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jeudi 28 août 2014

Cap Roots

Après Dub Heritage et Dub Africa, les deux premiers volets de la trilogie mystique de Cap Roots, le combo profite d’une collaboration avec Musicast pour sortir quelques singles et maxis, tout en se consacrant pleinement à l’enregistrement de leur pièce manquante, Dub Symphony.
Il y a un an, Cap Roots présentait Dub Africa, un hommage aux racines africaines, à travers des sons reggae-dub et afro-jamaïcains. Son prédécesseur, Dub Heritage, hommage aux grands maîtres du dub, est sorti en 2007, ouvrant cette traversée en trois escales, aux multiples résonances, avec toujours Cap Roots à la barre. Cette seconde sortie a donné lieu à quelques concerts pour les Nazairiens, avec leurs acolytes Idren Natural, de InI Oneness, et Donovan Kingjay, qu’ils accompagnent aussi régulièrement en backing band - on pourra d’ailleurs bientôt retrouver Cap Roots sous cette forme accompagnant le jamaïcain Burning Spectacular. Après ce bol d’air frais, la composition du volet final de la trilogie ne s’est pas fait attendre. Si celle-ci est achevée, il reste quelques arrangements à fignoler, les prises de l’orchestre symphonique de Saint Nazaire à enregistrer, ainsi que les voix des deux chanteurs qu’ils ne quittent plus. Pendant ce temps, Cap Roots saisit l’occasion de sortir deux singles, « Upfull » et « Thanks To The Creator », en distribution numérique avec Musicast, disponibles successivement, à un mois d’intervalle, début mars et début avril. Pour les compléter, le maxi, agrémenté de versions dub, d’ « Upfull » est accessible depuis le 21 avril, tandis que celui de « Thanks To The Creator » sera téléchargeable à partir du 9 juin. Ces titres ont une sonorité « heavy dub reggae steppas », selon Roger Giannini, le fondateur du groupe, sélecteur et producteur. Cap Roots ne se lasse pas d’aller plus loin dans l’expérimentation en mixant des styles musicaux variés, souhaitant que cet éventail de sons soient au goût du plus grand nombre. Une sortie sur support CD et vinyl est ainsi en préparation. Voilà de quoi faire patienter nos oreilles avant l’arrivée de Dub Symphony, la rencontre du dub-reggae et de la musique classique dans une approche à la fois moderne et expérimentale. Cap Roots prépare également des concerts à la hauteur du projet en chemin et nous en dira bientôt beaucoup plus sur ce troisième épisode… Vite !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #36 - juin/juillet 2014)

mercredi 7 août 2013

Cap Roots

C’est en l’an 2000 que Roger Giannini, aka Rodger Sound System, décide de fonder Cap Roots pour pouvoir jouer les dubplates jamaïcains et anglais qu’il diffuse habituellement en sound system. Il choisit ce nom en référence aux chantiers navals de Saint-Nazaire où il travaille et avec l’idée sous-jacente de cap vers les racines.
Accompagné de Vincent Barbin à la batterie et Yann Tournay à la guitare, leurs inspirations vont des maîtres incontestables du dub jamaïcain (Lee Scratch Perry, King Tubby, Sly & Robbie…) aux anglais The Clash, Mad Professor ou Adrian Sherwood, suivis par la nouvelle vague composée de Zion Train, Irations Steppas, The Disciples…, sans oublier la musique africaine, source majeure de leur identité sonore. Premier projet, Dub Heritage, un album hommage aux grands maîtres du dub qui ont ouvert la voie sur ce style nouveau et expérimental, est sorti en 2007. Le volume 2 de cette trilogie, Dub Africa, hommage aux racines africaines, est disponible depuis le 20 avril, soutenu par les collectivités locales de leur secteur. Des sons dub reggae et afro-jamaïcains confiés à la basse, la batterie et la guitare, pendant que le trombone et le mélodica s’aventurent vers le funk et le jazz. En somme, des rythmes tribaux mêlés à des effets psychédéliques. Enregistré au studio Ohm de Saint-Nazaire, avec la participation du trombone de Martin Berlugue, on y trouve, sur deux titres, la voix du chanteur et producteur anglais Idren Natural, du groupe InI Oneness. L’album s’achève d’ailleurs sur « Always For Jah », où le meneur du projet rencontre au micro le MC anglais. Et, comme il ne manque assurément pas de polyvalence, en plus d’y toucher la basse, les machines, le mélodica, les percussions, d’être à l’origine des compositions et des arrangements, Roger s’est également chargé de confectionner les visuels de l’album. Yann Tournay en a assuré le mastering. Une tournée se profile sur l’ouest pour Cap Roots, avant, ils l’espèrent, de se diriger vers le reste du territoire et même au-delà des frontières. En novembre, aura lieu le Cap Roots Station Festival, organisé par l’association Cap Roots, tout en travaillant le dernier volet, d’inspiration classique et minimaliste, pour lequel ils solliciteront des élèves du Conservatoire de musique. En attendant de découvrir ce nouveau voyage, cap vers l’Afrique.

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #30 - juin/juillet 2013)