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mardi 8 février 2011

Bibiche Reggae Party (06 février 2010 - Bibiche)

Pour sa 13ème édition, le Bibiche Reggae Festival se tenait le jour-même de l’anniversaire de la naissance du grand Bob Marley. Pour l’occasion, une programmation notable avec en tête d’affiche Chezidek accompagné des Français du Jam Flavor Band. Pour lui ouvrir la voie, Broussaï et Zamalska.
Ouverture des portes à 20h30. Zamalska au contrôle. Ce tout jeune groupe lorrain d’à peine deux ans d’existence se définit comme mêlant ska, reggae et jazz. A découvrir pour se donner un coup de pêche efficace. Le Centre Culturel de Bibiche est bondé. Ca grouille d’amateurs de reggae d’âges variés venus passer un bon moment.
Broussaï prend la suite. Ce groupe français dont on entend de plus en plus parler a effectivement de quoi se défendre. On pourrait le placer dans la lignée de Sinsemilia, Tryo ou encore Danakil. Le show mêle une énergie vivifiante et positive à des textes profonds. Le public est emporté jusqu’à la dernière seconde.
Courte pause et c’est l’arrivée sur scène de Chezidek. Ce Jamaïcain fait partie des artistes à la voix bouleversante. Après plusieurs albums, Chezidek s’est imposé comme une valeur sûre de la nouvelle génération. Si sa voix est d’une pureté incontestable sur disque, cette vérité se vérifie également sur scène. Avec un répertoire bien rempli de titres phares, la set list est riche en moments forts. Il finit sur une note de Bob Marley qui, comme à son habitude, unit un public à la perfection. Un concert de haut niveau. On n’oublie pas de noter au passage la qualité du Jam Flavor Band qui a permis à Chezidek de donner le meilleur de lui-même et de conquérir le public présent.
Pour finir cette soirée tranquillement et distiller de bonnes vibrations jusqu’à 2h30, le Chronical sound s’installe sur scène et nous propose une sélection qui prolonge le plaisir avec du Barrington Levi, Collie Buddz, Junior Kelly… Le public ravi quitte tranquillement les lieux. Rendez-vous à la prochaine édition.

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #11 - avril/mai 2010)

Garance Productions - Les vétérans de la musique reggae

Quel amoureux du reggae ne connaît pas Garance et n’a pas déjà assisté à un concert signé de leur patte ? On ne cite plus cette structure qui, chaque année, nous propose les concerts évènements les plus notables en matière de musique reggae et qui assure, depuis 20 ans, la programmation du fameux Garance Reggae Festival. Pour 2010, cette édition anniversaire marque un tournant puisqu’elle quitte la capitale pour venir s’installer dans le Gard à Bagnols sur Cèze. Retour sur une structure pour qui le reggae est un combat quotidien.

Garance Productions est née en 1979 sous l’impulsion de deux amoureux de musique. Dès son lancement, cette esthétique musicale occupe une place prépondérante dans leur activité. En 1988, Garance prend possession d’une salle mythique des soirées parisiennes, L’Elysée Montmartre, ce qui explique la forte empreinte reggae que possède ce lieu. On a pu y retrouver ces derniers mois Glen Washington, Elephant Man, T.O.K ou encore Alborosie. Fidèle à cette ligne de conduite encore aujourd’hui, environ un tiers de la programmation de Garance est dédiée aux musiques jamaïcaines. Le restant du butin se partage entre hip-hop, électro, pop, rock et métal. C’est passionnée et convaincue que l’équipe a maintenu cette ligne malgré les difficultés rencontrées. Ce sont près de 300 dates par an que produit Garance un peu partout en France, partageant son activité entre entrepreneur de spectacles et tourneur. A l’Elysée Montmartre, un tiers des concerts et soirées est organisé par Garance. Le reste est dédié à la location à divers entrepreneurs de spectacles.

En route pour le Gard
Le Garance Reggae Festival est une institution parisienne pour tout amateur de reggae. En 2010, elle fête son vingtième anniversaire. A l’origine, le festival se nommait Nuits Câlines et se tenait à la Villette. Puis, il prend son nom actuel et occupe le Bercy jusqu’à l’été 2004. Les deux années suivantes sont marquées par l’absence du festival qui connaît quelques difficultés liées notamment au mouvement contestant l’éthique de propos chantés par quelques Jamaïcains. Le festival reprend de plus bel en 2007 et 2008 et investit le Zénith de Paris. La dernière édition a convié le public à la grande halle de la Villette pendant deux jours avec à l’honneur Barrington Levy, Ken Boothe ou encore Jah Mason. Pour cette année, qui sonne un véritable retour aux sources, le Garance Reggae Festival décide de prendre la relève du regretté Jamaican Sunrise, renommé ensuite Ja’ Sound, qui avait permis cinq éditions d’un festival reggae en France avec une programmation fortement jamaïcaine. Pour ce faire, le lieu d’origine à Bagnols sur Cèze a été conservé. La soirée d’ouverture, le 28 juillet, sera consacrée 100% aux sound systems à laquelle succèderont trois jours de concerts à la programmation certainement alléchante. C’est en constatant la demande et la rareté des festivals reggae sur le territoire que les acteurs de Garance Production se sont lancé ce défi. Si la programmation est encore tenue secrète, on sait que la ligne directrice met à l’honneur l’île fondatrice du reggae, laissant tout de même une part aux artistes francophones. Roots et nu-roots à l’honneur, de quoi profiter du soleil dans de bonnes vibrations. En attendant les beaux jours et l’arrivée de l’évènement, Garance nous prévoit quelques rendez-vous de taille pour prendre notre mal en patience. Le 14 avril, on retrouvera à l’Elysée Montmartre le plateau Junior Kelly + Warrior King suivi, le 18 mai par la venue au Bataclan de l’Allemand Gentleman. Le 30 mai, l’Elysée Montmartre accueillera un moment de pur roots en compagnie de The Heptones. Pour juin, on parle de UB40 et autres surprises à venir… Voilà quelques aperçus illustrant le niveau de la programmation signé Garance. L’affiche du festival s’annonce de grandes envergures et devrait faire des émules. Le rendez-vous des accros du reggae est posé : du 28 au 31 juillet prochain. Soyez là !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #11 - avril/mai 2011)

Lord Bitum

Agé de 35 ans, Lord Bitum est un oiseau rare dans le paysage du reggae français. Un véritable passionné, un touche à tout à l’énergie débordante. Retour sur un artiste dont le parcours musical parle de lui-même.
Originaire du Nord, il grandit au milieu de ses oncles férus de reggae qui parfois lui offrent un 45 tours. La musique prend rapidement une place centrale dans sa vie. Il se met à la batterie ainsi qu’au chant mais, c’est le plaisir du micro qui l’emporte. Il fait ses débuts en rappant dans le groupe Mental Kombat. A l’époque, il anime une émission de radio sur Pastel FM à Roubaix. Il y rencontre le groupe Ragga Black Posse et de là, devient le raggamuffin de Mental Kombat. La musique est pour lui un moyen d’exprimer ses opinions mais aussi un ingrédient de la fête. Il prend plaisir à mélanger le reggae aux autres influences qui le touchent comme la drum’n’bass, le hip-hop ou la soul. Plusieurs expériences de groupes se succèdent et en 2003, il intègre K2R Riddim qu’il ne quittera plus jusqu’à la dissolution du groupe en octobre 2007. Avec eux, il fera concerts, albums et même un DVD live. Aujourd’hui, le nouveau projet à défendre dont il fait partie se nomme Bass Maker. Le premier EP La Planque vient de sortir et, grâce à Talowa Production, des dates de concerts un peu partout en France ne devraient pas tarder à suivre. L’idée de Bass Maker, il l’a montée avec Lionel de Raspigaous et c’est bien plus qu’un simple groupe. Il s’agit d’un véritable spectacle avec décors, costumes, mise en scène et musique aux accents reggae-ragga, ska, hip-hop, dubstep. En parallèle, Lord Bitum poursuit également sa carrière solo. Amoureux du sound system, il fonde en 2000 le Raggadikal sound system où il officie en tant que selector et M.C. Son premier street album est disponible en téléchargement gratuit. Tout récemment vient de sortir Bitum & friends vol. 1 sur lequel on retrouve nombre d’invités notamment Sergent Garcia. Depuis peu, il anime l’émission RiddimKilla Show sur Riddimkilla.com au côté de Lord Diamen et du Babtoopal sound system. Avec plus de mille scènes déjà foulées, dont le Sziget Festival en Hongrie, Lord Bitum axe avant tout ses priorités sur Bass Maker. On le retrouvera sur scène accompagné de ses acolytes pour défendre le premier EP du groupe et nous préparer le second. Hyperactif du reggae, de nombreuses dates en solo sur l’ensemble du territoire français sont programmées pour les mois à venir. Le volume 2 de Bitum & Friends est également annoncé. N’oubliez pas son nom, vous croiserez certainement sa route.

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #11 - avril/mai 2010)

The Mighty Howard

Howard Bridges aka The Mighty Howard a l’âme d’un voyageur, assoiffé de connaître le monde et d’y transmettre sa musique. Il grandit dans le Colorado aux Etats Unis, passe par l’Ecosse, l’Irlande, les Pays-Bas pour finalement se poser en Allemagne.  
C’est en écoutant la radio que sa mère lui donne le goût de la musique. Elle lui raconte les souvenirs que les morceaux lui évoquent. Les ondes diffusant peu de reggae, c’est avec ses amis qu’il découvre les légendes que sont Bob Marley et Peter Tosh. Il commence par jouer de la batterie et chanter dans des chorales dès l’âge de 9 ans. Il apprend ensuite le piano, la guitare et le trombone ainsi que le solfège. Amoureux de musique, il joint différents groupes durant son adolescence et joue aussi bien du punk, du funk ou du rock. Mais il reste insatisfait car depuis la première fois qu’il a entendu Bob Marley, son souhait profond est de chanter et de jouer du reggae. Il devient également M.C. et D.J. de sound system. En 2002, il décide de quitter l’Amérique du nord, d’être musicien professionnel et plus précisément musicien de reggae. Il sillonne l’Europe et au fur et à mesure des rencontres et des scènes, son identité musicale prend forme : Howard Bridges devient The Mighty Howard. Il puise son inspiration aussi bien dans le roots signé Bob Marley, Bunny Wailer ou Jacob Miller, que des artistes actuels tels que Sizzla, Capleton ou Buju Banton. C’est sans oublier l’influence des représentants africains du reggae (Alpha Blondy, Tiken Jah Fakoly, Lucky Dube) et ceux du reste du monde (Alborosie, Tippa Irie). Par la musique, il partage son expérience, exprime son opinion, mais aussi se rapproche de ses origines africaines et de la culture rasta. Les singles « Run from di Thunder » (Planet Dread Records) et « Irieness » (Irie Ites Music) sortis en 45 tours l’année passée sont les premières pierres du chemin parcouru. Invité sur le Renegade Rocker Tour de Dubmatix en novembre et février derniers, c’est l’occasion pour lui de découvrir davantage l’Europe et notamment la capitale française. Deux singles issus de la collaboration avec Dubmatix devraient sortir prochainement sur le label allemand Irie Ites Music : « Natty Drum » et « Artillery ». Howard finalise actuellement son premier album qui s’intitulera Chanting Di World. Une tournée promotionnelle est prévue pour l’été 2010 où il sera accompagné de son nouveau band, The Motivators. Aucune date française n’est confirmée à ce jour mais gardons l’œil. Attiré par la diversité musicale, Howard aimerait profiter de cette année pour toucher à la jungle, la drum’n’bass, l’afro beat ou le hip-hop. Affaire à suivre.

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #11 - avril/mai 2010)