Affichage des articles dont le libellé est Reggae Music Diffusion. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Reggae Music Diffusion. Afficher tous les articles

samedi 31 octobre 2015

Association Get Up / Dub Camp Festival

L’association Get Up est née, en 2008, de la rencontre de passionnés de musique reggae et de sound system faisant le constat d’un manque de structures et de soirées de cette veine dans le secteur. Leur motivation est de promouvoir la culture reggae sur Nantes et sa région, par l’organisation d’événements variés (concerts, sound systems, conférences, festivals…).


Les tout premiers événements qu’ils proposent sont des soirées avec DJs, qui mixent leurs propres vinyles, avant la naissance des Get Up Sessions, en mode concert, avec, parmi les premiers invités, Mo Kalamity & The Wizards ou Stand High Patrol. Les Nantes Dub Club arrivent début 2010. Au fil des années, les projets se multiplient : les soirées Live It Up, à prix libre dans les bars de la ville ; le festival Get Up & Skank, qui a connu deux éditions, en 2012 et 2013 ; des collaborations avec d’autres associations, comme Pick Up Production, avec lesquelles ils organisent chaque année l’événement Streets & Yards ; la réalisation d’un magazine indépendant, le Uplift Cultural Reggae Mag, avec quatre numéros publiés à ce jour ; une émission de radio hebdomadaire sur Radio Prun’ , le Get Up Radio Show, tous les dimanches de 17h à 19h ; ou encore l’accompagnement de groupes locaux (Mola, Zgoaya, One Seed, RDH Hi-Fi sound system…). 

Leur dernier gros projet est le Dub Camp Festival, dont la première édition a eu lieu l’été dernier. L’association compte aujourd’hui quatre salariés à temps plein, ainsi que deux personnes en contrat civique missionnées sur le festival. La seconde édition du Dub Camp Festival se tiendra les 10, 11 et 12 juillet prochains. Olivier, directeur et programmateur de l’association, constate que la passion et les efforts commencent à porter leurs fruits : « Les Nantes Dub Club et le Dub Camp Festival sont totalement orientés sur le mouvement sound system. Selon les invités, les sessions peuvent être orientées roots, oldies, stepper ou digital... Nous essayons de proposer un panel assez large des styles de reggae et dub que nos soirées diffusent et sollicitons autant des noms connus que des artistes plus underground. Les Get Up Sessions et les Live It Up sont, elles, orientées sur le live. Nous y avons accueilli Midnite, Michael Prophet, Johnny Clarke, Twinkle Brothers, Jah 9, Misty In Roots, Inna de Yard... ainsi que des groupes locaux. Concernant le Dub Camp, l'idée d'un festival en extérieur dédié au sound system est présente depuis de nombreuses années dans la tête des fondateurs de l'association. Avant de se lancer, il fallait voir si elle serait assez solide pour supporter un tel événement, avec tout le travail et les risques que cela implique. 2014 a semblé être le bon moment, après six ans d'activité et d'expérience. Le bilan de la première édition est très positif ! Nous avons eu de très bon retours du public et des artistes, ainsi que des bénévoles et des habitants de la commune du Pellerin qui nous accueille. Pour cette deuxième édition, nous aurons la chance de recevoir l'emblématique Jah Shaka pour une session longue sur la sono de Jah Marshall, des sounds français comme Stand High, Blackboard Jungle et Lion Roots, d’autres de toute l'Europe comme King Shiloh et Channel One. L'Afrique du Sud sera représentée par le Kebra Ethiopia Sound pour leur première date en France, le Japon avec Mighty Massa, les Etats-Unis avec Ras Kush (Black Redemption Sound)… Les chanteurs et MCs seront aussi à l'honneur avec, notamment, Ranking Joe, Daba Makourejah, Charlie P, Martin Campbell... Comme l'année dernière, restauration bio et locale, village de stands, animations, dont le désormais célèbre camion jaune de Daddy Reggae pour accompagner les festivaliers pendant ces trois jours de session ! »

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #42 - juin/juillet 2015)

jeudi 10 septembre 2015

Rockerz Islandz - Radio Caraïbes

Il y a un peu moins d’un an, la web radio Rockerz Islandz faisait son apparition sur la Toile. L’idée est née de l’envie de créer un média spécialisé dancehall, soca, lovers rock, reggae… qui en profiterait également pour valoriser la sphère musicale où s’entrecroisent les influences caribéennes et françaises.

Constatant que les titres de l’âge d’or de ces styles musicaux sont peu diffusés alors que la demande est forte, la programmation de Rockerz Islandz alternent anciens classiques et hits très actuels, naviguant depuis le début des années 1990 et aujourd’hui. 10% de nouveautés pour 70% d’anciens titres et 20% de gros hits. Pour ce faire, ce sont 1200 chansons qui font partie de la sélection en rotation continue sur la web radio ! Les contributeurs de Rockerz Islandz viennent de partout dans le monde – Martinique, Guadeloupe, France, Trinidad, Barbades, Miami, New-York – et font des réunions hebdomadaires, via Skype, pour discuter et prendre les bonnes décisions. Tout en étant un média international, Rockerz Islandz consacre plus d’un quart de sa programmation à la scène reggae/dancehall francophone. La web radio est bien sûr accessible sur le Net (www.rockerzislandz.com), mais aussi en application gratuite pour tablettes et smartphones, boostée par les services de communication de Omax6mum, et de plateformes telles que iTunes Radio, Windows Media Radio… Les membres de l’équipe ne cessent de suivre l’actualité du dancehall, reggae, soca… tout en recevant des propositions via musicsubmission@rockerzislandz.com, ce qui leur a permis, notamment, de découvrir des artistes de tout horizon, du Ghana, du Canada, ou encore de Grande-Bretagne… Même si la radio est encore toute jeune, les résultats sont là, puisqu’elle a déjà cumulé plus de 300 000 auditeurs ! Une forte audience se fait d’ores et déjà sentir aux Etats-Unis, au Japon, en Allemagne, mais aussi en France et en Jamaïque. « Dans un monde hyper-connecté avec les tablettes et surtout les smartphones qui sont presque devenus l’extension de nos mains, et avec plus d’un français sur deux qui en possède un, jamais la musique n’a été aussi consommée, diffusée, diffusable, instantanément aux quatre coins du globe ! La problématique qui demeure, c’est de trouver un modèle économique pour produire de la musique de qualité qui ne sera probablement pas ou peu achetée… », explique Don Miguel, à la tête, entre autres, du fameux label Don Music. Les projets vont bon train : des sessions exclusives soca, reggae et dancehall assurées par des DJs renommés des Antilles, de Trinidad ou de France devraient arriver d’ici peu. En parallèle de l’activité radiophonique, Rockerz Islandz songe à développer du merchandising et de l’événementiel… Autre projet : postuler pour la radio numérique terrestre. Rockerz Islandz compte bien suivre l’ère du temps sans perdre de vue sa ligne directrice !

Simba

(pour Reggae Vibes Magazine #41 - avril/mai 2015)

lundi 11 mai 2015

Summerjam Festival - La vie de palmier

Le Summerjam Festival fête cette année ses 30 ans d’existence ! Mérité pour un événement devenu incontournable en Europe qui réunit, chaque année, des milliers de passionnés de reggae dans son cadre idyllique de Fühlinger See, à Cologne, pendant trois jours, le premier week-end de juillet.

Contour Music a été créé par Klaus Maack à la fin des années 1970. Très vite, le reggae devient l’objet principal de son attention. C’est en rencontrant les représentants du label jamaïcain Synergy, en 1985, Ronny Burke, Tony Johnson et Copeland Forbes, que l’envie émerge d’organiser un festival reggae en Allemagne. L’idée est simple : amener les vibrations caribéennes dans son pays. A cette époque, le reggae représente une toute petite niche dans le business de la musique. La première édition a lieu le 5 juillet 1986 à Loreley Amphi Théâtre, sous le nom de Jamaica Reggae Sunsplash, avec, comme programmation, Black Uhuru, The Wailers, Dennis Brown, Gil Scott Heron, Manu Dibango et d’autres. 8500 personnes répondent présents, encore loin de se douter que cet événement sera le premier d’une longue série… Klaus pressent d’ores et déjà que le festival est fait pour durer. Mais comment aurait-il pu imaginer fêter un jour ses trente ans ! En 1988, il est rebaptisé Loreley Summer Jam. La programmation des débuts regroupe uniquement des artistes jamaïcains et quelques uns africains. Puisque la nouvelle génération locale s’intéresse aussi de très près à ce courant musical, tout en se l’appropriant à sa sauce, il invite rapidement des artistes allemands à se produire sur le site d’origine du festival, à Loreley, comme Gentleman, Seeed, Sebastian Sturm… à l’aube de la notoriété qu’on leur connaît désormais. L’idée se propage ensuite de la même manière pour les autres pays européens et, en quelques années, le festival devient un véritable carrefour multiculturel, où se rejoignent toutes les routes du reggae, enrichissant sa programmation avec les styles hybrides, qui ajoutent une pointe de dancehall, hip-hop, électro, soul… En 1994 et 1995, le festival déménage à l’aéroport de Wildenrath et il rejoint, l’année suivante, son site actuel, à Cologne. En trente ans, ce sont près de 600 groupes qui ont joué au Summerjam ! S’il fallait résumer son esprit, il serait juste de dire qu’il s’agit d’une plateforme dédiée à a la musique reggae, qui permet d’y découvrir des nouveaux talents, comme d’apprécier des pointures du genre, dans les meilleures conditions possibles, et dans une ambiance des plus chaleureuses. L’équipe essaie constamment de rester à l’écoute des nouvelles vagues venues de Jamaïque, sans oublier les piliers et fondateurs. Et, puisque ça fait maintenant trois décennies que ça dure, son histoire traverse les générations, sans compter les incroyables souvenirs laissés dans les mémoires de tous ceux qui ont eu la chance de vivre ce festival. L’année dernière, 28000 pass trois jours ont été écoulés ! Une quarantaine d’artistes sont annoncés pour la trentième édition qui se déroulera début juillet : Damian Marley, Patrice, SOJA, Protoje, Tarrus Riley, Beres Hammond, Steel Pulse, Danakil, Yaniss Odua… L’organisation, on la doit donc à l’équipe de Contour Music, composée actuellement de Klaus Maack (direction et programmation), Carlos Zarmutek (administration), Sandra Borchard (secrétariat et communication web) ainsi que Alan Covic (programmation). En plus de ce grand événement, Contour Music produit toute l’année des tournées d’artistes reggae dans le monde entier. Leur seul souhait pour l’avenir se résume en deux mots : l’amour et la paix… C’est dire comme ils nous veulent du bien… Longue vie au Summerjam !

Simba

Toutes les informations sur : http://www.summerjam.de

(pour Reggae Vibes Magazine #40 - février/mars 2015)

mardi 17 février 2015

Jamafra - Strictly for sound addikts

En surfant sur le web, il n’est pas difficile de trouver des sites dédiés à l’actualité du reggae mais aussi des boutiques où se procurer des vêtements correspondant au style adéquat. Pour faire d’une pierre deux coups… il suffit désormais de se rendre sur Jamafra.com, qui réunit à la même adresse ces deux activités !

Jamafra.com est né en 2007 à l’initiative de Stéphane, qui souhaite partager sa passion pour la musique reggae et la culture du sound system le plus largement possible grâce au Net. Il choisit le nom Jamafra, qui est la contraction de Jamaïque, Afrique et France, les trois territoires directement en lien dans ce projet dédié à ce courant musical et tout ce qui y est associé : une histoire spécifique, un état d’esprit, des valeurs… Il prévoit donc d’alimenter le site de chroniques, reportages photos, interviews, mixs… Comme il a commencé en 2006 à dessiner des visuels pour des vêtements, ne se retrouvant pas dans ceux habituellement proposés dans le mouvement, le moyen approprié pour en proposer la vente semble tout trouvé. Dès les premières créations, conçues juste pour son usage personnel au départ, il reçoit des retours positifs et des encouragements de la part de son entourage. Et voici venue la naissance de la marque Jamafra ! L’aventure commence avec les modèles Jah Jah City et Mr Gong. Depuis, Stéphane en a réalisé plus de 80, au gré des idées qui lui passent par la tête, directement inspiré par cette culture du sound system et les messages chers au reggae. A noter que leur fabrication est effectuée intégralement en France. Les tout derniers en date sont les t-shirts K7 et Sound Guerilla, les sweats Essential, ainsi que deux t-shirts en collaboration avec ManuDigital, Digital We Digital, hommage à l’instrument vintage. Même si les clichés semblent l’oublier parfois, le reggae ne se limite pas à la culture rasta, véhiculant de nombreux messages d’amour, de paix et de revendications sociales qui touchent une bien plus large audience. C’est là que Jamafra se démarque, par ce souhait de dépasser les codes habituels auxquels on pourrait s’attendre. La boutique en ligne de Jamafra.com propose des t-shirts, des débardeurs, des vestes, des polos, des sweats et des casquettes, tous originaux, dont une petite part concerne la gente féminine. Les artistes qui supportent la marque sont au rendez-vous et n’hésitent pas à le faire savoir (Junior Yellam, Tchong Libo de Broussaï…). En parallèle, le label Jamafra Records est né en 2012, avec la production du single « Roadblock » de General Levy. Le catalogue se complète peu à peu avec un EP de Don Camilo, ainsi qu’un maxi 45 tours, en collaboration avec ManuDigital… Ce n’est que le début, puisqu’il travaille sur d’autres sorties et que l’activité est en plein développement, avec le studio et la distribution d’autres productions, aussi bien en numérique qu’en vinyle. Pour ne rien oublier, on mentionnera aussi le succès rencontré par les sessions acoustiques filmées de Jamafra (Sebastian Sturm, Cecile, Blacko, Mo Kalamity…). Question nouvelles fraîches, des modèles de t-shirts ne vont pas tarder à rejoindre la boutique, des productions, des reportages vidéos… et, sans pouvoir encore nous en dire plus, Stéphane mentionne qu’un nouveau concept est aussi sur le point d’être lancé… Même si on est curieux, il y a tout ce qu’il faut pour patienter un peu avant de savoir ce que Jamafra nous réserve de bon pour la suite…

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #39 - décembre 2014/janvier 2015)

vendredi 24 octobre 2014

Buyreggae.com - Génération sillon

Buyreggae.com fête cette année 10 ans d’existence, né au printemps 2004 à l’initiative de Marc Gessner et Rouzbeh Resaei, le site est bien décidé à devenir un nouveau foyer pour la musique reggae, ses vinyles et ses richesses tremblotantes. Au début, ils vendent les disques dans le petit appartement de Rouz, aménagé pour la circonstance. Le spot, presque secret, auquel les vinyls addicts accèdent sur rendez-vous, est promis à un bel avenir : livrer les bonnes vibrations partout autour du monde.

L’idée n’a pas germé là par hasard puisque, auparavant, Marc tenait un magasin de disques et le Blessed Love sound system à Stuttgart, dans lequel officie toujours Rouz. En passionnés de reggae et de sound system, tous deux cherchent à se rapprocher le plus possible de la source de cette musique. Puisqu’ils se procurent incessamment des vinyles pour leur collection personnelle et apprécient d’aider ceux qui en font de même, rien n’est plus logique pour eux que d’ouvrir un magasin spécialisé pour vendre du reggae sur les différents supports (vinyle, CD, DVD…) ainsi que sur tous les genres (roots, dancehall, soca, jungle, hip-hop…). Le reggae reste leur motivation première, conquis par son impact et sa dimension humaine. Début 2004, au moment où le projet est sur le point de se concrétiser, Rouz vend des disques à Yaam à Berlin, qu’il a juste à choisir et à importer de Jamaïque, et Marc est de retour en Allemagne après un séjour sur l’île caribéenne. Buyreggae est le nom tellement idéal pour cette nouvelle activité qu’il ne faut pas longtemps pour passer d’une simple vitrine sur le web – invitant à contacter Rouz pour venir fouiller dans ses box – à une boutique en ligne accessible aux quatre coins du monde. Aujourd’hui, l’équipe de Buyreggae s’est agrandie avec, notamment, Trudi, Solomon, David et Felix. Même s’ils ne disposent pas de magasin physique, la boutique en ligne livre absolument partout dans le monde et l’équipe est heureuse de constater que les commandes arrivent du monde entier, d’Inde comme du Suriname ou de Nouvelle-Zélande ! (Ceci n’empêche pas, non plus, de continuer de demander un rendez-vous pour se rendre sur place…) Actuellement, leur catalogue propose plus de 23 000 références différentes. Mais ce n’est pas tout, puisqu’une des grandes avancées du site a été l’ajout de la section Special Delivery, qui permet de commander 20 000 articles supplémentaires qui ne sont pas en stock, mais en livraison garantie sous 10 jours ! Essayant en permanence d’étendre leur offre de produits autour de la pratique musicale et du style de vie qui accompagnent le mouvement reggae, on y trouve aussi des T-shirts, des livres, des accessoires de DJing… Mais pas de mp3 chez Buyreggae ! Le déclin des ventes de vinyles ne les aura, en effet, pas épargnés : il y a environ six ans, à la consécration physique et commerciale de la révolution digitale qui a rendu la musique accessible sur Internet et vu apparaître l’expansion du mix sans recours au vinyle… Les amoureux de microsillons – et de qualité sonore – ne sont peut-être pas autant en voie de disparition que ne le pensaient ceux qui ont songé à enterrer l’objet voici plusieurs décennies. Avec des fournées régulières de nouveautés toutes chaudes parmi leur stock, il y a tout ce qu’il faut chez Buyreggae pour compléter sa collection… ou commencer à s’en faire une. La braise n’est pas prête de s’éteindre…

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #37 - août/septembre 2014)

lundi 1 septembre 2014

Reggae-Est.fr - Le Grand-Est dans la vibe

Certes, il existait déjà différents sites web consacrés au reggae dans son ensemble. Mais aucun qui permette de réunir les musiciens et passionnés de son secteur géographique. En 2006, Nico commence à réfléchir à l’idée d’une plateforme des activités reggae dans le Grand-Est de la France…

Reggae-Est.fr a été mis en ligne le 21 juin 2007, après une année de travail intensif sur sa forme et son fond. Il est le petit frère de Reggae.ch, une plateforme similaire, sur laquelle Nico a réfléchi avec le suisse Megabass. Le constat est simple : aucun site web ne permet de recenser, diffuser et promotionner régionalement les projets issus de la scène reggae. L’objectif premier est de permettre à chacun d’avoir une page dédiée sur la Toile, à l’époque où MySpace et Facebook ne font pas encore partie de notre quotidien. Le système de « page » et de « message privé » existe dès le démarrage de Reggae-Est.fr. Tous les acteurs de la scène reggae du Grand-Est de la France ont donc la possibilité de référencer leur projet dans les « Actions Est » et de tenir à jour, eux-mêmes, les informations accessibles, qu’il s’agisse de textes, sons, vidéos… Résidant en Franche-Comté, lorsque se pose la question du périmètre d’action du site, Nico tire une ligne horizontale et une autre verticale, à partir de sa région de résidence, juste à la frontière, et s’arrêtant en l’Ile-de-France. Il y a actuellement 212 projets enregistrés, originaires de Franche-Comté, Bourgogne, Alsace-Lorraine, Champagne-Ardenne, Picardie et Nord-Pas-de-Calais. Le site assure ensuite la diffusion de toute actualité qu’il reçoit, également par les newsletters et les réseaux sociaux. L’Agenda, très prisé, permet à chacun de trouver les concerts les plus proches de chez lui, et aux organisateurs de les ajouter eux-mêmes. De nombreux partenariats avec des évènements, quelle que soit leur ampleur, sont mis en place, permettant d’augmenter la visibilité, notamment grâce à des concours, des interviews, des reports...
En dehors du web, Reggae-Est.fr a organisé, avec l’association Uppertone, le Reggae Singers Cont’Est, qui a connu deux éditions, en 2012 et 2013, dans le but de réunir et mettre en compétition sur scène une dizaine de chanteurs du secteur pour partager leur talent devant un large public. Le vainqueur a remporté une série de concerts et une campagne de promotion avec les partenaires affiliés. Pour la nouvelle édition, les sound systems seront également à l’honneur, à La Rodia de Besançon, en octobre prochain. Les informations et appels à candidature seront ouverts courant mai sur le site.
Au vu des sept années écoulées, le bilan de Reggae-Est.fr est des plus positifs, puisque la plateforme contribue à fédérer et mettre en relation les différents acteurs de ce mouvement, comptabilisant environ 5000 visiteurs quotidiens. Aujourd’hui, Reggae-Est.fr se concentre tout particulièrement sur la promotion des nombreux talents du territoire et le développement de partenariats avec les organisateurs, qu’ils soient locaux, nationaux ou internationaux. L’important, désormais, est de consolider ses bases pour les pérenniser et faire connaître le site aux nouveaux connectés. Il n’y a plus qu’un pas à accomplir pour développer ce type de plateforme dans les autres régions… et les centraliser ensuite, toutes, sur un semblable portail ! Avis aux amateurs…

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #36 - juin/juillet 2014)

vendredi 13 juin 2014

Royaltings

Depuis 2007, Royaltings.com compte parmi les boutiques en ligne spécialisées dans la promotion de la culture rasta, ce que résume parfaitement leur credo : « the royal tings and wear fi di kings and empress »… A porter sans aucune forme de modération.

C’est lorsque Kutchy constate, avec Selecta Aya, qu’il manque sur le marché une gamme de prêt-à-porter urbain aux couleurs du mouvement rasta que naissent les prémisses de ce site marchand dédié. Kutchy gravite dans le milieu sound system depuis 1996 en tant que sélecteur du Haileman Sound, et commence, dès cette époque, à vendre quelques articles au sein de son entourage et de son réseau musical, qui s’agrandit au fur et à mesure des rencontres… Jusqu’à l’idée lumineuse d’une boutique en ligne, tout indiquée pour rendre accessible une sélection de produits témoignant des dimensions culturelles et spirituelles spécifiques au mouvement rasta, à la plus large audience possible. Pour baptiser ce nouveau magasin virtuel, il choisit ce nom, qui suggère l’histoire du mouvement par sa référence à l’Ethiopie, terre de sa majesté Haïlé Sélassié « Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs, Lion Conquérant de la tribu de Judah », tout en usant du patois jamaïcain, familier à tous les passionnés de reggae, principal vecteur de diffusion de cette philosophie à travers le monde. En 2012, la boutique physique Royaltings ouvre à Montpellier. Mais, face à la crise et aux lourdes charges engendrées, celle-ci ferme ses portes après un an d’activité. La boutique en ligne, quant à elle, poursuit son expansion et n’échappe pas aux intéressés, référençant près de 1000 produits et livrant dans le monde entier ! Les festivals sont également autant d’occasions de proposer un stand et une partie de leur catalogue, axé sur la culture rasta, au travers des éléments qui la représentent : couleurs (vert-jaune-rouge), symboles (Lion de Judah, croix éthiopienne…), figures emblématiques (l’empereur Haile Selassie et son épouse, Marcus Garvey, Bob Marley…), l’Afrique et toute sa diaspora. La qualité et l’originalité sont des éléments déterminants dans le choix des produits, les catégories privilégiées étant les vêtements urbains, les accessoires et bijoux, les cosmétiques et encens naturels, ainsi que les livres, supports incontournables de transmission culturelle. Royaltings s’engage également en apportant son soutien à plusieurs associations humanitaires : Tariku, qui a pour objectif de favoriser l’entraide et la solidarité entre les habitants d’ici et d’ailleurs, participer au développement durable de l’Afrique ; à Shashamane, Ancients of the Days, qui contribue à l’accès aux aides et soins médicaux pour les rastas les plus âgés, Yawenta, qui œuvre pour les enfants en difficultés, ainsi que l’école primaire de la ville. En 2008, Royaltings a créé sa propre marque, InI Wear, qui continue à se développer et met aujourd’hui l’accent sur les projets associatifs, tout en poursuivant dans la même lignée depuis sa création : diffuser et rendre accessible à tous le mouvement Rastafari à sa juste valeur !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #35 - avril/mai 2014)

lundi 14 avril 2014

Arka Productions - La crème de la crème

En mars 2012, Jérôme Levasseur et Emmanuel Humbert, deux figures du milieu reggae, créent Arka Productions, cumulant bon nombre d’expériences dans la musique et une passion incommensurable pour la musique yardie, ses rythmes et ses profondes valeurs.

C’est le goût de faire découvrir ou redécouvrir au public des artistes de qualité sur scène, porte-paroles d’une culture aux messages puissants et sensés, qui les motive à fonder cette structure. Aucune concession n’est admise en matière de qualité, aussi bien artistique qu’humaine, concernant les groupes avec lesquels ils choisissent de travailler. Loin d’une vision commerciale de la musique, ils souhaitent avant tout diffuser celle qui est porteuse de valeurs intemporelles et significatives. Les toutes premières collaborations ont pour noms Joan Armatrading, Twinkle Brothers et Midnite. On leur doit d’ailleurs les premiers concerts évènements à Paris de Midnite, Cornell Campbell, Black Roots, Twinkle Brothers et Trebunie Tutki, ainsi que les Paris Dub Culture (Aba Shanti I, Nucleus Roots, Jah Tubby's World system..) ! Ayant bossé toutes ces années sur la programmation du festival francilien Zicalizes, Jérôme Levasseur avait déjà derrière lui parmi les plus belles premières venues en France de légendes du roots (Johnny Clarke, Bob Andy, Junior Murvin, Kiddus I, U Brown, Jah Love Musik, Blood & Fire…). La particularité d’Arka Productions tient à cette volonté de se focaliser sur des talents rares, tout en apportant une dimension culturelle essentielle, dont le reflet est ouverture sur le monde et proximité avec son environnement, échange et partage. La promotion et la transmission de la culture musicale font partie de leurs mots d’ordre. A ce jour, leur catalogue regroupe des icônes de la scène roots jamaïcaine (Clinton Fearon, Bob Andy…) et anglaise (Misty in Roots, Black Roots, Twinkle Brothers…) jusqu’à son versant dub (Jah Shaka, Aba Shanti I, Nucleus Roots…), les Américains de Midnite, l’artiste soul folk Joan Armatrading, et des combos peu ordinaires de notre territoire (Faya Dub, Tu Shung Peng…). Arka Productions se charge des dates françaises et européennes pour la majorité des artistes qui leur sont confiés. Pour 2014, de belles tournées se dessinent avec Clinton Fearon & The Boogie Brown Band, Twinkle Brothers, Black Roots, Misty in Roots… En connexion continue avec un réseau de professionnels en Jamaïque, comme en France et ailleurs sur notre continent, Arka Productions joue sur tous les tableaux : production de tournées, programmation d’évènements, jusqu’à la conception, si nécessaire, capable d’y inclure expositions, conférences, rencontres… régie générale et prestations techniques. Bien que la structure soit encore toute jeune, les deux acolytes ne peuvent qu’admettre les effets de la crise et la prudence nécessaire. En dehors de l’envie permanente d’amener sur nos scènes d’autres artistes rares qui raviront le public, de nouvelles idées germent au fur et à mesure dans leurs esprits, Arka Productions est bien décidé à nous livrer sur un plateau la crème de la crème…

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #34 - février/mars 2014)