mardi 30 septembre 2014

I Woks Sound - Sans Frontières

I Woks Sound a livré au printemps dernier un nouvel opus au titre très ouvert : Sans Frontières. Après une décennie à balader leurs flows et leur style sur des faces B, réunis sur les projets Trankill et Histoire de Dire, le moment était venu pour le duo de concocter un album original où exprimer toute leur identité et leur maturité. Sans Frontières remplit parfaitement cette mission. Jahrald et SK93 ont soigné leurs textes, avec leur capacité déjà avérée de peser les mots et de leur donner dimension grâce à leurs cordes vocales. Sans Frontières est certainement un des plus intéressants albums du cru 2014 de chez nous. Il contient d’ailleurs 14 pistes qui ont, toutes, énergie et vibration. L’intro annonce la couleur et expose clairement la volonté musicale qui les anime ici, comme la considération universelle qui l’accompagne. Jah Gaïa les rejoint sur le titre « Eléments », qui s’arrête quelques minutes sur notre environnement, et la douce voix de Sugar Lady habille la guitare acoustique de « Autour Du Monde ». Le plus gros featuring se trouve en queue de fil, clôturant avec dynamisme la lecture de l’album, « Francophone » réunit une belle brochette de voix de notre territoire (Tchong, Kromi, Kibaye, Sve, Bamboul, Karma, Balik et Mardjenal) mettant à l’honneur ce point commun qui les unit : la langue française. Vous pourrez aussi apprécier le reconnaissant « Comme Des Symboles », évoquant quelques-uns qui ont quitté ce monde en laissant derrière eux une trace de leur passage, le très unitaire « Ensemble », le cadencé et mis à l’heure espagnole « Asi Soy Yo », le franc et réfléchi « Toi Qui Me Juges », le bien pensé et bien relevé « Passe-Temps »… Les rythmiques rebondissent d’un bout à l’autre, et les voix de nos deux acolytes se côtoient et s’alternent toujours aussi agréablement. Puisque les textes sont loin d’être dénués de sens, vous les trouverez en intégralité dans le livret inclus dans l’album. Avec tout ça, on ne peut que vous le recommandez !

Simba

Tracklist :
01. Intro
02. On Stage
03. Génération Numérique
04. Eléments feat. Jah Gaïa
05. Deux Epoques
06. Migratio
07. Comme Des Symboles
08. Ensemble
09. Autour Du Monde feat. Sugar Lady
10. Asi Soy Yo
11. Toi Qui Me Juges
12. Propagande De La Peur
13. Passe-Temps
14. Francophone feat. Tchong, Kromi, Kibaye, Sve, Bamboul, Karma, Balik, Mardjenal

lundi 22 septembre 2014

Danakil - Entre Les Lignes (Baco Records)

En février dernier est sorti le 4ème album studio de Danakil, intitulé Entre Les Lignes. Le temps est passé bien vite depuis Micro Climat en 2006… Dialogues de Sourds (2008) et Echos du Temps (2011), ainsi que les concerts qui ont suivi chacune de ces sorties – sans oublier Echos du Dub (2012) et les Live au Cabaret Sauvage (2009) et à La Cigale (2013) – ont grandement contribué à faire connaître le groupe d’un public toujours plus large et à l’imposer comme un pilier du reggae français actuel. 
Voilà déjà une belle discographie puisque chaque pièce s’est révélée indispensable, démontrant leur talent et un travail appuyé, au niveau des compositions, des textes, des productions, leur permettant de gravir un échelon à chacune d’elle. L’esprit des Danakil est resté le même, gagnant juste en épaisseur, dans le fond comme dans la forme, pour une musique authentique et éveillée. 
C’est sur ce chemin qu’ils ont créé, en 2012, leur propre label, Baco Records, pour produire leurs disques, leurs tournées, et également ceux et celles d’artistes qui ont aussi bien besoin d’une structure indépendante pour encadrer leur projet comme il se doit. Le résultat est là puisque le catalogue se complète peu à peu avec les albums de Natty Jean ou Papa Style, et les tournées gagnent en ampleur, qu’il s’agisse de Danakil eux-mêmes, Yaniss Odua ou même Protoje. Ces trois beaux noms constituent l’affiche du World A Reggae Music Tour qui démarre le 15 novembre, aux alentours de la sortie du nouvel album de Protoje, Ancient Future. Pour plus d’informations, rien de plus simple, rendez-vous sur le site de Baco Records : http://www.bacorecords.fr  
Revenons sur ce fameux quatrième album ! Entre Les Lignes est largement à la hauteur de ce qu’on pouvait attendre de Danakil, après les déjà très convaincants précédents opus. On y reconnaît leur style et leurs sonorités, dans les instruments comme dans les thèmes qui les accompagnent, bien qu’ils explorent de plus en plus de possibilités musicales. Chaque titre a sa propre identité et sa place dans l’ensemble. 
En quelques mois, ils ne se sont pas privés de le mettre en images, avec déjà quatre clips disponibles sur la Toile : « Hypocrites », « Le Rêve », « Ne Touche Pas » et « Mali Mali ». Natty Jean fait maintenant partie intégrante du groupe, ce qui semble couler de source. Après avoir invité sur les précédents opus General Levy, Jah Mason, Winston et Matthew McAnuff ou U-Roy, cette fois, ce sont les Twinkle Brothers qui amènent leur roots sur le titre qui donne son nom à l’album, puis Harrison Stafford fait son entrée sur un « We Drop » intégralement en anglais. L’album se conclut avec « Fool On The Hill », une reprise des Beatles, avant que ne sonne l’ « Outro ». 
Une mention très spéciale à « Mahatma », qui parvient à faire émerger une émotion très poignante, grâce à une mélodie douce et planante, sur laquelle les mots de Balik, qui pourraient être ceux de Ghandi, sont choisis avec une telle justesse que la profondeur globale de cette chanson paraît transcendantale… Il faudrait aussi s’arrêter sur le titre d’ouverture « Poupées Russes », qui amène à nous questionner sur ce que nous ferions si nous vivions une autre vie, ou sur « Les Signes » et sa sincère réflexion sur le déroulement des évènements… 
Le CD en digipack contient un livret complet avec paroles et images, tandis que la version vinyl se présente sous la forme d’un double LP, incluant quelques titres bonus (« Libre et Seul », « Mali Mali » version acoustique, « The Voice » featuring Ky-Mani Marley) et le plaisir de 33 tours d’un rouge à peine translucide dont émane toute la beauté de l’objet. Entre Les Lignes est assurément très réussi, et sur tous les plans !
Cela dit, on ne pourrait pas non plus se passer des précédents albums, ayant chacun leurs perles. Même si le travail d’enregistrement et de production a gagné en qualité au fil des années, rien ne pourra enlever les frissons que donnent les anciens titres, sur disque ou sur scène. Alors, s’il fallait en choisir dix sur toute cette belle discographie – il y a de la matière puisque tout est à garder sur chaque album ! – on citerait spontanément et sans ordre de préférence : « Les Hommes de Paix », « Mahatma », « Les Pages Se Tournent », « Mon Ile », « Le Champs de Roses », « Le Rêve », « Samouraïs de l’Occident », « Dans Nos Villes », « Marley », « La Faille », « A Tes Côtés »… Oops, ça fait déjà onze. C’est dire comme Danakil nous a gâtés depuis qu’ils ont commencé à partager avec nous leur musique et on les en remercie à chaque album !

Simba

Tracklist : 
01. Poupées Russes
02. Mali Mali
03. Le Rêve
04. Hypocrites
05. Entre Les Lignes feat. Twinkle Brothers
06. Les Signes
07. Mahatma
08. Ne Touche Pas
09. L’Or Noir
10. We Drop feat. Harrison Stafford & Marcus Urani from Groundation
11. Larmes d’Or
12. Fool On The Hill
13. Outro
+ bonus tracks (vinyl & digital version)

vendredi 19 septembre 2014

Reggae Loves Soul (Undisputed Records)

Le label français Undisputed Records n’en finit plus de proposer des sorties de qualité. Les dernières en date concernent la compilation Reggae Loves Soul – dont il est précisément question ici – et le nouvel album du roi du raggamuffin, Skarra Mucci, intitulé Greater Than Great (trois mots qui en disent long sur le contenu de cet opus, après le déjà essentiel Return of the Raggamuffin, sorti en 2012). Reggae Loves Soul est une compilation au concept original doublé d’une réalisation appliquée. L’idée du label était de rendre hommage, de la plus belle des manières qui soit, à deux courants qui se côtoient de très près, en proposant à de jolies voix de notre style musical préféré de reprendre des classiques de la soul version reggae : « Soul classics turned into reggae groove ». Du coup, même s’il s’agit de reprises, celles-ci ont tout de versions inédites, tant les voix ont été sélectionnées avec soin, comme les compositions et arrangements confiés à Brimstone, les rendant uniques et inoubliables. Pas question de dénaturer les titres originaux, mais bien de leur offrir une nouvelle vie au rythme du reggae. On trouve Chezidek en combinaison avec notre cher Skarra Mucci (la fameuse collaboration qui a fait naître l’idée d’une collaboration avec le label pour l’album cité plus haut), Glen Washington, Turbulence, Maikal X, Ranking Joe accompagné de Hopeton James… et aussi les somptueux timbres de Marina P, Diana Rutherford ou encore Faye au côté de Mystic Loïc (Mystical Faya). La sélection des titres fait voyager dans le temps, avec des classiques de qualité de la soul music, que, bien souvent, d’autres voix ont porté, tant ces originaux ont conquis les âmes : « Sunny » (Bobby Hebb), « If Loving You Is Wrong (I Don’t Want To Be Right) » (Luther Ingram), « Just My Imagination » (The Temptations), « I Wish I Were That Girl » (Wendy Rene), « California Soul » (Marlena Shaw), « The Way You Treated Me » (Bobby Bland)… Pour finir, une version instrumentale de « Four Women » (Nina Simone) et deux versions dub bien senties, tirées de la dizaine de pistes enregistrées pour ce projet. L’album est disponible depuis le mois de février chez tous les bons disquaires et, en prime, voici venu, début septembre, le format vinyl. Quelle bonne nouvelle pour tous les adeptes de microsillons qui continuent de faire tourner les galettes sur leurs platines ! Un aussi beau projet mérite bien ce support d’exception et pourrait devenir un indispensable de tout bon collectionneur. Version numérique, CD ou vinyl, à vous de choisir !

Simba

Tracklist :
01. CHEZIDEK & SKARRA MUCCI - Sunny
02. MAIKAL X - The Way You Treated Me
03. DIANA RUTHERFORD - Trouble, Heartaches and Sadness
04. GLEN WASHINGTON – Four Walls
05. HOPETON JAMES & RANKING JOE – Just My Imagination
06. TURBULENCE – If Loving You Is Wrong (I Don’t Want To Be Right)
07. MARINA P – I Wish I Were That Girl
08. FAYE & MYSTIC LOIC – California Soul
09. JEZZAI – Motherless Child
10. PAUL NOYAH – Saint James Infirmary
11. HORNS VERSION – Four Women
12. Trouble, Heartaches and Dub
13. Sunny Dub

mercredi 3 septembre 2014

Koumance Riddim (NoBordersMusic)

Pour sa première production, le label NoBordersMusic, présente une potion enrichie en dancehall aux bienfaits avérés : le Koumance Riddim !

L’histoire de ce riddim débute suite à la collaboration du label avec Straïka D pour l’enregistrement d’un single énergique à souhait, intitulé «Koumance», accompagné d’un vidéo clip.
Les vibes sont tellement bonnes que, tout naturellement, vient l’idée de développer une série sur cette instrumentale, qui prend logiquement le nom du single, pour faire place à des artistes de tout horizon et de nationalités diverses.
Au bout du compte, 9 titres sont enregistrés pour ce One Riddim, prêt à enflammer les dancefloors, offert en téléchargement gratuit sur la Toile !

9 flows bien appropriés pour faire remuer les hanches et révéler toutes les bonnes vibrations du Koumance Riddim : Straïka D, Lord Bitum, Virtus, Anthony John, Général Lion I, Black Dillinger, Atomic Spliff, G Ras, Blakka Lightnin !
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Le Koumance Riddim, composé par Mighty Max, accueille 9 artistes issus de collaborations antérieures, originaires de France (Lord Bitum, Général Lion I de Positiv Young Lion, Atomic Spliff, Blakka Lightnin), de Martinique (Straïka D), de Jamaïque (Anthony John), d’Italie (Virtus), d’Afrique du Sud (Black Dillinger), de Hongrie (G Ras), brisant ainsi toutes les frontières, à l’image du label NoBordersMusic, basé à la jonction de la France, la Belgique et le Luxembourg, puisque les bonnes vibrations sont internationales.

Koumance Riddim en téléchargement gratuit !

Koumance Riddim
* Anthony John «Rules and Laws»
* Atomic Spliff «I Bration»
* Black Dillinger «Get Away»
* Blakka Lightnin «Raggamuffin»
* G Ras «Easy»
* Général Lion I «Rastamuffin»
* Lord Bitum «Raggamuffin à l’Ancienne»
* Straïka D «Koumance»
* Virtus «A Sound Like This»

Straïka D «Koumance» - visionner le clip sur YouTube !

Koumance Riddim en téléchargement gratuit

NoBordersMusic

lundi 1 septembre 2014

Reggae-Est.fr - Le Grand-Est dans la vibe

Certes, il existait déjà différents sites web consacrés au reggae dans son ensemble. Mais aucun qui permette de réunir les musiciens et passionnés de son secteur géographique. En 2006, Nico commence à réfléchir à l’idée d’une plateforme des activités reggae dans le Grand-Est de la France…

Reggae-Est.fr a été mis en ligne le 21 juin 2007, après une année de travail intensif sur sa forme et son fond. Il est le petit frère de Reggae.ch, une plateforme similaire, sur laquelle Nico a réfléchi avec le suisse Megabass. Le constat est simple : aucun site web ne permet de recenser, diffuser et promotionner régionalement les projets issus de la scène reggae. L’objectif premier est de permettre à chacun d’avoir une page dédiée sur la Toile, à l’époque où MySpace et Facebook ne font pas encore partie de notre quotidien. Le système de « page » et de « message privé » existe dès le démarrage de Reggae-Est.fr. Tous les acteurs de la scène reggae du Grand-Est de la France ont donc la possibilité de référencer leur projet dans les « Actions Est » et de tenir à jour, eux-mêmes, les informations accessibles, qu’il s’agisse de textes, sons, vidéos… Résidant en Franche-Comté, lorsque se pose la question du périmètre d’action du site, Nico tire une ligne horizontale et une autre verticale, à partir de sa région de résidence, juste à la frontière, et s’arrêtant en l’Ile-de-France. Il y a actuellement 212 projets enregistrés, originaires de Franche-Comté, Bourgogne, Alsace-Lorraine, Champagne-Ardenne, Picardie et Nord-Pas-de-Calais. Le site assure ensuite la diffusion de toute actualité qu’il reçoit, également par les newsletters et les réseaux sociaux. L’Agenda, très prisé, permet à chacun de trouver les concerts les plus proches de chez lui, et aux organisateurs de les ajouter eux-mêmes. De nombreux partenariats avec des évènements, quelle que soit leur ampleur, sont mis en place, permettant d’augmenter la visibilité, notamment grâce à des concours, des interviews, des reports...
En dehors du web, Reggae-Est.fr a organisé, avec l’association Uppertone, le Reggae Singers Cont’Est, qui a connu deux éditions, en 2012 et 2013, dans le but de réunir et mettre en compétition sur scène une dizaine de chanteurs du secteur pour partager leur talent devant un large public. Le vainqueur a remporté une série de concerts et une campagne de promotion avec les partenaires affiliés. Pour la nouvelle édition, les sound systems seront également à l’honneur, à La Rodia de Besançon, en octobre prochain. Les informations et appels à candidature seront ouverts courant mai sur le site.
Au vu des sept années écoulées, le bilan de Reggae-Est.fr est des plus positifs, puisque la plateforme contribue à fédérer et mettre en relation les différents acteurs de ce mouvement, comptabilisant environ 5000 visiteurs quotidiens. Aujourd’hui, Reggae-Est.fr se concentre tout particulièrement sur la promotion des nombreux talents du territoire et le développement de partenariats avec les organisateurs, qu’ils soient locaux, nationaux ou internationaux. L’important, désormais, est de consolider ses bases pour les pérenniser et faire connaître le site aux nouveaux connectés. Il n’y a plus qu’un pas à accomplir pour développer ce type de plateforme dans les autres régions… et les centraliser ensuite, toutes, sur un semblable portail ! Avis aux amateurs…

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #36 - juin/juillet 2014)

samedi 30 août 2014

I Woks Sound

On attendait avec impatience des nouvelles fraîches d’I Woks Sound. En voici, avec la sortie, le 14 avril dernier, de l’album Sans Frontières. Chouette.
Depuis Histoire De Dire, en 2010, les choses se sont enchaînées pour I Woks Sound. Il y a eu, entre autres, des clips (« Marie-Gwan », « Une Seule Vie », « Ambiance Estivale »…), des concerts aux quatre coins de la France, comme autant de rencontres avec leur public et d’autres musiciens, juste avant de plancher sérieusement sur les morceaux du nouveau projet à mettre en boîte. Tout ceci a contribué à élargir efficacement leurs connaissances, leur permettant d’acquérir plus d’expérience de la meilleure des manières qui soit. Le duo a pris le temps de mûrir cet album, qui ponctue une décennie de musique à deux et marque également un tournant, puisque Gérald et Seb délaissent, cette fois, les faces b, pour des compositions originales, élaborées en grande partie par Tony Bakk au MG studio de Saint-Etienne, et aussi par le Digital Cut Band de Lyon, avec lequel ils ont l’habitude de monter sur scène, ou encore ManuDigital. De fait, ils ont pu trouver des rythmes qui collent à la perfection à leur flow comme à leurs textes, humains et sensés, taillés au millimètre. Question invités, sont conviés Jah Gaïa, Sugar Lady… pas moins de huit chanteurs de la scène française – quelques-uns de ceux rencontrés sur la route – pour prendre le micro à leur côté, sur le final, au titre de circonstance, « Francophone » : Tchong et Karma de Broussaï, Balik de Danakil, Sve et Bamboul de Datune, Mardjenal, Kromi et Kibaye. Ils ont aussi fait appel à une amie proche, qui les connaît sur le bout des doigts, Faustine Dalbon, pour traduire en image, sur la pochette, leur envie de propager leur musique et ses bienfaits, le plus largement possible. Sans Frontières est déjà disponible sur toutes les plateformes de téléchargement légal, ainsi qu’au format CD via leur site web, et en distribution nationale très prochainement. I Woks Sound sera en tournée dès la rentrée en backing band, avec Reggae Mylitis ou Digital Cut, même si quelques dates sont déjà prévues les propulsant en haut de l’affiche dès cet été. Leurs bonnes vibrations poursuivent leur généreuse expansion. On ne va pas les en blâmer.

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #36 - juin/juillet 2014)

jeudi 28 août 2014

Cap Roots

Après Dub Heritage et Dub Africa, les deux premiers volets de la trilogie mystique de Cap Roots, le combo profite d’une collaboration avec Musicast pour sortir quelques singles et maxis, tout en se consacrant pleinement à l’enregistrement de leur pièce manquante, Dub Symphony.
Il y a un an, Cap Roots présentait Dub Africa, un hommage aux racines africaines, à travers des sons reggae-dub et afro-jamaïcains. Son prédécesseur, Dub Heritage, hommage aux grands maîtres du dub, est sorti en 2007, ouvrant cette traversée en trois escales, aux multiples résonances, avec toujours Cap Roots à la barre. Cette seconde sortie a donné lieu à quelques concerts pour les Nazairiens, avec leurs acolytes Idren Natural, de InI Oneness, et Donovan Kingjay, qu’ils accompagnent aussi régulièrement en backing band - on pourra d’ailleurs bientôt retrouver Cap Roots sous cette forme accompagnant le jamaïcain Burning Spectacular. Après ce bol d’air frais, la composition du volet final de la trilogie ne s’est pas fait attendre. Si celle-ci est achevée, il reste quelques arrangements à fignoler, les prises de l’orchestre symphonique de Saint Nazaire à enregistrer, ainsi que les voix des deux chanteurs qu’ils ne quittent plus. Pendant ce temps, Cap Roots saisit l’occasion de sortir deux singles, « Upfull » et « Thanks To The Creator », en distribution numérique avec Musicast, disponibles successivement, à un mois d’intervalle, début mars et début avril. Pour les compléter, le maxi, agrémenté de versions dub, d’ « Upfull » est accessible depuis le 21 avril, tandis que celui de « Thanks To The Creator » sera téléchargeable à partir du 9 juin. Ces titres ont une sonorité « heavy dub reggae steppas », selon Roger Giannini, le fondateur du groupe, sélecteur et producteur. Cap Roots ne se lasse pas d’aller plus loin dans l’expérimentation en mixant des styles musicaux variés, souhaitant que cet éventail de sons soient au goût du plus grand nombre. Une sortie sur support CD et vinyl est ainsi en préparation. Voilà de quoi faire patienter nos oreilles avant l’arrivée de Dub Symphony, la rencontre du dub-reggae et de la musique classique dans une approche à la fois moderne et expérimentale. Cap Roots prépare également des concerts à la hauteur du projet en chemin et nous en dira bientôt beaucoup plus sur ce troisième épisode… Vite !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #36 - juin/juillet 2014)

mardi 26 août 2014

Samskara

Samskara délivre un premier album, Mise au Vert, compilation des meilleures compositions du groupe depuis sa création, il y a sept ans. En route pour un voyage musical éclectique, ralliant du ska au dub, croisant le reggae roots, et quelques sentiers rock…
Samskara est un terme d’origine bouddhiste, qui signifie « cycle de vie ». Différentes étapes permettent à l’individu d’évoluer, au cours de son existence, qui nécessitent, dans son sens littéral, de réunir, assembler, créer, accumuler… C’est exactement la manière dont les membres du groupe voient les choses. Pour vous présenter Samskara, voici Bassy Yann à la basse, Oliv’ Big Dude à la batterie, Vinz à la guitare, Bad’ Lionel aux claviers, Jean-Seb et Etienne aux saxophones, GhilouBwoy à la trompette, M-Syla au chant et Hugo à la console son. Le groupe commence à prendre forme en 2007 autour de Vinz et Dreadou, le saxophoniste originel. L’année suivante, ils rencontrent M-Syla, chanteur au flow singulier, en totale adéquation avec leurs aspirations. La formation intègre ensuite différents musiciens, jusqu’en 2012, où elle trouve son équilibre avec l’arrivée d’Olivier et de Yann pour la section rythmique, et se finalise, quelques mois plus tard, avec le renfort des cuivres, des claviers et de l’ingé son. Pour cette première pièce à l’édifice de leur discographie, disponible depuis la mi-mai, tous étaient d’accord pour s’appliquer et proposer un bel objet CD, avec un livret de 12 pages pour accompagner les 14 titres qu’il contient, ainsi qu’une petite surprise… La musique étant, selon eux, un vecteur d’idées et de messages des plus efficaces, ils ont mis à profit tous leurs différents savoir-faire pour le rendre possible. Mise au Vert est un album engagé, qui s’attarde sur des sujets bien réels, qui dérangent parfois, comme la corruption politique, les dérives de la science, la discrimination raciale, l’anesthésie des masses… Pour bien faire les choses, ils l’ont enregistré à Studghi-Lab, ont sollicité les talents de Fabwize et Sébastien Houot pour le mixage au Wise Studio, et de Mathieu Bameule (La Source Mastering). En plus de la version CD, Mise au Vert est également disponible au format digital. L’association Samsk’asso prépare maintenant la prometteuse tournée de Samskara qui devrait nous mettre tous au vert… On a hâte !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #36 - juin/juillet 2014)

dimanche 24 août 2014

Amnisty

Les musiciens du groupe Amnisty se sont rencontrés au printemps 2009. Initialement, ils ne devaient donner qu’un seul concert ensemble ! Le 3 mai dernier est sorti leur premier album en commun…
Alors que Daouda et Jess chantent en duo depuis déjà une bonne dizaine d’années, souvent simplement en acoustique, mais en sollicitant parfois le renfort d’autres instruments, ce concert, il y a cinq ans, marque la naissance du groupe, tant les vibrations sont positives. Le nom Amnisty, qui fait référence à la grâce, suggère l’idée de faire table rase du passé. Puisque tous ont fait partie d’autres formations auparavant (Small Axe, Gaïndé, Solo Cherif, Rabsta Family…), voilà l’occasion pour Daouda, Jess, Maël, Momo, Zinx, Stef, Philippe et Pat, d’écrire une nouvelle histoire, aux influences roots, world, blues, soul, jazz, rocksteady… Le premier album éponyme d’Amnisty est disponible depuis le 3 mai, avec, le soir même, la première partie de la légende Black Uhuru, à la Sirène de La Rochelle, pour l’honorer. « Il s’agit de 13 titres, dont deux versions dub et un remix, en anglais, avec des expressions du patois jamaïcain et aussi en français. Il représente ce que nous aimons dans le reggae : une musique revisitée, avec des inspirations puisées à l’origine du genre. Notre musique est engagée, incisive, dynamique, fraîche, multicolore, par ses rythmes, la personnalité de chaque membre, nos différences… Elle est unique et originale. Le disque a été enregistré en Charente, dans un studio associatif qui n’existe plus, le studio Pose, et mixé dans notre home studio. Les débuts de l’autoproduction, tout faire nous-mêmes, est à la fois un rêve et un challenge ! Nous souhaitons pouvoir vivre de notre art, afin de prendre soin de nos familles, porter des messages, créer des moments de rassemblement et de solidarité, toucher notre public au niveau des textes et des sonorités… Nous peaufinons actuellement notre live pour donner le maximum lors des concerts à venir ! » Amnisty tourne également en tant que backing band, comme ce sera le cas notamment, le 23 août prochain, avec Derajah et Queen Omega à la Teste-de-Buch, en Aquitaine. L’été va être consacré principalement à la promotion de ce premier album, tout en préparant celui de Ras Niemjah. Agenda chargé pour ces musiciens touchés par la grâce.

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #36 - juin/juillet 2014)

vendredi 22 août 2014

Rise & Shine Band

L’histoire du Rise & Shine Band démarre en 2011 à Besançon. Après plusieurs projets de groupe en commun, six musiciens, guidés par l’envie de faire sonner de meilleures vibrations, décident de former un backing band opérationnel pour accompagner les artistes sur scène, tout en produisant albums et instrumentaux.
Quelques mois après la création du Rise & Shine Band, un premier one riddim album concocté par leur soin voit le jour. L’Opus riddim, avec une bonne dizaine d’artistes au rendez-vous : Jah Mason, Anthony John, Ricardo Clarke, Jah Marnyah, Lord Bitum, Fyah P… En plus d’être largement appréciés par la critique, plusieurs titres sont ensuite inclus sur des albums et compilations : « Je Cherche » (Sur Les Bancs de l’Ecole de Max Livio), « Music Teach Me » (High Paw de Leah Rosier), « Nouveaux Horizons » (Ma Planète de Dilo), « Here Comes » de Jah Mason (Reggae Addiction sorti chez Undisputed Records)… Le Rise & Shine Band renouvelle aujourd’hui l’aventure, avec le Pitaya riddim, disponible depuis le 7 avril, en téléchargement légal. On y retrouve sept pistes, les voix de Queen Omega, Mystic Loïc, Deliman… et quelques uns des chanteurs avec lesquels ils ont l’habitude de collaborer, comme Leah Rosier, avec le clip de « Enough is Enough » servi en apéritif sur la Toile. Le Rise & Shine Band a des projets plein la tête et, bien évidemment, des concerts en compagnie de leurs artistes de prédilection, Nuttea, Kromi… et Leah Rosier. Avec Moun à la basse, Guillaume à la batterie, Pedro à la guitare, Martin aux claviers, Sylvain à la trompette et Francis au saxo, le backing band parcourt les routes pour rejoindre les scènes à leurs côtés. Ils travaillent également sur le nouvel album de la belle Hollandaise Leah et songent à des riddims, des morceaux, des collaborations… Sky is the limit !

Simba


(pour Reggae Vibes Magazine #36 - juin/juillet 2014)