous au Parc Wilson.
Arrivée sur scène des parisiens du groupe Colocks qu’on a pu retrouver au printemps dernier en première partie sur la tournée d’Alborosie. Le groupe est né suite à une histoire de colocation devenue une aventure musicale, d’où leur nom qui coulait de source. Greg au chant accompagné des musiciens qui forment le KGB band. La sauce prend pour nous proposer un groupe de reggae français à prendre au sérieux. Ils ont sorti l’album Construire Nos Vies qui avec 13 morceaux donnent un bon aperçu de leur atmosphère. Et visiblement, Il y a des connaisseurs dans le public ! Messages positifs et conscients tout au long de leurs morceaux « Plus Le Temps Passe », « Etre Libre », « Il y a… », « Construire Nos Vies »… Du reggae français qui mérite qu’on s’y attarde et à l’identité marquée par des textes d’une qualité et d’une profondeur qui prennent aux tripes. Une prestation scénique qui laisse transparaître l’entente conviviale entre le groupe et le public présent.
Et voilà, vers 23h, l’arrivée de la tête d’affiche, le jamaïcain Lorenzo accompagné donc par les musiciens de Colocks formant le KGB band : Romain (batterie), Manu (basse), Kubix (guitare) et Fayçal (claviers). Lorenzo promotionne actuellement son nouvel album intitulé Moving Ahead. Connu notamment pour ses collaborations avec Irie Ites, le chanteur sait faire ce nu-roots dont nous sommes tellement friands. Il arrive sur scène plein d’énergie, prêt à donner le meilleur de lui-même en ce soir de fête de la musique. Il sait faire danser au son de « Life To Live », « Jah Love », « Got To Be Strong », « Show Some Love », le superbe  « M. Officer »… Que demander de plus pour clore cette soirée sans ombres au tableau ! On finit sur quelques titres joués par DJ Zebra avant l’extinction des haut-parleurs. C’est dans un esprit détendu et festif que les amateurs de reggae ont pu partager ensemble leur amour de cette musique et ses valeurs dans un cadre des plus décontractants. Roots & Consciousness pour cette fête de la musique 2010 !
Merci à la ville de Thionville, à Melting Pot, aux artistes présents, et à toutes les personnes qui ont su apprécier l’évènement. 

Simba
Reggae City Reporter


Notons que la ville de Thionville offrait dans chaque style de musique des plateaux travaillés avec Sick Of It All sur la scène métal, Rocé côté hip-hop par exemple.

(pour NancyByNight)

Alborosie / Colocks / Tony Nephtali (31 mars 2010 - KulturFabrik - Esch sur Alzette)

Evènement de taille en ce dernier jour du mois de mars : la venue à la KulturFabrik à Esch sur Alzette (Luxembourg) du plus célèbre rasta sicilien, j’ai nommé Alborosie. Pour ce faire, il est accompagné du Shengen Band. A l’occasion de la tournée promotionnelle de Escape From Babylon sorti l’année passée, l’association Melting Pot et la KulturFabrik ont saisi l’opportunité de combler le public luxembourgeois et frontalier en invitant sur scène l’un des artistes les plus en vue de la scène reggae actuelle. Pour parfaire le tableau, place est faite à deux premières parties françaises : Les Colocks originaire de la capitale et Tony Nephtali, jeune artiste lorrain à découvrir. Autant dire que le programme avait de quoi ouvrir l’appétit. En ces circonstances, le public a répondu à l’appel et investit aisément les lieux de la KulturFabrik.
Pour commencer tout en douceur, une entrée légère et loin d’être indigeste : Tony Nephtali en session acoustique pour se présenter et annoncer les vibrations de la soirée. En bon chauffeur de salle, Smocky (Irie Crew) éveille l’attention du public vers cet artiste naissant. En quelques morceaux, le ton est donné : propos rasta et conscients de rigueur ce soir. Il interprète plusieurs titres de son répertoire notamment « Zion Train » et « Unité ». Travaillant actuellement sur un album, nous devrions bientôt avoir davantage à se mettre sous la dent et ce, pour notre plus grand plaisir.
Pour le hors d’œuvre, un des groupes parisiens dont on entend de plus en plus parler : Les Colocks. Ils viennent tout juste de sortir leur premier album intitulé Construire Nos Vies et commencent à se faire une place au sein de la scène française au côté de groupes tels que Sinsemilia, Danakil ou Broussaï. Né d’une banale histoire de colocation dans une maison à Paris, le groupe a aujourd’hui tout pour être pris au sérieux. S’ils ne sont pas encore connus de tous les massives, jouer en première partie d’Alborosie est l’occasion rêvée d’en conquérir davantage. En moins d’une heure, ils insufflent leur flow interprétant notamment leur titre phare qui donne son nom à l’album. Le public se laisse porter, échauffé pour ce qui va suivre.
Vers 22h30, le plat de résistance : l’arrivée sur scène d’Alborosie ! Ces dernières années, il s’est installé comme une des références de la scène reggae européenne devenant ainsi une figure emblématique. Si aujourd’hui Alborosie a complètement intégré la culture rasta et vit à la capitale jamaïcaine, la place qu’il a su se faire reste inégalable. Après nombre de singles épatants sortis sur différents labels, c’est début 2009 que sort son premier album Escape From Babylon qui fait l’effet d’une bombe. Et on peut le dire avec certitude, ce dernier est l’un des meilleurs opus qu’a vu naître l’année 2009 ! En peu de mots : un album hors du temps et hors du commun où les clins d’œil au reggae des origines font légion. A se procurer d’urgence, si ce n’est pas déjà fait ! Pas de temps à perdre, Alborosie et son band lancent les premières notes d’un des morceaux les plus notables de l’album au message clair et conscient, « No Cocaine » suivi par le single hit « Herbalist ». C’est suffisant pour emporter avec lui tout le public présent ce soir. Les morceaux s’enchaînent : entre titres de l’album (« M. President »,  « Money », « Global War », « Mama She Don’t Like You », « I Rusalem ») et singles incontournables (« Rastafari Anthem », « Soundkilla » (Ring The Alarm), « Kingston Town », « Precious »), tout y est pour prendre de bonnes vibrations et le public ne se fait pas prier pour cela. Aucun temps mort, tout s’enchaîne avec fluidité sur un feeling nu-roots accrocheur. On notera particulièrement le morceau « Free Rototom » dédié au Rototom Sunsplash Festival* ainsi que, lors du rappel, son tube « Greetings » en featuring avec la belle Etana et interprété pour l’occasion avec l’une des choristes dont la voix est surprenante. Et enfin, « One Love » de Bob Marley qui clôt le show avec un splendide message d’unité. Alborosie a su transporter son public. Et si nous ne pouvons pas chiffrer le nombre de kilomètres qu’il a parcouru sur scène en une heure et demi, nous pouvons dire avec certitude qu’il y a mis tout son cœur. La réussite de cette prestation, nous la devons également au Shengen Band avec qui l’entente musicale semble parfaite. Minuit passé, Alborosie quitte la scène. C’est trop tôt, bien sûr, mais le public rejoint l’extérieur satisfait et même comblé. Un petit set sound system en guise de dessert aurait ravi les amateurs mais ce point de détail ne peut en aucun cas ternir une soirée aussi réussie dans sa qualité et sa variété musicale.
Merci à l’association Melting Pot, à Smocky, aux artistes présents et au public évidemment !
Prochains évènements organisés par l’association Melting Pot : rendez-vous le 30 avril à l’Ile du Saulcy à Metz pour apprécier Lord Bitum et le 15 mai, Ziggi à Bruxelles au Magasin 4.

Simba


(pour Reggae-Est)