Fin 1992, Patate Records ouvre ses
portes au 14, rue Deguerry à Paris. Pierre, aka King Patate, et Superclark
donnent naissance à une boutique spécialisée en musique reggae et funk. Située désormais
au 57, rue de Charonne, dans le 11ème arrondissement de la capitale,
Patate Records fête cette année ses 20 ans d’existence, toujours prompt à proposer
tous les supports de la musique reggae. Le magasin est devenu un point de
rendez-vous incontournable de tous les passionnés, renforcé par la boutique en
ligne du site Internet (www.patate-records.com),
mais aussi du label qui porte le nom de Belleville International.
Si vous souhaitez vous rendre à Patate
Records, direction le 11ème, métro Ledru-Rollin, Charonne ou
Bastille ; la boutique est ouverte du mardi au samedi de 13h à 19h30. Elle
propose un large choix de vinyls, des disques, des accessoires… bref, de quoi
combler les accros de musiques jamaïcaines. L’aventure commence il y a 20 ans,
lorsque deux amis récupèrent de nombreuses galettes. « Un pote vendait toute sa collection pour
partir en voyage. Avec Superclark, on s’est dit pourquoi ne pas saisir
l’occasion. Forcément, on a du en racheter pour renouveler le stock, et là
c’était parti ! On a choisi le nom Patate Records, tout simplement parce
qu’on avait un petit M. Patate et un disque sur notre logo à l’époque. Et avec
comme slogan, ‘‘Patate Records, le disquaire qui a la frite Métro Parmentier ou
Goncourt’’. Attention, c’est déposé ! » L’objectif était de s’axer sur
le oldie reggae et d’offrir un cadre convivial. Le label Belleville International
voit le jour au même moment, leur permettant de toucher également à la
production. Peu de temps après, Superclark se retire du projet pour monter la
fanfare funk Ceux Qui Marchent Debout. Depuis, Patate Records est spécialisé uniquement
en reggae, du roots au dancehall. En place pendant dix années rue Deguerry,
avec l’expansion de la boutique et du label, les locaux de Belleville, d’à
peine 18 m², commençaient à devenir étroits. « Il y avait souvent des gens qui attendaient sur le trottoir ! »,
remarque Pierre. Le choix de la nouvelle adresse se porte sur Bastille pour le
regroupement de disquaires qu’offre le quartier à cette époque. Manu, son
collègue du label, féru d’informatique, met en place le site internet et le
MySpace de la boutique, dès 2002, alors que la vente en ligne est encore
balbutiante. « Aujourd’hui, le site
Internet est obligatoire, ça représente la moitié de nos ventes. De plus, nos
clients parisiens viennent au shop uniquement lorsqu’il y a des nouveautés. Ce qui m’intéresse c’est de faire partager
ma passion avec les gens. Les temps changent et les goûts musicaux évoluent
très vite. Il faut se remettre en question et s’adapter sans cesse… ou
disparaître ! » Malgré les difficultés connues pour les
vinylistes de conserver leur boutique physique, Patate Records continue de
résister. Quant au label Belleville International, il compte plus d’une
vingtaine d’albums, une dizaine de compilations, de LP et de nombreux singles
produits. Tout doucement, la vente des productions en mp3 se met en place, avec
comme premier titre, il y a quelques mois, Azrock et Kalash « Un Point
C’est Tout ». « L’évolution du
reggae fait que ça change très vite, beaucoup de sous-branches naissent. Ca
signifie que c’est une musique qui se renouvelle et qui est vraiment vivante ! »
Assurément l’une des enseignes majeures qui ont marqué l’histoire du reggae en
France, longue vie à Patate Records !
Simba
(pour Reggae Vibes Magazine #23 - avril/mai 2012)
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