mercredi 30 octobre 2019

Génération H Tome 4

Si la trilogie d’Alexandre Grondeau est aboutie, rien n’empêchait l’auteur de continuer à écrire la suite de ses aventures, toujours résolument en quête d’existence. Ici et Maintenant, le tome 4 de Génération H, démarre une nouvelle saga, pleine de rebondissements.
Le tome 4 de Génération H a été vécu il y a environ quinze ans et écrit ces deux dernières années. « Je voulais commencer une nouvelle saga, différente de la première trilogie. J’ai donc raconté notre tour du monde, qui a débuté par un road trip depuis les immenses forêts et montagnes canadiennes jusqu’à La Havane et Kingston, en passant par New-York, le Missouri et Las Vegas… Ici et Maintenant est le début d’une nouvelle quête de la Génération H. Après de nombreuses années passées dans les différents milieux des sound systems et la société de consommation française, j’ai eu envie de tout quitter pour prendre la route. A la fin de la première trilogie, je raconte comment a été financée cette aventure. (…) Dans cette nouvelle partie, je vous emmène dans les studios d’enregistrement de Kingston, en passant par 5 Pointz, l’endroit mythique du street art new-yorkais, les bords du Missouri, sur les traces de Tom Sawyer, les meilleurs clubs de la Havane… », indique l’auteur.
Sur la couverture, Charlotte et Juliette, deux mannequins jumelles et réunionnaises représentent deux héroïnes que l’on retrouve dans le roman et que l’on suit de Las Vegas à La Havane… Pour accompagner ce quatrième ouvrage, une fois de plus, un one riddim est au rendez-vous. « Le Génération H 4 riddim sera dans un style reggae-dancehall, dansant et engagé, idéal pour passer un été très chaud ! Pour ce nouveau projet musical, j’ai travaillé avec toute l’équipe du Dig Studio, très professionnelle et composée de membres illustres de la Génération H : Dan, Romain, Kultcha B, DJ Fun et Biggy. La série réunira Nuttea, Daddy Mory, Joseph Cotton, Straika D., Uman, Green Cross et Charly B. On a des morceaux qui vont brûler les dancefloors ! »
Depuis 2013, la Génération H ne cesse de gagner du terrain. « Plus de soixante mille livres vendus, une attaque du CSA, des concerts de soutien réunissant plusieurs milliers de personnes, des clips avec des millions de vues sur Youtube et qui sont même interdits au moins de dix-huit ans sans raison crédible, des tournées démentielles, mais surtout la création d’une communauté Génération H dans toute la France… C’est une vraie bénédiction, un rêve qui devient réalité ! » Les discussions, bien que parfois délicates, sont en cours pour adapter le roman à l’étranger, notamment au Brésil, en Italie, Allemagne, Espagne…  Et puisque ce tome 4 est le début d’une nouvelle saga, les aventures de la Génération H ne semblent pas prêtes de s’arrêter !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine n°67 - août/septembre 2019)

vendredi 25 octobre 2019

I Sens

Originaire de Normandie, le premier album de I Sens, Maaad, est disponible depuis le 10 mai dernier, en écoute et en téléchargement. Un concentré de dancehall, hip-hop, reggae qui envoie du lourd et donne un bon coup de fouet.
I Sens reconnaît que c’est son père qui lui a donné le goût de la musique. Il commence par le piano, puis la batterie, la basse et la guitare, avec laquelle il compose ses premiers morceaux. Vers quinze ans, il devient chanteur dans un groupe de ska-punk qu’il monte avec ses potes d’enfance. Il écoute énormément Capleton, Sizzla, Turbulence, et aussi Sinsemilia, Dub Inc, ou encore Keny Arkana. En 2012, il se baptise I Sens, évoquant ainsi l’encens, la weed et aussi un double sens avec « High Sens ». En 2015 sort une première mixtape, From The Light, sur des faces b, suivi en 2017 par l’EP Cycle, avec cette fois des productions de Biggus du V-Lux Sound, et aussi Peio à la basse, Elie à la batterie, Martin McFly à la guitare. S’en suit une tournée d’une cinquantaine de dates ! A la fin de celle-ci, en septembre 2017, il se plonge dans une bulle et se met à écrire pendant près de six mois. Avec l’aide de trois beatmakers, Yonas K, Oge et Mr Batou, quatorze titres voient le jour, son premier album Maaad.
« Maaad c'est l'aboutissement de mon parcours jusque-là, des bancs de l'école aux voyages en Afrique. Ce premier album est plus personnel et plus travaillé, du choix des instrus et de la composition, au mixage, en passant par les textes. Même si j'ai toujours aimé allier l’anglais et le français, là j'ai préféré utiliser majoritairement la langue de Molière. Je l'ai appelé Maaad en clin d'œil à ce petit grain de folie que nous avons tous en nous. C'est aussi une dédicace à toutes les soirées folles que j'ai pu vivre en sound, sur scène, au lycée… C’est un album très marqué par le hip-hop et le dancehall, tout en gardant le flow reggae qui me caractérise. Il y a des morceaux plus posés et plus intimes, des sons festifs, comme la chanson éponyme ou « Bun Up Di Ganja », des messages engagés dans « Afreeca » en featuring avec les maliens Kaki et Tima, « Nah Run » avec le ghanéen Klu, et aussi « Lettre Ouverte », plusieurs chansons d’amour, « Turn Up », « Movie Star », « In My Life » en featuring avec la talentueuse LMK.»
Après une belle expérience humaine avec The Diplomatik’s, le chanteur a formé un nouveau backing band, il y a de ça un an, le Binghi Crew, avec Clément Touron à la batterie, Tony Lafon à la basse, Asward Jno Charles aux claviers. Il joue aussi depuis plus de cinq ans en version sound system avec Selecta Antwan du Terminal Sound. I Sens continue d’amener ses énergiques vibrations sur toutes les scènes et, d’ores et déjà, d’écrire de nouveaux textes, se lançant aussi le défi de composer ses propres instrumentales, avec l’aide avisée du Binghi Crew… A suivre !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine n°67 - août/septembre 2019)

jeudi 29 août 2019

Sound System Night - Raggadikal Sound & Chaka Meka (Simba's Birthday) - 18 octobre 2019

Vendredi 18 octobre, c'est sound system au caveau du Black Baron ALL NIGHT LONG !!
Histoire du prendre la vibe avec Raggadikal Sound et Chaka Meka, d'écouter les meilleurs sons reggae dancehall qui font remuer les hanches et voyager direction Kingston, pour faire monter la température dans la bonne humeur et se faire plaisir comme il se doit ^^
Simba's birthday party, good vibes a come, be there :) 

vendredi 18 octobre 2019
Raggadikal Sound & Chaka Meka
Le Black Baron - 22h/05h
PAF : 5€
organisé par l'association Nuff Respect
artwork by Tidouz  

lundi 26 août 2019

Brahim - Talent Brut (Poorman Records/Jet Records)

Brahim Talent Brut est le 3ème Bestofdub signé Poorman Records, après Trinity et King Lorenzo, sortis en 2017. L’idée est de regrouper les meilleurs titres de l’artiste en versions dub, enregistrées spécialement pour Poorman Records. Avant même d’avoir écouté Talent Brut, on se dit que le chanteur a encore une fois été bien choisi et qu’on ferait volontiers un petit flashback dans les sound systems de l’époque ! Dix-huit pistes sont réunies ici pour près de cinquantes minutes en compagnie de Brahim. Quel plaisir d’entendre « Dans Quel Monde On Vit », « Classic », « Faut-il », « Me Passer d’Elle », « A Peine Le Temps », « J’Allume La Télé »… Les textes sensés de Brahim, exprimés avec son flow rebondissant qu’on reconnaît en un instant, sur des instrumentales qui donnent envie de danser, tout y est pour nous rappeler que le reggae français a aussi ses perles. On revisite la discographie du chanteur, et ça fait tellement plaisir qu’on ne voit pas le disque défiler. Disponible en CD, comme les Bestofdub de Trinity et King Lorenzo, Talent Brut est distribué par Jet Records. Illustré avec les photos de Franck Blanquin et les visuels de Tidouz, voilà un indispensable pour tous les amateurs de reggae français et de sound system !

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine n°66 - juin/juillet 2019)

vendredi 16 août 2019

Max Livio

Avec déjà bon nombre d’années de musique derrière lui et quantité de scènes foulées, Max Livio n’est pas un petit nouveau dans le circuit. Son quatrième album, L’Alarme, est sorti au printemps 2018, continuant d’exprimer librement sa voix, comme il a aussi pu le faire récemment lors de sa participation à The Voice.
Max Livio commence la musique vers l’âge de douze ans, en s’orientant naturellement vers le chant du fait de l’éducation religieuse, avant de se mettre derrière un clavier. Il écoute alors beaucoup de rap (NTM, Les Sages Poètes de la Rue, ATK, Oxmo Puccino, Kery James…) et découvre le reggae un peu plus tard avec The Wailers, sans manquer de tendre l’oreille vers le rock, le jazz, le blues, la world et la musique traditionnelle… Il cite parmi les influences de son enfance Kassav, Akiyo, LKJ, Ray Charles, Stevie Wonder, Charles Aznavour, Jacques Brel, Serge Gainsbourg… Max Livio fait ses premières armes avec le groupe de rap Calypso Crew dans les années 2000, ce qui lui permet de découvrir l’esprit d’équipe, les premiers enregistrements avec les moyens du bord, les premières scènes dans les MJC… Il devient ensuite le chanteur du groupe Colombus Dub Band qu’il quitte en 2009. C’est à ce moment-là qu’il décide de se lancer en solo, prêt à exprimer et assumer ses idées, ses ambitions et les sacrifices qu’elles peuvent impliquer. Son style ? Du reggae influencé par la soul, le rap, le rock, avec des textes réfléchis et touchants, qui ne laissent pas indifférents. Son premier album, Mon Manifeste, sort en 2010. Il est comme une carte de visite faite maison de dix titres. Sur Les Bancs de l’Ecole arrive en 2012, suivi par La Voix est Libre en 2014, et un EP acoustique l’année suivante.
Le dernier en date s’intitule L’Alarme, réalisé en collaboration avec les Frères Cirade, disponible sur toutes les plateformes. Cette collaboration a été des plus naturelles, puisque Mato Cirade a été son bassiste à plusieurs reprises sur les disques précédents. Le chanteur a aussi participé à l’album Studio Reggae Bash vol.1 de Booboo’zzz All Stars, avec la reprise du titre « La nuit je mens » d’Alain Bashung et son interprétation saisissante à apprécier en clip sur Youtube. Présenté au grand public à l’émission The Voice, il a laissé une bonne trace de son passage et reconnaît que cela lui a permis de faire de belles rencontres, bien que tout a été très vite. Avec des concerts en compagnie de ses musiciens orléanais dans toute la France, il ne compte pas lâcher la barre. Max Livio travaille actuellement sur de prochains singles et surtout sur les prochains lives… A suivre !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine n°66 - juin/juillet 2019)

samedi 10 août 2019

Juicy's Empire

Incontournable des nuits parisiennes, Juicy Sound Music passe à la vitesse supérieure en créant le label Juicy’s Empire afin d’organiser sans cesse de nouveaux concepts de soirées pour partager un maximum de bonnes vibrations dans les lieux les plus branchés de la capitale.
Juicy Sound Music a été créé en 1995 à Haïti par Guiven di Malfekté, qui arrive en France en 2004 et débute aux platines au côté de DJ 5KRO au Métropolis, où il jouera régulièrement dès 2006. Emilie Reggae rejoint l’aventure en 2009 et le sound parcourt la capitale, se produisant ensuite régulièrement au 2 Steps Café et au Youm’bi rue Saint-Maur. Dès l’année suivante, ils commencent à organiser des soirées à l’Oberkafé, invitant des sound systems renommés, notamment Shadow Killa, Soul Stereo, Guiding Star, Dance Soldiah, Calaloo, Easy Style, KingStone Family, King Junior, Pow Pow Movement, Selectress Mika, Killa Swing… Juicy Sound Music passe également dans de nombreuses péniches et clubs de la capitale, Alternat, Blues Café, 130 Club, Khao Suay… toujours au rythme des classiques reggae, rub-a-dub, dancehall, hip-hop, urban music… En 2013, DJ Gone Crazy rejoint le sound, qui aura l’occasion de jouer à l’étranger et même d’organiser des soirées en Allemagne.
Après une courte pause, Guiven di Malfekté décide de créer Juicy’s Empire en 2018, spécialisé dans les concerts, showcase et soirées à thèmes. Guiven confie : « J’ai fait évoluer Juicy Sound Music dans le but d’élargir le mouvement dans les grandes salles parisiennes, comme le Nouveau Casino, Le Trabendo, Le Yoyo (Palais de Tokyo)… L’objectif et la ligne directrice de Juicy’s Empire est de promouvoir un maximum d’artistes et DJs. Dans l’équipe, nous avons Denis, responsable sécurité, Emilie, responsable bar, Yves, assistant, DJ Gone Crazy et l’artiste Ken Maka. Après toutes ces années dans la musique, le constat est que le mouvement a évolué, notamment grâce à Internet, avec la venue de nouveaux artistes, et aussi de nouveaux lieux et soirées, qui permettent de le faire perdurer. A court terme, nous souhaitons organiser des événements tous les week-ends, et, à long terme, nous aimerions, si c’est possible, que Juicy’s Empire dispose de sa propre boîte de nuit ou salle de concerts… » Depuis sa création Juicy’s Empire a présenté les soirées : HITS, Webadub Birthday Bash, International Dream Party New Year’s Eve, Reggae Dancehall All Stars Queen Omega Showcase, Dance 4 All, Uptown Black Music et La Nuit du Reggae Dancehall le 11 mai dernier au Nouveau Casino… Les prochaines en date : Terrasse Apéro Reggae sur Seine les 8 juin et 14 septembre sur la Péniche Paris, HITS 2.0 le 29 juin et Juicy's Empire in the City le 13 juillet au Nouveau Casino, Paris Sound System Fest 1ère édition le 20 juillet sur la péniche Evénement… A vos agendas !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine n°66 - juin/juillet 2019)

lundi 5 août 2019

Alambic

Un an après la création du groupe, les musiciens d’Alambic viennent de finaliser leur premier album. Premiers des Derniers sera disponible en CDs et sur les plateformes habituelles dès octobre.
Les six membres d’Alambic se connaissent depuis longtemps et ont chacun fait leur bout de chemin dans la musique avant de former ce nouveau groupe. Miguel au chant, son frère Thomas à la batterie, Damien à la guitare, son frère Florian à la basse, Julien au clavier et Sylvain à la trompette, annoncent la couleur : « Nous distillons notre musique goutte après goutte, avec nos inspirations en guise d’ingrédients. Il y a une référence à un objet noble, qui fabrique de l’alcool, et évoque notamment la nuit… Ce qui fait l’identité d’Alambic, ce sont les paroles et les thèmes. » Quand des influences aussi bien rock, rap, reggae, blues, cumbia, funk… rencontrent des textes à la Renaud, Nougaro, Stromae, Tryo, Orelsan, Nekfeu… Miguel avait déjà quelques chansons sous le coude lorsqu’ils démarrent l’aventure. Ils planchent d’emblée sur un album et leur première composition ensemble donne « Pas de Problème ». « Nous avons voulu chanter notre quotidien, nos envies et nos galères, tout en faisant bouger des têtes. Nous souhaitions un opus lumineux, drôle, décalé, sincère et touchant ; mélanger des textes forts avec des compositions solides et variées. Le moment de la composition est celui qui demande le plus de créativité et de retenue… Il faut parvenir à créer un univers, une ambiance pour chaque morceau, sans en faire trop, et tout en conservant une certaine cohérence entre les titres. »
Après avoir réalisé quelques maquettes au studio Odyssée Records près de Marseille en septembre dernier, les musiciens présentent le fruit de leurs efforts à Thomas Broussard, qui a accompagné notamment Jain, NTM ou encore Pierpoljak, pour bénéficier de son oreille et ses conseils avisés. Ils entrent le mois suivant au Studio K pour enregistrer neuf titres, mixés ensuite par Denis « Rastyron » Thery. Deux extraits de l’album prévu pour octobre sont déjà disponibles, avec les clips de « 3ème Âge » et « Premiers der Derniers ». Alambic se fait une joie des lives et projets à venir : « Les concerts, c'est le meilleur moment, c'est un peu le dessert ! Nous adorons monter sur scène. Nous avons des dates dans la France entière, et à chaque fois l'accueil du public est impressionnant. Nous sommes toujours bien reçus, les gens réagissent aux textes, dansent, rient, et viennent nous voir après le spectacle. (…) Nous avons comme projet de casser l'internet et de remplir des stades… D'ici-là, beaucoup de surprises et de bonnes nouvelles vont arriver : l'album, de nouveaux clips, du marchandising, des concerts… dont deux prévus au Kirghizistan et un au Kazakhstan ! Nous comptons défendre l'album Premier des Derniers sur scène partout en Europe… Vous êtes tous invités ! »

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine n°66 - juin/juillet 2019)

mercredi 31 juillet 2019

Baja Frequencia

Le duo barré de Baja Frequencia sort enfin son premier album, intitulé Hot Kats, chez Chinese Man Records. Basses à foison, électro, cumbia, reggae, dancehall, hip-hop, trap… les ingrédients ne leur manquent pas pour faire rapidement monter la température.
Azuleski et Goodjiu, le duo de Baja Frequencia, étaient tous deux DJs et organisateurs d’événements à Marseille avec les collectifs Massilia Hi-Fi et Backdoor. C’est lors d’un mix à quatre mains, en 2013, pour une de leur soirée tropicale, qu’ils se baptisent Baja Frequencia. Puisque le set est d’influence latine et lourd en basses, une référence à la basse fréquence en espagnol coule de source, mais avec une petite faute d’orthographe involontaire à la française qui est finalement restée. « Nous aimons vraiment jongler avec différents univers musicaux et les faire se rencontrer : passer du hip-hop au moombahton, puis du Bmore au gabber, ou du baile funk au dancehall… Nous nous identifions à la scène global bass. Elle  rassemble des producteurs des quatre coins de la planète qui touchent aux styles émergeants de musique électronique, métissés d’influences folkloriques de tout horizon. » Ce qui ne les empêche pas d’ajouter : « Le reggae/dancehall représente énormément pour nous, c’est comme ça que nous avons commencé ! Nous avons joué, chacun de notre côté, dans des groupes de reggae auparavant [Azuleski à la basse et Goodjiu à la batterie]. Nous avons aussi produit quelques pistes dub et des bootlegs ou remixes. La culture sound system fait assurément partie de notre ADN.»
Après plusieurs projets courts, dont Tropicat (2015), Catzilla (2017), et le récent Crisis pour annoncer la sortie de l’album dès février dernier, le duo a commencé à plancher sur Hot Kats début 2018. La majeure partie de sa réalisation a eu lieu entre mars et septembre, tandis que les collaborations ont démarré durant l’été. Quinze pistes qui accueillent de nombreuses voix féminines, notamment La Dame Blanche, Paloma Pradal, Blimes, Dai Burger, Warrior Queen… mais aussi, Skarra Mucci, sur « Mad Grade », avec qui ils avaient déjà enregistré l’explosif « Badman A Badman », dont le clip a été tourné dans les rues de Marseille. « Nous aimons travailler avec Skarra Mucci, il n’a pas peur des défis ! Chaque fois que nous lui avons envoyé un riddim, pourtant assez éloigné de son univers musical habituel, nous avons réussi à créer un morceau qui fonctionne et avec une réelle originalité. »
L’inspiration de Hot Kats ne tient pas uniquement à l’animal auquel ils avaient déjà fait référence, mais aussi à l’album Hot Ratz de Frank Zappa, dont ils ont également décliné la pochette. Azuleski avoue l’avoir énormément écouté, le citant comme un de ses favoris. « Après l’EP Catzilla, nous voulions garder ce côté détournement et avons poursuivi dans cette lignée, cette fois-ci, avec le nom d’un disque, plutôt que celui d’un film. Hot Kats sonnait bien et ça nous correspondait. La pochette de Zappa nous a tout de suite donné des idées de réinterprétation ! C’est Julien Loïs, connu notamment pour les visuels de Chinese Man, qui l’a réalisée, en partant de ce que nous avions imaginé. » Hot Kats est disponible en vinyle, CD et digital depuis le 12 avril. Baja Frequencia sera sur scène été et automne… Tenez-vous prêts !

Simba



(pour Reggae Vibes Magazine n°66 - juin/juillet 2019)

samedi 20 juillet 2019

Marina P & Stand High Patrol - Summer On Mars (Stand High Records/Differ-ant)

On sait que chaque album de Stand High Patrol est une réussite. Indispensable et intemporel à coup sûr. Si on est déjà accro à la voix de Pupajim et qu’on espère toujours l’annonce d’un nouveau projet où apprécier son timbre et son flow si addictifs, l’idée d’une collaboration du combo avec la chanteuse Marina P avait de quoi nous séduire. Leur musique a cette richesse de révéler toujours de multiples degrés. Concentrez-vous sur chaque mot, chaque son, ou les deux, le voyage nécessite de répéter l’expérience à souhait. Rien de primaire, ni terre-à-terre, impossible de se contenter d’un seul style, un seul genre. Summer On Mars est de la même envergure que les précédents albums de SHP. Quand on pense que Pupajim a composé les instrumentales sur mesure pour les voix de Marina, on comprend pourquoi chaque morceau semble si parfaitement sculpté. Si le dub et l’électro ont la part belle (« Atmosphere », « Landlord », « Fragile », « Raw Lines »…), hip-hop et reggae ne sont jamais très loin (« Dreamcatcher », « Summer On Mars », « Rosetta »). Trente minutes suffisent à cette excursion pour nous transporter en toute délicatesse et nous faire quitter terre… Vivement recommandé !

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine n°65 - avril/mai 2019)

lundi 15 juillet 2019

Mahom - King Cat (Flowercoast/ODG/Differ-ant)

Si The Skankin’ Cat a déjà marqué les esprits en 2014, il semblerait que Mahom ait de quoi frapper encore plus fort avec son nouvel opus, justement nommé King Cat. Les oreilles avisées de Panda Dub au côté de nos deux compères, ils ont saisi la crème de ce savoureux dub dont ils détiennent la recette, pour le plaisir de tous. Si l’électro occupe une large part de la tracklist, les vibrations reggae n’ont pas été oubliées, notamment sur « Digital Badness » avec Green Cross et « Snowball » avec Luiza. Accueilli par « Cosmic Cat » et son atmosphère à la fois imposante et planante, « Blue Hole » enfonce fermement le clou pour donner la couleur, les douze morceaux nous transportent et chaque son, comme chaque piste, semble placé parfaitement au bon endroit. En quarante-cinq minutes, toutes les humeurs et émotions sont traversées grâce à des sonorités qui appuient juste là où il faut. Des basses, des samples, des arrangements au poil auxquels on adhère. On s’évade avec un peu de légèreté sur la reprise de Françoise Hardy, « Le Temps de l’Amour », par Luiza. Son clip est sur Youtube, tout comme celui de la piste suivante, l’énigmatique « Disappear ». « Hypnose » finalise notre virée nocturne et dubesque en compagnie de Mahom et du chat, on peut dire qu’ils nous ont complément ensorcelés et qu’on en redemande !

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine n°65 - avril/mai 2019)