vendredi 30 mai 2014

Fleuve Congo

Du nouveau chez nos voisins suisses avec la sortie du cinquième album de Fleuve Congo, Elixir. Depuis la naissance du groupe, en 1987, à l’initiative de Nicolas Lorétan, accompagné de trois de ses frères, pour un projet initial punk-musette, le style et la forme ont évolué, sacralisant la filiation reggae devant tout autre.
Le nom du groupe vient de celui d’un « mayen », bâtisse où a eu lieu leurs premières répétitions, en pleine montagne, sur l’étage intermédiaire entre villages et alpages, là où se nourrissent les vaches. Le premier album de Fleuve Congo, Numéro 1, a été enregistré en 1994, et une décennie le sépare du second, Welcome To Zouavia, opus sur lequel Chantal, Manu et Salvo font leur apparition. En 2007, avec La Smaïlà, s’ajoutent Laurent et Fabian, et, trois ans plus tard, le quatrième album, Airlines, accueille Lucas. Voilà réunit l’équipe actuelle de Fleuve Congo, qui se considère davantage comme un collectif : Nicolas Lorétan (guitares, voix, chœurs), Chantal Glassier (voix, chœurs), Manu Amoos (trombone), Salvo Vaucher (trompette), Laurent Moulin (claviers), Fabian Chevalley (basse), Lucas De Preux (batterie, chœurs) et Manu Monnet (percussions, chœurs). Elixir, dont ils ont commencé la composition fin 2009, a été enregistré au Grooveharmony Studio avec l’ingénieur du son Mister B. et mixé par Jim Fox, à Washington. Le visuel de la pochette, représentant une construction mi-organique mi-mécanique, symbole du cheminement entre la perception, l’assimilation et la reproduction sonore, a été réalisé par Lionel Gaillard des ateliers graphiques Badaboum. « Nous ressentons cet album comme le résultat d’explorations et d’essais. Nous cherchions inlassablement une alchimie des sons, en restant très à l’écoute les uns des autres. Pour prendre une image, c’était comme une distillation. Il en résulte une musique qui devient alors un baume, un élixir, à partager… » Les concerts de Fleuve Congo, enrichis d’une ambitieuse mise en scène et de costumes, ne manquent pas d’énergie. Ses musiciens sont impatients de vous faire partager leur nouvelle potion éminemment addictive…

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #35 - avril/mai 2014)

lundi 19 mai 2014

L'OstraClash #1 - Raggadikal Sound vs Life n Creation (05 avril 2014 - L'Ostra - Nancy)

En parcourant l’histoire du reggae music et du sound system, le clash est une tradition jamaïcaine pleine de sens. Pour une première à Nancy, notre Irie Crew proposait d’orchestrer l’affrontement en règle de deux sound systems actifs de la région Est : Raggadikal Sound et Life n Creation. Il va sans dire qu’un clash implique de faire place aux fameuses dubplates, tous deux étant équipés en la matière, pour cette rencontre, le samedi 5 avril, lors de cette première édition de l’OstraClash. En effet, la guerre musicale est prévue dans les lieux où nous sommes conviés, une fois par mois, depuis environ un an, pour danser sur du reggae dancehall, de minuit à l’aube, et passer un bon moment, en compagnie d’Irie Crew et de Selecta Mao. Avec cette programmation clash, l’évènement est différent : en plus d’être le rendez-vous de bonnes vibrations, la culture musicale et sa transmission ne sont pas en reste.
A partir de 23h, l’Ostra se tient prêt, avec, bien sûr, un large warm up assuré par Irie Crew pour se mettre en jambe, avant d’assister à cette confrontation. Juste ce qu’il faut pour laisser les habitués, curieux, et autres électrons libres, arriver et se mettre bien…

T-zion et Smocky se chargent d’animer et gérer le déroulement du tournoi qui va suivre. Après un tirage au sort, Natural Mat, qui représente Raggadikal, choisit de prendre les devants.
Pour le premier round, chaque sound dispose de 20 minutes pour jouer librement les titres de son choix, single ou dubplate. Natural Mat commence par présenter son sound avec deux exclusifs, « Reggae Music » de Lord Bitum, le fondateur de Raggadikal, et Sound Dynamik, avant d’enchaîner quelques titres aux paroles de circonstance : Peter Tosh « Stepping Razor », Chronixx « Here Comes Trouble », Conroy Smith « Dangerous », Skarra Mucci refix Ken Boothe « When I Fall In Love », Cocoa Tea « No Threat », Tenor Saw « Ring The Alarm »… Il s’adresse ensuite à ses adversaires, avec des morceaux choisis spécialement pour chacun d’eux, et des commentaires qui en disent long : The Gladiators « Chatty Chatty Mouth », Konshens & Tarrus Riley « Imposta », quelques titres sur le Stop That Sound riddim de Irie Ites (Sizzla « Hypocrites », Skarra Mucci & Perfect « Bombooclat »…), Buju Banton « Man Fi Dead » puis « Talk To Me », Perfect « Nuh Badda Mi », Skarra Mucci « Murda Dem » sur le Sleng Teng… Déjà près d’une vingtaine de titres parcourus, et plus que quelques minutes, le moment d’en placer quelques uns de haut niveau, juste après un dubplate de TOK, témoignant des dangers auxquels s’expose Life n Creation ce soir : Cutty Ranks « Limb by Limb », Ini Kamoze « Here Comes The Hotstepper », Ninjaman « Ninja Mi Ninja », Bunji Garlin « Fire Fi Dem » et enfin, TOK « Dem Diss ».

Le temps imparti est écoulé, même légèrement dépassé, c’est au tour de Life n Creation de montrer ce qu’ils ont dans le ventre, avec Lychar, Leev’Up et Revolution au contrôle. Même s’ils auraient aimé être muni de leur box de vinyls ce soir, ce n’est pas ça qui risque de les arrêter. James Brown « This Is A Man’s World » ouvre le set, suivi de Bob Marley « Mr Brown », Desmond Dekker « Shanty Town (007) », et puisqu’ils souhaitent consacrer ce premier tour aux artistes disparus et remonter dans le temps, sont aussi de la partie Junior Murvin, en version dubplate, puis Peter Tosh « Oh Bumbo Klaat », Dennis Brown « Revolution », un spécial de Sugar Minott, Nitty Gritty « Ready Done », Joseph Hill de Culture « Policeman », Tenor Saw « Golden Hen », Wayne Smith « Under Mi Sleng Teng », un remarquable dubplate de John Wayne « Call The Police », et même Junior Byles « Fade Away » – qui s’est malencontreusement glissé dans cette sélection. Garnett Silk « Complain » et un émouvant spécial Matthew McAnuff « Be Careful » clôturent la session de Life n Creation. Avec plus d’une quinzaine de titres, le sound strasbourgeois a mis à l’honneur les fondations, tout en montrant à Raggadikal que la suite ne leur fait pas peur.

Second round, exclusivement dubplates, durée 15 minutes. Natural Mat commence par reprendre Life n Creation, en jouant un « Revolution » devenu « Execution », chanté par Leah Rosier – nommé counteraction – car ce soir il est question d’exécution et non de révolution. Alborosie « Herbalist » prône « Raggadikal Kill Another Sound » en dubplate des plus massifs, avant une lourde série sur le Intercom riddim qui ne peut que faire des ravages : Reggie Stepper « Cu-Oonuh », Burro Banton « Badder Den Dem », Kabaka Pyramid… Johnny Osbourne « Budy Bye » sur le Sleng Teng riddim, Sizzla « Solid as a Rock », General Levy sur le Belly Ska riddim, puis Lord Bitum sur le Screw Dem, poursuivent dans la même trempe. En conclusion, ce sont des lyrics francophones de Datune et Lord Bitum, ce dernier ne se privant pas de s’adresser directement à Life n Creation. Voilà douze dubplates ou un petit aperçu de ce que Raggadikal a dans ses dossiers.

Life n Creation est prêt à répondre. Ils démarrent ostensiblement avec un spécial Capleton, The Fayaman, « Stand Tall », suivi par Tarrus Riley « Protect Yuh Neck », Al Campbell & Trinity « Hypocrites », puis Michael Rose, confirmant le niveau avec Gyptian « Beng Beng », Terror Fabulous « Gangster’s Anthem », Admiral Tibet « Serious Time », Ward 21 « See Them Run » sur le Man Fi Dead riddim, Anthony B « Police », Mad Cobra… Les classiques de Burro Banton et Reggie Stepper refont surface, tant ils sont indispensables et toujours à point, arrivant sur Sister Nancy « Bam Bam » chaudement amené, puis deux dubplates français, aussi très explicites, dont Straïka D sur le Golden Hen riddim. Les règles définies pour ce clash ne mentionnant pas la question du replay, nos hôtes admettent qu’il est inutile d’en tenir compte ici. Life n Creation vient de jouer quinze dubplates de taille. Il reste encore un round, ainsi que le dub fi dub…

Troisième round, exclusivement dubplates, à nouveau, 15 minutes. Raggadikal s’arrête sur le manque d’originalité de Life n Creation, en introduisant Romain Virgo « The System » et l’essentiel « Who Feels It Knows It ». Tarrus Riley « We Nah Sorry » et Virtus « Take Care », tous deux sur le Fade Away riddim, sont exactement dans l’esprit de ce qui est en train de se passer sur place, appuyés par le grand Barrington Levi « Murderer », Kelsey pour un cover taillé sur mesure de Lorde « Royals », puis Skarra Mucci « Raggamuffin », Bounty Killer « Look Into My Eyes », un démentiel Lieutenant Stitchie, et même Supa Bassie en espagnol. Le final est confié à Elephant Man, The Energy God, « Die By Gun », sur l’incontournable Bumaye riddim de Major Lazer, execution time, voilà qui est dit.

Malgré tout ça, Life n Creation est encore bien armé, ouvrant leur jeu avec un original featuring Duane Stephenson & I Octane, Capleton sur le Ganja Farmer riddim, Luciano « Stay Away » sur le Doctor’s Darling riddim et Fantan Mojah « Corruption », avant un passage francophone, avec Tribuman, Don Valdes… précisément adressée à Raggadikal, ou Raggadicule… Pour finir, Million Stylez arrive pour un spécial « Miss Fatty » bien relevé qui donne « Life n Creation Yu A Murdah », auquel le Baddaz riddim succède à la perfection pour achever le second quart d’heure dubplates de Life n Creation.

Deuxième round dubplate terminé, il ne reste maintenant plus que le dub fi dub, avant de laisser le public faire son choix. Pour le dub fi dub, la tradition veut que chaque sound joue à son tour un dubplate roots foundation. Il ne reste plus que cinq dubplates chacun, dix en tout, avant le verdict.
Le premier pour Raggadikal est Toots & The Maytals « 54-46 », auquel Life n Creation répond avec The Slickers « Johnny Too Bad ». Un « Friday Night » de John Holt pour Raggadikal, contre un autre John Holt pour Life n Creation. Un Bunny Wailer « Run For Cover » de haut niveau, contre un Lloyd Parks qui parle de Creation « Mafia ». Raggadikal joue Luciano « Serve Jah », que Life n Creation évince avec un original rocksteady, bien plus foundation. Et, pour le tout dernier dub, Raggadikal amène une nominative de Horace Andy « Skylarking », tandis que Life n Creation clôture par The Abyssinians « Satta Massa Gana » !

A ce moment-là, alors que cela fait déjà plus de deux heures qu’ils nous livrent sur un plateau les pépites du reggae précieusement collectées, le vote n’est plus très loin. On peut déjà reconnaître que les deux sound systems présents se sont dignement affrontés, et que dans tous les cas, le grand gagnant de ce soir est bien reggae music. Si chaque big tune avait un poids réel, la sélection de ce soir dépasserait toute attente ! Big up à Irie Crew, Raggadikal Sound, Life n Creation et tous les massives !
Smocky et T-zion lancent le vote, tenant compte du nombre de mains levées. La salle est appelée à se séparer en deux : à droite, ceux qui votent pour Raggadikal, à gauche Life n Creation. Beaucoup ne sauraient les départager… Pour marquer cette victoire, la récompense prend la forme d’un trophée et, bien sûr, le plaisir de jouer au côté d’Irie Crew jusqu’à la fermeture des portes. Raggadikal l’emporte aux nombres de voies, d’une petite poignée, et se retrouve donc vainqueur du premier OstraClash !

C’était un évènement inratable à Nancy et le mieux est encore d’écouter ou réécouter l’audio : http://www.mixcloud.com/iriecrew/05042014-ostraclash-1-raggadikal-vs-life-creation/

Simba

(pour Reggae-Est.fr)

vendredi 16 mai 2014

The Grinders - Under Arrest

Disponible le 2 juin, le nouvel album concocté par The Grinders s’intitule Under Arrest, dépassant aussi simplement la limite du pré-établi et du conditionné dans la sphère musicale que dans la réalité, et à grand renfort d’authenticité !

Avec Under Arrest, le duo allumé de The Grinders, qui ne connaît rien de mieux au monde que de mixer et mélanger rythmes et sonorités jusqu’à ce que la sauce monte, va encore plus loin ! Toujours aussi inspirés par les fondations, le reggae-rub-a-dub dans toute sa profondeur, U-Man et Chalice Cooper n’ont vu aucune limite poindre à l’horizon, saupoudrant leurs inspirations musicales d’une touche de modernité bien relevée.

Under Arrest accueille quelques voix de circonstance, qui ne pouvaient pas manquer à l’appel, et à qui il va si bien de prendre le micro sur de pareilles instrus :
Le réputé MC anglais Tippa Irie (« Mama »), suivi par le spirituel jamaïcain Abajonai (« Life Goes On »), le charme féminin de Lady Ann (« Mi Mon »), l’un des maîtres incontestable du rub-a-dub Ranking Joe (« Hot »), leur acolyte de longue date Squidly Cole, en solo (« Lots of Love »), ainsi qu’accompagné de Tabby Diamond (« Riddim is the Lifeline »), et au côté de Sizzla sur le dub remix du « Can’t Sit Down » de U-Man qu’on retrouvait sur Folks Riddim.

En bon retour à l’essentiel, les versions dub se sont glissées dans la tracklist, aussi élémentaires que les originales. Celles de « Mama », « Mi Mon », « Hot », et de deux titres tirés de U-Brown meets The Grinders : Let’s Keep On Jammin, sorti en 2013 : « Trample Down Babylon » et « Come Let Me Rock You ».

Voilà tous les bons ingrédients contenus dans ce Under Arrest de The Grinders !
Disponible en CD et en téléchargement.

https://soundcloud.com/down-the-bush-records

(pour Down The Bush Records)

lundi 14 avril 2014

Arka Productions - La crème de la crème

En mars 2012, Jérôme Levasseur et Emmanuel Humbert, deux figures du milieu reggae, créent Arka Productions, cumulant bon nombre d’expériences dans la musique et une passion incommensurable pour la musique yardie, ses rythmes et ses profondes valeurs.

C’est le goût de faire découvrir ou redécouvrir au public des artistes de qualité sur scène, porte-paroles d’une culture aux messages puissants et sensés, qui les motive à fonder cette structure. Aucune concession n’est admise en matière de qualité, aussi bien artistique qu’humaine, concernant les groupes avec lesquels ils choisissent de travailler. Loin d’une vision commerciale de la musique, ils souhaitent avant tout diffuser celle qui est porteuse de valeurs intemporelles et significatives. Les toutes premières collaborations ont pour noms Joan Armatrading, Twinkle Brothers et Midnite. On leur doit d’ailleurs les premiers concerts évènements à Paris de Midnite, Cornell Campbell, Black Roots, Twinkle Brothers et Trebunie Tutki, ainsi que les Paris Dub Culture (Aba Shanti I, Nucleus Roots, Jah Tubby's World system..) ! Ayant bossé toutes ces années sur la programmation du festival francilien Zicalizes, Jérôme Levasseur avait déjà derrière lui parmi les plus belles premières venues en France de légendes du roots (Johnny Clarke, Bob Andy, Junior Murvin, Kiddus I, U Brown, Jah Love Musik, Blood & Fire…). La particularité d’Arka Productions tient à cette volonté de se focaliser sur des talents rares, tout en apportant une dimension culturelle essentielle, dont le reflet est ouverture sur le monde et proximité avec son environnement, échange et partage. La promotion et la transmission de la culture musicale font partie de leurs mots d’ordre. A ce jour, leur catalogue regroupe des icônes de la scène roots jamaïcaine (Clinton Fearon, Bob Andy…) et anglaise (Misty in Roots, Black Roots, Twinkle Brothers…) jusqu’à son versant dub (Jah Shaka, Aba Shanti I, Nucleus Roots…), les Américains de Midnite, l’artiste soul folk Joan Armatrading, et des combos peu ordinaires de notre territoire (Faya Dub, Tu Shung Peng…). Arka Productions se charge des dates françaises et européennes pour la majorité des artistes qui leur sont confiés. Pour 2014, de belles tournées se dessinent avec Clinton Fearon & The Boogie Brown Band, Twinkle Brothers, Black Roots, Misty in Roots… En connexion continue avec un réseau de professionnels en Jamaïque, comme en France et ailleurs sur notre continent, Arka Productions joue sur tous les tableaux : production de tournées, programmation d’évènements, jusqu’à la conception, si nécessaire, capable d’y inclure expositions, conférences, rencontres… régie générale et prestations techniques. Bien que la structure soit encore toute jeune, les deux acolytes ne peuvent qu’admettre les effets de la crise et la prudence nécessaire. En dehors de l’envie permanente d’amener sur nos scènes d’autres artistes rares qui raviront le public, de nouvelles idées germent au fur et à mesure dans leurs esprits, Arka Productions est bien décidé à nous livrer sur un plateau la crème de la crème…

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #34 - février/mars 2014)

samedi 12 avril 2014

TelDem Com'unity - Puissance TDC

Originaires de Bourgogne, les cinq musiciens de TelDem Com’unity explorent les vastes largeurs des vibrations basses avec un nouvel opus intitulé Absorption, disponible à partir du 3 février. L’occasion d’une conviviale rencontre avec le groupe.

Comment est né TelDem Com’unity ?
Au départ, c’est tout simplement une histoire de potes de lycée passionnés par la musique, passant du temps ensemble dans une pièce confinée à improviser, tout en buvant une bière ! La formation a évolué jusqu’à prendre, il y a six ans, la forme actuelle. Airaes à la batterie et Zeuspi à la basse posent les fondations rythmiques, Mayd Hubb au clavier et chant apporte le côté reggae-dub, Green à la guitare appuie la couleur rock et disto, Olliejam aux machines amène un esprit beatmaking hip hop…

Comment avez-vous choisi le nom TelDem Com’unity et cette façon si particulière de l’énoncer ?
TelDem est la contraction jamaïcaine de l’expression « tell them ». Com’unity traduit le fait que nous sommes un groupe, une sorte de communauté. L’idée première était de garder le début et de décliner la fin : TelDem Com’… En fin de compte, TelDem Com’unity est resté. Pour aller plus vite, on utilise l’abréviation TDC, ce qui explique pourquoi on l’écrit avec un T, un D et un C majuscules…
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Absorption, votre deuxième album, sort le 3 février. Quel a été votre parcours jusqu’à présent ?
Après une première démo, Nocturnal Recording At Greeninch, et quelques concerts locaux, nous avons créé l'association Greeninch Sound, dans le but de nous structurer et nous professionnaliser. En 2008, nous avons enregistré un premier EP, 5 Dub Tracks, avec la participation du regretté Manutension des Improvisators Dub. Ce disque nous a permis de faire des concerts en Bourgogne, ainsi que quelques dates à l’extérieur, jusqu’en Italie, notre première scène à l’étranger. En 2011, nous avons sorti l'album Ground Zero, qui nous a fait voyager un peu plus encore en France ainsi qu’en Europe de l’Est. L’année suivante, l’EP Live Zero a été extrait de cette tournée. Notre nouvel album, Absorption, sera dans les bacs le 3 février. Une release party aura lieu au Divan du Monde le 13 du même mois afin de partager et fêter ce moment avec notre public !

Vous mélangez des styles très différents autour d’un noyau de bass music ; quelle est votre vision de la musique ?
La musique, comme de nombreuses expressions artistiques, est un vaste champ de créativité qui ne doit souffrir d’aucune limite. Notre inspiration va chercher partout, jusqu’à se mélanger, au final, dans un son qui nous est propre. Bass music est un terme générique qui annonce aussi la couleur de nos lives, une musique fortement amplifiée, propice aux sensations physiques que la basse peut développer dans des styles comme l’électro, le reggae, le dub ou le hip hop… Nous avons des visions différentes dues à nos parcours : Airaes a joué du hardcore métal avec des formations diverses ; Mayd Hubb a, quant à lui, un projet dub en parallèle depuis de nombreuses années ; Olliejam a sorti des mixtapes et d’autres productions dans l’univers rap… Tout ceci apporte beaucoup à notre éclectisme. C’est pour cela que l’on se rejoint sur une couleur générale que nous aimons nommer alternative bass music, utilisant des codes de styles divers et variés pour faire une musique qui nous correspond.

Quelle est la place du reggae dans vos influences ?
Nous apprécions particulièrement la période roots : Hugh Mundell, The Congos, King Tubby, Lee Scratch Perry, Bob Marley et bien d'autres… Le reggae nous influence musicalement, mais aussi philosophiquement.  C’est une musique porteuse de messages, comme le hip hop et le blues, où les mots ont une place importante. D’autre part, lorsque nous avons commencé à jouer ensemble, dans les années 2000, nous nous sommes retrouvés naturellement dans le style dub français, qui nous correspondait bien, grâce à ses influences multiples et la façon de se présenter sur scène, avec uniquement la musique au centre de l’attention.

Comment se sont passés la composition et l’enregistrement de ce nouvel album ?
Tout s’est fait en répét’ lors de longues séances d’improvisation enregistrées, libres ou à partir d'ébauches de compositions plus ou moins abouties que nous retravaillons systématiquement en groupe, afin que chacun puisse y apporter sa patte. A part quelques retouches, nous avons tout composé avant l’enregistrement, qui s’est fait en plusieurs temps. Nous avons passé quelques jours à la campagne pour enregistrer les instruments avec notre ingé son, Jean-Pierre Cary. Olliejam a pris le temps d'avancer sur le mixage des instrumentaux avant d'enregistrer les chants en home studio à Dijon, Lyon, Paris et Chalon, avec Mayd Hubb et nos différents invités. Le mastering, dernière étape de production de l’album, a été réalisé par Florent Sabaton au Color Sound Studio de Paris.

Plusieurs invités figurent sur l’album : Sir Jean, Well J, Lyricson, Joe Pilgrim… Comment sont nées ces collaborations ?
Well J et Joe Pilgrim avaient tous deux déjà participé à Ground Zero. En fait, Well J a réalisé un projet rap avec Olliejam, Unité, en 2004, et Mayd Hubb a rencontré Joe Pilgrim lors d’une soirée où ils ont partagé le même plateau. Ils se sont liés d’amitié et ont sorti un album ensemble, Mellowmoon, en 2012. Concernant Sir Jean et Lyricson, ce sont des artistes que nous respectons pour leur travail et leur parcours, et qui ont répondu favorablement à notre invitation, sans nous connaître réellement. Lors du festival Nevers à Vif, où nous avons partagé la scène avec Le Peuple de l’Herbe, Sir Jean a tendu une oreille pendant notre passage et nous a glissé un mot d’encouragement. Quant à Lyricson, nous lui avons écrit et envoyé notre musique. Il a écouté, aimé et accepté notre proposition…

Le titre comme la pochette sont assez énigmatiques. Que représentent-ils ?
Le titre Absorption évoque cette idée de nous imprégner de divers styles musicaux pour synthétiser le nôtre. La pochette, faite par Green, reprend en image ce concept. Le logo TelDem Com’unity est décliné dans les trois couleurs primaires, sur trois couches colorées qui s’absorbent entre elles. De ce mélange apparaissent de nouvelles teintes, du vert au noir. Ce visuel est à l’image de notre musique : différentes influences s’imbriquant les unes aux autres.

Pour finir, un conseil pour les lecteurs de Reggae Vibes ?
Si vous avez envie de nous découvrir un peu plus, faites un tour sur notre site Internet pour voir si on passe en concert près de chez vous. Rien ne vaut le live pour entrer dans l’univers du groupe !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #34 - février/mars 2014)

jeudi 10 avril 2014

Sebastian Sturm - Libre comme l'air

Le 5 novembre dernier est sorti le quatrième album de Sebastian Sturm. A Grand Day Out est le deuxième opus de l’allemand en compagnie d’Exile Airline, formation réunie autour du chanteur lors de l’enregistrement de Get Up And Get Going. Un coup de frais salutaire après la longue escapade colorée du Jin Jin Band…

Si on remonte encore les pendules, Sebastian Sturm se souvient que son premier groupe de reggae s’appelait Jogit Beat. Entrevue consacrée à ce Grand Day Out, tout en évoquant le long chemin parcouru depuis 1999.

Comment as-tu écrit ces 12 chansons et choisi le titre qui les rassemble ?
Tous les membres du groupe, moi y compris, adore le morceau « Grand Day Out ». Il représente vraiment notre style, c’était logique de le choisir comme titre pour l’album. Beaucoup d’idées de chansons sont anciennes : « One Step Onto The Train » et même « Grand Day Out » existent depuis longtemps, mais dans une version différente. Certaines, comme « Sand In Their Machinery », « Don’t Learn », « Wasteland » ou « Vision », ont été composées et arrangées par l’ensemble du groupe pendant nos répétitions. Toutes sont jouées par Exile Airline, enregistrées et produites par Samuel Clayton Jr et Stephen Stewart, elles ont ce son sympa et doux que nous amenons à vos oreilles…

Quand et où l’avez-vous enregistré ? Y a-t-il des anecdotes qui te viennent à l’esprit ?
Nous avons enregistré l’album en douze jours, au mois de mai, à Blankenheim, en Allemagne. Nous avons loué une maison dans la campagne et l’avons transformée en studio. Samuel Clayton Jr et Stephen Stewart, nos deux producteurs jamaïcains, ont apporté la majorité du matériel d’enregistrement. Nous avons amené nos instruments, nos sacs de couchage et de la nourriture pour douze jours. Si la maison était très confortable, le temps n’était pas tellement agréable, il a fallu un moment pour que les Jamaïcains puissent s’habituer au froid ! Rester, pour deux semaines, tous ensemble, dans cette maison de campagne, donnait l’impression d’une excursion scolaire. Ce n’était pas que l’enregistrement, mais aussi partager et apprécier ensemble. Un excellent moment ! C’était une nouvelle expérience pour tous. En particulier Sam et Stephen, qui n’avaient jamais enregistré dans de telles conditions, ce qui crée vraiment une atmosphère particulière. Quand tu travailles en étant si proche, tu partages toutes les vibrations et tu as de grande chance d’attraper le bon moment, le bon feeling… C’est la philosophie que nous avons suivie. Après ces deux semaines, Sam et Stephen sont partis pour Kingston et ont mixé l’album au studio Harry J. Chris et moi les avons rejoints une semaine plus tard. C’était un voyage époustouflant au cœur du berceau du reggae. Quand je suis entré pour la première fois en studio, j’ai pu sentir l’énergie de toutes les légendes qui ont enregistré dans cette pièce, c’était incroyable ! Cette semaine était pleine d’histoires hallucinantes, comme tu peux l’imaginer… Pour ceux qui auraient envie d’en savoir plus, allez voir les vidéos des coulisses de l’album sur notre site www.sebastian-sturm.com

La première chanson est « Right To Remain Silent » feat. Harrison Stafford. Comment l’as-tu invité sur ce morceau ?
Je lui ai juste demandé et il a répondu : « Oui, bien sûr, envoie-moi la chanson, Sebastian ! ». Nous avons joué beaucoup de concerts avec Groundation ces dernières années. Depuis la première tournée, il y a toujours eu une super vibe entre les deux groupes. Nous sommes très fiers et reconnaissants d’avoir Harrison sur l’album !

Albert Minott te rejoint sur « More Music ». Comment s’est passée cette autre collaboration ?
C’était une super session d’enregistrement au studio Harry J. Albert est cool et c’est facile de travailler avec lui. Au début, il a écouté la chanson plusieurs fois en boucle, pendant que j’écrivais les paroles. Stephen lui a donné de petites idées et Albert a fait ce qu’il fait si bien depuis tant d’années ! C’était une super expérience pour nous tous, définitivement le point culminant de toute la production de l’album. Je me souviens la toute première fois où nous avons montré, à Sam et Stephen, la pré-production de « More Music ». Ils ont immédiatement aimé la vibration de la chanson et ils ont eu l’idée de demander à Albert de la compléter avec son extraordinaire voix. Ils ont tenu ce qu’ils ont promis et l’ont rendue possible. Je les en remercie.

Pourquoi avoir changé de backing band après One Moment In Peace ?
J’ai adoré le Jin Jin Band et tourner avec eux. Nous avons eu de grands et bons moments ensemble. Mais, après cinq années de tournée, deux albums, le feu et le fun n’étaient plus au rendez-vous pour moi… J’ai su que, si je ne changeais pas quelque chose, le troisième album allait être ennuyeux et, peut-être, une répétition de One Moment In Peace. Donc, je l’ai annulé. Après, j’ai demandé à Philip Breidenbach s’il pouvait envisager de produire un album avec moi. Il était partant et nous avons fait Get Up And Get Going !

Qui sont les musiciens de Exile Airline ? Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Exile Airline, c’est Moses Christoph qui chante les chœurs, joue les percussions et la guitare rythmique. Depuis 2008, nous jouons et chantons ensemble, il est même devenu l’un de mes meilleurs amis ! Il y a aussi Philip Breidenbach qui joue la guitare lead et fait aussi les chœurs. Son colocataire et ami d’enfance est Samuel Reissen, qui joue la batterie. La première fois que je l’ai vu avec Moses à une session scène ouverte à Aachen, ils jammaient ensemble et c’était incroyable. Au moment de Get Up And Get Going, nous avons demandé à Samuel de rejoindre le groupe. Ensuite, il y a Joonas Lorenz qui joue claviers et orgues. Il m’a totalement convaincu en le voyant évoluer avec un groupe de reprises des Beatles qui s’appelle Ringo ! La manière dont il jouait de l’orgue était réellement spéciale et exceptionnelle. Depuis la première répétition, j’étais sûr que ce frère pourrait faire progresser le projet, notamment sur scène. Jooni est notre arme secrète ! Pour finir, il y a Christian Golz à la basse, le réel moteur d’Exile Airline. Ce groupe ne pourrait pas exister sans lui !

Sais-tu combien de concerts tu as fait depuis le début ?
Bomboclaat, j’ai arrêté de compter ! Je suis fier de pouvoir dire que j’ai beaucoup joué et j’espère encore beaucoup jouer. Je suis accro à la scène !

Aimes-tu jouer en France ?
Absolument ! Nous adorons et avons hâte d’y revenir au plus vite.

Pour finir, quelle est la chose la plus importante dans la vie, selon toi ?
La liberté !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #34 - février/mars 2014)

mardi 8 avril 2014

Paiaka meets The Dub Shepherds

Deux ans après l’enregistrement de l’EP Red, Païaka a confié les pistes qui le composent à des amis proches, The Dub Shepherds, membres du collectif Flower Coast. Redder Than Red en est le résultat.
Avant même que Red ne voit le jour, le groupe clermontois songeait déjà à pousser plus loin et à goûter l’expérience dub. Sorti à l’été 2012, l’EP a eu tout le loisir de tourner et Païaka d’en partager les titres sur scène. Ce n’est qu’un an plus tard que le duo The Dub Shepherds a commencé à mixer ces versions, entre leur propre home studio et le studio Improve Tone, où a déjà été enregistré l’original. « Nous avons totalement laissé le champ libre au duo, connaissant leur talent, leurs influences et leur maîtrise du dub. Nous leur avons laissé les pistes et les clés des morceaux, nous avons seulement réagi aux versions quasi finales qu'ils nous ont fait écouter. Nous voulions laisser la partie dubwise entre leurs mains. Ce projet est clairement une collaboration artistique. Ce n'est pas seulement Païaka remixé, mais vraiment la rencontre entre Païaka et The Dub Shepherds. » Rendez-vous sur les plateformes de téléchargement légal, le 17 février, pour en découvrir toutes les dimensions. A cette occasion, Red connaît une nouvelle sortie nationale dans les bacs et le groupe pense à un vinyl qui regrouperait les deux projets. Aussi, Païaka vient tout juste de rentrer en studio pour l’enregistrement du premier album, dont la sortie est annoncée pour l’automne 2014, avec certainement un aperçu de quelques titres cet été. « Au programme, du roots, du reggae et beaucoup d’énergie ! » Quant à The Dub Shepherds, leur premier album, First Harvest, est déjà dans la boîte et sera disponible au printemps. En parallèle de la sortie de Redder Than Red et de la préparation de l’album, Païaka sera en tournée sur notre territoire dans les prochaines semaines, et même dans toute l’Europe, l’été prochain. Pas de repos pour les braves !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #34 - février/mars 2014)

dimanche 6 avril 2014

Spirit'S

Réunis dans l’envie de rendre hommage à l’âme du roots, les sept musiciens qui composent Spirit’S se sont rapprochés grâce à William aka Will Wistik et se font un plaisir de présenter le fruit de leur alliance, l’EP Run The Track.
Damien, Ben, Etienne, Christophe, Woody, Kyff, Virgile et Will sont issus d’autres formations de Bourgogne, variées dans les genres : Unitone et THS (reggae), Sing All (gospel), Bambossa (bossa nova), La A Team (hip-hop), Kélé Kélé (afrobeat)… A l’image de ces multiples expériences, leurs influences sont éclectiques et colorées. Le groupe a trouvé sa véritable alchimie dans sa composition actuelle, qui existe depuis environ trois ans, mais avait déjà sorti un premier EP 4 titres, intitulé Still Stand, en 2008. Depuis fin novembre, Run The Track est disponible, aperçu en six titres de leur identité musicale. « Nous souhaitons faire de la bonne musique, aller à la rencontre du public pour partager notre énergie et des thèmes qui nous tiennent à cœur, en France, en Europe et, pourquoi pas, dans le monde. En un mot : aller toujours plus loin pour transmettre un message fraternel et unificateur. Ce nouveau CD est chargé de vibrations positives, tant par le côté revendicateur que par le côté musical. Il vous embarque vers la Jamaïque, en passant par la France et le Portugal, dans une ambiance reggae roots, lover’s, reggae soul, new roots et dancehall… Un véritable cocktail de cultures, chargé de groove et d'harmonies ! » Il est possible de se le procurer sur toutes les plateformes de téléchargement, dans leurs locaux de répétition La S.T.A., à l'association Rézo' Fet' Art et, pour un envoi à domicile, en format digipack, sur Internet via leur boutique en ligne… Avec Run The Track, Spirit’S est paré comme il se doit pour arpenter les routes, avant de proposer un premier long format.

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #34 - février/mars 2014)

vendredi 4 avril 2014

Mardjenal

Issu d’une famille de musiciens, Mardjenal consacre son adolescence au sport avant de s’orienter résolument dans la voie musicale. Le 31 octobre est sorti son premier projet, Smile, en téléchargement gratuit sur la Toile.
Il choisit ce pseudonyme, qui joue avec le diminutif de son prénom, pour son sens décalé, révolté contre le système, la politique, l’école, le commerce… et fonde Mardjenal Syndicate, pour développer sa musique dans les meilleures conditions. Touché par tous les styles, il reconnaît pouvoir écouter Bob Marley et enchaîner sur Kendrick Lamar, Jay-Z, puis Randy Valentine. Pour ce premier rendu, Smile, Mardjenal a fait appel au talent de Fatbabs, Surgeon et d’autres producteurs pour concocter les parfaites instrumentales sur lesquelles poser ses textes. Et ceci avec le renfort de deux musiciens de Mardjenal Syndicate pour le mastering, Tic pour le graphisme, On The Roots, Faya Burn Productions, Gibbs Family, mais aussi Shabrak Sound, Jamsound Prod et Good Stuff pour les soirées de lancement de Smile à Paris et à Annecy, où il réside. C’est en mars 2010 qu’il monte pour la première fois sur scène. Depuis, plus d’une centaine de dates se sont ajoutées au compteur, dont de belles premières parties, comme Protoje & The Indiggnation. Pour l’accompagner, Robi à la batterie, Vince aux claviers, Steph à la guitare et Marlon à la basse. Après avoir collaboré avec de nombreux sound systems, Vince, du Supanova Sound, le suit à ce jour lorsque les platines tournent. Mardjenal n’a qu’une envie : faire découvrir Smile chez soi comme sur scène, le compléter par quelques clips… avant de proposer un projet en collaboration avec Triba, partir écumer les scènes au printemps dans le cadre de la tournée Dragon & Friends, roder sa combinaison avec le pyromane et Straika D, expérience qui sera d’ailleurs renouvelée à l’occasion du volume 2… A vos claviers… et avec le sourire !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #34 - février/mars 2014)

mercredi 2 avril 2014

Undisputed Records

Des nouvelles dans ces colonnes du label français Undisputed Records, qui continue de cumuler les projets de qualité, avec la sortie imminente de Reggae Loves Soul.
Le petit bijou que réserve Undisputed Records pour le 3 février, Reggae Loves Soul, est une compilation de reprises de classiques soul en version reggae. En substance, la saveur paraît plaisante : des chansons enivrantes qui ne craignent pas l’épreuve du temps, sur lesquelles sont conviées des pointures du reggae. Pour ce projet coup de cœur, Inity a fait appel au compositeur Brimstone, partageant la même longueur d’onde musicale en toute circonstance, pour sélectionner et prendre le temps de travailler les pistes sur lesquelles accueillir les belles voix, qui leur sont venues à l’esprit avec évidence : Glen Washington, Skarra Mucci, Chezidek, Hopeton James, Ranking Joe, Turbulence… sans négliger la gent féminine, autour de Diana Rutherford, Marina P… Parmi les classiques en question figurent, entre autres, « Sunny », « Just My Imagination », « If Loving You is Wrong », « I Wish I Were That Girl »… Aussi, le 19 décembre dernier, est sorti sur le label l’EP 6 titres du Jamaïcain Mitch, intitulé Letters From Kingston, à l’issue d’une affection musicale comme humaine qui dure depuis plusieurs années. Ancien membre du groupe ARP, après bon nombre de singles et un premier album solo produit par Sly & Robbie, Mitch présente ce nouvel EP, disponible sur les plateformes de téléchargement, avec les clips de « Return Of The Mack » et « Promised Land ». Undisputed Record devrait être bien occupé cette année, travaillant à la préparation de l’opus de Jazzomatix, d’un one riddim album et d’une compilation d’envergure pour fêter les 5 ans du label… Pour l’instant, on file sur la Toile récupérer Letters From Kingston, en patientant sagement jusqu’au premier lundi de février pour savourer Reggae Loves Soul.

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #34 - février/mars 2014)