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lundi 6 août 2012

Spirit Revolution - Time Has Come (One Drop Music/Mosaik)

Spirit Revolution est un groupe alsacien digne d’un réel intérêt. Après le maxi Evoluzion sorti en 2006, le groupe a réalisé son premier album l’année dernière. Le moment était venu et le titre est là pour en attester : Time Has Come. Ne vous attendez pas à un reggae français tirant vers la chanson à textes ou à une pâle copie des représentants bien connus de ce courant. Pour parler de la musique de Spirit Revolution, il faudrait commencer par dire qu’il s’agit de one drop, nom de leur label d’ailleurs, qu’une bonne partie de la tracklist est chantée en anglais et que les thèmes traversés en font un groupe aussi conscient que leur nom le suggère : « Rise & Shine », « Jah Plan », « Save Di Earth », « Better Must Come », « Les Droits De L’Homme »… On découvre avec enthousiasme quelques invités, et pas des moindres : Capleton, Derajah, Manjul, Junior Tshaka… A l’intérieur de l’album, un portrait de Hailé Selassié qui pose explicitement la direction vers laquelle s’avance le groupe. Un opus au fort potentiel et dont le charme se trouve notamment dans l’inspiration jamaïcaine qu’il contient. Pour ceux qui s’en détourneront, il s’agira d’une question de goût et non de qualité, car Fyah Max, Natty Singa et leurs musiciens ont vraiment tout soigné. Le mieux est encore de l’écouter pour voir la Spirit Revolution prendre forme ; le moment est bel et bien venu.

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #24 - juin/juillet 2012)

dimanche 5 août 2012

Natty Jean - Santa Yalla (Baco Records)

Avec « I Believe », l’entrée dans l’album de Natty Jean se déroule tout en douceur. Du roots sur lequel il chante en wolof, avec ces deux mots du titre en anglais, qui en disent long sur cet opus et l’artiste lui-même. Pris sous l’aile des omniprésents Danakil, Santa Yalla, vient de sortir sur le nouveau label créé par le groupe, Baco Record. Enregistré il y a deux ans à Bamako avec le réputé Manjul, cet opus ne pouvait pas rester dans l’ombre. En reggae africain, on pense bien sûr à Alpha Blondy, Tiken Jah Fakoly ou encore Takana Zion. Le son de Natty Jean sonne différemment, certainement grâce à sa touche personnelle, tout en utilisant pourtant les mêmes ingrédients… Du reggae enrichi de sonorités africaines, de wolof, d’anglais, avec une pointe de français et surtout une sensibilité attachante. Santa Yalla, soit près de 80 minutes de musique, 12 titres, auxquels s’ajoute un featuring avec Balik sur « C’est Elle » et, pour finir, les versions dub de cinq des compositions. Tout est bon à prendre, du début à la fin. L’album est empli de chaleur, de soleil, de douceur… On se doutait bien que si de pareils musiciens s’intéressaient avec insistance à ce Sénégalais, c’est qu’il y avait de bonnes raisons, et là, ça ne fait vraiment plus aucun doute. Niveau rythmique, une toile de fond roots qui fait quelques détours par le dancehall (« Jump Up ») et l’acoustique (« Yow Rek »), et des percussions parsemées sur toute la longueur. Santa Yalla est plus que prometteur.

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #24 - juin/juillet 2012)

samedi 4 août 2012

Clinton Fearon - Heart & Soul (Chapter Two/Wagram)

Après Mi and My Guitar (2005), nouvel album acoustique de Clinton Fearon revisitant la période passée au sein des Gladiators : voilà qui annonçait de savoureuses vibrations ! Sorti fin mars, Heart & Soul, correspond exactement à ce que de nombreux amoureux des Gladiators et du pur roots pouvaient attendre de Clinton « Bassie » Fearon. De l’acoustique, comme il sait si bien le faire, et réécouter encore et encore ces titres mythiques dont on ne saurait se lasser. Heart & Soul propose un reggae sincère et vrai, tout simplement. Il ne faut pas grand-chose à Clinton Fearon pour nous convaincre, et il s’est d’ailleurs chargé, à lui tout seul, de tous les instruments et voix qui y figurent. Cet album intemporel, qui nous replonge dans le roots et ses considérations profondes, est une petite perle. La lecture s’ouvre sur « One Love », suivi par « Let Jah Be Praised », hautement provocateur de frissons, puis, avec « Chatty Chatty Mouth » : les premières minutes sont déjà d’une intensité considérable… Mais c’est sans penser qu’il y a juste derrière « Follow The Rainbow », et encore « On The Other Side », « Richman Poorman, « Jah Almighty »… C’est l’album qu’il manquait, le roots dont on a bien besoin à tout moment. Clinton Fearon manie l’acoustique comme personne et, sur ce terrain-là, doit être considéré comme une référence. Aucune hésitation à avoir en se tournant vers Heart & Soul, difficile d’imaginer que cet album puisse déplaire !

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #24 - juin/juillet 2012)

vendredi 3 août 2012

Tarrus Riley - Mecoustic (Soulbeats Records)

En quelques années, Tarrus Riley est devenu l’une des figures majeures de la scène reggae/dancehall actuelle. Son timbre de voix séduisant et ses textes bien pensés n’ont pas manqué d’attirer l’attention sur lui. Challenges, Parables et Contagious ont, chacun à leur tour, confirmé l’artiste comme une valeur montante avec laquelle il faudrait compter, tout comme ses singles en sortie régulière, posés sur des séries ou non, certains ayant raflé tous les honneurs, comme « She’s Royal » ou « Good Girl Gone Bad ». Ce nouvel album, dans un registre différent, était donc d’autant plus attendu qu’il bénéficie du renfort de Dean Fraser. Mecoustic, ou entrevue musicale avec Tarrus Riley dans le simple appareil acoustique… de quoi assurer de fortes sensations ! L’album en contient la juste dose. La tracklist revisite des titres issus des albums cités précédemment, sans qu’il ne s’agisse nécessairement des plus attendus, ainsi que quelques inédits. L’entrée en matière est confiée à « Larger Than Life ». Rendant ensuite hommage à son père, Jimmy Riley, avec « Black Mother Pray », la version de « She’s Royal » qui suit est tout bonnement exquise, comme « Marcus Garvey », « One Two Order » ou « Other Half »… Guitare, piano, percussions tentent de révéler l’essence et la puissance de chaque titre, qui mérite tous qu’on s’arrête sur leur version retravaillée. Le résultat est doux, délicat et montre que Tarrus Riley maîtrise aussi parfaitement ce créneau. Mecoustic complète judicieusement sa discographie, sans pour autant évincer les précédents opus.

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #24 - juin/juillet 2012)

jeudi 2 août 2012

Baco Records


Les membres du groupe Danakil célèbrent la naissance de leur label Baco. Tous fondateurs à part égale de ce nouveau projet plein d’ambition, leur volonté est d’aller plus loin dans l’autoproduction et l’indépendance musicale. Les neuf musiciens entendent développer une structure où appliquer le modèle de développement mis en place, notamment, pour Natty Jean et Brahim.

Pour le choix du nom, rien de plus simple : comme le projet a été mis en place à Bamako et que « baco » signifie « de l’autre côté », ce terme reflète le côté alternatif caractéristique du label visant à travailler différemment. Garder une certaine éthique par rapport au produit leur semble fondamental. Constat actuel : les albums sont chers en magasin, d’où la crise du secteur et l’utilisation de moyens illégaux pour se procurer la musique. Les marges qui sont appliquées sont trop importantes pour rendre l’objet facilement accessible et attrayant. Déjà, lors de la tournée promotionnelle d’Echos du Temps, Danakil avait offert un album pour une place de concert achetée, dans l’idée de redonner le goût de l’objet CD. Les premières sorties du label sont les opus de Brahim, Sans Haine, et de leur protégé Natty Jean, Santa Yalla. Pour respecter cette ligne de conduite, ces digipacks ne dépassent pas les 10€ sur les points de vente. Les deux albums, réalisés respectivement avec Kubix et Manjul, ont été bien accueillis, et les premiers retours sont positifs, même s’il est encore trop tôt pour en faire le bilan. Preuve en est, c’est sur la qualité que mise Baco Records plus que sur la quantité. Ce développement artistique, ils l’adressent à ceux qui auraient peut-être des difficultés à trouver un label mais dont le talent mérite d’être connu. A propos des sorties à venir, aucun nom n’est encore clairement divulgué, si ce n’est le prochain album de Danakil, qui sera un CD/DVD live, prévu pour l’automne. Cependant, rien n’indique que le label se consacrera uniquement à des artistes francophones, pas plus qu’il n’est censé se limiter uniquement au reggae. Rencontres et coups de cœurs joueront certainement un rôle dans les prochaines collaborations. L’idée est également de pouvoir vendre les projets pour la scène, que les artistes aient une réelle existence live et que les albums vivent aussi en tournée. Mais l’équipe ne prévoit pas de se charger de cette partie on stage, se consacrant exclusivement à la production phonographique, elle entend laisser cette tâche à ses partenaires et autres structures concernées. Le tourneur de Natty Jean n’est autre que celui de Danakil, Music Action, ce qui lui offre une plus grande visibilité nationale pour faire connaître Santa Yalla. Avec la création de ce label, Danakil met donc à profit son expérience et sa renommée pour soutenir d’autres artistes talentueux et leur ouvrir la voie. Voilà qui semble annonciateur de très heureux présages !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #24 - juin/juillet 2012)

lundi 30 juillet 2012

Vibronics

Si la scène dub made in UK possède une réputation largement méritée, Vibronics y a assurément contribué. Après UK Dub Story en 2008, le nouveau projet du producteur anglais concerne notre beau pays : The French Connection contient 15 remixes de morceaux composés par la crème de la scène dub française…
Influencé par des courants musicaux variés (punk, rock, jazz, soul), Steve Vibronics considère comme ses mentors King Tubby, Scientist, Augustus Pablo, mais aussi les anglais The Disciples et Dub Judah. Si sa musique et son style ont évolué en quinze ans, il le doit en partie au développement des nouvelles technologies et à l’acquisition de l’expérience. L’équipement qu’il possédait à l’origine n’a rien à voir avec ce qu’il peut avoir à sa disposition aujourd’hui… Aussi, Vibronics ne serait pas vraiment Vibronics sans le collectif d’artistes avec lequel travaille Steve, comprenant Richie Rootz, Echo Ranx, Madu, I-mitry… En 1999, Steve et Richie Rootz fondent le label Scoops pour sortir leurs propres productions, au nombre de 43 depuis sa création. Et Steve travaille actuellement sur celles de cet été avec Demolition Man, Professor Natty, Ras Tweed…, ce qui ne l’a jamais empêché de collaborer avec de nombreux autres labels comme Universal Egg, Jarring Effects, Jah Tubbys… La discographie de Vibronics n’est pas négligeable. De nombreux singles, plusieurs albums, et le dernier, French Connection, qui met à l’honneur la scène dub de l’Hexagone. Ayant toujours apprécié la France, depuis la première fois qu’il y a joué en 1997, il a vu le dub y grandir avec des sound systems, des artistes, des producteurs influencés par la scène anglaise, mais qui ont su créer leur style et la force d’une identité propre. C’était donc tout naturel de créer un lien entre l’Angleterre et la France autour d’un tel album, dont le résultat est plutôt orienté stepper. La plupart des artistes qui y figurent sont des amis, même s’il n’a pas été possible de faire de la place pour tout le monde (High Tone, Zenzile, Brain Damage, Weeding Dub, Ezekiel, OBF, Kanka, No More Babylon…). En pleine diffusion de la French Connection, Vibronics passera par de nombreuses villes de France dans les prochaines semaines, avant de se rendre au Brésil, en Belgique, Italie, Croatie… Bon trip.

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #24 - juin/juillet 2012)

dimanche 29 juillet 2012

High Damage

Vous connaissez High Tone et avez certainement entendu parler de Brain Damage. Voici venu High Damage, ou la fusion de deux entités pionnières du dub hexagonal. Il s’agit du 5ème volet du projet In A Dubtone Sessions lancé par les Lyonnais en 2002 (rencontrant successivement Kali Live Dub, Improvisator Dub, Wang Lei, Zenzile), et animé par l’idée d’inventer un nouveau style de dub en France.
Plus d’une décennie en arrière, les membres d’High Tone rencontrent Brain Damage, partageant scènes et remixes grâce à leurs affinités musicales. Le moment était venu de « franchir le cap et de travailler ensemble le temps d’une année pour deux tournées et un album commun : c’est High Damage ! ». Se distinguant des précédentes rencontres des Dubtone Sessions, au projet phonographique s’ajouterait une tournée en deux parties, à l’automne 2011 puis au printemps suivant, avec la sortie de l’album chez Jarring Effects entre les deux. Du côté High Tone, cinq musiciens jouant basse, batterie, guitare, synthé, platines ; du côté Brain Damage, Martin Nathan, continuant seul l’aventure, suite au départ du bassiste Raphaël Talis. Au printemps 2011, ils composent l’intégralité des morceaux et se retrouvent, à l’automne, pour finaliser l’ensemble en répétition. En décembre, ils entrent en studio et enregistrent le disque avec leurs techniciens respectifs. Avoir d’abord composé pour la version live offre une réelle continuité entre les enregistrements audio et les prestations scéniques. Surpris par la présence et la longévité de la scène dub, les six musiciens ne se lassent pas d’explorer ses possibilités. Le show d’High Damage n’est pas banal : « En live, c’est trois heures de musique sans interruption ! En première partie, Brain Damage sound system chauffe l’ambiance en jouant au milieu du public. Puis, il est rejoint, progressivement, par les musiciens d’High Tone pour le set d’High Damage. Enfin, High Tone conclut la soirée. Comme d’habitude, l’accent est mis sur la vidéo et la lumière. Il reste encore des dates jusque fin juin, mais le projet est éphémère, c’est ici et maintenant ! Après, il sera trop tard ! » Une fois l’expérience High Damage aboutie, High Tone compte donner une suite au projet Dub Invaders. Quant à Brain Damage, la refonte du concept poursuit son cours avec un album et une tournée prévus pour octobre prochain. A noter, la sortie, le 23 avril dernier, d’un EP 4 titres Brain Damage Dub Sessions feat. Sir Jean.

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #24 - juin/juillet 2012)

samedi 28 juillet 2012

Surviv'All

Six musiciens (Jahknow à la basse, Cy à la batterie, Djiko et Théo aux guitares, Charly et Tof aux claviers) accompagnés de deux chanteurs, Marina P et Jules B, composent Surviv’All. En 2004, les deux voix intègrent définitivement le combo parisien et leur choix s’arrête sur ce nom, à la fois hommage au mythique album de Bob Marley et - avec une telle orthographe – volonté de signifier leur unité et complicité.
Issus d’horizons musicaux et culturels divers, tous se connaissaient depuis plusieurs années et avaient l’envie commune de « monter une formation dans laquelle chacun puisse participer à la même enseigne aux compositions et aux arrangements avec sa propre interprétation. » Dans la société actuelle, il faut se battre pour survivre et c’est cette idée qu’évoque leur patronyme. Ils multiplient les scènes et un maxi autoproduit, Living Reggae, sort en 2007. Premier fruit de leur collaboration, il est enregistré live dans un studio à la campagne. Il donne l’occasion à chacun de s’exprimer à travers le groupe, leur permet de se faire connaître et de financer la suite de leurs projets. Depuis quelques mois est disponible leur premier album, Daily Resistance. Du temps a été nécessaire pour le réaliser, car ils se sont appliqués à concilier les envies des huit musiciens. Le résultat leur correspond parfaitement. Le reggae prédomine, avec des pincées de soul, world, hip-hop, chanson…, aucune barrière musicale n’étant fixée. Sur 17 titres enregistrés, 13 ont été choisis pour former la tracklist de cette « Résistance Quotidienne », avec l’aide de leur ingénieur du son Roro, pour l’enregistrement, le mixage et le mastering. Ce titre est un clin d’œil à un de leur morceau, encore inconnu du public. « Il résume parfaitement notre état d’esprit face à une mondialisation de l’information et un capitalisme financier banalisé. Etre arrivé à produire cet album par nos propres moyens a été notre façon de résister… » Une musique militante qui s’exprime contre l’exclusion, l’exploitation et les pouvoirs en place. Et même si le message s’inspire de ce qui dérange, il est toujours retranscrit de manière positive. Avec ce premier opus et leur site internet en pleine construction, les Surviv’All comptent bien faire parler d’eux, prévoyant un maximum de scènes, des nouvelles collaborations - on parle notamment de Tu Shung Peng - et continuer, bien sûr, de résister…

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #24 - juin/juillet 2012)

vendredi 27 juillet 2012

Red Eyes Band

Formation alsacienne avec, à son actif, plus de 200 concerts en France, Allemagne et Suisse, le Red Eyes Band a été fondé au début des années 2000 autour des valeurs d’amitié et de partage. Complétant les classiques chant, batterie, basse, guitare, clavier… à l’aide de mélodica, percussions, flûte traversière et chœurs, l’alchimie des 9 musiciens, exposée sur le premier opus, révèle leur couleur musicale atypique.
Réunis autour de leur goût pour le reggae (Groundation, Midnite, Alborosie, Dub Inc…), les membres du groupe y ont apporté des influences variées (électro dub, hip-hop, chanson française, musiques orientales et balkaniques…) qui leur donnent cette sonorité atypique. Une fois chacune justement dosée, on obtient ce reggae créatif et original propre au Red Eyes Band. Ce groupe, qui se veut à la fois spirituel et dénonciateur, souhaite divulguer, par le biais de la voix de Gill’us, un message sincère et porteur de sens, défendant des valeurs humanistes ou abordant avec davantage de légèreté le quotidien, toujours dans l’enthousiasme, sur support audio comme sur scène. Une première démo en 2004, Premiers Regards, est suivie d’une seconde, en 2006, Evolution. Leur premier opus a fait son apparition au printemps 2011 et il porte le nom d’Alchimie. « Cet album représente le début d’une étape, celle d’avoir mis un mot sur notre histoire... Le style du Red Eyes Band est un reggae roots aux accents hip-hop, dub électro et dancehall. » Le résultat de douze ans à côtoyer et échanger avec les nombreux artistes et associations de la scène reggae en Alsace (Spirit Revolution, Tribuman, Unity Vibration…) et aux frontières suisse et allemande (Skarra Mucci, Sugar Daddy…). Alchimie a été enregistré au studio One Drop du groupe Scrucialists à Bâle, avec l’ajout d’une section cuivre et le soin d’obtenir des sonorités live de ce travail en studio. Il accueille quelques artistes renommés : Takana Zion, Solo Banton et Claudio Capéo. C’est sur scène que l’alchimie du Red Eyes Band s’opère, ayant envie de faire transpirer mais aussi d’interpeller et de surprendre le public. Débutant actuellement une période d’un an de collaboration avec le Centre de Ressources Les Dominicains de Haute-Alsace pour un travail scénique et sonore, c’est entouré de professionnels que le groupe va pouvoir poursuivre son évolution et expérimenter d’autres univers musicaux.

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #24 - juillet/août 2012)